Incluse dans l'unité urbaine de Périgueux, la commune constitue, à l'est de Périgueux, sa banlieue immédiate.
Elle est bordée par l'Isle et traversée par la route nationale 21.
Communes limitrophes
Carte de Trélissac et des communes avoisinantes en 2015, avant la création des communes nouvelles de Boulazac Isle Manoire puis de Bassillac et Auberoche.
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Trélissac est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[1].
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c3(2), date du Coniacien indifférencié, composée de calcaires gréseux, sables et marnes à la base puis calcaires bioclastiques et calcaires crayeux et glauconieux ou calcaires à huîtres au sommet. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille «no759 - Périgueux (est)» de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[2],[3] et sa notice associée[4].
Carte géologique de Trélissac.
Légende de la carte géologique.
Ère
Période
Époque
Formations géologiques
Cénozoïque (0 - 66.0)
Quaternaire (0 - 2.58)
Holocène
CFp :
Formations superficielles: colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites indifférenciées
Alluvions subactuelles à actuelles indifférenciées: argiles silteuses, argiles sableuses, argiles tourbeuses, sables argileux, sables fins à graviers (Pré-boréal à actuel)
Pléistocène
Fy :
terrasses sous-flandriennes indifférenciées: sables, graviers et galets localement de grande taille (Weichsélien - '-Wurm'-)
Basses terrasses (RD Garonne) - Terrasse d'Izon (type 6) indifférenciée: limons et sables jaunes à graviers et galets siliceux et petits galets calcaires (Saalien - Riss)
Fvb(D) :
Hautes terrasses (RD Garonne) - Terrasse de Malleret inf. (type 2) indifférenciée: sables à graviers et galets rubéfiés (Ménapien-Bavélien - '-Gunz'-)
Néogène (2.58 - 23.03)
non présent
Paléogène (23.03 - 66.0)
Oligocène
g1a :
Formation de Boisbreteau moy. et formation de la Garde: sables feldspathiques à graviers et galets passant vers le sommet à des argiles sableuses (Rupélien inf. continental)
Éocène
non présent
Paléocène
non présent
Mésozoïque (66.0 - 252.17)
Crétacé (66.0 - ≃145.0)
Supérieur
Ac :
Altérites du Crétacé sup.: argiles kaoliniques, silteuses à sableuses, parfois rubéfiées, à gravier, à silex et chailles, avec apport local du Tertiaire (complexe des Doucins)
c5b :
Campanien 2: calcaires crayo-marneux blanchâtres à grosses silicifications grises en alternance dures et tendres puis calcaire crayeux à glauconie (formations de Marsaguet, de Segonzac et sommet de Trémolat)
c5a(2) :
Campanien 1: calcaires packstone à wackstone crayo-marneux gris blanchâtres à subalvéolines à silex gris ou noirs avec localement des niveaux gréseux bioclastiques, marnes à rhynchonelles à la base (formations d'Atur, de Vergt, de Salon et de Trémolat)
c4a-c :
Santonien inf. à sup.: calcaires crayeux gris glauconieux en plaquettes évoluant dans le secteur sud avec apparition de silex noirs ou bruns et de rudistes (formation de Saint-Laurent-sur-Manoire)
c3(2) :
Coniacien indifférencié: calcaires gréseux, sables et marnes à la base puis calcaires bioclastiques et calcaires crayeux et glauconieux ou calcaires à huitres au sommet
inférieur
non présent.
Jurassique (≃145.0 - 201.3)
non présent
Trias (201.3 - 252.17)
non présent
Paléozoïque (252.17 - 541.0)
non présent
Relief et paysages
Tronçon commun au GR 36 et au GR 646 formant la limite entre Antonne-et-Trigonant (à gauche) et Trélissac.
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 82 mètres et 239 mètres[5],[6].
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [7]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[8]. La commune fait partie du Périgord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs[9].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 22,88 km2[5],[10],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 24,08 km2[3].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[13]. Elle est drainée par l'Isle[14],[Carte 1].
L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne —dont elle est le principal affluent— en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne[15],[16]. Elle borde la commune au sud sur huit kilomètres face à Bassillac et Auberoche, Boulazac Isle Manoire et Périgueux.
L'Isle au barrage du moulin de Rhodas.
Réseaux hydrographique et routier de Trélissac.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Isle - Dronne». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[17]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [18].
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[19]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[20].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[19]
Moyenne annuelle de température: 12,3°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 3,9 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 8,4 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 12,6 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,6 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[23] complétée par des études régionales[24] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «La Tour Blanche», sur la commune de La Tour-Blanche-Cercles, mise en service en 1967[25] et qui se trouve à 32 km à vol d'oiseau[26],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 12,3°C et la hauteur de précipitations de 964,3 mm pour la période 1981-2010[27].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Bergerac», sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 45 km[28], la température moyenne annuelle évolue de 13,2°C pour la période 1971-2000[29], à 13,1°C pour 1981-2010[30], puis à 13,3°C pour 1991-2020[31].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[32],[33].
La commune fait partie du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 24 000 km2 reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en et se situe principalement dans sa «zone de transition», et partiellement, en vallée de l'Isle, dans sa «zone tampon»[34].
Réseau Natura 2000
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 7].
Aucun site Natura 2000 n'a été défini sur la commune[36].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
En 2022, deux ZNIEFF sont recensées sur la commune d'après l'INPN[37].
le site «forêt domaniale de Lanmary et alentours», qui concerne quatre communes, dont environ 15% du territoire communal au nord-est, est une zone où s'épanouissent nombre d'orchidées terrestres[38];
le site «vallée de l'Isle en amont de Périgueux» est une zone de prairies humides qui concerne cinq communes, depuis Sarliac-sur-l'Isle au nord-est jusqu'à Trélissac au sud-ouest; Trélissac est concerné très marginalement par cette ZNIEFF, sur environ deux hectares, au sud-est du lieu-dit Malayolle[39]. L'intérêt majeur de cette ZNIEFF réside dans la présence d'une espèce déterminante de plantes, la Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta)[40].
Site d'orchidées sauvages
Le site d'orchidées sauvages de Trélissac.
De plus, un site sur lequel ont été observées vingt espèces différentes d'orchidées sauvages a été délimité au nord du bourg de Trélissac[41]; il est délimité à l'est par l'avenue Jean-Jaurès, au nord par la rue du 8-Mai-1945 et au sud par la rue du 19-Mars-1962.
Urbanisme
Typologie
Trélissac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[42],[43],[44].
Elle appartient à l'unité urbaine de Périgueux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[45] et 65 208 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[46],[47].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[48],[49].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (42,8% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (44,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (40,8%), zones urbanisées (22,9%), zones agricoles hétérogènes (20,3%), prairies (6,5%), terres arables (3,9%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2%)[50].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Logement social
En 2012, la commune dispose de 6,11% de logements sociaux, taux largement inférieur à l'obligation minimale de 20% pour les communes de plus de 3 500 habitants dans l'agglomération périgourdine, ce qui a valu à la commune de payer en 2013 des pénalités pour un montant de 100 000 euros[51].
Début 2021, la commune dispose de 11% de logements sociaux[52]. Elle a jusqu'à 2025 pour atteindre ce quota et plusieurs projets sont en cours, notamment un dans le parc du château Magne[52].
Prévention des risques
Le territoire de la commune de Trélissac est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[53]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[54].
Risques naturels
La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Périgueux, regroupant 12 communes concernées par un risque de débordement de l'Isle, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[55]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de 1783 (15,21 m à l'échelle de crue, la crue la plus importante connue), de 1843 (14,83 m) et de 1944 (14,5 m, 630 m3/s, la crue centennale de référence). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios: fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[56]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999[57],[53]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de l'«agglomération de Périgueux» prescrit le et approuvé le , pour les crues de l'Isle. La crue de 1944, plus haute crue historique bien connue sur l’Isle, avec un débit estimé de 630 m3/s à Périgueux, présente une période de retour centennale et sert de crue de référence au PPRI[58].
Trélissac est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées: interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[59]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[60],[61].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Trélissac.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[62]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[63]. 92% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6% au niveau départemental et 48,5% au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 11],[64].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1995, 1997, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[53].
Toponymie
En occitan, la commune porte le nom de Trelhissac[65].
Histoire
Une occupation du site au Néolithique puis au Moyen Âge a été constatée en 2011 lors de fouilles archéologiques au niveau du parc d'activités de Borie Porte[66].
Le village est identifié sous le nom de Traillissac sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789.
Au XIXesiècle, les bâtiments communaux, situés en zone humide, nécessitaient de nombreuses et couteuses réparations[67].
De 1870 à 1874, un nouveau centre bourg (église, presbytère, mairie, école, avec leurs dépendances et jardins) fut alors construit de l'autre côté de la route nationale 21, à la suite d'une proposition d'Alfred Magne et à ses frais[67].
À la fin des travaux, Alfred Magne est devenu propriétaire des anciens bâtiments et terrains situés en bordure de l'Isle et sur lesquels il fera ensuite ériger le Château Magne et son parc.
Politique et administration
Rattachements administratifs
La commune de Trélissac a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 et Trélissac fait partie du nouveau canton de Périgueux-Nord-Est[5].
Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[68]. La commune est alors rattachée au canton de Trélissac, avec bureau centralisateur fixé à Trélissac.
Intercommunalité
Le , elle intègre dès sa création la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie: Le Grand Périgueux.
Tendances politiques et résultats
Articles détaillés: Élections municipales de 2014 en Dordogne et Élections municipales de 2020 en Dordogne.
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 5 000 et 9 999 habitants au recensement de 2017, vingt-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2020[69],[70].
du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce et du tribunal paritaire des baux ruraux de Périgueux;
de la cour d'appel de Bordeaux.
Politique environnementale
Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[76].
Population et société
Démographie
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[78].
En 2019, la commune comptait 7 006 habitants[Note 16], en augmentation de 2,49% par rapport à 2013 (Dordogne: −0,88%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1856
918
1 132
1 172
1 217
1 104
1 129
1 092
1 135
1 181
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1 128
1 203
1 163
1 217
1 221
1 307
1 388
1 288
1 329
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1 328
1 346
1 248
1 265
1 483
1 866
2 441
2 480
3 847
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
2015
5 037
5 502
6 186
6 660
6 422
6 541
6 540
7 097
6 628
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
7 006
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[79].)
Histogramme de l'évolution démographique
Sports
Stade Firmin-Daudou.
Le Trélissac Football Club est fondé en 1950. En 2020, il fusionne avec le club de football d'Antonne-et-Trigonant, formant le Trélissac Antonne Périgord FC (TAP FC) mais qui garde comme nom d'usage TFC[80]. Il est engagé en Championnat de France de football de National 2 pour la saison 2021-2022.
Sport athlétique trélissacois, club de rugby fondé en 1961[81], engagé en Fédérale 1, relégué en Fédérale 3 en 2021 pour raisons financières[82].
Sport Nautique Trélissacois, club d'aviron fondé en 2006.
Élan Sportif Trélissacois ESP, club d'athlétisme.
Croquants Foot, fondé en 1981, club sport amateur loisir ouvert aux plus de 30 ans.
Judo Club de Trélissac, fondé en 1981, affilié à la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA).
Sport Boule des Maurilloux (Lyonnaise), club de pétanque fondé en 1946.
Festivités et manifestations culturelles ou sportives
La «Caussadaise[Note 17]» est une épreuve de course nature qui propose différents parcours (15eédition en 2019 avec courses de 5, 12 ou 17 km pour les adultes ou adolescents, et de 800 m, 1 200 m et 2 km pour les enfants.)[83],[84].
Économie
L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de la commune ou qu'il est proposé sur le territoire de celle-ci.
Emploi
L'emploi des habitants
En 2018[85], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 2 906 personnes, soit 42,6% de la population municipale. Le nombre de chômeurs (316) a fortement diminué par rapport à 2013 (363) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,9%.
L'emploi sur la commune
En 2018, la commune offre 3 485 emplois pour une population de 6 821 habitants[86]. Le secteur tertiaire est ultra prédominant avec 69,7% des emplois.
Fin 2018, la commune compte 324 établissements actifs employeurs[87], dont 254 au niveau des commerces, transports ou services, 40 relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, 17 dans la construction, 10 dans l'industrie, et 3 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[88].
Entreprises
Au on recense 406 entreprises—hors agriculture— dans la commune dont 158 dans le commerce, le transport, l'hébergement ou la restauration (38,9%), 114 dans les services aux particuliers (28,1%), 73 dans les services aux entreprises (18,0%), 38 dans la construction (9,4%), et 23 dans l'industrie (5,7%)[89].
Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, cinq situées à Trélissac se classent parmi les cinquante premières quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016[90]:
Trelidis (hypermarché), 3e avec 113 783 k€;
Garage moderne Serreau SA (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers), 8e avec 50 104 k€;
SA réparation distribution auto (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers), 11e avec 46 813 k€;
Jean Lagarde (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers), 25e avec 34 363 k€;
H. Deluc et compagnie (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers), 38e avec 27 218 k€.
Avec cinq entreprises parmi les cinquante premières de Dordogne, Trélissac est la deuxième commune la mieux représentée dans ce classement, derrière Boulazac Isle Manoire et ses onze entreprises.
Parmi les cinquante premières entreprises de chaque secteur économique dans le département, classées selon le chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, on trouve implantées à Trélissac:
ABM Périgueux (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers), 32e avec 19 569 k€;
Les Romains (supermarché), 39e avec 16 695 k€;
dans les services, SA Clinique du Parc (activités hospitalières), 17e avec 6 152 k€[92];
dans le BTP, Stelso (construction de réseaux électriques et de télécommunications), 47e avec 2 549 k€[93];
dans l'agroalimentaire, Fournil des Jalots (boulangerie-pâtisserie), 44e avec 1 454 k€[94].
En nombre total d'entreprises classées parmi les 50 premières de la Dordogne pour chaque secteur économique, la commune occupe avec 10 entreprises la quatrième place —ex aequo avec Périgueux— derrière Boulazac Isle Manoire (26), Bergerac (21) et Sarlat-la-Canéda (16).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine civil
Château de Caussade, XVesiècle, classé au titre des monuments historiques depuis 1945[95].
Château Magne, XIXesiècle, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2004[96].
Juste à côté du château Magne se trouve le vieux (ou petit) château de Trélissac, XVIIesiècle.
Château de Septfonds, XVIIIesiècle, inscrit depuis 1947[97].
Château de la Feuilleraie, XIXesiècle
Le château de Caussade.
Le château Magne.
Le vieux château de Trélissac.
Le château de Sept Fonts.
Le château de la Feuilleraie en hiver.
Château de la Jarthe, XVIIeetXXesiècles.
Château de Lauterie, XVeetXVIIesiècles.
Chartreuse de la Mothe.
Château du Murat, XVIIIesiècle.
Repaire de Montignac, XVIIIesiècle, au bord de l'Isle.
Le château de la Jarthe.
Le château de Lauterie.
La chartreuse de la Mothe.
Le château du Murat.
Le repaire de Montignac en hiver, vu depuis Bassillac.
Patrimoine religieux
Église Notre-Dame-de-l'Assomption, édifiée dans le nouveau centre bourg au début des années 1870[67], et consacrée le [98].
Juste à côté du château Magne se trouvent les vestiges de l'ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption, XVesiècle, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2004[99].
Chapelle des Maurilloux, XXesiècle, sorte de bunker implanté au pied d'une falaise.
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
Les vitraux et l'orgue du chœur de l'église.
Les vestiges de l'ancienne église Notre-Dame de l'Assomption.
La chapelle des Maurilloux.
Culture
Trélissac fait partie des communes ayant reçu l'étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.
Personnalités liées à la commune
Jean-Baptiste Clergerie (1854-1927), général; est décédé à Trélissac. C'est lui qui, en tant que chef d'état-major du général Gallieni, donna l'ordre de réquisition des taxis de la Marne en [100].
Pierre Magne (1806-1879), homme politique, ministre des finances de Napoléon III, était propriétaire du vieux château de Trélissac. Son fils, Alfred Magne, fit ériger juste à côté le château Magne.
Thierry Dusautoir a commencé sa carrière de rugbyman dans le club du SAT (Sport Athlétique Trélissac) à l'âge de 20 ans (2001) avant de progresser rapidement dans les grands clubs d'Aquitaine.
Édouard Decoux-Lagoutte, «Notes historiques sur la commune de Trélissac», dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1900, tome 27 p.94-142, p.207-232, p.294-321, p.382-413
Louis Grillon, «Le prieuré Saint-Eutrope de Sept-Fons», dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2002, tome 129, 4e livraison, p.501-510(lire en ligne)
Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[11],[12]
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[21].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[22].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[35].
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent:
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
Décédé en fonctions.
Démissionnaire.
Le tribunal administratif de Bordeaux annule le 10 juin 2008 les élections de mars 2008, Sud Ouest, édition Périgueux du 11 juin 2008. M. Colbac ayant fait appel, le Conseil d'État confirme le 31 décembre 2008 cette invalidation. Elle entraîne la révocation du maire et du conseil municipal, une mise sous tutelle de la commune à compter du 14 janvier 2009 et de nouvelles élections en mars 2009 Sud Ouest, édition Périgueux, du 1er, du 14 et du 20 janvier 2009.
Délégation spéciale chargée de gérer la commune dans l'attente de nouvelles élections. «Commission spéciale pour gérer Trélissac», Sud Ouest, édition Périgueux, du 15 janvier 2009
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Le nom de Caussadaise est dérivé du château de Caussade situé sur les hauteurs de Trélissac.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
«Chiffres d'affaires: les 50 premières», Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p.28.
«Commerce», Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p.40.
«Services», Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p.39.
«BTP», Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p.37.
«Agroalimentaire», Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p.34.
«Château de Caussade», notice noPA00083027, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
«Château Magne», notice noPA24000044, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
«Château de Septfonds», notice noPA00083028, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884: Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN2-87624-125-0), p.33.
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2025 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии