Finhan ([finɑ̃]; prononcer à l’occitane Fignan) est une commune française située dans le sud du département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays Montalbanais, correspondant à la partie méridionale du Quercy.
Finhan | |
![]() L'église Saint-Martin. | |
![]() Blason |
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Administration | |
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Pays | ![]() |
Région | Occitanie |
Département | Tarn-et-Garonne |
Arrondissement | Montauban |
Intercommunalité | Communauté de communes Grand Sud Tarn et Garonne |
Maire Mandat |
Jean-François Fernandez 2020-2026 |
Code postal | 82700 |
Code commune | 82062 |
Démographie | |
Gentilé | Finhanais-Finhanaise |
Population municipale |
1 546 hab. (2019 ![]() |
Densité | 135 hab./km2 |
Géographie | |
Coordonnées | 43° 54′ 48″ nord, 1° 13′ 17″ est |
Altitude | Min. 83 m Max. 104 m |
Superficie | 11,48 km2 |
Type | Commune rurale |
Aire d'attraction | Toulouse (commune de la couronne) |
Élections | |
Départementales | Canton de Montech |
Législatives | Deuxième circonscription |
Localisation | |
Liens | |
Site web | Site officiel |
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Garonne, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau des Tauris, le ruisseau de Verdié et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste » et la « vallée de la Garonne de Muret à Moissac »), deux espaces protégés (le « cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn » et les « îles de Saint-Cassian ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Finhan est une commune rurale qui compte 1 546 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Finhanais ou Finhanaises.
Commune située à environ 20 km au sud-ouest de la ville de Montauban dans une bande de terrain entourée des cours du Tarn et de la Garonne, à proximité de l’axe de communication Toulouse – Bordeaux. Le village est situé sur la rive droite de la Garonne, au pied du premier coteau des plateaux de Lomagne.
Le village fait partie de la banlieue éloignée de Montauban, et plus largement du Pays Montalbanais. Il est à 18,7 km de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, au centre de la capitale du département.
Finhan est limitrophe de quatre autres communes.
Montech | ||
Mas-Grenier | ![]() |
Montbartier |
Monbéqui |
La superficie de la commune est de 1 148 hectares ; son altitude varie de 83 à 104 mètres[2].
La commune est limitée par ses champs agricoles tout autour d'elle. Elle est arrosée par plusieurs petits ruisseaux coulant vers la Garonne qui passent dans les principales peupleraies situées dans le ramier.
Accès avec les routes nationales : RN 123 et RN 113.
En bordure de la Garonne, entre Grisolles et Castelsarrasin, Finhan constitue un village de halte pour les routiers entreprenant la route départementale 813 ex-route nationale 123.
La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Garonne, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau des Tauris, le ruisseau de Verdié, un bras de la Garonne, un bras de la Garonne, le ruisseau de la Rode, le ruisseau de Sandrune et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 16 km de longueur totale[4],[Carte 1].
La Garonne est un fleuve principalement français prenant sa source en Espagne et qui coule sur 529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique[5].
Le ruisseau de Pantagnac, d'une longueur totale de 12,9 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il se jette dans la Garonne à Cordes-Tolosannes, après avoir traversé 4 communes[6].
Le ruisseau des Tauris, d'une longueur totale de 11 km, prend sa source dans la commune de Dieupentale et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il se jette dans la Garonnesur le territoire communal, après avoir traversé 5 communes[7].
Le ruisseau de Verdié, d'une longueur totale de 11,6 km, prend sa source dans la commune de Montbartier et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le ruisseau de Pantagnac à Escatalens, après avoir traversé 4 communes[8].
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[10].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Savenès_man », sur la commune de Savenès, mise en service en 1986[15] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,1 °C et la hauteur de précipitations de 684,4 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montauban », sur la commune de Montauban, mise en service en 1885 et à 16 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour 1981-2010[19] à 14 °C pour 1991-2020[20].
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[21],[22].
Deux espaces protégés sont présents sur la commune :
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[26] :
et un au titre de la directive oiseaux[26] :
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[29] : « la Garonne de Montréjeau jusqu'à Lamagistère » (5 075 ha), couvrant 92 communes dont 63 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[30] et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[29] : « la Garonne et milieux riverains, en aval de Montréjeau » (6 874 ha), couvrant 93 communes dont 64 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[31].
Finhan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[32],[I 1],[33].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (59,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,9 %), zones agricoles hétérogènes (12,4 %), zones urbanisées (9,1 %), eaux continentales[Note 10] (4,4 %), forêts (3,8 %), cultures permanentes (0,5 %)[34].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Le territoire de la commune de Finhan est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[35]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[36].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne, le ruisseau des Tauris, le ruisseau de Pantagnac et le ruisseau de Verdié. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[37]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1994, 1996, 1999, 2000, 2015 et 2022[38],[35].
Finhan est exposée au risque de feu de forêt. Le département de Tarn-et-Garonne présentant toutefois globalement un niveau d’aléa moyen à faible très localisé, aucun Plan départemental de protection des forêts contre les risques d’incendie de forêt (PFCIF) n'a été élaboré. Le débroussaillement aux abords des maisons constitue l’une des meilleures protections pour les particuliers contre le feu[Note 11],[39].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[40].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (92 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 646 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 646 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 96 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[41],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[42].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992 et 1998 et par des mouvements de terrain en 1999[35].
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[43].
Le village portait le nom de Finhau avant 1801.
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Son blasonnement est : De gueules au pal d'or, accosté de deux losanges du même. |
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Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[44],[45].
La commune fait partie de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Montech (avant le elle faisait partie de l'ex-Communauté de communes Garonne et Canal).
Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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1965 | 1971 | François Payssot | Administrateur | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1971 | 1979 | Bernard Courrech | Commerçant épicier | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1979 | 1995 | Raymond Longueville | Fabricant d'échelles en bois | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1995 | 2008 | Jean-Claude Tournie | UMP | Armurier | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
2008 | En cours | Jean-François Fernandez | DVG | Restaurateur | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Liste des maires (1790 à 1965)
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selon la population municipale des années : | 1968[46] | 1975[46] | 1982[46] | 1990[46] | 1999[46] | 2006[47] | 2009[48] | 2013[49] |
Rang de la commune dans le département | 35 | 48 | 35 | 38 | 38 | 33 | 32 | 31 |
Nombre de communes du département | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 |
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[51].
En 2019, la commune comptait 1 546 habitants[Note 12], en augmentation de 3,2 % par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne : +4,13 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
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1 379 | 1 198 | 1 312 | 1 611 | 1 730 | 1 646 | 1 618 | 1 672 | 1 684 |
1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
1 696 | 1 714 | 1 614 | 1 587 | 1 515 | 1 437 | 1 453 | 1 424 | 1 351 |
1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
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1 261 | 1 258 | 1 288 | 1 079 | 1 068 | 1 049 | 1 126 | 1 029 | 1 045 |
1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
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1 044 | 986 | 906 | 893 | 900 | 934 | 1 246 | 1 433 | 1 521 |
2019 | - | - | - | - | - | - | - | - |
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1 546 | - | - | - | - | - | - | - | - |
Finhan fait partie de l'académie de Toulouse.
Chasse, pétanque, pêche,
En 2018, la commune compte 592 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 1 546 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 340 €[I 4] (20 140 € dans le département[I 5]).
2008 | 2013 | 2018 | |
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Commune[I 6] | 8,8 % | 8,8 % | 10,2 % |
Département[I 7] | 8,4 % | 10,2 % | 10,3 % |
France entière[I 8] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 915 personnes, parmi lesquelles on compte 78,3 % d'actifs (68,1 % ayant un emploi et 10,2 % de chômeurs) et 21,7 % d'inactifs[Note 14],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 9]. Elle compte 123 emplois en 2018, contre 132 en 2013 et 130 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 629, soit un indicateur de concentration d'emploi de 19,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 62,6 %[I 10].
Sur ces 629 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 85 travaillent dans la commune, soit 13 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 89,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,4 % les transports en commun, 3,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].
66 établissements[Note 15] sont implantés à Finhan au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 16],[I 13].
Secteur d'activité | Commune | Département | |
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Nombre | % | % | |
Ensemble | 66 | ||
Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 4 | 6,1 % | (9,6 %) |
Construction | 14 | 21,2 % | (14,9 %) |
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 17 | 25,8 % | (29,7 %) |
Information et communication | 2 | 3 % | (1,9 %) |
Activités immobilières | 1 | 1,5 % | (3,3 %) |
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 7 | 10,6 % | (14,1 %) |
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 9 | 13,6 % | (13,6 %) |
Autres activités de services | 12 | 18,2 % | (9,3 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,8 % du nombre total d'établissements de la commune (17 sur les 66 entreprises implantées à Finhan), contre 29,7 % au niveau départemental[I 14].
Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[54] :
La commune est dans les « Vallées et Terrasses », une petite région agricole occupant le centre et une bande d'est en ouest du département de Tarn-et-Garonne[55]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 5].
1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
---|---|---|---|---|
Exploitations | 43 | 25 | 17 | 10 |
SAU[Note 18] (ha) | 782 | 809 | 780 | 1 037 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 43 lors du recensement agricole de 1988[Note 19] à 25 en 2000 puis à 17 en 2010[57] et enfin à 10 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 77 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[58],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 782 ha en 1988 à 1 037 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 18 à 104 ha[57].
Le clocher a été classé au titre des monuments historiques en 1947[59]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy[59].
La construction de l’église est d’origine romane. Celle-ci a été endommagée par les guerres et reconstruite plusieurs fois. À l'intérieur, un retable du XIXe siècle avec en son centre le « Christ en Croix » par Taillade, peintre à Montauban au milieu du XIXe. Le plafond à caissons d'inspiration italienne réalisé par le marquis de Pérignon alors maire (1874 – 1889), reprend les armoiries des différents prélats de la région. La chaire à double escalier a été présentée à l'exposition universelle de 1900 de Paris.
Placé à l'entrée du village en bordure de la RD 813, ce château a été réaménagé et agrandi en 1750 par une famille noble, habitant Montech, celle du maréchal Pérignon. Une partie du château avait été construite peu avant cette date, deux tours ont été ajoutées lors de son extension. Actuellement, il est en bon état de conservation et est habité par un descendant de la famille. Récemment, la toiture a été classée ainsi que son caveau familial.
Situé dans une aille du presbytère, le musée présente des objets retraçant la vie des paysans et des artisans du village aux XIXe et XXe siècles, mais aussi des vestiges gallo-romains découverts lors de fouilles archéologiques de la nécropole de Finhan et une collection de mobilier préhistorique du Paléolithique au Néolithique trouvé le long de la vallée de la Garonne.
Le site du musée : http://www.museedefinhan.com/