Tulle (en occitan: Tula[1]) est une commune du centre Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Corrèze dans la région Nouvelle-Aquitaine. Les habitants de la ville sont appelés les Tullistes (ou Tullois).
Pour les articles homonymes, voir Tulle (homonymie).
Surnommée «la ville aux sept collines», la cité a construit sa renommée sur le développement de son industrie et de son artisanat: elle est devenue l'un des centres de fabrication de la dentelle (avec son festival international), des armes (Manufacture d'armes) et de l'accordéon (Accordéons Maugein).
Étirée sur plus de trois kilomètres dans l'étroite et tortueuse vallée de la Corrèze, Tulle étage ses vieux quartiers au flanc des collines dominant la rivière, tandis qu'émerge, du cœur de la cité, l'élégant clocher de pierre de la cathédrale Notre-Dame.
Géographie
La rivière Corrèze à Tulle.
Troisième ville du Limousin, derrière Limoges et Brive-la-Gaillarde, Tulle est située dans une partie très encaissée de la rivière Corrèze, à sa confluence avec plusieurs de ses affluents, la Solane et la Céronne en rive droite, et la Saint-Bonnette et la Montane en rive gauche[2]. Elle s'étire sur une bande très étroite, longue de plusieurs kilomètres du nord-est (près du stade) au sud-ouest (au-delà de la gare). Elle est située à la croisée de plusieurs voies de communication:
Point de rencontre entre le Sud-Ouest de la France et le Massif central, Tulle est l'ancienne capitale du Bas-Limousin[3], dont les limites correspondent approximativement à l'actuel département de la Corrèze.
La ville est située au nord de l'isoglosse du «cha/ca» et au sud de l'isoglosse du «ja/ga», dans une zone de transition progressive du dialecte occitan limousin (rencontré dès Seilhac) au dialecte languedocien (rencontré dès Nonards).
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]
Moyenne annuelle de température: 11,8°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 4,9 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 8,3 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 12,4 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 7,4 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1957 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[10]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Statistiques 1981-2010 et records TULLE (19) - alt: 235 m 45° 14′ 30″ N, 1° 44′ 24″ E Records établis sur la période du 01-01-1957 au 04-01-2022
Mois
jan.
fév.
mars
avril
mai
juin
jui.
août
sep.
oct.
nov.
déc.
année
Température minimale moyenne (°C)
0,3
0,5
2,6
4,9
8,5
11,5
13,5
13,1
9,8
7,6
3,2
0,9
6,4
Température moyenne (°C)
4,3
5,4
8,4
10,9
14,7
18
20,3
20
16,4
13
7,6
4,8
12
Température maximale moyenne (°C)
8,4
10,4
14,2
17
21
24,6
27
26,8
22,9
18,3
12
8,8
17,7
Record de froid (°C) date du record
−21 18.01.1987
−16,1 06.02.12
−13 06.03.1971
−7 03.04.1970
−2,4 06.05.19
−0,5 07.06.1969
4,7 15.07.16
2 20.08.1972
0 14.09.1996
−5,4 25.10.03
−10 24.11.1998
−15,5 11.12.1967
−21 1987
Record de chaleur (°C) date du record
18,1 25.01.16
25 27.02.19
27 30.03.21
30,1 30.04.05
34 16.05.1992
40 30.06.1957
40,3 23.07.19
40,5 12.08.03
35,5 03.09.05
30,6 02.10.11
25,8 08.11.15
20,2 19.12.15
40,5 2003
Précipitations (mm)
111,5
95,3
94,6
111,2
107,6
84
79,8
78,2
101,1
120,5
122,8
123,3
1 229,9
Source: «Fiche 19272001» [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le: 06/01/2022 dans l'état de la base
Urbanisme
Panorama de la ville de Tulle.
Typologie
Tulle est une commune urbaine[Note 3],[11]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[12],[13].
Elle appartient à l'unité urbaine de Tulle, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[14] et 21 889 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[15],[16].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tulle, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (42,3% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (28,5%), zones urbanisées (24,2%), zones agricoles hétérogènes (21,7%), prairies (20,6%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,9%)[19].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communications et transports
Interurbains
La gare de Tulle.
La gare de Tulle constituait jusqu'en 1970 un nœud ferroviaire local important comme:
Point de rebroussement de la ligne PO Clermont-Ferrand à Brive, partie sud de la ligne Lyon-Bordeaux;
Point de départ de la ligne métrique PO-Corrèze de Tulle à Argentat et de Tulle à Uzerche et Treignac, supprimée le 31 mai 1970;
Point de départ de la ligne métrique des Tramways de la Corrèze de Tulle à Ussel. Ligne supprimée le 31 décembre 1959.
des trains TER Nouvelle-Aquitaine vers Bordeaux-Saint-Jean (1 aller-retour quotidien), Brive-la-Gaillarde (15 allers-retours quotidiens) et Ussel (7 allers-retours quotidiens);
TuT' Agglo est le réseau de transport en commun de la Communauté d'agglomération Tulle Agglo qui dessert les 44 communes du territoire autour de 3 lignes urbaines et d'un service de transport à la demande.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes locum Tutela en 894, in Tutelensi ecclesia peu après, puis de Tuella en 1030 (dans cette dernière forme, le -t- intervocalique s'est déjà amuï).
Ce nom de lieu évoque le nom de la divinité romaine Tutela, chargée d'assurer la conservation, la protection du lieu[21][réf.nonconforme]; même si localement aucune trace de sa vénération n'a été retrouvée.
Histoire
Article détaillé: Histoire de la Corrèze.
Antiquité
Les origines de la ville sont encore aujourd'hui sujettes à débat mais il semblerait que l'actuel puy Saint-Clair, un éperon rocheux aux pentes abruptes séparant la vallée de la Corrèze de celle de la Solane, ait constitué un emplacement idéal pour l'établissement d'un oppidum gaulois. Depuis longtemps, il semblerait que la ville ait été un carrefour important sur la route entre Armorique et Méditerranée et sur celle entre Aquitaine et Massif central qui toutes deux franchissaient la Corrèze par un gué en ce lieu.
Avec l'occupation romaine, le lieu aurait été aménagé en nécropole et un temple en l'honneur de Tutela[22], puissance divine romaine à laquelle on confiait la protection des personnes, des choses et surtout des lieux, aurait été bâti. C'est de cette déesse romaine, protectrice des voyageurs qui empruntaient le gué, que proviendrait le nom de la ville. Le temple de Tutela devait se trouver dans le quartier du Trech, dont le nom désigne la traversée d'une rivière. Le réel pôle urbain de la région se déplaça quelques kilomètres au nord, sur la commune de Naves et le site de Tintignac, devenu lieu de croisement entre les voies romaines reprenant les anciens itinéraires de l'époque celte.
Fondation historique
L'époque mérovingienne aurait vu la christianisation de la ville et l'établissement de trois lieux de culte dédiés à saint Martin, saint Pierre et saint Julien. La ville n'entre officiellement dans l'Histoire qu'avec la transformation au VIIesiècle de l'église dédiée à saint Martin en un monastère sous l'impulsion de Calmine, déjà fondateur du monastère de Mozat en Auvergne. Autour des lieux de culte commencent à se grouper les habitants du pays et Tulle redevient un pôle urbain, un statut perdu depuis la conquête romaine.
La ville est pillée à plusieurs reprises par les Vikings, bien que située à plusieurs centaines de kilomètres de la mer, et c'est à l'occasion de l'un de ces saccages, en 846, que le premier monastère est détruit. Pour prévenir les habitants de la ville de l'arrivée des Vikings, un poste de surveillance est bâti sur un promontoire rocheux à Cornil, à quelques kilomètres en aval de la Corrèze. Le lieu était pourtant considéré comme sûr par beaucoup d'églises de la côte atlantique qui y avaient envoyé leurs reliques pour les préserver des pillages, notamment celles de saint Clair, de saint Lô ou de saint Baumard. Le monastère est par la suite reconstruit mais disparaît au XIesiècle. En 1989, des fouilles entreprises sous la nef de l'actuelle cathédrale ont permis de dégager les vestiges d'une absidiole datant de l'époque carolingienne ainsi qu'un portail polylobé d'influence mozarabe.
Moyen Âge
Cathédrale Notre-Dame de Tulle.
De nouvelles constructions sont entreprises pour l'abbaye, désormais dédiée à saint Martin et convertie à la règle bénédictine au XIesiècle. En visite à Tulle en 1095, le pape Urbain II lui accorde sa protection. La première pierre de la nouvelle abbatiale est posée en 1130 mais l'édifice n'est terminé que deux siècles plus tard. La flèche du XIIesiècle culmine à une hauteur de 75 mètres, faisant d'elle la plus haute du Limousin. En 2005, lors de la construction aux abords de la cathédrale, des fouilles ont permis la mise au jour du mur nord de l’église médiévale de Saint-Julien, la découverte d'un cimetière et de 3 sarcophages en granit datant du Haut Moyen Âge[23]. Par ailleurs, on peut toujours admirer le cloître gothique, le seul conservé en Limousin.
En 1317, le pape Jean XXII crée le diocèse de Tulle en détachant cinquante-deux paroisses du diocèse de Limoges et l'abbatiale devient cathédrale. Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais prennent la ville en 1346 avant d'en être chassés un mois plus tard par le comte d'Armagnac, subissant coup sur coup deux sièges éprouvants au cours desquels les habitants sont réduits à la famine. En 1370, la ville prend le parti du roi de France, Charles V, ce qui lui vaut une exemption d'impôts et l'anoblissement de plusieurs familles bourgeoises. Mais en 1373, le duc de Lancastre se présente devant la ville et exige qu'on lui en ouvre les portes, et, en l'absence de quelconque commandement, c'est une assemblée représentative de la population qui est réunie et qui décide de s’exécuter pour se prémunir d'un nouveau saccage. Le pardon du roi de France pour cette trahison a lieu en 1375.
La peste noire touche la ville en 1348 et, le soir du , dans le désespoir, les autorités religieuses et de la ville décident d'organiser une procession derrière une statue de saint-Jean pour faire cesser ce qui était considéré comme un fléau divin. La peste cessant peu après, les Tullistes promirent de renouveler cette procession tous les ans, par une confrérie de pénitents gris la veille, et de pénitents blancs le jour anniversaire même[24]; elle est encore aujourd'hui perpétuée et appelée «procession de la Lunade».
Au début du XVesiècle, la ville est victime de ceux que l'on appelle les «routiers», des brigands comme Jean de La Roche qui incendia la ville en 1426 ou Rodrigue de Villandrando à qui la ville dut verser une forte rançon afin d'être épargnée en 1436. En 1430, l'évêque reconnaît le pouvoir de trente-quatre prud'hommes, aussi appelés «boniviri» et dotés de pouvoirs militaires et financiers mais qui s'occupaient en réalité des affaires de la communauté de façon officieuse depuis le XIIIesiècle. En 1443, Charles VII réunit à Tulle les États généraux du Bas-Limousin.
La ville est divisée entre l'Enclos, le quartier autour de l'abbatiale où résident les nobles, les bourgeois et les clercs, et la ville haute, où réside la plus grande partie de la population, autour du château, située sur le puy Saint-Clair et qui se caractérise, toujours aujourd'hui, par ses ruelles étroites et pentues, parfois en escaliers. Au XIVesiècle, plusieurs familles nobles (Saint-Martial de Puy-de-Val, Rodarel de Seilliac...) commencent à étendre la ville sur la rive gauche de la Corrèze, en face de la Cathédrale, dans le quartier de l'Alverge, sur la route de l'Auvergne. Le XVesiècle voit la ville s'étendre à l'extérieur de ses remparts, dans des faubourgs situés le long des routes vers l'Aquitaine et le Midi (la Barrière et le Pilou), vers Limoges et Paris (la Barussie, le Trech, le Fouret, la Rivière) et vers l'Auvergne (l'Alverge et le Canton).
Époque moderne
La place de la Cathédrale.
L'abbaye est pratiquement désaffectée avec la sécularisation de 1514. L'évêque se fait construire un château et le réfectoire devient le siège du tribunal. En 1566, le roi Charles IX dote la ville d'une mairie et d'un consulat venant définitivement réduire le pouvoir de l'évêque.
Au cours des guerres de Religion, Tulle tient pour les catholiques; la ville résiste une première fois aux huguenots en 1577, mais les troupes du vicomte de Turenne prennent une sanglante revanche en 1585. Ils mettent la ville à sac et la dévastent, après un assaut que le poète protestant Agrippa d'Aubigné a relaté.
Au XVIesiècle, les nobles et bourgeois de Tulle se livrent à une véritable compétition architecturale dont subsistent aujourd'hui des bâtiments aux façades finement ouvragées dans un style Renaissance comme l'hôtel de Lauthonye (1551), l'hôtel de Ventadour ou la maison Loyac aussi surnommée «maison de l'Abbé» et décrite par Prosper Mérimée en 1838. Au XVIesiècle, un collège fut créé et en 1620, l'enseignement fut confié aux Jésuites. En 1670, la ville fut dotée d'un hôpital général.
De nombreuses congrégations religieuses s'installent dans la ville, les Récollets (1601), les Clarisses (1605), les Feuillants (1615), les Ursulines (1618), les Bernardines (1622), les Visitandines et les Carmes (1644) ainsi que les Bénédictines en 1650. En 1705, la sœur Marcelline Pauper fonde à Tulle une maison de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers, pour soulager la misère du peuple et apprendre à lire aux enfants.
À partir du XVIIesiècle, de nouvelles activités économiques apparaissent, les moulins sur la Corrèze et la Solane servant ainsi à produire du papier par exemple. L'artisanat de la dentelle se développe et le «poinct de Tulle» se développe jusqu'à voir sa renommée devenir mondiale, le tulle étant fréquemment utilisé pour les robes de mariées notamment. C'est aussi le début de l'industrie de l'armement à Tulle avec l'établissement d'une manufacture en 1691 résultant de la collaboration entre le maître-arquebusier Pauphile et le financier Fénis de Lacombe[25]. La fabrique d'armes à feu deviendra manufacture royale en 1777.
Les mutilations de la cathédrale et des bâtiments abbatiaux seront très importantes pendant la Révolution car, converties en manufacture d'armes, toutes les ferrures, y compris les fers de soutènement de la coupole, sont arrachés pour récupération, ce qui provoque l'effondrement de la coupole, du chevet, du transept et de la galerie nord du cloître en 1796. Le palais épiscopal, deux églises paroissiales et plusieurs chapelles dans les faubourgs sont détruites au cours de la Révolution. L'église est rouverte au culte en 1803 mais ne retrouvera son titre de cathédrale qu'en 1823 tandis que la coupole ne sera jamais reconstruite, la nef étant simplement close et l'espace dégagé servant à l'aménagement d'une promenade le long de la Corrèze sur l'actuel quai Edmond-Perrier.
Époque contemporaine
Du XIXesiècle au début du XXesiècle
Façade du théâtre des sept collines à Tulle, dans le style Art nouveau.
Au cours du XIXesiècle, la physionomie de la ville de Tulle évolue beaucoup. Le quartier de Souilhac accueille la gare en 1871 et la ville est alors reliée au réseau national de chemin de fer via Brive-la-Gaillarde. En parallèle, ce quartier accueille de nouvelles industries, notamment la manufacture d'armes à feu. En 1886, celle-ci est nationalisée et s'installe dans le nouveau quartier de Souilhac, le long de la Céronne, une rivière qui lui fournira de l'électricité avec la construction d'une centrale hydroélectrique en 1888. À partir de 1917, les trains passant sur les voies toutes proches alimenteront la centrale thermique en charbon au niveau de l'actuel Centre socio-culturel. Jusqu'à 5 000 employés vont travailler à la "Manu'" comme on la surnomme alors. Véritable poumon économique de la ville, elle influe sur la composition sociale de la population tulliste qui se teinte d'une forte coloration ouvrière.
La jonction urbaine entre le quartier ouvrier de Souilhac et le quartier historique de la Cathédrale se fait par l'urbanisation de l'actuelle avenue Victor-Hugo. Comme dans beaucoup d'autres villes françaises inspirés par les rénovations du baron Haussmann à Paris, la fin du XIXesiècle voit la ville s'ouvrir avec notamment le percement de l'actuelle avenue du Général-de-Gaulle dans le quartier du Trech ou l'agrandissement de la place de la Cathédrale. Des travaux sont entrepris au même moment pour limiter les fréquentes inondations et assainir la ville en enfouissant la Solane[26] qui coulait jusqu'alors aux pieds des bâtisses. La ville se dote aussi de nouveaux bâtiments publics incombant à son rôle de préfecture et de principale ville du département avec par exemple la construction de la Mairie (ancien évêché), de la Préfecture, de l'Hôtel Marbot (ancien Grand Séminaire), du Palais de Justice, de la Poste, de la Halle-Gymnase (actuelle salle Latreille) et du Lycée Edmond-Perrier dont beaucoup dans un style Art nouveau. Achevé en 1899, le Théâtre est un monument d'Anatole de Baudot, la première réalisation de ce genre au monde en ciment armé[27]. À partir du début du XXesiècle, la ville commence à s'étendre sur les très escarpés versants de la vallée et l'urbanisation s'étend.
Tulle devient une ville de garnison à partir de 1841 où un régiment d'infanterie s'installe dans l'ancienne caserne située sur le Champ-de-Mars, à l'emplacement actuel de la Cité administrative, le long de la Corrèze. À la fin du XIXesiècle, la caserne de la Botte est construite et le couvent des Récollets est transformé en caserne. En 1912, le Grand Séminaire devient l'Hôtel Marbot (actuel Conseil général) et accueille en son sein l'École des Enfants de Troupe.
De 1917 à 1922, la ville de Tulle est le théâtre d'une dramatique affaire de mœurs sociales, dite Affaire du corbeau de Tulle, source d'inspiration en 1943 pour le film Le corbeau, de Henri-Georges Clouzot.
Seconde Guerre mondiale
Articles détaillés: Massacre de Tulle et Maquis du Limousin.
Grande terre de résistance, la Corrèze est victime depuis le début de l'année 1944 d'une sévère répression des autorités allemandes dont sont aussi victimes les civils. Le , les FTP dirigent une première attaque sur la ville au cours de laquelle les nazis abattent 18 garde-voies à la gare. Le , les SS de la division Das Reich commandée par le général Lammerding rentrent dans Tulle, libérée la veille par les FTP. Par rétorsion et pour terroriser la population d'une des «capitales du maquis», les SS procèdent à une rafle de 3 000 hommes dans la ville qu'ils réunissent dans la manufacture d'armes. Cent hommes sont désignés parmi les raflés, 99 d'entre eux sont ensuite pendus aux balcons de la ville. Les nazis désignent ensuite 149 autres hommes en vue d’être déportés: 101 vont en périr.
Lammerding, général responsable des deux massacres de Tulle et Oradour, n'a jamais été extradé en France par l’Allemagne, bien que condamné. Tous les 9 juin, une grande procession d'hommage est organisée entre la place de la Gare, puis celle de Souilhac —autour de laquelle furent pendus les otages— et le champ des Martyrs, la décharge sur la route de Brive où leurs corps furent jetés.
Depuis les années 1960
Vue du centre-ville depuis le pont de l'Escurol.
Après le putsch des généraux du 21 avril 1961, la prison de Tulle accueille dix-huit responsables militaires putschistes dont les quatre généraux instigateurs Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Maurice Challe, André Zeller, ceux-ci ayant tenté un coup d'État en réaction à la politique du président Charles de Gaulle et de son gouvernement sur l'Algérie française. Ont également été emprisonnés à Tulle, Hélie de Saint-Marc, Jean-Louis Nicot, Jacques Faure, Charles-Gilbert de la Chapelle, Georges Masselot et Pierre Guillaume. Salan, le dernier occupant, est amnistié le 15 juin 1968 par de Gaulle à la suite des événements de mai 68. Il semblerait que le choix de Tulle soit dû aux tendances républicaines, voire communistes de la population, et ce afin de compliquer l'implantation de filières d'évasion de l'OAS[28].
En la ville accueille l'annexe de École d'Enseignement Technique de l'Armée de Terre (EETAT). Au quartier Marbot sont formés les électromécaniciens et à la Bachellerie les comptables et mécaniciens monteurs. En , l'EETAT devient l’École Nationale Technique de l'Armée de Terre (ENTSOA). En 1984 l'annexe de Tulle ferme, elle est remplacée par l’École de gendarmerie de Tulle, implantée dans la caserne de la Bachellerie et qui accueille aujourd'hui environ 1 100 élèves gendarmes.
Aujourd'hui, Tulle, préfecture de la Corrèze et évêché, n'est plus le siège d'une manufacture d'armes. Jusque dans les années 1980, celle-ci avait été le premier employeur du Limousin mais l'entreprise publique Giat Industries, devenue Nexter, a opéré de multiples restructurations au cours des dernières décennies jusqu'à réduire le site historique de production de Tulle à 120 employés. Un musée des armes a été créé en 1979 par le personnel de la manufacture[29].
Depuis 1973, le centre-ville est doté d'une tour, la tour de la cité administrative, composée de 22 niveaux et d'une hauteur de 86 m (côté rivière).
En 1996, Tulle a accueilli l'arrivée d'une étape du Tour de France partie de Super-Besse (Puy-de-Dôme). Tulle avait déjà accueilli une arrivée d'étape du Tour en 1976 (étape Ste Foy la Grande - Tulle) remporté par le Français Hubert Mathis. Cette étape avait également vu l'abandon de Bernard Thévenet.
Le , le président nouvellement élu, François Hollande, maire de Tulle entre 2001 et 2008, prononça sur la place de la Cathédrale son premier discours en tant que président de la République française, attirant plusieurs milliers de personnes dont quelque 400 journalistes français et étrangers et plusieurs hélicoptères[30].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de Tulle sont les suivantes:
Tulle fait partie de la communauté d'agglomération de Tulle, «Tulle Agglo», dont elle est le siège.
Administration départementale
Tulle est le chef-lieu du département de la Corrèze[39] et abrite le siège du conseil général de la Corrèze[40] ainsi que la préfecture de la Corrèze. Tulle était jusqu'en 2015 le chef-lieu de quatre cantons mais à partir du redécoupage effectif au , la ville de Tulle forme à elle seule un canton, le canton de Tulle, tandis que les communes composant les anciens cantons de Tulle-Campagne-Sud et Tulle-Campagne-Nord sont répartis entre le canton de Naves et le canton de Sainte-Fortunade.
Politique environnementale
Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué deux fleurs à la commune[41].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10000habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8% de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[42],[Note 5]
En 2019, la commune comptait 14 812 habitants[Note 6], en augmentation de 3,41% par rapport à 2013 (Corrèze: −0,29%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
9 662
9 362
9 153
8 097
8 689
9 700
9 669
10 769
11 895
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
11 653
12 410
12 606
13 680
15 342
16 196
16 277
18 964
17 374
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
17 412
17 245
15 942
13 732
14 349
15 021
15 617
18 202
19 372
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
19 084
20 016
20 100
18 880
17 164
15 553
15 734
14 666
14 453
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
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14 812
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De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
La commune est la deuxième ville la plus peuplée du département, derrière Brive-la-Gaillarde bien que celle-ci ne soit que sous-préfecture: la population de Brive était inférieure à celle de Tulle au moment de la constitution des départements (5 847 à Brive en 1793 contre 9 662 habitants à Tulle). Le pic de population a été atteint en 1975, avec 20 100 habitants. Depuis la fin des années 1970 la population décline avec une stabilisation autour des 15 000 habitants depuis la fin des années 1990.
Économie
Industrie et artisanat
L'économie industrielle et artisanale tulliste est en déclin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment sous l'effet du processus de désindustrialisation. Malgré tout, certaines activités perdurent:
Dentelles de Tulle. L'association Diffusion et Renouveau du Poinct de Tulle a été créée pour conserver ce patrimoine et le faire connaître en France[45].
Manufacture d'accordéons Maugein, la dernière en France. Elle a employé jusqu'à 200 personnes, mais n'en compte plus aujourd'hui que 19, produisant tout de même 600 accordéons par an.
Borg-Warner[46]: équipementier automobile américain installé sur la ZAC de la Montane (env. 360 emplois[47]).
Manufacture d'armes (manufacture royale créée en 1777[48]) dans le quartier de Souilhac, à proximité de l'usine Maugein. Le site a employé jusqu'à 4 700 ouvriers pendant la Première Guerre mondiale et a fonctionné à plein régime dans l'entre-deux guerres et au début de la guerre froide. Dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, la «Manu» a fermé ses portes[49], mais le site est toujours consacré à des activités dépendant du ministère de la Défense[50]: l’imprimerie de la Défense, les réparations militaires et la production des armes (Nexter qui emploie actuellement 500 personnes).
Tulle est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel et du service de l'emploi pénitentiaire (chargé de gérer le compte de commerce et les ateliers de la Régie industrielle des établissements pénitentiaires). La CCI gère l’aérodrome d’Ussel-Thalamy, la zone industrielle de Tulle-Est et la Maison du pôle interrégional bois.
Tulle est également le siège de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze laquelle fédère environ 6 200 artisans, en 2013.
Zones commerciales
Zone commerciale de Cueille
Zone commerciale de Citea
Zone commerciale de la Solane
Zone commerciale de Mulatet
Endettement
En 2018, le montant total des dettes dues par la commune de Tulle était de 21,7 millions d'euros après un pic à 30,7 millions d'euros en 2009 du fait des conséquences de la crise financière de 2007-2010. Sa capacité de désendettement est évaluée à 6,8 ans en 2018, en forte diminution depuis 2007 où elle était estimée à 14,9 ans[51].
Patrimoine et lieux touristiques
Musée du cloître
Article détaillé: Musée du Cloître de Tulle.
L'entrée du musée du Cloître de Tulle.
Créé à Tulle dès 1819 en tant que musée départemental, le musée de Tulle est fondé officiellement en 1893 par Émile Fage, président de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. Situé au cœur de la cité médiévale, le musée, devenu municipal depuis 1904, abritait des collections variées reflétant la vie, les passions, les découvertes et l'histoire des Tullistes et de leur région. Dénommé depuis mars 2005 «Musée du Cloître de Tulle André-Mazeyrie», il occupe une partie des bâtiments de l’antique abbaye Saint-Martin-et-Saint-Michel. Aujourd'hui le musée du Cloître propose une programmation d'expositions temporaires.
Anciens bains-douches du pont de la Barrière, inscrits comme monument historique[53].
Champ des Martyrs: monument commémorant le massacre par pendaison de 99 hommes les 8 et 9 juin 1944.
Hôtel de Lauthonie (XVIesiècle et XIXesiècle)[54], classé comme monument historique[55].
Hôtel de la Préfecture (XIXesiècle), inscrit dans sa totalité comme monument historique[56].
Lycée Edmond-Perrier (bâtiments élevés entre 1884 et 1887), réalisation d'Anatole de Baudot; inscrit comme monument historique[57].
Maison de Loyac, appelée autrefois maison de l'abbé, (XVIesiècle); c'est l'édifice civil le plus remarquable de Tulle. Façade sur la place classée comme monument historique[58], la maison et son intérieur sont inscrits comme monument historique[59].
Maison des Seilhac (XVIIesiècle), inscrite comme monument historique[60].
Monument Charles Lovy.
Monument aux Morts de la Grande Guerre.
Théâtre municipal L'Eden (actuellement Théâtre Les 7 collines[61]) (XIXesiècle); façade principale inscrite comme monument historique[62].
Tour d'Alverge (XVIesiècle), inscrite comme monument historique[63].
Tour de la cité administrative (1975) d'une hauteur de 86 m côté rivière; labellisée Patrimoine du XXesiècle.
Édifices religieux
Cathédrale Notre-Dame et cloître
Article détaillé: Cathédrale Notre-Dame de Tulle.
La cathédrale actuelle, place Monseigneur Bertheaud, a été construite à partir du XIIIesiècle, à l’emplacement d’une abbaye mérovingienne dont les titulaires avaient acquis la dignité épiscopale. Les retards pris dans la réalisation de l'édifice firent évoluer les plans par rapport à ceux initialement prévus, passant du plan classique bénédictin et du style roman au style gothique. Le cloître du XIIIesiècle abrite aujourd'hui le musée du Cloître de Tulle André-Mazeyrie. On peut y voir une collection de taques de cheminée (XVIe – XVIIIesiècle) et une exposition de sculptures d'art religieux ou populaire sur bois, d'armes à feu, de faïences et de porcelaines.
La cathédrale de Tulle
Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde, appelée à tort Saint-Jacques, avenue Victor Hugo, (XVIIIesiècle)[64]; façades et toitures inscrites comme monument historique[65].
Ancienne chapelle de l'École des enfants de troupe, chemin des Enfants de Troupe[66].
Chapelle du cimetière Le Puy-Saint-Clair (ancienne chapelle des pénitents bleus).
Chapelle de l'Hôpital (ancienne chapelle de la Visitation) édifiée en 1743[67], inscrite comme monument historique[68].
Chapelle de l'établissement scolaire Sainte-Marie-Jeanne-d'Arc, rue Marc Eyrolles.
Ancien couvent des Bernardines (XVIesiècle), rue du Fouret, aujourd'hui maison particulière; inscrit comme monument historique[63].
Église Saint-Jean (ancienne chapelle des pénitents blancs), rue Pasteur.
Église Saint-Pierre de Timme, avenue de la Bastille, (ancienne chapelle des Carmes déchaussés) (XVIIesiècle), classée comme monument historique en 1987[69].
Église Saint-Joseph, rue d'Arsonval (Souilhac).
La salle du royaume des témoins de jehovah, quai de Rigny.
Garnison
En 1907, la ville accueille le 100erégiment d'infanterie, auparavant en garnison à Narbonne et déplacé à cause de son soutien à la révolte des vignerons du Languedoc[70].
Justice
Palais de justice à Tulle.
Tulle possède un Palais de Justice (situé au 9 quai Gabriel Péri) et une maison d'arrêt (rue Souham) connue pour avoir reçu de 1961 à 1968 les généraux impliqués dans le putsch des généraux de la guerre d'Algérie.
Cour d'assise de la Corrèze
Tribunal de grande instance
Tribunal d'instance
Enseignement
Collèges
Collège Georges-Clemenceau
Collège Victor-Hugo
Lycées
Lycée Edmond-Perrier à Tulle.
Lycée Général et technologique Edmond-Perrier: héritier du lycée de Tulle, réalisé par l'architecte Anatole de Baudot de 1884 à 1887, le lycée Edmond-Perrier est un établissement d'enseignement secondaire et supérieur, technologique et général pouvant accueillir 1 100 élèves environ; le nom du lycée a été adopté en 1923 en hommage à un illustre zoologiste tulliste, Edmond Perrier; le lycée propose des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles, E3A, CCP, Mines Ponts, Centrale-Supélec, ENS, X) section PCSI/PC ouvertes au début des années 2000;
Lycée professionnel René-Cassin[71]: baccalauréats professionnels Restauration (option cuisine ou service) / Gestion Administration / Métiers de la Sécurité / Métiers de l'électricité; CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement / Préparation et réalisation d’ouvrages électriques; BEP Hôtellerie-Restauration;
CFA Les 13-Vents[72] (centre de formation interprofessionnel d'apprentis géré par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze).
Centre de formation des apprentis de l'industrie[73].
Une école des enfants de troupes de 1924 à 1967.
Études supérieures
ESPE de Tulle (école supérieure du professorat et de l'éducation)
Institut supérieur de management des industries du bois (ISMIB[74]), école supérieure qui forme des cadres dans l'industrie du bois. Cette école dépend de la chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel.
IUT du Limousin, départements Hygiène Sécurité Environnement (HSE) et Génie Industriel et Maintenance (GIM)[75].
Institut de formation en soins infirmiers.
Institut de formation d'aide-soignant.
BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client) (Lycée Edmond Perrier).
Internat en médecine de Tulle (centre hospitalier Cœur de Corrèze) .
Classes préparatoires aux grandes écoles PCSI (physique chimie science de l’ingénieur)[Où?]
École de gendarmerie (élèves gendarmes adjoints volontaires et sous-officiers)[76].
Culture
Le théâtre municipal.
La place Gambetta.
Place Gambetta, passage en escalier.
Le coin des Clampes.
Le palais de justice.
Vie culturelle
Lieux permanents
Les Concerts du cloître Tulle[77]: créée en 1967, cette association, plus ancienne structure de spectacle vivant de la Corrèze, donne des concerts au théâtre, dans les églises aux environs de Tulle et participe à la vie culturelle de la cathédrale Notre-Dame et à la mise en valeur de son patrimoine
La médiathèque intercommunale de Tulle qui a ouvert ses portes le
Le théâtre des 7-Collines (scène nationale de Tulle-Brive)
La salle des Lendemains-qui-Chantent (musiques actuelles)
Le conservatoire à rayonnement départemental
Le quai de la République à Tulle.
Manifestations culturelles
Festival Les Nuits de Nacre (accordéon), créé en 1982 par Alexandre Juan. Il est aujourd'hui organisé par l'association La Cité de l'accordéon. Il se déroulait chaque année durant le mois de septembre; désormais, il a lieu fin juin-début juillet pour lancer l'été.
Festival O'les Chœurs (musiques actuelles), festival de musique, de cinéma et d'expositions créé en 1997 et organisé par l'association Elizabeth My Dear. Se déroulant en octobre-novembre, il se compose d'une partie in (les 1er, 2 et 3 novembre) et d'une partie off.
Festival musical Du bleu en Hiver Jazz(s) en Tête, programmation mélangeant le jazz avec le rock, le blues et injecté çà et là d'électro. Organisé par la scène conventionnée de Tulle, Les 7-Collines, il se déroule tous les ans fin janvier[78].
Festival international de dentelle de Tulle, en août.
Festival Balad'Oc, en juin, consacré à la culture occitane.
Concours international de photo, organisé chaque année le dernier week-end d'octobre. Cette manifestation est suivie du festival d'art photographique de Tulle, d'une durée de 15 jours, en novembre. Ces deux rendez-vous sont organisés par le Photo club ASPTT Tulle[79].
Biennale européenne d'histoire locale à Tulle et en Corrèze, créée en 2018. Présidée par l'historien Jean Boutier, la première édition s'est tenue du 10 au 12 septembre 2021[80]. Dans le cadre d'une réflexion sur «l'apport des territoires et des acteurs locaux à la construction de nos sociétés, dans une Europe ouverte sur le Monde[80]», la Biennale 2021 avait pour thème «Les années 50 en Europe».
Musées
Musée des armes (fermé définitivement)
Musée du Cloître de Tulle
Cité de l'Accordéon et des Patrimoines (chantier en cours)
Depuis le début des années 2000, plusieurs équipements sportifs ont été créés ou réhabilités. Le gymnase Victor-Hugo et la plaine de jeux ont été restaurés en 2002, un skatepark a été créé en , et un centre aquarécréatif ainsi qu'un boulodrome couvert ont été ouverts en 2003.
En 2008, Tulle est candidate au challenge de la ville la plus sportive de France[82]. Le 24 juin, elle a été désignée première ex-æquo avec Tignes[83].
Sporting club tulliste.
Le Sporting club tulliste[84], club de rugby à XV fondé en 1904, demeure emblématique dans le paysage sportif tulliste. Le SCT a évolué pendant 42 années consécutives en Première Division et a compté parmi ses rangs plusieurs internationaux tels que Michel Yachvili, Jean-Claude Berejnoï, Roger Fite et Jean-Pierre Fauvel. Le SCT réalise l'exploit, durant les matchs de poules du championnat de France 1965/1966 de gagner tous les matchs sur son terrain mais surtout de ne laisser marquer aucun point à ses adversaires.
En 1980, le SCT parvient aux 1/4 de finale du championnat de France de 1re division et joue contre le CA Brive (distant de 30 km à peine) à Clermont Ferrand. Le score est de 19-19 à la fin du temps réglementaire pour les deux clubs corréziens! Brive l'emportera finalement 22-19 après prolongations grâce à un drop de son ouvreur J.-F. Thiot.
Le SCT est également à l'origine du Challenge de l'Espérance, compétition lancée en 1955.
De nombreux autres clubs constellent le paysage sportif tulliste, parmi lesquels:
Union sportive Tulle Corrèze[85], club de basket-ball
Kayak Club Tulliste[86], club très actif auprès des écoles tullistes
Union Cycliste Corrèzienne: club cycliste fondé en 1970 organisateur d'épreuves cyclistes et école de VTT pour les jeunes
Handball Club Tulle Corrèze
Cercle des Nageurs Tullistes
Cercle des Boxeurs Tullistes
Club de danse Eve y Danse
Le Carreau Tulliste, club de pétanque
Club Subaquatique Tulliste, club de plongée
Aéroclub de Tulle, club d'aviation
Philatélie
Un timbre postal, d'une valeur de 0,50 euro, représentant la cathédrale de Tulle a été émis le 21 juin 2003[96].
En , un nouveau timbre postal d'une valeur de 0,66 € a été émis à l'occasion du 70eanniversaire du massacre par les SS, de 99 victimes par pendaison le .
Médiathèque
En 2007, la construction d’une médiathèque est décidée pour 9 millions d’euros[97], somme à laquelle il faut ajouter des dépenses annuelles d’exploitation de 21 personnes[98]. Elle porte le nom d'Eric Rohmer, réalisateur né à Tulle.
92.1 Chérie FM canal 19: Antenne locale de Chérie FM dans la Corrèze depuis la syndication avec Radio Canal 19[103].
96.3 RFM Corrèze: antenne locale d'RFM. Ses studios sont à Brive[104].
98.3 Bram'FM: radio associative tulliste. Elle émet sur le Pays de Tulle et d'Egletons.
100.7 Jordanne FM: radio locale commerciale émettant dans le Cantal, la Corrèze et dans le nord du Lot. Ses studios sont à Aurillac[105].
101.1 France Bleu Limousin: radio locale publique de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Elle est aussi recevable sur le 103.2 FM, émis depuis le site du Bouchaillou à Cornil.
106.9 RCF Corrèze: radio locale chrétienne du diocèse de Tulle[106].
Télévision
France 3 Pays de Corrèze émet sur Tulle. Elle propose, en guise de décrochage local dans le 19/20, une édition consacrée à la Corrèze depuis des studios situés à Brive.
Télim TV était la chaîne locale privée du Limousin. Elle a cessé ses programmes le après des difficultés financières suivies d'une liquidation judiciaire[107].
Il y a deux émetteurs TNT sur Tulle, afin de couvrir correctement la ville[108]:
Tulle 1 situé à la Bachellerie, au sud de Tulle. Il appartient à l'opérateur TDF.
Tulle 2 situé aux Treize Vents, à l'est de la ville. Il y a deux sites: l'un appartient à TDF (multiplexes R1, R2, R3 et R6) et l'autre à Towercast (multiplexes R4 et R6).
Films
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En a été diffusé pour la 1re fois un épisode de la collection Meurtres à... intitulé Meurtres en Corrèze dont l'action se situe notamment à Tulle, avec la procession de la Lunade en toile de fond.
Jacques Boutet (1890-1944), militaire et résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale (lieutenant-colonel, chef de la région Auvergne au sein de l'Organisation de résistance de l'Armée).
Jean Boutier (1953-), historien.
Jacques Brival (1751-1820), homme politique.
Jacques de Chammard (1888-1983), homme politique et maire de Tulle.
Pierre-Victor Continsouza (1872-1944), inventeur et fabricant de matériel de cinéma.
Maximin Deloche (1817-1900), historien.
Thomas Domingo (1985-), joueur de rugby, membre du XV de France.
Léon Eyrolles (1861-1945), homme politique et entrepreneur français, fondateur de l'École chez soi en 1891 puis de l'École spéciale des travaux publics et des éditions Eyrolles.
Victor Forot (1845-1933), Historien.
Agnès Florin (1949-), psychologue française, professeure émérite de psychologie de l'enfant à l'université de Nantes.
Angèle Laval (1886-1967), qui inonda Tulle, entre 1917 et 1919, de 110 lettres anonymes qu'elle signait «Œil de Tigre». Cette affaire, dite affaire du corbeau de Tulle, inspira le scénario du film Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot (1943) ainsi que la pièce La Machine à écrire de Jean Cocteau.
Charles Lovy (1880-1903), sergent au 2e régiment de tirailleurs algériens, tué au combat de Ksar el Azoudj en Algérie; statue de bronze à son effigie et caserne portant son nom.
Philippe Manoury (1952-), compositeur de musique contemporaine.
André Mazeyrie (1876-1953), docteur en médecine, profondément lié à l'histoire du musée du Cloître.
Jean-François Melon (1675-1738), économiste.
Jean Montalat (1912-1971), homme politique.
Pierre Meyrat, (1916-1969), pilote automobile français sur circuits.
Robert Nivelle (1858-1924), généralissime, commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.
Edmond Perrier (1844-1921), zoologiste et anatomiste.
Rémy Perrier (1861-1936), zoologiste.
Maxime Petitjean, rugbyman professionnel passé du Sporting à Brive, Dax[109].
Jean-Pierre Poulain (1956-), sociologue.
Joseph Roux (1834-1905), écrivain, Majoral du Félibrige et homme d'Église.
Paoline Salagnac (1984-), joueuse de basket-ball.
Éric Rohmer, pseudonyme de Maurice Schérer (1920-2010), réalisateur de cinéma.
René Schérer (1922-), philosophe.
Marie-Anne Montchamp (1957-), députée du Val-de-Marne, secrétaire d'État à la solidarité et aux cohésions sociales.
Jacques Salles (1949-), producteur français, qui a passé son enfance à Naves.
Laurent Seigne (1960-), joueur et entraîneur de rugby à XV.
Adrienne Servantie (1907-2000), actrice (de 1958 à 1981) née rue du Chandon dans le quartier du Trech, et connue pour son rôle dans Mon oncle de Jacques Tati (1958).
Charles Silvestre (1889-1948), notaire et écrivain régionaliste.
Marcelle Tinayre (1870-1948), romancière, résistante au communisme.
Léon Treich (1889-1974), journaliste et écrivain.
François Vachot (1767-1796), général des armées de la République.
Martial Vachot (1763-1813), général des armées de la République et de l'Empire tombé au champ d'honneur à la bataille de Goldberg.
Alexis de Valon (1818-1851), archéologue, voyageur et écrivain.
Gabriel Ventejol (1919-1987), syndicaliste.
Cyprien Vial (1979-), cinéaste.
Michel Yachvili (1946-), joueur de rugby, membre du XV de France.
Personnalités liées à Tulle, sans y être nées
François Hollande, maire de Tulle de 2001 à 2008.
Jean-Jacques Aillagon (1946-), haut fonctionnaire, ancien ministre qui fut professeur au lycée Edmond-Perrier de Tulle.
Eustorg de Beaulieu (1495-1552), poète, compositeur, prêtre puis pasteur français, venu à Tulle pour y gagner sa vie (il donnait des leçons de musique) et écrire plusieurs poèmes et rondeaux.
Jérôme Bonvoisin (1973-), capitaine du Sporting depuis 2008 (ex-joueur du CABCL).
Martial Brigouleix (1903-1943), né à Ambrugeat, résistant français, fusillé au Mont-Valérien.
Robert Caulet (1906-1984) professeur de dessin au lycée Edmond-Perrier, résistant, dirigeant du Front National, président du CDL de Corrèze à la Libération.
Raymond Faro (1909-1944), responsable de l’Armée Secrète, fusillé à Tulle en représailles de l'embuscade de Cornil.
François Hollande (1954-), 24e président de la République française et 39e maire de Tulle (2001-2008)
Robert Joudoux (1939-2016), historien et homme de lettres y est décédé.
Marie Lafarge (1816-1852), jugée et condamnée par la Cour d’assises de Tulle pour le meurtre de son époux, Charles Lafarge.
Jules Lafue (1887-1971), trésorier payeur général, maire de Tulle de 1944 à 1947, nommé avec sa fille Madeleine Juste parmi les nations par l'institut Yad Vachem, pour avoir abrité plusieurs réfugiés juifs dans la Trésorerie générale qui lui servait d’habitation pendant la Seconde Guerre mondiale.
Marcel Lefebvre (1905-1991), archevêque-évêque de Tulle, fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.
Benoît Mandelbrot (1934-2010), mathématicien franco-américain ayant étudié au lycée Edmond-Perrier de Tulle.
Marcelline Pauper (1666-1708), religieuse de la congrégation des Sœurs de la Charité, décédée à Tulle.
Henri Queuille (1884-1970), homme politique
Alain Senderens (1939-2017), Chef cuisiner figure de la "nouvelle cuisine" française, incinéré à Tulle.
Pierre Souletie (1910-1944), né à Cornil, résistant pendu lors du massacre de Tulle.
Henri Vackier (1878-1962), vice-consul puis consul de Belgique à Tulle, décédé dans cette ville.
Autres
Liste des maires de Tulle
Liste des évêques de Tulle
Notes et références
Notes et cartes
Notes
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10000habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10000habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
«Cinq panneaux avec le nom de Tulle en occitan», La Montagne, (lire en ligne).
Selon diverses références, la Montane est un affluent de la Saint-Bonnette ou l'inverse.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
D'après Marcel Villoutreix, Noms de lieux du Limousin; Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995.
Tutela était invoquée non seulement à Rome et en Espagne, mais aussi en Gaule, et notamment à Vesunna (Périgueux). Son culte s'est conservé jusqu'au déclin du paganisme. D'après Marcel Villoutreix, Noms de lieux du Limousin; Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995.
Maximin Deloche, «Mémoire sur la procession dite de la Lunade et les feux de la Saint-Jean à Tulle (bas Limousin)», Mémoires de l'Institut de France, t.32, 2ᵉ partie, , p.143-200 (ISSN2493-979X, e-ISSN0398-3609, DOI10.3406/minf.1891.1522, lire en ligne).
Bernadette Barrière et Claude Andrault-Schmitt, Tulle, Presses Univ. Limoges, , 46p. (ISBN978-2-84287-065-2, lire en ligne).
Pierre Calvas, «Les généraux de l’OAS à la prison de Tulle: réalités et rumeurs», Criminocorpus. Revue d'Histoire de la justice, des crimes et des peines, (ISSN2108-6907, lire en ligne, consulté le ).
En 1969, sous l’impulsion d’Alain Savary, la SFIO fusionne avec l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche pour créer le Parti socialiste, lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux en 1969.
Construit de 1899 à 1902 par les architectes Auberty et Anatole de Baudot précurseurs pour la mise en œuvre des voûtes minces en ciment armé (toiture en dôme).
Arrêté du .
Arrêté du .
Salviat, Paul et Quincy, Gilles. «Un édifice religieux de Tulle tombé dans l’oubli: la chapelle Notre-Dame de Miséricorde», Lemouzi, no143, , p.55-76; no144, p.119-130, ill.
Bernadette Barrière, Claude Andrault-Schmitt, Gilbert Beaubatie, Geneviève Cantié, Luc Ferran, Isabelle Ribièras, Nathalie Roux et Thierry Zimmer, Tulle, Limoges, Presses universitaires de Limoges, coll.«Patrimoine limousin», , 46p. (ISBN978-2-84287-065-2)
Gilbert Beaubatie, Je découvre Tulle, La Crèche, Geste Éditions, 2016
Gilbert et Yannick Beaubatie, Tulle de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2009
Étienne Baluze, Historiae Tutelensis libri Tres; Paris, 1717; traduction de l'Abbé Borie: Histoire de Tulle par Étienne Baluze; Tulle, 1928
François Bonnelye, Histoire de Tulle et de ses environs; Tulle, s.d.
Abbé Bertry, Histoire de la ville de Tulle; Tulle, 1900
Johannès Plantadis, Histoire de Tulle, des origines à nos jours, Tulle, 1913, préface d'Edmond Perrier
Joseph Nouaillac, Histoire de la ville de Tulle; S.S.H.A., Brive, 1949
Bertrand de Latour, Institutio Ecclesiae Tutelensis; Tulle, 1963
Philippe Wolff, «L'histoire de Tulle - Essai bibliographique», in Le Bas-Limousin; actes du Congrès des sociétés savantes du Centre, Tulle, 1966
Études particulières sur l'histoire de Tulle
Jean-Baptiste Poulbrière, Histoire du diocèse de Tulle; Tulle, 1884
Gustave Clément-Simon:
Tulle et le Bas-Limousin pendant les guerres de religion; Tulle, 1887
Recherches sur l'histoire civile et municipale de Tulle…; Tulle, 1907
René Fage:
Un atelier de dentelles à Tulle au XVIIesiècle; Tulle, 1887
Le Vieux Tulle; Tulle, 1888
Maximin Deloche, «La procession de la Lunade et les feux de la Saint-Jean»; mémoire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, XXXIII, 2epartie, 1890
Victor Forot, Épisodes révolutionnaires, l'année de la Peur à Tulle; Paris, 1906
Jean-Baptiste Brunie, Mémoires inédits (vie à Tulle au début du XXesiècle)
Johannès Plantadis, Tulle pendant l'année terrible (1870); Lemouzi, 1909
Bernard Marque, Cantedenum et Tutela (Origines de Tulle); Tulle, 1915
Martial Marthon, La Ronde des siècles autour du clocher de Tulle; Tulle, 1959
Antoine Soulier, Le Drame de Tulle (voir massacre de Tulle); Tulle, 2eédition, 1960
Jacques Sacquer, Invitation à la découverte de l'abbatiale - Cathédrale de Tulle; préface de Robert Joudoux, no35bis de Lemouzi, Tulle, 1970
Robert Joudoux: Tulle; SAEP, 1973
Maurice Schérer, «Et si Tutela venait de Tulle?», Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, t.109, 2007-2008
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