Ambronay (prononcé [ɑ̃.bʁɔ.ne]) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe à quelques kilomètres d'Ambérieu-en-Bugey.
Ambronay
Vue du château d'Ambronay (ou château de Blains), mairie d'Ambronay.
La commune d'Ambronay se situe au centre d’un hémicycle de moyenne montagne, au pied du contrefort le plus occidental du Jura bugiste; elle est bordée sur sa façade ouest par la rivière l’Ain.
Il s'agit d'une commune rurale dont le territoire compte 3 355 hectares dont 720 boisés.
Le point le plus haut s'établit au lieu-dit le Morimont qui culmine à 643 m; en plaine, le point le plus bas est à 299 m près du hameau du Genoud.
Ambronay est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,4% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (34,7%), forêts (24,9%), prairies (17,1%), zones agricoles hétérogènes (7,6%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5%), zones urbanisées (4,8%), mines, décharges et chantiers (2,7%), eaux continentales[Note 3] (1,9%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Toponymie
Dans les documents médiévaux, Ambronay est mentionnée sous les formes suivantes Ambroniacus en 1193, Ambroniacum en 1225, Ambronais (v.1250), Villa Ambruniaci (1285), Ambronay (v.1325), Ambrogniacus / Ambrognacus (1339), Anbronnay (v.1341), Ambornaco (1417), Ambrunay (1465), Ambrognay (1554), Ambournay (1563), Ambronay (1613), Ambournay en Bugey (1662), Ambournay / Ambronay (1789)[7],[8].
Le toponyme de Ambronay provient très probablement d'un nom de «domaine gallo-romaine Ambroniacum, formés avec le suffixe -acum du gentilice Ambronius»[8].
Histoire
La restauration des bâtiments anciens continue et fait partie des «1000 projets» du gouvernement français de 2009. L'histoire d'Ambronay continue d'être étroitement liée à celle de la France.
Antiquité
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Moyen Âge
Un moine irlandais y aurait initialement fondé une abbaye de femmes, puis vers l'an 800, saint Barnard, officier de la cour de Charlemagne, entreprend la restauration des bâtiments primitifs et installe un monastère obéissant à la règle de saint Benoît. Il obtient la totale indépendance de l'abbaye qui, au fil des siècles, va devenir de plus en plus puissante. Une bulle de 1051 du pape Léon IX atteste de cette indépendance. Mais la convoitise et les nombreuses guerres font qu'en 1282, l'abbaye demande la protection des Savoyards. Ambronay est alors fortifiée.
En 1308[9],[Note 4], la «fameuse prise d'Ambronay» qui ne dura qu'une semaine fut le fait d'un tout petit nombre d'habitants ralliés au parti dauphinois. À cette occasion aucun homme d'arme dauphinois ne pris part à cette rébellion. Au début de l'année 1308, le prévôt d'Ambronay dispose d'une garnison «forte» de trois hommes d'armes, qui sont remplacés par d'autres tous les deux ou trois jours[10].
En 1310[11], les gens du Dauphin incendient les défenses de la ville. En 1341[12], trois jours après la Pentecôte, la moitié de la ville, l'étable, la grande tour et la tour du comte sont ravagées par un incendie.
La bastide de Gironville dite fort Sarrazin est construite en 1323 dans le cadre de la guerre entre savoyards et dauphinois. Il s'agit alors d'une levée de terre renforcée par des défenses en bois. Malheureusement elle ne pourra éviter le passage des troupes dauphinoises marchant sur les Savoyards lors de la bataille de Varey.
En 1470, la ville a ses armoiries actuelles.
Époque moderne
En 1601, Ambronay est rattachée au royaume de France par le traité de Lyon. Biron arase la tour Dauphine et le déclin continue jusqu'en 1652, date à laquelle l'abbaye est rattachée à la riche congrégation des moines de Saint Maur. De grosses restaurations sont entreprises.
Époque contemporaine
La Révolution française supprime les ordres religieux le et tout est dispersé à Ambronay. Le cloître est reconverti en prison. Albitte, en 1793, fait abattre le clocher de l'abbaye.
Il faut attendre le pour que le chanoine Garcin et le député Alexandre Bérard obtiennent le début du classement de l'abbaye, suivi en 1905 par celui du cloître.
La ville a son aspect actuel depuis 1762. La rue principale est alors percée et perd son passage couvert, le quartier nord et deux de ses trois portes. Seule la porte de la Gargouille est conservée.
Dans la plaine, un camp militaire est installé en 1916 pour fournir le pain aux soldats du front pendant la Première Guerre mondiale. Il ferme définitivement en .
Le festival international de musique baroque est créé en 1980. En 2003, le centre culturel de rencontre d'Ambronay est ouvert.
Les habitants de Ambronay sont appelés les Ambrones et les Ambrons, notamment sur le site de la mairie. On trouve également mentionnées les formes Ambrunois ou Ambournois[7],[20].
Article détaillé: Démographie d'Ambronay.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].
En 2019, la commune comptait 2 800 habitants[Note 5], en augmentation de 11,87% par rapport à 2013 (Ain: +5,32%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 571
2 375
1 895
1 882
1 798
1 833
1 737
1 813
1 835
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 773
1 706
1 728
1 502
1 506
1 492
1 501
1 415
1 327
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 278
1 282
1 241
1 171
1 208
1 164
1 097
1 100
1 216
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
1 037
1 193
1 270
1 862
1 996
2 146
2 219
2 241
2 328
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
2 570
2 800
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Articles détaillés: Abbaye Notre-Dame d'Ambronay et Abbatiale Notre-Dame d'Ambronay.
L'abbaye Notre-Dame d'Ambronay est une abbaye bénédictine, fondée au XIesiècle par Barnard de Romans.
Au titre des monuments historiques, l'église Notre-Dame fait l’objet d’un classement par arrêté du ; le cloître et la salle capitulaire font l’objet d’un classement par arrêté du , la tour des Archives fait l’objet d’une inscription par arrêté du , les façades et toitures de la tour Dauphine font l’objet d'une inscription par arrêté du , les parties non classées des bâtiments dits conventuels et des bâtiments de l'infirmerie font l’objet d'une inscription par arrêté du , et les bâtiments composant l'abbaye, bâtiments dits conventuels, bâtiments de l'infirmerie, logis abbatial, pigeonnier font l’objet d’un classement par arrêté du [25].
Bastide de Gironville
Article détaillé: Bastide de Gironville.
La bastide de Gironville ou Fort Sarrazin ou Les Terreaux est une ancienne maison forte fossoyée[26] du XIVesiècle dont les vestiges se dressent sur la commune.
La bastide fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [27].
Enceinte urbaine
Subsistent des anciennes fortifications de la ville: la porte de la Gargouille; la tour des Archives (XIIIesiècle?); la tour Dauphine[28].
Hôtel de ville dit château de Blains ou château d'Ambronay
Ancien château du XVIesiècle, remanié au XIXesiècle.
Article détaillé: Centre culturel de rencontre d'Ambronay.
Labellisé Centre culturel de rencontre depuis 2003, Ambronay est un lieu de partage où la culture est accessible à chacun, un lieu d'échange ouvert sur la vie. Enfants, adolescents, amateurs, professionnels, chercheurs, étudiants, artistes internationaux, jeunes professionnels, tout le monde trouve à Ambronay un espace de création et d'épanouissement ouvert à tous.
Pour les amateurs, le Chœur du festival d'Ambronay réunit chaque année entre trente et quarante choristes autour de chefs de renom.
Autour de sa réflexion artistique et de sa thématique «musique et sacré», le centre de recherche d'Ambronay a choisi de se déployer dans différentes directions: chercheurs et créateurs travaillent de concert pour en explorer les ramifications intellectuelles, humaines, sociales et artistiques.
Enfin, le Label Ambronay est distribué par Harmonia Mundi depuis 2005. Grâce au soutien des partenaires institutionnels, une nouvelle phase de restauration et de valorisation du patrimoine s'ouvre. Elle permettra aux résidences de s'épanouir et aux séminaires d'entreprises de prendre forme.
Personnalités liées à la commune
Barnard de Romans (vers 780-841), ecclésiastique, fondateur de l'abbaye Notre-Dame d'Ambronay;
Jules Blanchet (1911-1962), homme politique né et mort à Ambronay, maire de la commune de 1945 à 1947;
René de Challant (vers 1503-1565), administrateur, diplomate et soldat au service de la maison de Savoie, mort à Ambronay;
Louis Thollon (1829-1887), astronome, spécialiste de spectroscopie, né à Ambronay.
Héraldique
Article connexe: Armorial des communes de l'Ain.
Blasonnement:
De gueules au faisceau rayonnant de treize épis d'or (représentant les treize hameaux de la commune) lié du même[29].
Notes et références
Notes et cartes
Notes
Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
N. Chorrier donne pour sa part dans son Histoire générale du Dauphiné la date de 1316, qui fut reprise par Guigue, Quinsonas, Vingtrinier, et d'autres. Cette date de 1316 étant peu probable car une trêve à peu près respectée avait été signée en 1314 à Villar-Benoît (Pontcharra). Il en est de même pour le siège et la prise de Saint-Germain.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
«Zonage rural», sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
Henry Suter, «Ambronay», sur le site d'Henry Suter, «Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs» - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection Histoire et Archéologie médiévales n°14, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN272970762X), p.14-15.
Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283p. (ISBN978-2-7373-8461-5), p.169.
«La liste «Ambronay pour tous» sera conduite par Gisèle Levrat: Après la décision de Robert Greffet actuel maire d’Ambronay, de ne pas solliciter un second mandat, dix membres du conseil sortant ont souhaité poursuivre sur une liste apolitique, conduite par Gisèle Levrat, 60 ans retraitée et actuelle première adjointe», Le Progrès, 11/10/2013 mis à jour le 30/1/2014 (lire en ligne, consulté le ).
«Gisèle Levrat, 1refemme maire de la commune», Le Progrès, (lire en ligne, consulté le ).
«Marie-Christine Barillot entre dans la bataille des municipales: Actuellement deuxième adjointe au sein du conseil municipal d’Ambronay, Marie-Christine Barillot officialise sa candidature en tant que tête de liste aux prochaines élections municipales en 2020», Bugey Côtière, (lire en ligne, consulté le )«Après avoir accompli un mandat en tant que conseillère municipale, suivi par un mandat en qualité d’adjointe, je pense avoir bien compris le fonctionnement d’une commune».
«Ambronay - Marie-Christine Barillot est la nouvelle magistrate», La Voix de l'Ain, (lire en ligne, consulté le )«Marie-Christine Barillot a été élue à la majorité avec 18 voix pour et 5 abstentions du côté de l'équipe minoritaire représentée par Vincent Mancuso».
«Abbaye (ancienne)», notice noPA00116291, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Action thématique programmée en archéologie métropolitaine: "inventaire des fortifications de terre" (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre: de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, p.6.
Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28eéd. (1reéd. 1979), 1304p. (ISBN2-86535-070-3, OCLC1078727877), p.30.
Banque de blason, sur labanquedublason2.com (section “communes de France” puis “01” puis “Ambronay”)
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии