ChampagnoleÉcouter est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté et de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.
Vue sur le Mont-Rivel depuis Champagnole.Centre-ville: terrasse de café sur le trottoir de l´Avenue de la République avec le château d'eau en arrière-plan.
Ses habitants sont appelés les Champagnolais.
Géographie
Champagnole, surnommée «la Perle du Jura», est une ville au centre géographique du département jurassien.
La ville de Champagnole est située au carrefour de la N5 provenant de Dijon et Dole en direction de Genève en Suisse et de la RD471 conduisant de Lons-le-Saunier à Pontarlier dans le département du Doubs. Depuis 1993, la rocade soulage la ville du transit de la nationale 5. Celui de la D471 est, à Pont-du-Navoy, redirigé sur la RD5 (en provenance de Voiteur et Château-Chalon) pour éviter le centre de Champagnole et atteindre la rocade.
La ville est située sur la rive droite de l'Ain, au confluent avec la Londaine. Le centre de Champagnole est situé sur l'interfluve de ces deux cours d'eau. Toujours sur la rive droite de l'Ain, son autre affluent l'Angillon crée la limite avec Ardon au nord, et Crotenay au nord-ouest et à l'ouest.
Relief
L'altitude du centre-ville de Champagnole est de 540 mètres environ.
L'altitude minimum et maximum sont de 476 m et 783 m[2].
La ville se situe au pied du mont Rivel, qui culmine à 805 m d'altitude.
Panorama de Champagnole.
Cadre géologique
Article détaillé: géologie du massif du Jura.
La commune s'inscrit dans la grande région naturelle du Jura externe, où elle s'est installée au Nord de la combe d'Ain dominée par la côte de l'Heute qui sépare le plateau de Champagnole du plateau de Lons-le-Saunier[Note 1]. La carte géologique de Champagnole présente un sous-sol composé de terrains alluvionnaires glaciaires et des moraines[Note 2]. La ville est dominée au Nord par le Mont Rivel qui correspond à une butte-témoin isolée du plateau de Champagnole[3].
L’ancienne carrière à ciel ouvert du Mont Rivel est creusée dans cette butte témoin. «Le front de taille, accessible à partir de plusieurs plateformes d'exploitation, offre une coupe de 60 mètres de puissance présentant une alternance de marnes et de calcaires de Oxfordien supérieur. Exploitée dès le XIXesiècle, pour produire de la chaux puis du ciment, la carrière est abandonnée depuis 1995[4]».
Carte géologique simplifiée des unités structurales du massif du Jura.
La Combe d'Ain.
Climat
Le climat de Champagnole est un climat de type semi-continental à influence montagnarde: Les températures peuvent atteindre -20° certaines années en hiver rigoureux et 35° en été. En automne et au printemps, les températures sont de 20° en moyenne. La pluie est assez fréquente, ainsi que la neige en hiver (novembre à mars).
Toponymie
Champagnols vient de champ en ancien français, Campairols en Languedoc[5].
Campagne, paysage découvert avec habitat groupé au centre de cultures céréalières, avec rotation de jachères que le bétail paissait et fumait. Ancien français champagne, «plaine, grande étendue de pays plat», et adjectif ancien français champagne, «des champs, campagnard», latin médiéval campania, «champ, pièce de terre du manse dominical», bas latin campania, «plaine», du pluriel neutre latin substantivé campanea, pris pour un féminin, de l´adjectif campaneus, campanius, «de la campagne», dérivé tardif de campus, «plaine, campagne cultivée»[6].
Urbanisme
Typologie
Champagnole est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[7],[8],[9].
Elle appartient à l'unité urbaine de Champagnole, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[10] et 9 902 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[11],[12].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Champagnole, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 43 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Dans les années 1960, Champagnole voyait par l'arrivée des ouvriers industriels et de leurs familles un changement démographique fondamental, qui demandait une création rapide des HLM.
Même aujourd'hui, l'architecture de la ville souffre un peu des bâtiments vite construits au cours de ces années.
À l'embellissement de l'aspect de la ville et au renforcement de l'identification avec Champagnole la ville lançait en 2011 l'opération Art urbain & Rencontres:
avec la participation des habitants et en coopération avec des artistes locaux naissait une action collective et intergénérationnelle pour élaborer ensemble visuellement le propre environnement[15].
À cette forme de l'art urbain les techniques artistiques différentes sont appliquées, avant tout le pochoir, la peinture murale et la mosaïque.
Annuellement, l'action est continuée[16].
Malheureusement la participation de certains propriétaires de maison à l'embellissement des façades est partiellement réservée, aussi dans l'avenue principale - malgré la possibilité de la réception des subventions -, et beaucoup de façades ne sont pas rénovées.
Pixel art dans la Rue de Combettes.
Peinture murale près de la place Camille Prost.
Action Art urbain & Rencontres dans l'Avenue Jean Jaurès.
Art urbain dans la Rue Baronne Delort.
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,1% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (46,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (44,4%), prairies (25,6%), zones urbanisées (16,8%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,8%), zones agricoles hétérogènes (2,2%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7%), terres arables (1,3%), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2%)[17].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[18].
Histoire
Antiquité
Le territoire de la commune est fréquenté dès la préhistoire: des campements et des abris sous roches témoignent de la présence de ses lointains ancêtres sur le deuxième plateau jurassien.
L'histoire ancienne de Champagnole est indissociable du Mont Rivel, la montagne qui la domine tout comme la commune voisine de Saint-Germain-en-Montagne.
Époque gauloise: l'occupation par les Séquanes est avérée mais il est difficile d'en mesurer l'importance (Champagnole est à au nord du site controversé de Chaux-des-Crotenay).
Époque romaine: sanctuaire romain, avec un fanum octogonal et un second rectangulaire.
IIIesiècle: pillage du sanctuaire.
IVesiècle: réoccupation partielle.
Vesiècle: abandon du site.
Moyen Âge
Xesiècle: mention de Campanola in pago scodiensium.
1130: l'archevêque de Besançon donne une partie de l'église de Champagnole à l'abbaye de Balerne qui détient déjà l'autre part.
Humbert IV de Salins hérite des terres entre Angillon, Londaine et Ain au décès de son père Humbert III de Salins dont il était le fils cadet, frère de Gaucher III. Il construit alors le château en secteur sud du Mont Rivel pour mieux gérer ses possessions.
XIIesiècle: le fief du Mont Rivel (ou de Montrivel) paraît comprendre, outre Champagnole, Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon et Vannoz. À proximité, les Salins avaient la seigneurie de Châteauvillain du Jura (Château-Villain à Sirod sur la crête faisant la limite avec Bourg-de-Sirod: cf. 5).
1210: Nicolette dite de Traves ou de Salins, supposée nièce d'Humbert IV de Salins et petite-fille d'Humbert III, transmet le fief à son mari Simon de Commercy[19].
1240: le fief est transmis à leur fils Gaucher Ier de Commercy.
1242: Jean Ier de Chalon l'Antique, futur comte régent de Bourgogne-Comté (1248) et ancien comte de Chalon, seigneur de Salins depuis 1237, obtient de Gaucher Ier(en 1258 le comte Jean épousera en troisièmes noces la petite-fille de Gaucher, Laure de Commercy, d'où les Chalon-Arlay, princes d'Orange) qu'il n'y ait plus de construction de fortifications.
1286: Gaucher II, fils de Gaucher Ier de Commercy et oncle de Laure, prête hommage à son petit-neveu Jean (II)-Ier de Chalon-Arlay, fils de Jean l'Antique et de Laure de Commercy, pour le Mont Rivel.
1315: Guillemette de Commercy, fille de Gaucher II et petite-fille de Gaucher Ier de Commercy, cousine germaine de Laure de Commercy, épouse de Guillaume de Sainte-Croix, chevalier, sire de Longe-pierre, vend la seigneurie à son petit-cousin Hugues de Chalon-Arlay, fils de Jean Ier de Chalon-Arlay et petit-fils de Laure, pour 2200 florins.
1320: Hugues Ier de Chalon-Arlay accorde une charte aux villageois de Champagnole favorisant les activités nouvelles ainsi que la circulation des biens et des personnes.
XIVesiècle: trois moulins et deux battoirs fonctionnent déjà.
État restitué du château du mont Rivel au XVesiècle. Vue plongeante du nord-est. Proposition basée sur le relevé planimétrique de 1992.Château du mont Rivel. État restitué au XVesiècle. Vue du nord-est.
1479: destruction de la ville par les troupes de Louis XI de France.
1480: le château du Mont Rivel semblerait avoir été incendié par les troupes de Louis XI.
Époque moderne
XVIesiècle: abandon du château, mais la seigneurie de Champagnole et des environs gardera le nom de Montrivel, avec Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon, Ney, Vannoz, Vers-en-Montagne... La seigneurie reste aux mains des Chalon-Arlay, princes d'Orange (aussi seigneurs de Lons, Montaigu, Pymont, Montmorot, Nozeroy, Arlay, Orgelet, Valempoulières, Monnet, Châtelbelin à Salins, Dramelay, Arguel...), jusqu'à la mort de Philibert en 1530 et celle de son neveu René de Nassau-Chalon en 1544. Succèdent à ce dernier ses propres cousins les stathouders d'Orange-Nassau à partir du Taciturne (XVIe – XVIIesiècles), évincés au XVIIIesiècle au profit des Gand-Vilain d'Isenghien (Izegem 5), fondus eux-mêmes dans les Brancas de Lauraguais puis les d'Arenberg (cf. l'article Montaigu).
1580: incendie de la ville.
1637: le duc de Longueville met le feu après avoir pris la ville.
1742: incendie de 37 maisons de la ville.
1750-1755: Construction de l'église actuelle.
1782: les Muller, négociants en tissus d'origine lyonnaise, reprennent et développent considérablement les forges des bords de l'Ain à Champagnole.
1792: Dans la nuit du 6 au 7 septembre, incendie complet des moulins, rue du Pont de l'Épée.
1792: Achats du retable et de l'orgue de l'église à Poligny, après la suppression du couvent des Ursulines.
1798: Le 28 avril, un terrible incendie ravagea Champagnole en deux heures; 280 familles se retrouvèrent privées de tout. Les maisons n'étaient pas encore en pierre, mais en bois de sapin et étaient une victime rapide des flammes[20].
Époque contemporaine
1867: Ouverture de la gare de Champagnole en direction d'Andelot.
1889: Deux nefs latérales sont érigées pour agrandir l'église.
1890: 14 juillet: Ouverture de la gare de Champagnole en direction de Saint-Claude[21]; cette ligne devient plus tard la ligne des hirondelles.
1891: Ouverture de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1892: L'électricité remplace le pétrole dans l'éclairage de Champagnole.
1905: L'artillerie enfonce les portes de l'église de Champagnole et de Mont-sur-Monnet. (5 mars).
1912: Production d'aciers spéciaux au creuset, laminés aux forges de Syam (aciers rapides Ramboz).
1914 – 1918: Avec la mobilisation générale tous les hommes aptes à la guerre sont recrutés pour la Première Guerre mondiale. Comme presque toutes les villes, Champagnole semblait comme un lieu avec seulement des femmes, des enfants et des vieillards; les femmes prenaient en charge les travaux et les responsabilités, dont elles avaient été privées jusque-là. À la fin de la guerre, 120 hommes de la ville ont perdu leur vie[22].
Pendant la guerre des troupes canadiennes établissent leur campement à Champagnole pour exploiter le bois de la Forêt de la Joux pour servir le besoin énorme de la machine de guerre.
1916: Fondation des aciers de Champagnole.
1924: 14 juillet 1924, ouverture du premier tronçon de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas (Champagnole - Sirod) des Chemins de fer vicinaux du Jura.
1928: Lignes électrifiées 1 500 volts en continu. Champagnole – Foncine-le-Bas (photo) et Nozeroy - Boujailles électrifiées le 18.03.1928.
1938: Fermeture aux voyageurs de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
1940: De juin 1940 à septembre 1944, soit presque quatre ans, Champagnole a été occupée par l’armée Allemande
1944: Champagnole a été libérée des Allemands le 3 septembre 1944
1950: Fermeture aux voyageurs de la ligne Champagnole – Foncine-le-Bas.
1953: déclassement de la ligne à voie normale Champagnole – Lons.
27 juillet 1964[23]: L'effondrement des galeries de la carrière de calcaire des Cimenteries de Champagnole fait 5 victimes parmi les mineurs et une parmi les sauveteurs. La recherche et le sauvetage des neuf survivants font la une de l'actualité jusqu'au 8 août[24],[25]. L'évènement est commémoré par les syndicalistes de la commune chaque 1er mai devant la stèle du souvenir.
Politique et administration
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1947
1973
André Socié
SFIO puis CDP
Professeur Conseiller général (1945-1973) Président du Conseil Général (1967-1973)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2019, la commune comptait 8 014 habitants[Note 5], en augmentation de 1,43% par rapport à 2013 (Jura: −0,5%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 472
1 548
1 764
2 439
2 934
3 146
3 276
3 303
3 179
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 967
3 193
3 366
3 294
3 418
3 700
3 744
3 588
3 676
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
3 830
3 719
3 785
3 855
4 423
4 542
4 726
5 022
5 862
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
7 531
9 273
10 293
9 713
9 250
8 616
8 296
8 135
8 077
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
7 916
8 014
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
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Manifestations culturelles et festivités
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Santé
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Sports
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Médias
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Cultes
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Économie
L'activité économique de Champagnole était pour longtemps principalement industrielle. Avec la désindustrialisation de la France et après la fermeture des usines la ville s´est transformé de plus un plus en un centre commercial important.
Industrie
La ville étant entourée de massifs forestiers, l'exploitation du bois et de ses dérivés fournit les matières premières aux fabriques de meubles, de mobilier de salle de bains, ou bien encore à l'artisanat avec la boissellerie et les jeux en bois.
L'Ain est également à l'origine d'autres industries à Champagnole: moulins, sidérurgie, fonderie d'aluminium, aciers spéciaux, tréfilerie de profilés spéciaux. Les Forges de Syam, classées monument historique, en sont un représentant.
On y trouve aussi des imprimeries, des usines d'injection plastique et micro-mécanique, des fabriques de lunettes.
Jusque dans les années 1990 se trouvaient à Champagnole les usines de jouet Jouef (trains miniatures) et les Cimenteries de Champagnole.
Ses spécialités alimentaires sont la charcuterie, avec le «fumé du Jura» (jambon), les miels (épicéa, fleurs), les fromages de lait de vache (Comté) ou de chèvre et d'autres produits laitiers.
Après la fermeture des aciéries en 1993, et de Jouef dans les années 2000, Champagnole a connu un déclin économique indiscutable.
Commerce
Champagnole est un centre commercial important pour la région du plateau jurassien. La densité de commerces par habitant y est d'ailleurs très importante, 2 fois supérieure à la moyenne nationale. Pas moins de 7 supermarchés ou supérettes se disputent le marché local. Le plus grand d'entre eux est un Super U de 4 500 m2 qui a été construit près de l'espace Mont Rivel. Il forme ainsi un centre commercial appelé Le Village avec entre autres les magasins Gémo, Gifi et un McDonald's. Il y a aussi un Intermarché de 2 450 m2 et un E. Leclerc[34]. Les grandes surfaces à dominante alimentaire sont complétées par un Colruyt et les hard discounteurs Lidl, ALDI et Leader Price, et aussi des spécialistes comme Darty.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Musée
Musée archéologique (XXesiècle), Rue Baronne Delort. Il présente des trouvailles gallo-romaines et mérovingiennes mises au jour par les fouilles effectuées dans le canton de Champagnole, en 1965 et 1992.
Patrimoine architectural
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Juliette de Champagnole XVIIIesiècle
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Champagnole (XVIIIe s), Rue Baronne Delort. Elle contient un autel, un retable et un orgue du XVIIIe s, inscrits au titre des monuments historiques depuis 1994[35]. Les deux premiers objets proviennent de la congrégation des Ursulines de Poligny, et le dernier[36] de celle des Dominicains de cette même ville.
Château d'eau de Champagnole (XIXe s), dont la tour et l'horloge publique sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis 1990[37];
Hôtel de ville (XIXe s), Rue Baronne Delort, dont le vestibule, l'escalier et l'élévation sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis 1997[38];
Halte ferroviaire (XXIe s), Rue des Jardiniers, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[39]. Construite en 2002, à l'initiative du conseil régional de Franche-Comté, cette halte dessert le lycée Paul-Émile Victor, situé dans la Rue de Gottmadingen, voisine.
Patrimoines industriel et artisanal
Extraction et production
Centrale hydroélectrique (XIXe-XXe s), lieu-dit "La Roche", inscrite à l'IGPC, depuis 1997[40];
Centrale hydroélectrique des Forges (XXe s), Rue Adrien Muller, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[41].
Transformation et négoce
Ancien moulin (XVIIIe s), puis minoterie, scierie, bimbeloterie et centrale (XIXe-XXe s), aujourd'hui bimbeloterie et centrale hydroélectrique, Ruelle des Moulins, inscrit à l'IGPC, depuis 1997[42];
Forges de la Serve (XIXe-XXe s), Rue Adrien Muller, inscrites à l'IGPC, depuis 1997[43];
Anciennes scierie et aciérie (XIXe-XXe s), aujourd'hui aciérie, Rue Clemenceau, inscrites à l'IGPC, depuis 1997[44];
Cimenterie (XIXe-XXe s), Chemin de Mont-Rivel, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[45];
Fromagerie (XIXe s), Rue du général Leclerc, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[46];
Anciennes meubleries (XXe s), sises aux rues Clemenceau, Edouard Herriot, Herman Picaud, Paul Crétin, et Victor Bérard, ainsi qu'au lieu-dit "Les Moutoux", inscrites à l'IGPC, depuis 1997[47],[48],[49],[50],[51],[52],[53];
Ancienne bimbeloterie Bazinet (XXe s), Rue Léon et Georges Bazinet, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[54];
Ancienne quincaillerie (XXe s), aujourd'hui lunetterie, Rue Baronne Delort, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[55];
Imprimerie (XXe s), Rue du général Leclerc, inscrite à l'IGPC, depuis 1997[56].
Infrastructures
Gare (XIXe s), Avenue de la Gare, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[57]. Elle est située sur la ligne Saint-Claude-Dole-Paris et le chemin de fer touristique de la «ligne des hirondelles»;
Passerelle ferroviaire (XIXe s), Rue du Stand, inscrite à l'IGPC, depuis 2004[58];
Maison de garde-barrière et passage à niveau no8 (XIXe s), Rue Léon et Georges Bazinet, inscrits à l'IGPC, depuis 2004[59];
Ponts ferroviaires (XXe s), sur RD et RN 5, inscrits à l'IGPC, depuis 2004[60],[61];
Point de départ de la Route des Sapins (42 km), traversant les forêts de la Fresse, de la Joux et de Levier;
Parc de Belle-Frise, Avenue de la République;
Jardin des Sœurs de la congrégation Notre-Dame de Fidélité, Rue du Sauget, inscrit à l'IGPC, depuis 1995[62]
Jardin des Sœurs de la congrégation Saint-Joseph, Rue du Général Leclerc, inscrit à l'IGPC, depuis 1995[63]
À voir près de Champagnole
Dans un rayon de 25 km:
Complexe des 5 lacs, composé des lacs d'Ilay, de Narlay, du Vernois, et du Petit et du Grand Maclu, visible depuis un belvédère situé à quelques kilomètres de La Chaux-du-Dombief;
Fabien Secondo (né en 1990), champion du monde 2018 amateur du contre la montre (cyclisme)
Clément Pernot (né en 1961), ancien maire de Champagnole (2008 - 2015), conseiller général puis départemental (depuis 2001-) et président du Conseil Départemental du Jura (depuis 2015-)
Daniel Nicod (né en 1949) Sculpteur;
Hubert Reeves (né en 1932), astrophysicien, vulgarisateur scientifique et écologiste canadien naturalisé français. L’école élémentaire de Champagnole porte son nom.
Héraldique
Blason
D'azur au château fort d'argent érigé sur un mont au naturel, au chef cousu de gueules chargé d'un agneau arrêté aussi d'argent.
En décembre la rue principale est recouverte de l'éclairage de Noël.
Œuvre monumentale de Daniel NICOD à l'entrée de la ville: Ce que m'a dit le vent d'ouest
Statue de l'Avenue de la République.
Fontaine de l'Avenue de la République.
Notes et références
Notes
Bloc diagramme Combe d’Ain, extrait de Vincent Bichet et Michel Campy, Montagnes du Jura, géologie et paysages, Néo Éditions, 2008
Terrains notés FG (alluvions fluvio-glaciaires), GL (alluvions glacio-lacustres) et Gm (alluvions glaciaires morainiques) sur la carte
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
D'autres descendants de la famille de Salins conservent des droits sur Champagnole, par exemple comme seigneurs secondaires. En effet, Humbert III de Salins eut pour fils aîné < Gaucher III (frère aîné d'Humbert IV) < père de Maurette de Salins qui épouse Géraud comte de Mâcon d'où < Gaucher IV de Mâcon-Salins < père d'un fils naturel, Géraud le Bâtard de Salins, seigneur de Lemuy (fl. 1239) < père de Colin de Salins, † vers 1306, x Guyette de St-Lothain < Guy de Salins x Etiennette Chambier < Odon de Salins, † vers 1388 < Perrin de Salins seigneur de Lemuy, x une fille de la famille de Nozeroy < Guy Chambier, seigneur du Pasquier, Névy, Villers-Robert, Andelot, Lemuy, fl. 1411, conseiller-chambellan et maître d'hôtel du duc-comte Jean sans Peur, chevalier d'honneur de la duchesse-comtesse Marguerite en 1412, † vers 1416, x Etiennette du Pasquier < Pierre de Salins, sire de Lemuy, du Pasquier et de Champagnole, sans postérité de sa femme Jeanne de Damas, fl. 1419.
Charles Thévenin :Campanola encyclopediae; Tome I: Rue Darri; Aux origines de Champagnole. Association Champagnole, Culture et Mémoire, 2010 (ISBN978-2-9523639-1-4).
«Jardin des sœurs», notice noIA39000803, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Voir aussi
Bibliographie
Lucienne Besson (dir.), Champagnole d'hier et d'aujourd'hui, les Amis du livre, Champagnole, 1991, 279 p. (ISBN2-9506237-0-0)
René Chambelliand, Histoire de Champagnole des origines au XIXesiècle, Champagnole, Association Champagnole, Culture et Mémoire, , 101p. (ISBN978-2-9523639-6-9).
Rémy Gaudillier, 1789: Champagnole et ses environs, de l'Ancien régime à la Révolution, Association Champagnole 89, .
Martine Bellague-Verrière, Champagnole et ses environs. La France à travers cartes postales, Éditions Marque-Maillard, Lons-le-Saunier (ISBN978-2-903900-35-9).
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