Une station météorologique est ouverte le à 296 m d'altitude 45,95028, 5,4611[2].
Saint-Rambert-en-Bugey possède un climat de type semi-continental.
La vallée est située dans une zone climatique de transition: en automne, alors que la plaine de l'Ain, située à quelques kilomètres, se trouve en pleine zone de brouillard, la vallée de l'Albarine reste ensoleillée jusqu'à Torcieu; la brise de montagne, canalisée par la cluse des Hôpitaux, chasse la brume[3]
Relief et géologie
Saint-Rambert-en-Bugey vue de des montagnes environnantes.
La partie de la cluse sinueuse où est bâtie la ville est dirigée du nord-est au sud-ouest.
Hydrographie
Le Brévon.
La ville est traversée dans sa longueur par la rivière Albarine[4] très fréquentée par les pêcheurs à la mouche pour son peuplement en truites fario et en ombres communs.
Trois affluents rejoignent l'Albarine à Saint-Rambert-en-Bugey:
la Mandorne, au niveau du lieu-dit le Moulin à Papier;
le Brevon, au niveau de l'église;
la Câline, à Serrières.
Urbanisme
Typologie
Saint-Rambert-en-Bugey est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].
La ville de Saint-Rambert-en-Bugey est constituée schématiquement de deux parties distinctes: la "vieille ville", anciennement enceinte dans les murs de la ville, qui étire une double rangée d'habitations anciennes en amont de l'église, et, en aval, des bâtiments (usines, cités ouvrières, maisons de contremaîtres et "châteaux" des propriétaires) de la filature de la Schappe
Saint-Rambert a vu sa richesse architecturale se perdre au fur et à mesure de son histoire.
Dès 1602, son château est détruit. Les remparts sont détruits par des crues, les portes de la ville démontées pour faciliter la circulation, l'abbaye détruite à la suite de la Révolution de 1789.
La révolution industrielle a marqué profondément la physionomie de la cité. On remarque les restes d'un très rare ensemble de cités ouvrières, de villas de contremaitres, de châteaux de directeurs et d'usines textiles datant du XIXesiècle (Schappe).
Autrefois surnommé la «Venise du Bugey[10]» à cause de son canal qui traversait le bourg et de ses fontaines monumentales, Saint-Rambert a vu son canal couvert et ses fontaines détruites lors des opérations de bétonnage des années 1960.
La ville de Saint-Rambert-en-Bugey vue du château de Cornillon.
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,8% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (65,2%), prairies (22,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,6%), zones urbanisées (3,5%), zones agricoles hétérogènes (3,2%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1%)[11].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
Route nationale
La ville est traversée par la route départementale D 1504, ancienne «route nationale 504».
Autres routes
Route d'Angrières•Route de Conand•Route de Grattoux•Route de l'Abbaye•Route de Morgelaz
La gare de Saint-Rambert-en-Bugey est située sur la Ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière). Elle est desservie[12] par des trains TER Rhône-Alpes qui effectuent des missions entre la gare de Lyon-Perrache et celles de:
Grattoux, à 1 km au nord-nord-est de Saint-Rambert
Buges, à 1 km au nord, dans la vallée du Brevon
Vorages, à 1,5 km au nord-nord-est de Saint-Rambert
Blanaz, à 2,5 km au sud de Saint-Rambert (alt.: 467 m)
Lupieu, à 3 km au sud de Saint-Rambert, dans la vallée d'un affluent du Brevon, le Chazet
Jarvonoz, à 1 km au sud de Saint-Rambert (alt.: 450 m)
Morgelaz, au pied du Mont Luisandre
Angrières, à 2,5 km à l'ouest-nord-ouest de Saint-Rambert (alt.: 641 m)
Serrières, dans le prolongement de Saint-Rambert-en-Bugey, en aval
Toponymie
Au cours des siècles, Saint-Rambert-en-Bugey s'est appelé
Bebronne au Vesiècle
Hydronyme d'origine gauloise, reposant soit sur une forme gauloise °BEBRŌNNO, soit sur une forme gallo-romane °BEBRŌNE. Le radical BEBR- est celui du gaulois °BEBROS ou °BEBRUS «castor», adapté en bas-latin sous la forme BEBER. Le second élément de l'hydronyme est soit le gaulois ONNO «cours d’eau» (cas le plus probable), soit un suffixe de présence gallo-roman -ŌNE, d'où le sens global de «rivière aux castors», ou éventuellement «endroit où il y a des castors».
Selon la légende, les origines de la ville de Saint-Rambert remontent à saint Domitien, au Vesiècle. Domitien aurait fondé un monastère et un hospice sur les bords du Brevon, vers 440. Ce «désert», où se cachait précédemment des «faux-monnayeurs», se nommait Bébronne.
Au VIIesiècle, Ragnebert, un noble et pieux chevalier franc (un "leude") est victime d'obscures intrigues de pouvoir sous le règne du «roi fainéant» Thierry III. Exilé dans le Bugey par Ebroïn, le maire du palais, il est assassiné sur ses ordres le , sur le chemin de l'abbaye. Une croix de pierre, placée à quelques pas du pont du Brevon, indique l'endroit où il aurait été mis à mort par deux «sicaires».
D'après la légende, les prodiges se multiplièrent sur le tombeau de Ragnebert et le lieu devint rapidement un important lieu de pèlerinage. En peu de temps, il se forma sous la protection de l'abbaye un bourg qui prit le nom du martyr. Cette dévotion connaît au XIIesiècle une diffusion régionale en atteignant, par l’intermédiaire du monastère de l’Île Barbe (Saint-Rambert-l'Île-Barbe, Lyon), les comtés de Forez (Saint-Rambert-sur-Loire, Loire) et d’Albon (Saint-Rambert-d'Albon, Drôme).
Article détaillé: Saint Rambert.
Les reliques de Rambert et Domitien sont toujours conservées dans l'église paroissiale Saint-Antoine.
Moyen Âge
L’Abbaye de Saint-Rambert se trouve au XIIesiècle à l'apogée de sa puissance. Indépendante de toute suprématie temporelle, elle ne relève que du pape pour la question canonique. Elle possède des domaines jusqu'en Savoie, et se trouve un des petits états les plus riches du Bugey[21]. En 1191, une bulle du pape Célestin III, où l'on énumère les bénéfices de l'Abbaye[22], montre que son étendue était plus considérable que celle du canton actuel.
La construction du château de Cornillon, sur un éperon rocheux au-dessus de la ville, permet à l'Abbaye d'assurer seule son indépendance et sa sécurité.
En 1196, l'abbé Régnier cède à Thomas, comte de Savoie, le château de Cornillon en échange de sa protection.
Articles détaillés: L’abbaye de Saint-Rambert et le château de Cornillon.
La guerre contre le Dauphiné
Vers 1282, le conflit entre la maison de Savoie et celle du Dauphiné gagne le Bugey. Situé à la «frontière», Saint-Rambert reçoit en 1288 du comte de Savoie Amédée V des franchises et des privilèges semblables à ceux de la ville de Bourg. Le château de Cornillon, dernier bastion savoyard sur la route qui mène à Pont d’Ain, est une place importante dans cette guerre d'escarmouches, de sièges et d'expéditions punitives. Des chevauchées partent de Saint-Rambert pour aller ravager la plaine de l'Ain[23]. Cette position stratégique va accroitre l'importance du bourg de Saint-Rambert qui s’entoure de remparts et devient une ville de garnison et de stockage du matériel militaire. Le , le traité de Paris met fin au conflit.
Saint-Rambert en Savoie
Le bourg obtient rapidement franchises et privilèges. Il devient notamment la résidence obligée des juge-mages du Bugey et se développe considérablement.
Saint-Rambert reste savoyard jusqu'en 1601 et la signature du traité de Lyon.
Ancien Régime
Ruines du château de Cornillon.
En 1601, le traité de Lyon rattache Saint-Rambert à la France. Le château de Cornillon est détruit en 1602 par le maréchal de Biron.
En 1607, le duc de Nemours Henri de Savoie obtient du roi Henri IV la réunion des justices s’exerçant sur ses marquisats de Saint-Sorlin et Saint-Rambert et ses baronnies de Chazey, Poncin et Cerdon; la centralisation se fait à Saint-Rambert, ainsi sauvé de la désertification et de la ruine qui la menaçaient[24]: en effet, la ville doit faire face à la concurrence de la route Lyon-Bellegarde passant par Nantua, plus courte que la route Lyon-Bellegarde passant par Saint-Rambert et Belley (de Bellegarde, on rejoint Genève). En 1607 également, un collège est fondé à Saint-Rambert par Claude Guichard.
L'industrie textile est la plus importante des industries de la ville, reconnue pour l'excellente qualité de sa production de toile de chanvre (nappe, serviette, etc.). Un bureau de visite et de marquage des toiles, créé en 1738, lutte contre les nombreuses malfaçons et contrefaçons.
Les habitants sont pour la plupart pauvres et la ville insalubre. Des épidémies déciment de temps à autre la population. Des tanneurs travaillent en ville (en 1767, il y a cinq tanneries à Saint-Rambert-en-Bugey), malgré les interdictions. Ces commerces locaux empuantissent les alentours. En 1697, la muraille "au devant de l'église" est emportée par une crue.
En 1748, la «porte d'en haut» est détruite pour agrandir le chemin royal de Lyon à Chambéry.
Le don gratuit, la mauvaise gestion des syndics et un mauvais procès contre les Chartreux de Portes, qui réclament que la justice de leur seigneurie de Saint-Sorlin soit rendue à Lagnieu, ruine la ville: en 1771, le parlement de Dijon ordonne que la justice du marquisat de Saint-Sorlin soit exercée à Lagnieu. Les magistrats de Saint-Rambert sont déboutés de leur recours en 1773 et la communauté condamnée à payer les frais du procès. Elle doit piocher dans les économies de l'hôpital pour faire face à cette dépense. Le siège de la justice à Saint-Rambert est disloqué.
Révolution française
Sous la Terreur, la déchristianisation imposant le changement des noms de lieux à consonance chrétienne, Saint-Rambert est rebaptisé Montferme.
Un bataillon de volontaires du district de Saint-Rambert se forme lors de la levée en masse décrétée le . Le bataillon de Montferme combat dans l'Armée des Alpes sous les ordres de Kellerman, puis de Dumas[25].
XIXesiècle
"La défense héroïque des Balmettes".
Alphonse de Lamartine nous a laissé cette description de Saint-Rambert au début du XIXesiècle:
«Peu à peu le défilé s'élargit,le ruisseau grossit, les maisons aussi pittoresques,mais plus nombreuses, se rapprochent sur les deux rives et forment le faubourg d'une petite ville appelée Saint-Rambert. Il n'y a point de rue; la rue, c'est l'Albarine couverte d'une multitude de ponts. Une petite auberge, dont les filets tapissent le mur, puise les écrevisses et les truites sous ses fenêtres et sous son escalier. On soupe et on couche là au bruit et à la fraîcheur du petit fleuve. Quelques usines y joignent le bruit du marteau, quelques moulins le tic-tac des roues. C'est un des lieux les plus pittoresques du monde.»
En mars 1814, lors de la campagne de France qui voit NapoléonIer tenter d'arrêter l'invasion de la France, des paysans et des gardes nationaux de Tenay et de Saint-Rambert se joignent aux hommes du 23erégiment d'infanterie de ligne et tiennent tête à un détachement de 600 Autrichiens au lieu-dit les Balmettes, vers Torcieu
Article détaillé: Le combat des Balmettes.
XXesiècle
Joseph Tournier.
La révolution industrielle a profondément marqué la physionomie de la ville. L'histoire de Saint-Rambert au XXesiècle est totalement liée à celle de la filature de la Schappe. En 1905, l'abbé Tournier, l'un des cofondateurs de la revue Le Bugey, crée à Saint-Rambert la première association de parents d'élèves[26].
En 1908, monsieur Bois, propriétaire, loue pour dix années sa papeterie de Caline pour 12 000 F. l'an (avec faculté de rachat de 300 000 f.) à la société Henri Thouvard et Delafon, d'Entre-deux-Guiers (Isère). Le matériel neuf acheté aux établissements Bouvier et Paul, de Grenoble, permet de pousser la production de 20 tonnes par mois à 120 tonnes par mois. monsieur Bois décède en . Le mois suivant, l'usine est fermée pour cause de guerre puis liquidée. André Navarre, célèbre industriel papetier (et ancien patron d'Henri Thouvard) achète le matériel de l'usine moyennant 420 000 f. Il cède les lieux en 1923 à Voisin & Pascal, sans la machine à papier.
Un train couché dans l'Albarine au pont de Reculafol à la suite d'un sabotage effectué par la Résistance le 9 juin 1944. Cette photo a été prise par un officier allemand le 6 juillet 1944, quelques minutes avant une attaque du maquis au cours de laquelle cet officier a été tué. Son appareil photo est récupéré par les maquisards et la pellicule développée.
Le canton de Saint-Rambert-en-Bugey abrite plusieurs groupes de résistants, mais également un noyau organisé de miliciens.
Saint-Rambert fait partie des villes où se fera un dépôt de gerbes clandestins, simultanément au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.
À partir de 1944, l'axe ferroviaire stratégique Ambérieu-Culoz est régulièrement saboté par les maquisards, notamment au pont de Reculafol. Le , au cours de l'attaque d'un train blindé, 6 soldats allemands sont tués. Simultanément, une patrouille allemande est attaquée dans la ville.
Le , la Wehrmacht et la Gestapo, épaulées par la milice, investissent la ville en guise de représailles. Après une brève tentative de résistance, les maquisards doivent décrocher et se cacher où ils le peuvent. Des barrages sont établis aux entrées de la ville où de nombreuses personnes sont arrêtées. Plus de 250 ouvriers de la filature de la Schappe sont parqués dans la cour de l'usine, de 14 h 30 à 22 h, et 30 otages, pris au quartier du four-à-chaux, à l'abbaye et à la mairie, sont parqués sous la Grenette (l'ancien marché couvert de Saint-Rambert, mairie actuelle).
Dix-huit otages sont libérés, mais 12 d'entre eux sont mitraillés à 21 h 45 dans la rue du Pavé (actuellement rue des Otages).
Plaque commémorative des otages exécutés le 7 juillet 1944 à Saint-Rambert-en-Bugey.
Meurent sur le coup:
Louis Multin, 20 ans, originaire de Druillat et horticulteur à Bourg.
Le docteur Michel Temporal, 58 ans, maire de la ville;
Pierre Chatton, 36 ans, chef du ravitaillement;
Louis Golzio, 53 ans, secrétaire de mairie;
Dominique Molinero, 43 ans, mécanicien;
Joseph Arena, 58 ans, ouvrier;
Joanny Pollet, 46 ans, camionneur de Villeurbanne;
Trois otages, grièvement blessés, seront emmenés à l'hôpital de Nantua. Reconnus lors d'une descente des nazis dans l’hôpital, ils seront fusillés une seconde fois dans la carrière de la Croix-Chalon, certains sur leurs civières. Il s'agit de:
André Burtschell, 36 ans, juge de paix à Saint-Rambert;
Pierre Gayat, 46 ans, secrétaire de mairie;
Adrien-Joseph Marguin, 50 ans, garde champêtre.
Deux otages, blessés plus légèrement, s'en sortiront en vie:
Louis Lannezval, 43 ans, hôtelier et maquisard;
Victor de Féo, 41 ans.
Le chauffeur de taxi André Rigaud, arrêté dans la journée à un barrage, passé à tabac et interné à la Schappe, est abattu à 22 heures, lors de la libération des ouvriers. Lors de son arrestation, il était en mission commandée[27] pour le maquis Chico (réseau DITCHER Tiburce-Buckmaster) sous les ordres du capitaine Jean-Paul Archambault.
Centre important de la Résistance, Saint-Rambert-en-Bugey sera décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze[28].
Article connexe: Les maquis de l'Ain et du Haut-Jura.
Politique et administration
Tendances politiques
Article détaillé: Résultats électoraux de Saint-Rambert-en-Bugey.
Administration municipale
Liste des maires
Déroulez ici les noms des maires de Saint-Rambert-en-Bugey
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
02.1791
06.1791
Philippe Grumez
06.1791
11.1791
Pierre Augerd
11.1791
12.1792
Anthelme Joseph Reverdy
12.1792
12.1793
Victor Augerd
01.1794
11.1794
Guillaume Trocu-Malix
1800
1804
Jean François Brun
1804
1815
Adrien Falavier
1815
1816
Jean Marie Juvanon
1816
18301
André Dupuy
1830
1845
Louis Falavier
1845
1846
Aimé Martin
1846
1848
Adolphe Dupuy
1848
1852
Paul Brun
1852
1860
Adolphe Dupuy
1860
1865
Aimé Debeney
1865
1869
Charles Rat
1869
1878
Benoît Martelin
1879
1880
Jules Chappuy
1881
1884
Frédéric Auguste Juvanon
Conseiller d'arrondissement
1884
1891
Jules Dufour
01.1892
05.1892
Jean Marie Mathieu
1892
1928
Lucien Franc
Conseiller général
1928
1935
Henri Franc
Conseiller général
1935
1944
Michel Temporal
PR
1944
1947
Lucien Broyer
1947
1953
Luc Beatrix
SFIO
1953
1977
Marcel Buis
CNI-RI
Conseiller général
1977
1983
Charles Pain
1983
1995
Jean Claude Marquis
UDF
Conseiller général
juin 1995
mars 2001
Jean-Claude Canard
mars 2001
En cours (au 19 août 2019)
Gilbert Bouchon
DVG
Conseiller général
Politique environnementale
Depuis 2002, le Syndicat intercommunal d'aménagement du bassin versant de l'Albarine rassemble 27 communes du bassin versant de l'Albarine, dont la commune de Saint-Rambert-en-Bugey, pour agir en faveur de l'eau et des milieux aquatiques.
Jumelages
La commune de Saint-Rambert-en-Bugey est jumelée depuis juillet 2022 avec la ville italienne de Rueglio, une petite commune située dans le Piémont.
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Rambertois[29].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].
En 2019, la commune comptait 2 188 habitants[Note 3], en diminution de 2,32% par rapport à 2013 (Ain: +5,32%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
2 042
2 596
2 244
2 130
2 420
2 613
2 633
2 567
2 528
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 799
2 597
2 531
2 537
2 620
2 964
3 409
3 765
4 113
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
5 028
4 971
4 950
4 204
4 319
4 168
3 463
2 862
2 866
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
2 936
2 857
2 439
2 161
2 112
2 065
2 167
2 166
2 166
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
2 265
2 188
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Il existait, jusqu'en 2010, une école primaire privée, l'école Sainte-Marie (appelée "l'école d'en haut", par opposition à l'école publique appelée "l'école d'en bas")[34]
Le groupe scolaire Claude-Guichard.
Le collège de l'Albarine.
L'ancienne école privée Sainte-Marie.
Manifestations culturelles et festivités
Lumignons.
Rambert, le saint patron de la ville est célébré le 13 juin. C'est vers cette date que se déroule la Vogue, qui consiste actuellement essentiellement en une fête foraine. On y trouve des manèges pour enfants, des stands de tir et de vendeurs de barbe à papa, des auto-tamponnantes et autres manèges à sensations. Les traditions liées aux conscrits (bals, distributions de brioches aux anciens...) ont disparu au cours des années 1980.
Chaque soir du 8 décembre, de la même manière qu'à Lyon, les «Illuminations» sont une manifestation populaire où il est de tradition d'illuminer la ville avec des «lumignons», bougies allumées placées dans des verres et déposées sur les rebords de fenêtres.
Santé
On trouve à Saint Rambert:
L'hôpital Centre Cornillon, un établissement public d'hébergement pour personnes âgées dépendantes/maison de retraite (EHPAD) d'une capacité de 77 lits d'hébergement permanent et de 4 lits d'hébergement temporaire[35].
Le foyer-logement "Les Blés d'Or" pour personnes âgées de plus de 60 ans[36].
Sports
Le stade Jean-Burtin, à la Craz.
L'Étoile du Bugey, le club de rugby historique, crée en 1921 (stade de rugby de la Craz)[37].
L'Albarine Basket Club compte 103 licenciés, dont 51 mini-basketteurs (- de 10 ans), 18 joueurs de moins de 16 ans, 19 joueurs séniors et 10 loisirs[38].
Le Progrès, un quotidien régional français appartenant au groupe EBRA.
La Voix de l'Ain, un journal hebdomadaire appartenant au groupe de presse Hebdomadaires Catholiques Régionaux[39].
Bugey-Côtière, un hebdomadaire d'information généraliste créé en 2001 et propriété du groupe RC.
Radio
La station radio locale FC radio (Fréquence Côtière)[40] émettant depuis Montluel
Télévision
La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne, une des antennes régionalistes de France Télévisions, émettant sur la région Auvergne-Rhône-Alpes et basée à Lyon.
Cultes
Les curés de Saint-Rambert
Cl. DUPUY
F. DARNAND
L. GAMET
A. VIVET
J. TOURNIER
Ad. GAMET
J. REUTHER
Cl. ARBAN
J. DELORME
J. ROBIN
Début
1803
1837
1863
1889
1900
1908
1934
1937
1958
1968
Fin
1837
1863
1889
1900
1908
1934
1937
1958
1968
1971
Culte catholique
Suivant la tradition, le culte catholique est présent à Saint-Rambert-en-Bugey depuis le Vesiècle.
La crypte de Saint-Domitien, réputée pour son architecture romane, daterait du IXeouXesiècle[41].
Le culte est aujourd'hui pratiqué à l'église Saint-Antoine.
Foyers fiscaux imposables en% de l'ensemble des foyers fiscaux en 2009
40,7 %
57,3 %
Médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation en 2010
15 855 €
19 903 €
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Monuments civils
Ruines du château féodal de Cornillon.
Maison de Pierre Tournier (pour mémoire)
La maison forte échoit, en 1308, à la maison de Savoie à la mort de son dernier propriétaire[44].
Monuments religieux
Crypte romane Saint-Domitien, qui daterait des IXeetXesiècles[41], restes de l'abbaye, classées au titre des monuments historiques.
Église Saint-Antoine.
Église Saint-Antoine.
Abbaye de Saint-Rambert.
Crypte de l'abbaye.
La statue de la Vierge.
Croix commémorant le martyre de Ragnebert.
Patrimoine naturel
La ville est traversée par la rivière Albarine, essentiellement peuplée à cet endroit de truites fario, d'ombres communs et de vairons. La rivière abrite également à Saint-Rambert une colonie de canards colvert
Une spécialité très locale, le ramequin, est un fromage de vache sec qui se déguste fondu. C'est un symbole des traditions d'hospitalité bugiste.
Les bugnes sont une sorte de beignet associés à la période du Mardi-Gras.
Les bugistes sont souvent des champignonneurs avertis. Les trompettes de la mort, chanterelles et autres bolets font partie intégrante de la gastronomie privée.
Le Musée des traditions bugistes présente la vie des habitants de la vallée de l'Albarine entre 1840 et 1940[45].
L’action du roman Beau masque de Roger Vailland se déroule à Saint-Rambert-en-Bugey et romance la lutte des ouvrières de la filature de la Schappe. Une partie du film Beau masque, de Bernard Paul a été tournée à Blanaz, un hameau de Saint-Rambert.
L'histoire racontée par la bande dessinée Pour la vie[Note 4] se situe essentiellement à Saint-Rambert-en-Bugey où un fait-divers similaire s'est déroulé en 2007[46].
Travail de Lupieu.
Four à pain de Blanaz.
Lavoir de Blanaz.
Four à pain à Morgelas.
Personnalités liées à la commune
Antoine Garin.
Personnalités
Voir la catégorie: Personnalité liée à Saint-Rambert-en-Bugey.
Charles Béraudier (1920 - 1988), homme politique, député du Rhône et président de la région Rhône-Alpes. Orphelin, il est élevé par ses grands-parents à Saint-Rambert-en-Bugey. Ami d'enfance de Francisque Collomb.
l'abbé Joseph Tournier (1854 - 1938), précurseur de l'archéologie, de l'étude de la préhistoire et de la géologie du département de l'Ain et fondateur à Saint-Rambert de la première association française de parents d'élèves[47].
Michel Temporal (1886 - 1944), médecin, capitaine de l'Armée française, maire et médecin de Saint-Rambert-en-Bugey en 1944, pris en otage et fusillé par les nazis à Saint-Rambert-en-Bugey.
Roger Vailland (1907 - 1965), s'est inspiré de la vie des ouvriers de Saint-Rambert pour son roman Beau masque.
Natifs de Saint-Rambert-en-Bugey
Voir la catégorie: Naissance à Saint-Rambert-en-Bugey.
Bernard Chardère (1930 -), critique de cinéma.
Francisque Collomb (1910-2009), homme politique, maire de Lyon et sénateur du Rhône.
Claude Guichard (vers 1545 -1607), historiographe de la Maison de Savoie.
D'or à la corneille de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ.[50].
En 1262, la ville portait «D'or à un geai ou passereau de sable, au chef de Savoie"»[51]. Le chef de savoie a été remplacé par un chef de France en 1601. L'oiseau est désormais désigné comme une corneille (probablement à cause du château de Cornillon).
Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Pour la vie, (ISBN978-2-203-02498-4), dessinateur: Claudio Stassi, scénario: Jacky Goupil.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
«Fiche du poste 01384003», données publiques de la station Météo-France [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
Isabelle Trautsolt, Annales de Géographie, vol.428, (lire en ligne), Recherches sur les climats du Jura français, «L'influence du relief sur la température et l'insolation», p.424.
[Diderot 1777] Denis Diderot, Supplément À L’Encyclopédie Ou Dictionnaire Raisonné Des Sciences, Des Arts Et Des Métiers, t.3, , sur books.google.fr (lire en ligne).
Jacqueline Di Carlo, La guerre de 1939-1945 dans le canton de Saint-Rambert-en-Bugey, épisodes, District de la vallée de l'Albarine, (ISBN2-907881-12-4 et 9782907881128).
[Walckenaer 1839] Charles-Athanase Walckenaer, Géographie ancienne historique et comparée des Gaules cisalpine et transalpine, t.2, Paris, P. Dufart, , sur gallica.bnf.fr (lire en ligne).
[Depérys 1834] Jean-Irénée Depérys, Histoire hagiologique de Belley: recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, t.1, Bottier, , 404p. (lire en ligne), «Saint Domitian», p.11-20.
[Depérys 1834] Jean-Irénée Depérys, Histoire hagiologique de Belley: recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, t.1, Bottier, , 404p. (lire en ligne), «Saint Ragnebert», p.89-103.
[Leymarie 1854] Hippolyte Leymarie, Notice historique et descriptive sur la ville et l'abbaye de Saint-Rambert-de-Joux, impr. Aimé Vingtrinier, , 69p. (lire en ligne), chap.2 («L'abbaye»), p.21.
Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey, , sur books.google.ch (lire en ligne).
[Kersuzan 2005] Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey: les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, 1282-1355, Presses Universitaires de Lyon, , sur books.google.ch (lire en ligne).
[Perrot 1988] Marc Perrot, St-Rambert-en-Bugey et la vallée de l'Albarine sous l'ancien régime: XVIIe – XVIIIesiècle, , sur books.google.fr (lire en ligne).
[Kersuzan 2014] Alain Kersuzan, «Maisons et maisons fortes dans le comté de Savoie (XIVe – XVesiècle) - Essai de terminologie d'après les sources comptables», dans Chastels et Maisons fortes IV (Actes des journées de castellologie de Bourgogne 2010-2012), CECAB, (ISBN978-2-9543-8212-8), p.145-155.
Frédéric Potet et Marion Van Renterghem, «Ces couples âgés qui ont choisi de «quitter la vie» ensemble», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ):
«En juillet 2007, à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain), un couple s'était échappé d'une maison de retraite pour se jeter sous les roues d'un train. Lui avait 81 ans et avait commencé à travailler comme typographe, à l'âge de 12 ans. Elle en avait 83 et avait entamé une carrière d'employée de bureau avant d'acheter un bar avec son mari, puis un hôtel-restaurant. Ils n'avaient pas eu d'enfants et s'aimaient d'un amour brûlant. La perspective que l'un puisse disparaître avant l'autre fût-elle pour autant l'unique motif de leur décision?»
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[Lanfrey 2003] André Lanfrey, Sécularisation, séparation et guerre scolaire: Les catholiques français et l'école (1901-1914), Paris, éd. du Cerf, , 632p., sur books.google.fr (lire en ligne), p.235.
dans [Six 1934] Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), , «Mermet de Saint-Landry (Antoine)», p.186-187.
[Fenéon et Janneau 1920] Félix Fenéon et Guillaume Janneau, Le Bulletin de la vie artistique, Paris, Bernheim-jeune, , sur gallica (lire en ligne), p.717.
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