La commune de Saint-Laurent-des-Hommes est principalement située en rive droite de l'Isle qui la sépare de Saint-Martial-d'Artenset au sud-est.
Elle est délimitée à l'est par le Grolet, un ruisseau qui la sépare de Saint-Martin-l'Astier et à l'ouest par un autre affluent de l'Isle, le Babiol, qui la sépare de Montpon-Ménestérol. Le nord de la commune se trouve dans la forêt de la Double. Au sud, une bande de terre de 200 à 500 mètres de large (Bénévent et Fournils), se trouve en rive gauche de l'Isle.
Le bourg de Saint-Laurent-des-Hommes, à l'intersection des routes départementales 3, 3E4 et 12, se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres à l'est-nord-est de Montpon-Ménestérol et neuf kilomètres à l'ouest de Mussidan.
La commune est également desservie par les routes départementales 13 à l'est et 6089 (l'ancienne route nationale 89) tout au sud.
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Laurent-des-Hommes est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[1].
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e5-6, est la formation de Guizengeard supérieur (Lutétien supérieur à Bartonien supérieur continental). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille «no781 - Montpon-Ménestérol» de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[2],[3] et sa notice associée[4].
Carte géologique de Saint-Laurent-des-Hommes.
Légende de la carte géologique.
Ère
Période
Époque
Formations géologiques
Cénozoïque (0 - 66.0)
Quaternaire (0 - 2.58)
Holocène
CFp :
Formations superficielles: colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites indifférenciées
CF :
Formations superficielles: colluvions indifférenciées sablo-argileuses et argilo-sableuses de pentes et de vallons indifférenciés des terrains tertiaires et quaternaires, des terrains mésozoiques et de socle
Fy3-z :
Alluvions subactuelles à actuelles indifférenciées: argiles silteuses, argiles sableuses, argiles tourbeuses, sables argileux, sables fins à graviers (Pré-boréal à actuel)
Pléistocène
Fy :
terrasses sous-flandriennes indifférenciées: sables, graviers et galets localement de grande taille (Weichsélien - '-Wurm'-)
Moyennes terrasses - Terrasses de Malleret sup. indifférenciées (types 3 à 5): argiles à graviers, galets à la base et sables fins à moyens au sommet (Elstérien - '-Mindel'-)
Néogène (2.58 - 23.03)
non présent
Paléogène (23.03 - 66.0)
Oligocène
g1a :
Formation de Boisbreteau moy. et formation de la Garde: sables feldspathiques à graviers et galets passant vers le sommet à des argiles sableuses (Rupélien inf. continental)
Éocène
e7 :
Formation Boisbreteau inf.: sable fin silto-argileux marron, à petits graviers et débris de cuirasses ferrugineuses, argile silteuse (Priabonien sup. continental)
e6-7 :
Argiles à Paléotherium: argiles carbonatées silteuses versicolores à niveaux sableux, à niveaux carbonatés +/- durcis, sables grossiers micacés marron rouge à la base (Bartonien sup. à Priabonien inf. continental)
e5-6 :
Formation de Guizengeard sup.: sables feldspathiques micacés, graviers, galets et argiles sableuses, ensemble ferrugineux, versicolore à lentilles argileuses parfois kaoliniques (Lutétien sup. à Bartonien sup. continental)
Paléocène
non présent
Mésozoïque (66.0 - 252.17)
non présent
Paléozoïque (252.17 - 541.0)
non présent
Relief et paysages
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 31 mètres[5] au sud-ouest, là où l'Isle quitte le territoire communal pour servir de limite entre Saint-Martial-d'Artenset et Montpon-Ménestérol, et 113 mètres[5] à l'extrême nord, en limite de la commune de Saint-Michel-de-Double[6].
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [7]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[8]. La commune est dans l'unité paysagère de la «Vallée de l'Isle», qui présente un profil contrasté: une vallée relativement encaissée, aux coteaux affirmés, dominant le fond de vallée de 60 à 80 m en amont de Mussidan, une vallée plus élargie en aval avec un fond de vallée plat, large de 1,5 à 2 km. À la fois agricole et urbanisée, elle est parcourue par de nombreuses voies de communication[9],[10].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 31,94 km2[5],[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 32,3 km2[3].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[14]. Elle est drainée par l'Isle, le Farganaud, le Grolet, le Martarieux, le ruisseau de Babiol, le ruisseau du Chanvre, le canal de la Filolie et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 64 km de longueur totale[15],[Carte 1].
L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne —dont elle est le principal affluent— en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne[16],[17]. Elle arrose la commune au sud sur douze kilomètres et demi dont près de neuf servent de limite naturelle en deux tronçons, face à Saint-Médard-de-Mussidan et Saint-Martial-d'Artenset.
Le Farganaud, ou Fayoulet dans sa partie amont, d'une longueur totale de 14,56 km, prend sa source dans la commune de Saint-Michel-de-Double et se jette dans l'Isle en rive droite à Saint-Laurent-des-Hommes, face à Saint-Martial-d'Artenset[18],[19]. Il traverse le territoire communal du nord au sud sur huit kilomètres et demi.
Son affluent de rive droite le ruisseau du Chanvre sert de limite territoriale au nord sur un kilomètre et demi, face à Saint-Michel-de-Double.
Le Grolet, d'une longueur totale de 14,32 km, prend sa source dans la commune de Saint-André-de-Double et se jette en rive droite de l'Isle en limite des communes de Saint-Martin-l'Astier et de Saint-Laurent-des-Hommes, face à Saint-Médard-de-Mussidan[20],[21]. Il borde la commune à l'est sur quatre kilomètres face à Saint-Martin-l'Astier.
Long d'un kilomètre, le canal de la Filolie coupe un méandre de l'Isle en rive droite.
Le Martarieux, d'une longueur totale de 13,57 km, prend sa source dans la commune de Fraisse et se jette dans l'Isle en rive gauche à Saint-Laurent-des-Hommes[22],[23]. Il arrose le sud-est de la commune sur un kilomètre et demi dont 400 mètres en limite de Saint-Médard-de-Mussidan.
L'Isle entre Bénévent et Saint-Laurent-des-Hommes.
Le Farganaud en crue, à l'ouest du bourg (mai 2012).
Le Grolet en crue,au pont de la RD 3, en limite de Saint-Laurent-des-Hommes (à gauche) et Saint-Martin-l'Astier (mai 2012).
Le canal de la Filolie au nord de Bénévent.
Réseaux hydrographique et routier de Saint-Laurent-des-Hommes.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Isle - Dronne». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[24]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [25].
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[26]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[27].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[26]
Moyenne annuelle de température: 12,6°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 2,1 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 8,3 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 11,6 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,9 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[30] complétée par des études régionales[31] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Saint-Aulaye», sur la commune de Saint Aulaye-Puymangou, mise en service en 1969[32] et qui se trouve à 21 km à vol d'oiseau[33],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 12,6°C et la hauteur de précipitations de 851,9 mm pour la période 1981-2010[34].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Bergerac», sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988 et à 27 km[35], la température moyenne annuelle évolue de 13,2°C pour la période 1971-2000[36], à 13,1°C pour 1981-2010[37], puis à 13,3°C pour 1991-2020[38].
Urbanisme
Typologie
Saint-Laurent-des-Hommes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[39],[40],[41].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpon-Ménestérol, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[42],[43].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (39,9%), zones agricoles hétérogènes (33,1%), prairies (10,5%), terres arables (8,4%), mines, décharges et chantiers (4,2%), eaux continentales[Note 9] (1,6%), zones urbanisées (1,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8%)[44].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Prévention des risques
Le territoire de la commune de Saint-Laurent-des-Hommes est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[45]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[46].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Isle, le Grolet, le Martarieux et le Farganaud. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1993 et 1999[47],[45]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la «vallée de l'Isle - Montponnais» approuvé le , pour les crues de l'Isle. La crue de 1944 (663 m3/s à la station de Saint-Laurent-des-Hommes sert de crue de référence au PPRI[48],[49].
Saint-Laurent-des-Hommes est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées: interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[50]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[51],[52].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Laurent-des-Hommes.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[53]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[54]. 89,9% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6% au niveau départemental et 48,5% au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[55].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1995, 1997, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[45].
Toponymie
Le nom du lieu se réfère à saint Laurent, martyr chrétien du IIIesiècle[56]. Saint-Laurent-des-Hommes est la déformation de Saint-Laurent-des-Olmes, tiré de l'occitan olm qui signifie orme[57].
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, la paroisse est identifiée sous le nom de Saint Laurent de Double[58].
En occitan, la commune porte le nom de Sent Laurenç daus Urmes[59].
Histoire
La nécropole mérovingienne de Saint-Laurent-des-Hommes à la veille de son enfouissement.
Le territoire communal fut occupé dès le Néolithique et les vestiges d'une villa gallo-romaine ont été découverts au village de Bénévent[57].
Une nécropole mérovingienne comportant 360 sépultures[60], dont une seule avec des ossements non identifiés, a été mise au jour en 2010 sur un terrain situé au sud du bourg de la commune, en préalable à une mise en lotissements[61]. Selon l'INRAP, des objets préhistoriques (silex) et antiques (tegula) ont également été exhumés.
Les premières mentions écrites connues du lieu remontent au XIIIesiècle sous les formes Sanctus Laurentius de Pradoux, puis Sanctus Laurentius prope Benevent («Saint-Laurent près de Bénévent»)[57]. La commune de Saint-Laurent-des-Hommes comprend le village de Bénévent qui est une ancienne bastide fondée en 1270 par Philippe le Hardi et Archambaud III de Périgord.
Politique et administration
Intercommunalité
Fin 2002, Saint-Laurent-des-Hommes intègre dès sa création la communauté de communes du Mussidanais en Périgord. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[62],[63].
Dans le domaine judiciaire, Saint-Laurent-des-Hommes relève[68]:
du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce et du tribunal paritaire des baux ruraux de Périgueux;
de la cour d'appel de Bordeaux.
Jumelages
Sutton and Shottisham(Grande-Bretagne)depuis 1976
Démographie
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
Les habitants de Saint-Laurent-des-Hommes se nomment les Saint Laurentais[69].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[70]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[71].
En 2019, la commune comptait 1 024 habitants[Note 12], en diminution de 2,29% par rapport à 2013 (Dordogne: −0,88%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 123
876
928
998
1 285
1 228
1 131
1 234
1 125
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 242
1 246
1 259
1 147
1 206
1 307
1 212
1 250
1 149
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 104
1 109
1 087
1 049
981
966
971
947
992
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
925
861
867
863
938
884
989
1 019
1 048
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 015
1 024
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Emploi
En 2015[73], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 407 personnes, soit 39,7% de la population municipale. Le nombre de chômeurs (trente-neuf) a augmenté par rapport à 2010 (trente) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,5%.
Établissements
Au , la commune compte 111 établissements[74], dont 61 au niveau des commerces, transports ou services, dix-sept dans la construction, seize dans l'industrie, dix dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[75].
Entreprises
C'est sur le territoire communal que se trouve l'une des deux installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) du département de la Dordogne, l'autre se trouvant entre Milhac-d'Auberoche et Fossemagne[76].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Château de Fournils, édifié au XIXesiècle, ancienne résidence de la famille de La Crompe de La Boissière[77],[Note 13].
Église Saint-Laurent des Hommes, romane à l'origine, détruite en 1362, reconstruite en style gothique au XVesiècle, saccagée après la bataille de Coutras, restaurée au XIXesiècle, inscrite aux monuments historiques depuis 1997[78].
Le château de Fournils.
L'église Saint-Laurent des Hommes.
Le vitrail du Sacré-cœur au-dessus du portail.
La nef et le retable.
La statue du monument aux morts.
Maison avec galerie en bois, XVIeetXVIIesiècles, inscrite aux monuments historiques depuis 1948[79], aujourd'hui la mairie.
Maisons doubleaudes typiques: métairie de Gamenson et maison de Bigoussias.
La vallée de l'Isle avec le pont de la Filolie.
Métairie de Gamanson.
Maison doubleaude avec pigeonnier à Bigoussias.
Un ancien bâtiment agricole à Bigoussias.
Le pont de la Filolie.
Patrimoine naturel
Située au sud de la forêt de la Double et bordée par l'Isle, la commune représente un grand intérêt pour la faune et la flore locales. Des zones de protection y sont donc délimitées.
Natura 2000
L'étang du Farganaud.
Deux sites Natura 2000 sont présents sur le territoire communal.
Les vallées du Babiol, du Farganaud et du Grolet font partie des vallées de la Double, considérées comme site important par le réseau Natura 2000 pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[80]. On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri)[80].
Depuis Périgueux jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, l'Isle et sa vallée, ensemble de prairies et de cultures, représentent un site très important pour le vison d'Europe ainsi que pour une libellule: le gomphe de Graslin (Gomphus gaslinii). Outre la cistude d'Europe et l'écrevisse à pattes blanches, on y trouve également des aires de reproduction de six espèces de poissons dont des lamproies et des aloses[81].
ZNIEFF
Sur toute sa bordure sud, la commune présente une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2 qui comprend la totalité de la vallée de l'Isle: la «vallée de l'Isle de Saint-Médard-de-Mussidan à Montpon». Ce site de prairies alluviales humides est favorable à une flore spécifique ainsi qu'à une avifaune diversifiée qui y passe l'hiver (vanneaux, pluviers, hérons cendrés) ou qui y niche (chouettes chevêches, pies-grièches)[82],[83].
Site
L'ensemble formé par le château de Fournils et son parc est, sur près de vingt-deux hectares (dont une faible partie sur la commune de Beaupouyet), un site inscrit depuis 1980[84],[85].
Personnalités liées à la commune
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Héraldique
Blason
D’argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable.
Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[28].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[29].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent:
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
Décédé en fonctions. Source: Bruno Boucharel, «Le maire est décédé», Sud Ouest édition Périgueux, 11 mai 2016, p.19.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Contrairement à ce qu'écrit Guy Penaud dans son Dictionnaire des châteaux du Périgord, le château n'est pas implanté à Beaupouyet mais à Saint-Laurent-des-Hommes, avec une partie du parc sur Beaupouyet
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884: Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN2-87624-125-0), p.265.
Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, p.335-336, éditions Fanlac, 2000, (ISBN2-86577-215-2), p.335-336.
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