Foix (/fwa/) est une commune française, ancienne capitale du comté de Foix, aujourd'hui préfecture du département de l'Ariège située en région Occitanie. Au recensement de 2017, la ville comptabilisait 9 880 habitants, ce qui en fait une des plus petites préfectures de France. Elle est moins peuplée que Pamiers, qui est l'une des deux sous-préfectures. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays de Foix, composé de la partie centrale du Plantaurel, du massif de l'Arize et d'un tronçon de la vallée de l'Ariège avec ses quelques affluents.
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Cet article concerne la ville de Foix.Pour le comté, voir Comté de Foix.
Foix
Vue du château et de la ville à partir de Montgauzy.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Ariège, l'Alses, l'Arget, le Sios, le ruisseau de Becq et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable: deux sites Natura 2000 (le «pechs de Foix, Soula et Roquefixade, grotte de L'Herm» et «Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste»), un espace protégé (le «cours de l'Ariège») et neuf zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Foix est une commune urbaine qui compte 9 493 habitants en 2019. Elle appartient à l'unité urbaine de Foix et fait partie de l'aire d'attraction de Foix. Ses habitants sont appelés les Fuxéens ou Fuxéennes.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques: le château, classé en 1840, l'église Saint-Volusien de Foix, classée en 1964, une porte d'immeuble, classée en 1926, et l'Immeuble dit maison des Cariatides, inscrit en 2015.
Géographie
Localisation
Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Avec les communes environnantes
1Carte dynamique
2Carte Openstreetmap
3Carte topographique
4Carte avec les communes environnantes
La commune de Foix se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].
Elle est chef-lieu du département et ville-centre du bassin de vie.
Sur le plan historique et culturel, Foix fait partie du pays de Foix, composé de la partie centrale du Plantaurel, du massif de l'Arize et d'un tronçon de la vallée de l'Ariège avec ses quelques affluents, mais qui n'est plus que l'ombre du prestigieux comté qui s'étendit jusqu'à l'Espagne et même au-delà[2].
La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Elle est marquée par le front du chevauchement frontal nord-pyrénéen qui la traverse d'est en ouest, séparant la Zone nord-pyrénéenne (ZNP) au sud de la Zone sous-pyrénéenne (ZSP) au nord, qui constitue la frange sud du Bassin aquitain.Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années, et pour d'autres du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille «n°1075 - Foix» de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[4],[5] et sa notice associée[6].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 19,32 km2[7],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 19,51 km2[5]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 575 mètres. L'altitude du territoire varie entre 358 m et 933 m[10].
Hydrographie
La commune est située au confluent de l’Ariège et de l’Arget.
Un troisième cours d'eau, de faible importance, traverse la ville en un parcours enterré, du sud au nord, presque parallèlement au cours de l'Ariège. Il s'agit d'un ruisseau originaire du vallon de Raygnac. Il arrose le quartier de Lauquié, avant de passer sous le Boulevard Alsace-Lorraine (anciennement rue des Ruisseaux, qu'il longeait). Puis il traverse les allées de Villote au niveau de la statue de Lakanal et poursuit son chemin sous la rue Théophile Delcassé (anciennement rue des Tanneurs). Il termine son cours sous le début de la rue du Rival pour se jeter dans l'Ariège au point bas de cette rue, au niveau du quai non bâti formant une terrasse en surplomb de la rive de l'Ariège. Il apparaît encore sur le plan accompagnant le compoix de 1776, dans sa partie située entre Villote et la rue de Labistour. La partie située dans le faubourg (Boulevard Alsace-Lorraine) a été enterrée à la fin du XIXesiècle.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune est du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[12].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[11].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 12,1°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 3,3 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 7,3 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 9,8 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,1 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15],[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Cadarcet», sur la commune de Cadarcet, mise en service en 2000[17] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[18],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 12,3°C et la hauteur de précipitations de 1 109,8 mm pour la période 1981-2010[19].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Saint-Girons», sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 40 km[20], la température moyenne annuelle évolue de 12,2°C pour la période 1971-2000[21], à 12,3°C pour 1981-2010[22], puis à 12,7°C pour 1991-2020[23].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[24],[25].
Un espace protégé est présent sur la commune: le «cours de l'Ariège», objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 159,9ha[26].
Réseau Natura 2000
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6].
Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[28]:
le «pechs de Foix, Soula et Roquefixade, grotte de l'Herm», d'une superficie de 2 211ha, un milieu souterrain exceptionnel (site reproduction trois espèces dechauves souris) avec une forte biodiversité[29];
«Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste», d'une superficie de 9 581ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[30];
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Six ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[31]:
«L'Ariège et ripisylves» (1 975ha), couvrant 56 communes dont 43 dans l'Ariège et 13 dans la Haute-Garonne[38];
«le Plantaurel» (42 116ha), couvrant 72 communes dont 68 dans l'Ariège, 2 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[39];
le «massif de l'Arize» (42 110ha), couvrant 40 communes du département[40].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Foix.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Foix est une commune urbaine[Note 9],[41]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[42].
Elle appartient à l'unité urbaine de Foix, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[I 3] et 12 310 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Foix, dont elle est la commune-centre[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (38,6% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (42,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: zones urbanisées (26,8%), forêts (26,6%), zones agricoles hétérogènes (21,8%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12%), prairies (6,1%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5%), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3%), eaux continentales[Note 11] (0,5%)[43].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 6 298, alors qu'il était de 6 023 en 2013 et de 5 776 en 2008[I 8].
Parmi ces logements, 78% étaient des résidences principales, 7,4% des résidences secondaires et 14,6% des logements vacants. Ces logements étaient pour 51,6% d'entre eux des maisons individuelles et pour 46% des appartements[I 8].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Foix en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (7,4%) inférieure à celle du département (24,6%) mais supérieure à celle de la France entière (9,7%). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 49,2% des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (50,4% en 2013), contre 66,3% pour l'Ariège et 57,5% pour la France entière[I 9].
Résidences secondaires et logements occasionnels (en%)
7,4
24,6
9,7
Logements vacants (en%)
14,6
9,7
8,2
Voies de communication et transports
Logo du réseau de bus.
Carrefour touristique avec plus de 90 000 visiteurs par an, Foix se situe ainsi à 83 km au sud de Toulouse, sur la route nationale 20 entre Pamiers et la principauté d'Andorre et sur la route nationale 117 entre Perpignan et Saint-Girons. La ville est directement reliée à Toulouse par voie express (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A66).
Avec le train en gare de Foix sur la ligne du Transpyrénéen oriental, qui relie Toulouse à la Cerdagne par la vallée de l'Ariège et le col de Puymorens.
En bus avec les lignes intermodales d'Occitanie, et à l'intérieur de la ville, un réseau de transport en commun par des navettes F'Bus dessert les principaux lieux de la ville.
Article détaillé: Transports en commun de Foix.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Foix est vulnérable à différents aléas naturels: inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[44],[45].
Risques naturels
Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Foix.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, l'Ariège, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant le cours d'eau de l'Ariège figurent la crue torrentielle de 1982 et les inondations de plaine de 1996 et de 2005 de la Basse vallée de l'Ariège[46].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50% de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Foix[47]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[48].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le 28 mai 2004et révisé le 3 avril 2017[49].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves sur le bâti ou les personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[50].
Sur le département de l’Ariège, on dénombre cinq grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 80 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[51].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Foix est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[52].
Toponymie
L'étymologie du toponyme Foix est sujette à controverse. Deux théories principales s'opposent depuis plus d'un siècle et demi. La première est basée sur les Flussates, peuple aquitain cité par César, qui aurait donné Fuxenses et Fuxum. La seconde est simplement basée sur l'occitan Fois (en relation avec la 'fourche' que constitue la configuration des cours d'eau à la confluence de l'Arget et de l'Ariège).
Les grottes et abris situés sur le territoire de la commune (grottes du Rocher, du Saint-Sauveur et du Pech) sont occupés au moins par intermittence durant la préhistoire. Pour ce qui est du Rocher, la première trace d'occupation appartient au moustérien final (env. -40 000 ans, abris des Lianes). Le périgordien (env. -20 000 ans) n'est attesté qu'au pied du Saint-Sauveur (grottes de la Carane). Les grottes de la rue du Rocher témoignent ensuite d'une importante occupation magdalénienne (env. -10 000 ans), avec notamment des gravures pariétales représentant des chevaux, dans la grotte du Cheval. Ensuite, le néolithique n'a rien laissé, et une occupation humaine à peu près permanente ne débute qu'à l'Âge du bronze (env. -2 000, grottes du Saint-Sauveur, du Rocher et du Pigeonnier)[54].
L'époque gauloise (Âge du Fer et de La Tène, -800 à -500) a livré dans la ville quelques traces, mais leur interprétation dans un terrain remanié est difficile (débris et petits objets divers, notamment place Lazéma)[55].
Antiquité et Haut Moyen Âge
De multiples découvertes d'objets ou de débris attestent la présence humaine à Foix pour ces deux périodes[56].
Pour l'époque romaine, des monnaies et tessons d'amphores ont été trouvés sur le sommet du rocher, au sommet du Saint-Sauveur, et plus généralement un peu partout dans les environs, mais aucune trace d'urbanisation ou de substructions militaires romaines n'a été mise au jour, que ce soit sur le rocher ou dans la ville. Pour la fin de l'Empire Romain et le Haut Moyen Âge, le territoire de la ville a livré quelques menus vestiges, notamment des scories de forge dans le quartier de la Faurie, et des monnaies frappées entre le IIIeet leVIesiècle, mais toujours sans lien avec de quelconques substructions.
Monnaie mérovingienne avec mentions "CASTR FVSI" et "FRAMIGILLVS"Monnaie mérovingienne avec mentions "CASTRO FVSCI" et "ODARENTE MON"
Seize tiers de sou d'or (triens) mérovingiens (Ve – VIesiècles) portant des mentions «CASTRO FVS., FVC., FVSI, FVSCI» ont été trouvées à travers la France, dont certains frappés dans l'atelier monétaire toulousain de Framigillus[57]. Ces mentions sont généralement reconnues comme se rapportant à Foix (Castro Fuxi), témoignant de l'existence d'un castrum à Foix à cette époque, mais dont la localisation exacte n'est pas connue. Deux emplacements sont considérés comme les plus plausibles: le sommet du rocher, ou la confluence de l'Arget[58]
En définitive, si les ateliers monétaires suggèrent la présence d'un bourg vers les Ve – VIesiècles, rien n'indique encore la naissance d'un réel développement urbain; celui-ci ne débutera véritablement qu'au début du XIesiècle, avec l'installation de l'Abbaye et la création du comté comme entité indépendante de celui de Carcassonne[59]. Quant à la présence d'un fort ou d'un château sur le rocher avant le Xesiècle, cela reste purement spéculatif. La première mention du château sur une charte est le testament de Roger-le-vieux (1002) qui lègue la terre et le château de Foix à son fils Bernard Roger. L'abbaye occupant depuis peu le site du confluent, il y a lieu de penser que le château en question est bâti sur le rocher. Cependant, aucun élément de construction ou substruction datable d'avant le XIIesiècle n'a été trouvé sur le sommet du rocher à ce jour. De même, la fortification de la ville de Foix a débuté à la fin du Xesiècle[60].
La christianisation
La fondation, en 849, de l'abbaye Saint-Volusien permet le développement d'une vie urbaine du Xesiècle au XIIesiècle. La ville connaît son apogée au XIVesiècle.
Les comtes de Foix
Le plus connu est Gaston Phœbus, comte de Foix et vicomte de Béarn.
Articles détaillés: Liste des comtes de Foix et Comté de Foix.
La cité comtale et son château
Le château, dont les premières bases datent du Xesiècle[réf.nécessaire], est une solide place-forte qui résiste aux assauts répétés de Simon IV de Montfort entre 1211 et 1217, lors de la croisade des Albigeois, mais qui ne l'empêchera pas de mettre à feu et à sang le reste du comté.
En 1272, le comte de Foix refuse de reconnaître la souveraineté du roi de France. Philippe le Hardi prend en personne la direction d'une expédition contre la ville, le comte capitule.
En 1290, réunion du Béarn et du comté de Foix, la ville est pratiquement abandonnée par les comtes. Gaston Fébus est le dernier à avoir vécu au château qui, au XVIesiècle perd son caractère militaire. Le château est ensuite transformé en prison (il le restera jusqu'en 1864).
Différentes dynasties se succédèrent à la tête du comté comme les Grailly ou les Bourbons. Sous les Bourbons, la ville fit partie du royaume de Navarre.
Les guerres de religion
En 1536, commencent les premiers prêches réformés à Foix. En 1579, l'église de Montgauzy est détruite par les réformés. Le même sort est réservé à l'abbatiale Saint-Volusien de Foix en 1581[61]. L'année suivante, Foix est reprise par les catholiques, et en 1589, Henri de Navarre, comte de Foix, devient roi de France sous le nom d'Henri IV.
La Révolution
En tant que capitale comtale, la ville jouit d'un certain prestige et est choisie comme chef-lieu du département de l'Ariège en 1790.
Au XIXesiècle
Foix en 1880, Gravure du guide bleu d'Adolphe Joanne
Le Guide bleu d'Adolphe Joanne sur l’Ariège publié en 1880 décrit la ville de Foix comme ceci[62]:
«La ville, mal bâtie, mal percée, au sol inégal, est dominée par un rocher, haut de 58 mètres. Du château qui le couronnait il reste trois grandes tours, dont deux carrées; le donjon cylindrique, haut de 43 mètres fut construit en 1361 par Gaston Phoebus. Une prison a été bâtie entre les tours. L'église gothique de St Volusien dépendait de l'abbaye de ce nom. Le chœur est entouré de jolies chapelles. La préfecture et la bibliothèque (collection de médailles trouvées dans le pays, livres de chant de la cathédrale de Mirepoix, ornés de miniatures et d'arabesques) occupent les bâtiments de l'abbaye, reconstruits après l'incendie de l'an XII, sur le plan primitif. Le palais de justice est installé dans l'ancien château des gouverneurs. Le pont de l’Ariège, commencé au XIIes, a été élargi en 1832. Les casernes sont modernes, ainsi qu'une belle halle en fer. La belle promenade de la Villote conduit à l'Ariège. L'ermitage de Saint-Sauveur est situé sur une colline au Nord de la ville. Au Sud de la ville, sur un terrain bien cultivé, s’élèvent l’école normale de Montgauzy, une grande caserne et la prison."»
Seconde Guerre mondiale
Après six heures de combat, Foix est libérée le par la 3ebrigade de guérilleros, formée essentiellement d’Espagnols réfugiés en France lors de Retirada[63].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Foix est membre de la communauté d'agglomération Pays Foix-Varilhes[I 12], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Foix. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[64].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Foix, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 12].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Foix pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 12], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[65].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[66],[67].
Article connexe: Élections municipales de 2020 dans l'Ariège.
Foix est une ville ancrée à gauche depuis les débuts de la Troisième République.
Aux élections municipales du , la liste PS EELV menée par le candidat socialiste, Norbert Meler est élu au premier tour avec 2 297 voix soit 58,84% des suffrages exprimés. La liste «Vraiment à gauche» menée par Jean-Pierre Icre obtient 675 voix soit 17,75% des suffrages exprimés. La liste «Foix autrement» menée par Jean Cholin a obtenu 890 vois soit 23,41% des suffrages exprimés.
Au premier tour des municipales de 2008, on a vu arriver en tête trois listes de gauche (Liste PS: 43,70%; Liste DVG: 30,26%; Liste communiste: 10,85%), la liste de la majorité présidentielle se contente d'un petit 15,19% des suffrages exprimés. Score décevant d'autant plus qu'au deuxième tour, la liste UMP ne fera que 9,09%.
Législatives 2012 (1ertour): F. Massat réélue 53,20%
Présidentielle 2007 (2etour): Ségolène Royal 62,71% / Nicolas Sarkozy 37,29%
Législatives 2007 (2etour): F. Massat (PS) 65,43% / J. Rougé () 34,57%
Référendum 2005 (TCE): Oui 40,95% / Non 59,05%
Référendum 1992 (Maastricht): Oui 60,66% / Non 39,34%
Aux élections régionales de 2010, le candidat socialiste Martin Malvy arrive en tête avec 45,19% des suffrages, suivi de très loin par Europe Écologie avec 16,47%. La liste UMP recueille 15,98%. Lors de ce premier tour, la gauche (parlementaire) fuxéenne est aux alentours des 70%.
Les résultats à la présidentielle 2012 sont sans surprise dans la «ville socialiste». En effet, le candidat socialiste François Hollande arrive en tête des suffrages avec plus de 2 133 voix soit 39,45% des suffrages exprimés. Arrive loin derrière le candidat président Nicolas Sarkozy avec 1 002 voix soit 18,53% des suffrages exprimés. Contrairement à la tendance nationale, le troisième homme est Jean-Luc Mélenchon qui recueille 907 voix soit 16,77%. Marine Le Pen se contente de 646 voix soit 11,95% des suffrages exprimés.
Le second tour n'est qu'une formalité pour le candidat socialiste qui obtient 67,73% des suffrages exprimés (3 547 voix). L'ancien président n'a obtenu que 32,21% soit 1 685 voix.
Les résultats de l'élection présidentielle de 2017 indiquent un changement de préférences politiques pour les habitants de la ville de Foix, le candidat socialiste Benoît Hamon n'arrivant qu'en cinquième position avec 11, 34% des suffrages. Il arrive derrière Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. En effet, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du mouvement de La France insoumise arrive en tête avec 1 481 voix soit 28,61% des suffrages exprimés. Il est suivi du favori national Emmanuel Macron du mouvement En marche!, qui récolte 1 321 voix soit 25,52% des suffrages.
Au second tour, Emmanuel Macron remporte 3 103 voix, soit 73,93% des suffrages exprimés alors que Marine Le Pen, candidate du Front national, reçoit 26,07% des suffrages (1 094 votes). Pour ce second tour un taux d'abstention de 25,78% soit 1 735 habitants, ainsi 15,98% de votes blancs ou nuls; 62,36% de la population s'est exprimée pour l'un ou l'autre des deux candidats proposés.
Lors des municipales de 2020, le maire sortant Norbert Merler (Union de la gauche) est réélu dès le 1ertour avec 61,96% des suffrages exprimés.
Jumelages
Foix est jumelée avec:
Lleida(Espagne)depuis 1962 (communauté autonome de Catalogne);
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[71]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[72].
En 2019, la commune comptait 9 493 habitants[Note 12], en diminution de 2,45% par rapport à 2013 (Ariège: +0,39%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
3 265
3 509
3 959
4 552
4 857
4 699
4 714
5 086
4 684
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
5 257
5 507
6 746
6 706
6 362
7 076
7 369
7 568
6 722
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
7 065
6 750
6 806
6 165
6 461
6 279
7 006
7 798
7 632
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
8 156
9 331
9 599
9 282
9 964
9 109
9 605
9 712
9 731
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
9 452
9 493
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2006[74].)
Avec une population totale de 10 335 habitants au , et une aire urbaine d'environ 18 100 habitants, Foix est la deuxième commune la plus peuplée de l'Ariège. (Voir INSEE). Ayant pour commune limitrophe Varilhes, les aires urbaines de Foix et l'aire urbaine de Pamiers (32 100 habitants) devraient prochainement fusionner.
La ville confirme sa progression démographique dans le courant des années 2000, moyennant 50 habitants supplémentaires chaque année.
D'ailleurs, demeurée pendant longtemps la plus petite préfecture de France, Foix dépasse actuellement Privas, qui est la préfecture de l'Ardèche.
Enseignement et éducation
Enseignement primaire: école primaire Lucien-Goron, école primaire de Cadirac, école primaire le Cardie, école primaire du Courbet, école primaire des Bruilhols
Enseignement secondaire: collège Lakanal (3 fois vainqueur au Rallye Citoyen de l'Ariège sur 4 éditions), lycée général et technologique Gabriel-Fauré, lycée professionnel Jean-Durroux
Enseignement supérieur: Centre universitaire de l'Ariège - 450 étudiants
Sports
Équipements sportifs
Stades: Le stade Jean-Noël Fondère (stade d'honneur) avec plus de 1 500 places, le complexe sportif de l'Ayroule comprenant deux stades de foot, un terrain de rugby de taille réglementaire et un petit terrain pour l'école de rugby, trois courts de tennis extérieurs sur terre battue, et deux intérieurs sur dur, un parcours de footing. Une descente de kayak d'une centaine de places assises environ (a accueilli les championnats du monde de kayak junior en 2010)- stade d'eaux vives. Un vélodrome en béton de 250 m (a accueilli les championnats de France de cyclisme sur piste en 1989, rénové en 2017). Trois gymnases, un au collège Lakanal, un à l’école primaire, et celui de la salle multi-sports du Lycée professionnel Jean-Duroux, de Ferrière avec environ 200 places assises. 1 dojo. salle de gymnastique. Une piscine avec bassins intérieurs et extérieurs. Un Skatepark. Les clubs: de rugby à XV qui évolue en Promotion d'honneur territoriale, l'Union sportive fuxéenne (USF) —ayant évolué en première division en 1967-1968, 1964-1965, 1963-1964, 1962-1963, 1961-1962, 1960-1961 et 1959-1960—, club de tennis, club de football de Division honneur régional, club de basket-ball d'excellence, club de cyclisme (cyclisme traditionnel et école de vélo), club de tennis de table, club de handball (Montgailhard), ainsi que plusieurs autres clubs[79].
Activités sportives
Lieu de passage ou d'étape du Tour de France comme en 2008 (11e étape), de la route d'Occitanie, du tour de l'Avenir...
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 4 768 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 9 375 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 160 €[I 13] (19 820 € dans le département[I 14]). 44% des ménages fiscaux sont imposés[Note 14] (40,7% dans le département).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 607 personnes, parmi lesquelles on compte 70,2% d'actifs (57,5% ayant un emploi et 12,7% de chômeurs) et 29,8% d'inactifs[Note 15],[I 15]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui du département en 2008.
La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Foix[Carte 2],[I 18]. Elle compte 7 181 emplois en 2018, contre 7 201 en 2013 et 7 669 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 291, soit un indicateur de concentration d'emploi de 218,2% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,6%[I 19].
Sur ces 3 291 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 874 travaillent dans la commune, soit 57% des habitants[I 20]. Pour se rendre au travail, 75,2% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4% les transports en commun, 16,8% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,1% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 21].
Activités hors agriculture
1 158 établissements[Note 16] sont implantés à Foix au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 17],[I 22].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
1 158
100%
(100%)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
71
6,1%
(12,9%)
Construction
100
8,6%
(14,2%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
334
28,8%
(27,5%)
Information et communication
35
3%
(1,8%)
Activités financières et d'assurance
54
4,7%
(2,8%)
Activités immobilières
68
5,9%
(4,2%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
170
14,7%
(13,2%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
205
17,7%
(14,4%)
Autres activités de services
121
10,4%
(8,8%)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,8% du nombre total d'établissements de la commune (334 sur les 1158 entreprises implantées à Foix), contre 27,5% au niveau départemental[I 23].
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[80]:
SAS Fuxedis, hypermarchés (36 606 k€)
Societe Grau, commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (23 984 k€)
Gilver, hypermarchés (22 505 k€)
Autorama Evasion, commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (19 455 k€)
Ariege Tres Haut Debit, conseil en systèmes et logiciels informatiques (5 103 k€)
Foix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ariège, qui gère l'Aérodrome de Pamiers - Les Pujols, ainsi qu'un institut de formation par alternance (IFCAP)
La commune fait partie de la petite région agricole dénommée «Région sous-pyrénéenne»[81]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 18] sur la commune est l'élevage de bovins, lait, élevage et viande combinés[82].
1988
2000
2010
Exploitations
58
26
15
Superficie agricole utilisée (ha)
562
631
498
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 58 lors du recensement agricole[Note 19] de 1988 à 26 en 2000 puis à 15 en 2010[82], soit une baisse de 74% en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48% de ses exploitations[84]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 562ha en 1988 à 498ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 10 à 33ha[82].
Culture locale et patrimoine
Vue du sud est
Lieux et monuments
Château de Foix.
Le château
Article détaillé: Château de Foix.
Le château se dresse sur un piton rocheux, juste à l'ouest du centre-ville. La majorité de l'édifice actuel date du XIIeauXIVesiècle. Nous distinguons alors actuellement:
au nord, la tour carrée, couverte d'un toit d’ardoises à la fin du XIXesiècle, qui est certainement la tour la plus ancienne car elle daterait des XIeetXIIesiècles;
la tour du milieu construite au cours du XIIIesiècle qui fut entièrement réaménagée au XIVesiècle. Elle présente de belles caractéristiques architecturales: têtes sculptées aux culs-de-lampe et blasons en clefs de voûte;
la tour ronde, plus tardive, qui présente quant à elle une architecture gothique avec de vastes baies éclairant de belles salles voûtées de plan hexagonal.
Article détaillé: Abbatiale Saint-Volusien de Foix.
Des chanoines réguliers de saint Augustin prennent possession en 1104 d'une abbaye abritant les reliques de saint Volusien[85]. C'est alors que la construction d'une vaste église à trois nefs, comprenant un transept, est entreprise. Au XIVesiècle, le chevet roman est remplacé par un nouveau chœur de forme polygonale.
L'édifice est ruiné pendant les guerres de Religion; les reliques sont brûlées. Les travaux de reconstruction sont entrepris à partir de 1609 et sont vraisemblablement achevés vers 1670 (voûte).
De l'église médiévale, il subsiste principalement le portail et la base des murs de la nef[86].
On y trouve un orgue de 40 jeux construit par Fermis en 1869 et restauré en 2007[87].
Un cèdre que personne n'a jamais pris la peine de retirer a élu domicile vers 1900 à la base du mur ouest du clocher et pousse tout déformé dans l'espace restreint entre l'église, la grille de la préfecture et les maisons faisant face. La circonférence de son tronc atteint maintenant 3 m.
Abbatiale.
Abbatiale.
Orgue de l'abbatiale.
Autres monuments
Les toits de la vieille ville, vus du château.
Vieille ville: elle conserve aujourd'hui son caractère médiéval. En témoignent les ruelles étroites (rue des Marchands, rue des Chapeliers), ainsi que quelques maisons à colombage. Bien que cela échappe au regard de nos jours à cause des enduits ajoutés ultérieurement, les maisons de la vieille ville sont, pour une part importante, bâties sur une ossature de bois à colombages. La rue des Grands Ducs est un des derniers vestiges des constructions médiévales, c'est une ruelle étroite et escarpée, avec des pontils qui sont passerelles reliant les maisons de part et d'autre de la rue. Dans la rue des Marchands, la maison des Consuls abritait cette institution (Consulat de Foix) aux temps du comté de Foix puis de l'Ancien Régime. L'horloge de la ville était placée au sommet de la tour de l'Horloge (rue de l'Horloge). Il ne subsiste rien des trois remparts successifs de la cité (XIIe, XIIIeetXVesiècles), seul leur tracé est connu.
Une porte en bois sculpté, sise 37 rue du Rival, datée de 1617, est classée monument historique.
La façade de la maison dite des Cariatides située en face de la Préfecture, est classée également.
Chapelle Notre-Dame[88] et domaine de Montgauzy (le mont de la Joie)[89]: de l'église primitive de style roman, puis de l'église du XIIIesiècle, il ne reste rien. L'église actuelle date en partie de 1628, et a gardé le plan roman et un portail qui en imite le style. L'histoire de la chapelle de Montgauzy est mouvementée. Sa fondation commémore la victoire de Charlemagne sur les Maures en 778, et la chapelle devient lieu de pèlerinage. En 1340, l'évêque de Pamiers, Arnaud de Villemur, doit intervenir face à certaines incivilités des pèlerins qui sont de plus en plus nombreux (on signale de bruyantes veillées). Le , la chapelle est l'une des nombreuses cibles des réformés et en 1579 le gouverneur du château de Foix la fait démolir. Elle est reconstruite en 1628 et le pèlerinage reprend. Après la Révolution, devenant bien de l'État, elle est vendue en 1791. Cette propriété privée, faute d'entretien, tombe alors en ruine. C'est au tour du département d'en faire l'acquisition en 1840. l’École normale est installée dans le domaine et en 1843, la chapelle est rendue au culte. À nouveau fermée en 1883, le mobilier en est dispersé. Après des réparations en 1943, elle est à nouveau rouverte au culte. Depuis 2018, la chapelle est rénovée par des bénévoles, la messe y est toujours célébrée et la chapelle reste ouverte tous les jours de la semaine[90].
Le Chalet de Lauquié, restauré en 2012 abritait le siège de la Gestapo durant l'Occupation.
Fontaine du XVIIIesiècle en haut de la rue du Palais de Justice, au pied des escaliers menant au château de Foix. La plus ancienne fontaine de la ville est la fontaine de l'Oie, alimentée par la source du Vivier. Initialement placée au milieu de l'étroite place de Labistour et gênant le passage, elle dut ensuite être déplacée contre un mur de façade. L'actuelle ornementation en bronze date du XIXesiècle.
Chapelle Notre-Dame de Montgauzy.
Vieille ville.
Fontaine de l'Oie, date de 1337.
La rue des Grands Ducs.
Porte de 1617, rue du Rival.
Fichier:Fontaine au pied des escaliers menant au château de Foix.jpg
Fontaine du XVIIIesiècle à Foix.
Autres lieux
Les Allées de Villote: le lieu «Villote» (petite ville) était au Moyen Âge un espace situé hors de l’enceinte entourant la ville construite en 1330. Des exécutions capitales se déroulaient parfois à l’emplacement des allées actuelles. Au XVIIIesiècle, après la destruction des murailles de la ville, des plantations d’arbres et des travaux d’urbanisme avec fontaine et orchestre champêtre, en font le lieu de promenade privilégié des Fuxéens. Le site abrite alors actuellement les festivités de la ville, le marché (chaque vendredi) ainsi que bon nombre de commerces, de lieux de restauration et de services publics.
La halle aux grains, datant de 1870, est dans le style des halles de Victor Baltard. Cette halle, dont on retrouve exactement le même modèle à Mirepoix, a fait l'objet d'une restauration en 2009[91].
Le parc de Bouychères au bord de l'Ariège, une ancienne propriété diocésaine incluant un bois de pins douglas, acquise en 2012 et récemment aménagée en espace de loisirs par la commune[92].
La chapelle Saint-Jacques datant du XVIIesiècle[93], Allées de Villote. De nombreux objets sont référencés dans la Base Palissy[94]. La toiture a été restaurée de à [95]. La chapelle a été désacralisée en 2015 et mise en vente depuis la même année[93].
Le temple de l’Église protestante unie de France de Foix, rue de Verdun.
La chapelle de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge au hameau de Labarre.
La chapelle au hameau d'Armeilhac.
La halle aux grains.
Le jardin public.
Allées de Villote.
La rue de La Faurie.
Illuminations de fin d'année.
Le parc de Bouychères.
Personnalités liées à la commune
Louis de Bassompierre, abbé de Saint-Volusien.
Jean-Auguste de Lapasse, gouverneur en 1612 du château de Foix[96].
Henri Joseph Vincent Latour (1751-1826), général de la Révolution et de l'Empire.
Raymond Gaston (1757-1836), homme politique et un révolutionnaire né à Foix.
Jean-Jacques Calvet (1760-1835), homme politique.
Joseph Lakanal (1762-1845), membre de la Convention nationale sous la Révolution.
Frédéric Soulié (1800-1847), romancier et journaliste.
Charles de Freycinet (1828-1923), ingénieur, président du conseil des ministres et plusieurs fois ministre, né à Foix.
Irénée Cros (1887-1943), résistant, Compagnon de la Libération.
Eugène Trutat (1840-1910), photographe, naturaliste, directeur du Museum d'histoire naturelle de Toulouse.
Ernest Gouazé (1910-1991), résistant et déporté;
Conchita Ramos (1925-2019), résistante et déportée, héroïne des maquis de l'Ariège, a vécu à Foix[97];
Louis Pailhas (né en 1926), directeur de l'École nationale de l'aviation civile de 1967 à 1982.
Alexandre Rauzy, député sous la Troisième République, militant de la SFIO et du Parti socialiste démocratique.
Jean Clottes (1933), préhistorien mondialement renommé, a débuté comme professeur d'anglais au lycée de Foix.
Marianne Lecène (1937), speakrine à la RTF et actrice.
Jacques Crampagne (né en 1944), rugbyman international.
Georges-Patrick Gleize (1952), écrivain et romancier.
Claudine Pailhès (née en 1952), directrice des archives départementales de l'Ariège à Foix de 1976 à 2017.
Jean-Yves Ferri (né en 1959), auteur de bandes dessinées.
Françoise Banat-Berger (née en 1962), directrice des Archives nationales.
Jacques Delpla (né en 1966), économiste.
Claude Sirvent (né en 1971), international de rugby à XIII.
Éric Carrière (1973), footballeur et chroniqueur à la télévision.
Clémence Castel (née en 1984), personnalité de la télévision, notamment deux foix vainqueur de Koh-Lanta.
Cyril Moliner (né en 1990), joueur de rugby à XIII.
Lorena Azzaro (née en 2000), footballeuse championne d'Europe des moins de 19 ans.
Culture populaire
Philatélie
En 1955, la poste émet un timbre postal de 50 centimes, noir, vert, jaune et rouge représentant les Armoiries du comté de Foix qui porte la référence YT 1044. Il fait partie de la série des Armoiries de provinces.
En 1958, la poste émet un timbre postal de 15 francs, outremer, gris, brun et vert représentant le Château de Foix qui porte la référence YT 1175[98].
Folklore et traditions
Une comptine enfantine évoque la ville de Foix avec des rimes de mots homophones:
Il était une fois Une marchande de foie Qui vendait du foie Dans la ville de Foix
Elle se dit ma foi C'est la première fois Et la dernière fois Que je vends du foie Dans la ville de Foix
La Confrérie de la saucisse de Foix assure la promotion de cette spécialité locale.
Héraldique et devise
Blason de Foix D'or à trois pals de gueules.
Blason de Foix-Béarn Écartelé en 1 et 4 d'or aux trois pals de gueules et en 2 et 3 d'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre.
Blason de Foix-Béarn-Bigorre Écartelé en 1 et 4 d'or aux trois pals de gueules, en 2 et 3 d'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre et au centre d'or à deux lions léopardés de gueules armés et lampassés d'azur l'un sur l'autre.
La devise de la ville de Foix est «Toca-i se gosas», ce qui signifie en occitan: «Touches-y si tu oses». Cette devise fait référence au château de Foix, réputé imprenable au Moyen Âge.
Notes et références
Notes et cartes
Notes
Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[8],[9]
Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[13].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[27].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[83].
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Fois est l'orthographe occitane normale, voir la p.448 chez: Loís Alibèrt (1935) Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Toulouse: Societat d’Estudis Occitans [reed. 1976, Montpellier: Centre d’Étudis Occitans, — reprint reed. 2000, Barcelone: Institut d’Estudis Catalans / Institut d’Estudis Occitans].
Gabriel de LLobet, Foix Médiéval, Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, 1975, p.9
de LLobet, op. cit., p.10-11
de LLobet, op. cit., p.12
A de Belfort, Description générale des monnaies mérovingiennes..., 1892; cf monnaies No 1441 à 1455, p.406-411(lire en ligne)
Florence Guillot,Saint-Volusien au Moyen Âge, une abbaye à l’ombre du château de Foix, 2011; non paginé, cf. f° 4 et 5 (lire en ligne)
Adolphe Joanne, Géographie du département de l'Ariège / par Adolphe Joanne,..., Hachette, , 58p. (lire en ligne), p.49
René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris: des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2eédition. (ISBN2-905828-32-3), p.154
Claudine Pailhès, Foix et ses environs, Joué-lès-Tours, A. Sutton, , 128p. (BNF37638388).
Claudine Pailhès, Le comté de Foix: un pays et des hommes: regards sur un comté pyrénéen au Moyen âge, Cahors, la Louve éditions, , 462p. (BNF40958710, lire en ligne).
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