Montech[mɔ̃tɛʃ] (en occitan Montuèg) est une commune française du département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays Montalbanais, correspondant à la partie méridionale du Quercy.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal latéral à la Garonne, la Garonne, le canal de Montech, le ruisseau de Larone, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Rafié, le ruisseau de Verdié, le ruisseau du Vergnet, le ruisseau de Sanguinenc et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable: deux sites Natura 2000 («Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste» et la «vallée de la Garonne de Muret à Moissac»), un espace protégé (le «cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Montech est une commune urbaine qui compte 6 589 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Montech et fait partie de l'aire d'attraction de Montauban. Ses habitants sont appelés les Montéchois ou Montéchoises.
Géographie
Localisation
Commune du Quercy située dans pays Montalbanais en Bas-Montauban.
Communes limitrophes
Montech est limitrophe de sept autres communes.
Carte de la commune de Montech et de ses proches communes.
Accès par l'autoroute A62 et les routes RN 113, D 928 et le réseau des voies navigables.
La ligne 933 du réseau liO relie la commune à Montauban et à Auch[2].
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Garonne, le canal de Montech, le ruisseau de Larone, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Rafié, le ruisseau de Verdié, le ruisseau du Vergnet, le ruisseau de Sanguinenc, un bras de la Garonne, le ruisseau de la Rode, le ruisseau de l'Usine, le ruisseau des Pères et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 80 km de longueur totale[4],[Carte 1].
La Garonne est un fleuve principalement français prenant sa source en Espagne et qui coule sur 529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique[5].
Le canal de Montech, d'une longueur totale de 10,9 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Montauban, après avoir traversé 3 communes[6].
Le ruisseau de Larone, d'une longueur totale de 23,6 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Castelsarrasin, après avoir traversé 8 communes[7].
Le ruisseau de Pantagnac, d'une longueur totale de 12,9 km, prend sa source dans la commune de Finhan et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Cordes-Tolosannes, après avoir traversé 4 communes[8].
Le ruisseau de Rafié, d'une longueur totale de 15,5 km, prend sa source dans la commune et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Castelsarrasin, après avoir traversé 5 communes[9].
Le ruisseau de Verdié, d'une longueur totale de 11,6 km, prend sa source dans la commune de Montbartier et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le ruisseau de Pantagnac à Escatalens, après avoir traversé 4 communes[10].
Réseaux hydrographique et routier de Montech.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat du Bassin du Sud-Ouest», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune ressort du type «climat océanique altéré» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[12].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[11]
Moyenne annuelle de température: 13,5°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 9,4 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 9,3 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 5,6 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[15] complétée par des études régionales[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Corbarieu», sur la commune de Corbarieu, mise en service en 1993[17] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[18],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,9°C et la hauteur de précipitations de 711,9 mm pour la période 1981-2010[19].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Montauban», sur la commune de Montauban, mise en service en 1885 et à 12 km[20], la température moyenne annuelle évolue de 13,6°C pour 1981-2010[21] à 14°C pour 1991-2020[22].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[23],[24].
Un espace protégé est présent sur la commune:
le «cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn», objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 262,3ha[25].
Réseau Natura 2000
Site Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[27]:
«Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste», d'une superficie de 9 581ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[28]
la «vallée de la Garonne de Muret à Moissac», d'une superficie de 4 493ha, hébergeant une avifaune bien représentée en diversité, mais en effectifs limités (en particulier, baisse des populations de plusieurs espèces de hérons). Sept espèces de hérons y nichent, dont le héron pourpré, ainsi que le Milan noir (avec des effectifs importants), l'Aigle botté, le Petit gravelot, la Mouette mélanocéphale, la Sterne pierregarin et le Martin-pêcheur[29].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Cinq ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[30]:
les «bassins de pisciculture de Montech» (26ha)[31];
la «forêt d'Agre et d'Escatalens, bois de la Moutette, de la Barraque et de Fromissard» (671ha), couvrant 6 communes du département[33];
la «forêt d'Agre-Montech» (1 561ha), couvrant 4 communes du département[34];
«la Garonne de Montréjeau jusqu'à Lamagistère» (5 075ha), couvrant 92 communes dont 63 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[35];
et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[30]:
«la Garonne et milieux riverains, en aval de Montréjeau» (6 874ha), couvrant 93 communes dont 64 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[36].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Montech.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Montech est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[37],[I 1],[38].
Elle appartient à l'unité urbaine de Montech, une unité urbaine monocommunale[I 2] de 6 589 habitants en 2019, constituant une ville isolée[I 3],[I 4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montauban, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,9% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (38%), forêts (31%), zones urbanisées (8,9%), cultures permanentes (7,4%), zones agricoles hétérogènes (6,1%), prairies (3,4%), eaux continentales[Note 10] (1,9%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6%), mines, décharges et chantiers (1%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7%)[39].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Montech est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[40]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[41].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne, le canal latéral à la Garonne, le canal de Montech, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Verdié, le ruisseau de Rafié, le ruisseau du Vergnet et le ruisseau de Larone. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[42]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 1996, 1999, 2000, 2006 et 2015[43],[40].
Montech est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire . Le département de Tarn-et-Garonne présentant toutefois globalement un niveau d’aléa moyen à faible très localisé, aucun Plan départemental de protection des forêts contre les risques d’incendie de forêt (PFCIF) n'a été élaboré. Le débroussaillement aux abords des maisons constitue l’une des meilleures protections pour les particuliers contre le feu[Note 11],[44].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montech.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[45].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (92% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 2 365 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 365 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 96% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[46],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[47].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1998, 2002, 2003, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[40].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[48].
Toponymie
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Histoire
Moyen Âge
En 1134, à l'initiative de Raymond Séradis et d'Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, Montech devient un site fortifié, un "castrum", dont la fonction est de mieux protéger le Nord toulousain. 10 ans avant Montauban, est édifié un château comtal auprès duquel est fondée une ville neuve à laquelle aurait été octroyée une charte de coutumes dont la validité du texte évoqué par des érudits locaux reste suspecte aux médiévistes. Au sud-est, le château est intégré dans le système de fortifications qui sont entourées de profonds fossés. Le plan adopté pour cette ville neuve correspond à un plan de bastide-type (mais les bastides sont édifiées au XIIIe siècle) avec des rues se croisant à angle droit, une place centrale, des portes fortifiées avec pont-levis aux points cardinaux et devenues les seules voies d’accès.
Des tours flanquaient ces portes et trois des ailes de l’enceinte.
La porte du Terrier (au nord) est la porte principale. La ville devient royale en 1271, au temps de Philippe III le Hardi qui lui octroie une charte dont plusieurs copies anciennes, en latin, existent. À l'origine, l'église paroissiale Saint Étienne et son cimetière se situent au nord-est de la ville, à quelques centaines de mètres. Une chapelle est probablement édifiée près du château comtal, mais c'est au XIVe siècle qu'une nouvelle église dédiée à Notre Dame de la Visitation est construite.
Le fond de la nef et le chœur empiètent sur la basse cour du château.
Les guerres de religion ont fait de Montech un bastion du catholicisme face à Montauban la protestante.
XVIIIesiècle
Au XVIIIesiècle, Montech a profité de la prospérité économique de Montauban, notamment avec l’industrie textile (tisserands, tailleurs, couturiers…).
Révolution
En 1781, avec l'apparition de tensions et des prémices de la Révolution, les portes ont été reconstruites plus hautes et plus larges afin de protéger les maisons à pans de bois de la grand-rue et des ruelles adjacentes. Contre toute attente, la période révolutionnaire a préservé ce bâti. Les portes et les fossés ont existé jusqu’en 1830 et il reste les piliers de deux des quatre portes (Lafargue au sud et du château à l’est).
Sous le Directoire, la forêt, vaste bois appartenant au domaine royal depuis 1271 et l’annexion du comté de Toulouse à la couronne de France, a intégré le domaine de l’État.
XIXesiècle
Au XIXesiècle, la ville s’est étendue. La route royale de Montauban à Auch a été construite, le tertre recouvrant l’ancienne promenade arasé et les fossés ont été comblés.
La construction du canal latéral à la Garonne, au milieu du XIXesiècle, a conforté les activités industrielles avec l’ouverture d’une papeterie (elle fermera en 1968).
L'ouverture à la circulation du pont de Bourret achève le grand axe routier traversant Montech par l’avenue André-Bonnet, les boulevards de la République et Lagal.
Les quartiers extérieurs, le Couderc et Lafeuillade en particulier, prennent de l’importance.
L’intérieur de la ville prend son aspect actuel. De nombreuses maisons sont construites de part et d’autre des grands boulevards: immeubles de briques roses semblables à de petits hôtels particuliers du XVIIe, XVIIIe et XIXesiècle, ou maisons à colombages.
Certains ont eu une fonction sociale et hospitalière importante, tels l’hôpital Saint-Esprit et l’orphelinat Larramet, qui ont laissé place à la mairie (installée à la fin du XIXesiècle). L’ancien hôpital civil, agrandi et réaménagé, abrite la maison de retraite «Le Parc» et un ancien hôtel particulier accueille la maison de retraite «La Maison».
En ville et en campagne, la terre et les pans de bois sont associés à la brique crue ou cuite, parfois agrémentées de galets de Garonne ce qui confère aux maisons un ton coloré caractérisant l’architecture montéchoise.
Le béton de chaux a été employé pendant plusieurs décennies jusqu’à la Première Guerre mondiale. L’église de Lafeuillade et nombre d’habitations du bas de ville sont construites ainsi.
Les années de guerre
En janvier 1943, les troupes allemandes arrivent à Montech. De nombreuses maisons sont réquisitionnées. Le château de Cadars est occupé par les officiers et la Kommandantur est installée place de la Mairie. La partie sud de la forêt est déclarée «zone interdite».
Le , des habitants, membres de la 10e Compagnie Armée secrète prennent le maquis. Le détachement de Montech était commandé par Pierre Fourcade, alias Fournier, MM. Granier et Rouaux, retraités de l’Armée, Pierre Delos, Armand Bonnet et René Clavel. Le groupe traverse la Garonne en barque car les ponts étaient gardés. Après trois nuits de marche, les Montéchois et les Finhanais rejoignent des Beaumontois.
À Montech, la vie se poursuit. Le couvre-feu est décrété à 22 h. Le dépôt d’essence de Montbartier est bombardé à plusieurs reprises fin juillet. Deux résistants de Montricoux, André Jouany et Joseph Lespinet sont exécutés. Le , des explosions sont entendues en forêt. Les baraquements de la Cellulose, où logent les troupes allemandes, sautent. Le château de Cadars brûle. Un convoi allemand est intercepté à la Vitarelle. Le , au même endroit, Jean Lacaze, 20 ans, est tué lors d’un combat violent.
(Voir article sur André Bonnet, dans les personnalités ayant marqué MONTECH).
Aujourd’hui
Au fil des ans, les principaux commerces se sont installés sur les larges rues et autour des places. En périphérie, avec les nouveaux axes de circulation, est apparu un habitat plus contemporain, parfois organisé en quartiers, dont les propriétaires et la commune veillent à préserver le cadre de vie.
Héraldique
Son blasonnement est: De gueules à trois feuilles de fougère d'argent réunies à la base, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Politique et administration
L'hôtel de ville.
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[49],[50].
En 2015, la ville de Montech comptait 6 246 habitants.
Composition du conseil municipal 2020-2026
Liste
Tendance
Effectif
Statut
Jacques MOIGNARD
DVG
25
Majorité
Eric LAGRANGE
DVD
4
Opposition
Rattachements administratifs et électoraux
La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Garonne et Canal et du canton de Montech.
Tendances politiques et résultats
Article connexe: Élections municipales de 2014 en Tarn-et-Garonne.
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Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1908
1920
Jules Fourcade
Rad.
Négociant Conseiller général du canton de Montech (1908 → 1920)
1920
1925
Pierre Combes
RG
Conseiller général du canton de Montech (1920 → 1925)
1925
1928
Jules Fourcade
Rad.
Négociant Conseiller général du canton de Montech (1908 → 1920 puis 1925 → 1931)
Les données manquantes sont à compléter.
1935
1941
Arnaud Seignouret
SFIO
Les données manquantes sont à compléter.
1945
1953
Arnaud Seignouret
SFIO
Conseiller général du canton de Montech (1945 → 1951)
mai 1953
mars 1965
Justin Lacaze
Rad.
Conseiller général du canton de Montech (1951 → 1964)
mars 1965
mars 1977
Marcel Delbosc
mars 1977
1979
Jean Augé
DVG
Conseiller général du canton de Montech (1976 → 1982)
1979
mars 1989
René Cantaloup
mars 1989
mars 2008
Robert Lagrèze
RPR puis UMP/DLR
Chef d'entreprise retraité Conseiller régional de Midi-Pyrénées [Quand?]
mars 2008
5 février 2011
Valérie Rabassa
UMP
Économiste Conseillère régionale de Midi-Pyrénées (2004 → 2015) Présidente de la CC Garonne et Canal (2008 → 2011)
5 février 2011
En cours
Jacques Moignard
PS
Retraité de l'éducation spécialisée Député de la 2ecirconscription de Tarn-et-Garonne (2012 → 2016) Conseiller général du canton de Montech (1982 → 2012) Président de la CC Garonne et Canal (2011 → 2016) 1er vice-président de la CC Grand Sud Tarn-et-Garonne (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.
Le , pour la première fois une liste conduite par une femme, Valérie Rabassa, remporte les élections avec 48,91% des voix face à celle du maire sortant, Robert Lagrèze, qui n'obtient que 38,29%[51].
En , 11 conseillers municipaux démissionnent, dénonçant «le comportement autoritaire et irrespectueux envers les élus et le personnel de la mairie»[52] de Valérie Rabassa. La vacance d'un tiers des sièges du Conseil municipal provoque des élections municipales anticipées[53] à l'issue desquelles Valérie Rabassa perd la mairie de Montech qui, détenue par la droite depuis plusieurs décennies, passe à gauche[54] le .
Jumelages
Masserano(Italie).
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[56].
En 2019, la commune comptait 6 589 habitants[Note 12], en augmentation de 8,51% par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne: +4,13%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
2 530
2 428
2 609
2 698
2 574
2 643
2 743
2 758
2 671
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 637
2 696
2 606
2 753
2 720
2 722
2 705
2 531
2 459
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
2 467
2 415
2 382
2 315
832
801
2 224
2 290
2 315
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
2 467
2 538
2 596
2 775
3 091
3 491
4 863
5 065
5 954
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
6 349
6 589
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Le lycée Olympe de Gouges s'est construit sur la commune de Montech. Il a ouvert ses portes à la rentrée 2018.
Social
Association
La Croix-Rouge est implantée depuis 1961. Son siège social en 2021 est place Jean Jaurès[63] précédemment elle était rue Larramet.
15 place Jean Jaures
5 rue Larramet
Sports
Coquelicot Montechois Rugby
Coquelicot Montechois Football Club
Tour du Tarn-et-Garonne.
Fait divers
Le , un violent orage dévaste Montech. En quelques minutes, 90% des platanes bordant la route départementale 928 sont endommagés par des rafales de vent dépassant 130 à 140km/h.
Le , une violente tempête dévasta les environs et quelques bâtiments. Elle fut également mortelle.
Écologie et recyclage
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Projet de parc éolien
Il existe un projet de parc éolien sur la commune[64].
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 2 525 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 6 239 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 900 €[I 7] (20 140 € dans le département[I 8]). 46% des ménages fiscaux sont imposés[Note 14] (42,6% dans le département).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 797 personnes, parmi lesquelles on compte 77,4% d'actifs (67,2% ayant un emploi et 10,3% de chômeurs) et 22,6% d'inactifs[Note 15],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montauban, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 12]. Elle compte 1 584 emplois en 2018, contre 1 422 en 2013 et 1 221 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 578, soit un indicateur de concentration d'emploi de 61,5% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59%[I 13].
Sur ces 2 578 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 733 travaillent dans la commune, soit 29% des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 88,2% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,5% les transports en commun, 5,6% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,7% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
456 établissements[Note 16] sont implantés à Montech au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 17],[I 16].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
456
100%
(100%)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
30
6,6%
(9,6%)
Construction
65
14,3%
(14,9%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
120
26,3%
(29,7%)
Information et communication
13
2,9%
(1,9%)
Activités financières et d'assurance
11
2,4%
(3,4%)
Activités immobilières
18
3,9%
(3,3%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
65
14,3%
(14,1%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
84
18,4%
(13,6%)
Autres activités de services
50
11%
(9,3%)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,3% du nombre total d'établissements de la commune (120 sur les 456 entreprises implantées à Montech), contre 29,7% au niveau départemental[I 17].
Entreprises et commerces
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[65]:
Dechets Recuperation Industriels Et Menagers De Montech - Drimm, traitement et élimination des déchets non dangereux (38 009 k€)
Sylveric, hypermarchés (26 099 k€)
David Services SARL, commerce et réparation de motocycles (2 518 k€)
Transports Terrancle, transports routiers de fret interurbains (2 347 k€)
La commune est dans les «Vallées et Terrasses», une petite région agricole occupant le centre et une bande d'est en ouest du département de Tarn-et-Garonne[66]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 18] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 5].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 98 lors du recensement agricole de 1988[Note 20] à 60 en 2000 puis à 48 en 2010[68] et enfin à 49 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 50% en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57% de ses exploitations[69],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 2 123ha en 1988 à 2 254ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 22 à 46 ha[68].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le colombier de Saint-Cyr, en brique, datant du XVIIIe inscrit au titre des monuments historiques[70].
Pente d'eau de Montech, ascenseur à bateaux unique au monde de ce modèle, sur le canal latéral de la Garonne qui traverse la commune.
Le kiosque à musique restauré et enrichi d'un carillon en 2007.
ÉgliseNotre-Dame-de-la-Visitation des XIVe et XVe. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1910[71]. L'orgue est référencé dans la base Palissy[71].
L'église de Notre-Dame-de-la-Visitation présente plusieurs éléments remarquable dont de fonts baptismaux à godrons en marbre rouge, de forme ovale en deux parties du XVIIIesiècle. Le Christ en croix du maître-autel est une œuvre allemande du XIVesiècle. L'orgue de tribune est un Magen (1842 et 1858) - remanié par Puget (1950-1952) - puis Decavèle (2001). Il présente deux claviers de cinquante-six notes et pédalier de trente notes à transmissions mécaniques. Depuis 1992, l'orgue est classé monument historique[72]. Les stalles et les boiseries néogothique du chœur, une peinture murale par Louis Cazottes (1846 - 1934) datant de 1882 représentant l'apparition de la Vierge à Lourdes.
Église Notre-Dame de la Feuillade (1872) du faubourg qui porte son nom.
Elle mesure 35 m × 20 m pour une hauteur des clochers de 48 m.
Le colombier de Saint-Cry.
La pente d'eau de Montech.
Le canal latéral à la Garonne, écluse des Peyrets.
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[13].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[14].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Le principe d’un débroussaillement efficace consiste à couper et éliminer tous les bois morts, les broussailles et les herbes sèches 50 mètres autour des habitations et 2 mètres de part et d’autre des voies, élaguer les branches basses des arbres, espacer les arbres et les arbustes situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage d’arbre en arbre, éliminer les arbustes sous les grands arbres pour éviter que le feu ne se propage vers la cime des arbres, toujours se débarrasser des végétaux coupés par compostage, par évacuation en décharge autorisée ou par incinération en respectant la réglementation sur le brûlage et entretenir régulièrement la zone débroussaillée, tous les 2 ou 3 ans maximum sur le pourtour, tous les ans à proximité de l’habitation
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[67].
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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