Gout-Rossignol (orthographe officielle), localement écrite Goûts-Rossignol, est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Pour les articles homonymes, voir Gout (homonymie) et Rossignol (homonymie).
Goûts-Rossignol redirige ici.
Gout-Rossignol
Le bourg de Gout-Rossignol, ondulant à travers l'atmosphère estivale surchauffée.
La commune de Gout-Rossignol est localisée dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne.
À l'intersection des routes départementales (RD) 2 et 100, le bourg de Gout-Rossignol est situé à 18 kilomètres au nord de Ribérac et environ 35 kilomètres au nord-ouest de Périgueux. L'autre petit bourg, Rossignol, est situé trois kilomètres et demi à l'est du bourg principal.
La commune est également desservie par les RD 12, 100E2 et 708. La RD 12 mène à La Rochebeaucourt, la RD 100 longe la vallée de la Pude, et la RD 708 permet de relier Nontron à Marmande[1].
Gout-Rossignol est limitrophe de sept autres communes. Au sud-ouest, son territoire est distant d'environ 650 mètres de celui de La Chapelle-Grésignac.
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Gout-Rossignol est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[2].
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque, de roches sédimentaires du Mésozoïque. Le Coniacien occupe les parties plus basses de cette plaine céréalière, et le Santonien, un peu plus crayeux, les parties plus hautes, au-dessus d'une altitude d'environ 140 m. La vallée de la Pude, en limite sud, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire[3],[4],[5].
La formation la plus ancienne, notée c3(2), date du Coniacien indifférencié, composée de calcaires gréseux, sables et marnes à la base puis calcaires bioclastiques et calcaires crayeux et glauconieux ou calcaires à huîtres au sommet. La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs: sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles «no734 - Nontron» et «no758 - Périgueux (ouest)» de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[6],[7] et leurs notices associées[8],[9].
Carte géologique de Gout-Rossignol.
Légende de la carte géologique.
Ère
Période
Époque
Formations géologiques
Cénozoïque (0 - 66.0)
Quaternaire (0 - 2.58)
Holocène
CFvs :
Formations superficielles: colluvions carbonatées de vallons secs: sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris
Fy3-z :
Alluvions subactuelles à actuelles indifférenciées: argiles silteuses, argiles sableuses, argiles tourbeuses, sables argileux, sables fins à graviers (Pré-boréal à actuel)
Pléistocène
non présent
Néogène (2.58 - 23.03)
non présent
Paléogène (23.03 - 66.0)
non présent
Mésozoïque (66.0 - 252.17)
Crétacé (66.0 - ≃145.0)
Supérieur
c4a-c :
Santonien inf. à sup.: calcaires crayeux gris glauconieux en plaquettes évoluant dans le secteur sud avec apparition de silex noirs ou bruns et de rudistes (formation de Saint-Laurent-sur-Manoire)
c3(2) :
Coniacien indifférencié: calcaires gréseux, sables et marnes à la base puis calcaires bioclastiques et calcaires crayeux et glauconieux ou calcaires à huitres au sommet
inférieur
non présent.
Jurassique (≃145.0 - 201.3)
non présent
Trias (201.3 - 252.17)
non présent
Paléozoïque (252.17 - 541.0)
non présent
Relief et paysages
Zone humide au nord-ouest du bourg de Gout-Rossignol.
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude minimale, 104 mètres[10], se trouve localisée à l'extrême ouest, à l'ouest du lieu-dit Vigéreau, là où la Pude quitte la commune et sert de limite entre celles de Champagne-et-Fontaine et Cherval. L'altitude maximale avec 185[10] ou mètres[Note 1] est située au sud-est, au lieu-dit la Buisson[11].
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [12]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 2],[13]. La commune est dans le Ribéracois, une région naturelle possédant un relief vallonné avec des altitudes moyennes comprises autour des 130-160 m, sculpté par la Dronne et ses nombreux affluents. Les paysages sont ondulés de grandes cultures dont les vastes horizons contrastent avec les paysages plus cloisonnés de la Dordogne[14],[15].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 24,91 km2[10],[16],[Note 3]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 25,05 km2[7].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[19]. Elle est drainée par la Pude, et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 9 km de longueur totale[20],[Carte 1].
La Pude, d'une longueur totale de 19,75 km, prend sa source dans la commune, à l'est du village de Rossignol, et se jette en rive gauche de la Lizonne, en limite de Bouteilles-Saint-Sébastien et de Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, face à Palluaud[21],[22]. Elle sert de limite territoriale à la commune sur un total de près de trois kilomètres, en deux tronçons disjoints, face à Cherval.
La Pude au lieu-dit l'Étang des Faures.
Ruisseau le Gouts au nord-ouest du bourg de Gout-Rossignol.
Réseaux hydrographique et routier de Gout-Rossignol.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Isle - Dronne». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[23]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [24].
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[25]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[26].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[25]
Moyenne annuelle de température: 12°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 2,3 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 7,9 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 12,5 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 7,3 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[29] complétée par des études régionales[30] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Saint-Martial Viveyrols», sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol, mise en service en 1988[31] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[32],[Note 7], où la température moyenne annuelle est de 13,2°C et la hauteur de précipitations de 859,2 mm pour la période 1981-2010[33].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Cognac», sur la commune de Châteaubernard, dans le département de la Charente, mise en service en 1945 et à 62 km[34], la température moyenne annuelle évolue de 12,9°C pour la période 1971-2000[35], à 13,3°C pour 1981-2010[36], puis à 13,8°C pour 1991-2020[37].
Milieux naturels et biodiversité
La Pude en bordure de la zone humide au lieu-dit l'Étang des Faures.Idem.
À l'extrême-sud, une faible fraction du territoire communal fait partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, le plateau de Cherval, remarquable pour sa variété d'oiseaux dont plusieurs font l'objet d'une protection par la directive européenne: Bruant ortolan (Emberiza hortulana), Busard cendré (Circus pygargus), Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), Grande Outarde (Otis tarda), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pipit rousseline (Anthus campestris)[38],[39].
La vallée de la Pude est protégée dans sa traversée de la commune au titre d'une autre ZNIEFF de type II «Vallée de la Nizonne»[40],[41].
Sa faune est constituée d'environ 250 espèces dont trente sont considérées comme déterminantes:
Sur le territoire communal, trois zones réduites (étang des Faures notamment) formant un total d'une cinquantaine d'hectares font partie de la ZNIEFF de type I «Vallée de la Pude» composée «d'anciennes tourbières et les petits vallons dominés par les milieux humides "naturels" (prairies, roselières, sources, boisements de saules»[42],[43] dans laquelle ont été recensées deux espèces déterminantes d'odonates, le Gomphe semblable (Gomphus simillimus) et le Gomphe vulgaire (Gomphus vulgatissimus)[42]. Trente-sept autres espèces animales y ont également été répertoriées (seize odonates et 21 oiseaux) ainsi qu'une trentaine d'espèces végétales[42].
Urbanisme
Typologie
Gout-Rossignol est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[44],[45],[46].
La commune est en outre hors attraction des villes[47],[48].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (86%), forêts (11,2%), zones agricoles hétérogènes (2,3%), prairies (0,4%)[49].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Prévention des risques
Le territoire de la commune de Gout-Rossignol est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible)[50]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[51].
Gout-Rossignol est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées: interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[52]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[53],[54].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983 et 1999, par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[50].
Toponymie
Dénomination
Les communes de Gout et de Rossignol ont fusionné en 1827 sous le nom de Gout-Rossignol[10], dont c'est l'orthographe officielle[55]. Localement, on trouve la graphie «Goûts-Rossignol».
Toponymie
Panneau d'entrée dans le village.
Cité pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Cybard en 937 sous le nom de Guz chef-lieu de la centaine de Berciacense. Le "t" n'apparaît qu'au XIIIesiècle.
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie «Gouts»[56].
L'étymologie relie Rossignol à ros qui signifie "rouge" et à la racine gauloise ialon qui signifie "clairière", soit «la clairière rouge» comme le confirme la couleur de la terre. Par déformation le lieu a pris le nom d'un charmant oiseau[57].
En occitan, la commune porte le nom de Gots e Rossinhòu[58].
Histoire
À Gout, au sommet de la colline, la présence certaine[réf.nécessaire] d'un cromlech, aux temps préhistoriques, devenu emporium par la suite, a donné place à l'église et à la halle détruite à la fin du XIXesiècle où se tenaient les foires importantes jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Gout est proche de la bifurcation des voies romaines de Périgueux à Saintes et de Périgueux à La Rochelle, routes de pèlerinage pour la première et du fer et du sel pour la seconde[réf.nécessaire]. Des vestiges importants étaient encore visibles avant les bouleversements dus au remembrement et à la modernisation des routes.
Près de La Croix, à la Fontaine de la Ville, se trouvaient une villa romaine et une forge comme l'attestent les restes de construction, les poteries et les nombreux débris métallurgiques conservés par le sol.
Une importante forge existait également dans le village de l'Étang des Faures situé, lui aussi, sur la voie de Périgueux à Saintes.
Gout a été, jusqu'à la Révolution, le siège d'un archiprêtré qui comprenait vingt-et-une paroisses.
Les plus anciennes maisons du bourg datent de la fin du XVesiècle, car en 1447, les Anglais du Comte Dorset Hutington rasèrent le village et l'église fut fortement endommagée.
Aux XVIIIeetXIXesiècles furent construits un certain nombre de châteaux et de demeures bourgeoises.
Les Templiers et les Hospitaliers
À huit-cents mètres du bourg, à Soulet, se trouvait, dès le XIIIesiècle, une commanderie des Templiers, puis des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont il n'existe plus de vestiges importants[57].
Politique et administration
Rattachements administratifs
Dès 1790, la commune de Gouts a été rattachée au canton de Champaigne qui dépendait du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la «réduction du nombre de justices de paix», la commune est rattachée au canton de Verteillac dépendant de l'arrondissement de Ribérac. Ce dernier étant supprimé en 1926, ses communes sont alors rattachées à l'arrondissement de Périgueux[10].
Intercommunalité
Fin 1996, Gout-Rossignol intègre dès sa création la communauté de communes du Verteillacois. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par un intercommunalité élargie: la communauté de communes du Pays Ribéracois, renommée en 2019 communauté de communes du Périgord Ribéracois.
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[59],[60].
Liste des maires
La mairie, à Gout, en 2010.
Bâtiment provisoire de la mairie en 2021, dans l'attente d'une réhabilitation du bâtiment principal.
Dans le domaine judiciaire, Gout-Rossignol relève[63]:
du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce et du tribunal paritaire des baux ruraux de Périgueux;
de la cour d'appel de Bordeaux.
Jumelages
Panneau de jumelage du canton avec Fontanetto Po.
L'ensemble des communes de l'ancien canton de Verteillac, dont faisait partie Gout-Rossignol, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po depuis 1988[64].
Population et société
Démographie
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
Démographie de Rossignol
Jusqu'en 1827, les communes de Gout et de Rossignol étaient indépendantes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[67].
En 2019, la commune comptait 370 habitants[Note 9], en diminution de 4,39% par rapport à 2013 (Dordogne: −0,88%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
598
685
685
720
1 001
954
979
985
948
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
920
937
869
872
881
810
818
774
741
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
709
746
719
657
626
631
590
538
527
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
460
481
442
444
463
429
417
415
393
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
379
370
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique
Équipements, services et vie locale
La maison de retraite, au bourg.
L'importante maison de retraite qui se trouve à Gout a été fondée en 1871 par la famille Aubin de Jaurias.
La première mise de fonds pour la construction de cet établissement a été, selon sa volonté, la dot de Sœur Hélène de Jaurias, l'héroïne du Pe-Tang (Chine), que lui avait constitué son frère Antoine Aubin de Jaurias[57].
Économie
Emploi
En 2015[69], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 115 personnes, soit 29,9% de la population municipale. Le nombre de chômeurs (huit) a diminué par rapport à 2010 (quinze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 7,0%.
Établissements
Au , la commune compte 41 établissements[70], dont dix-huit au niveau des commerces, transports ou services, onze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, trois dans la construction, et deux dans l'industrie[71].
Château de la Vassaldie, XVIIIeetXIXesiècles, inscrit partiellement en 1992 au titre des monuments historiques pour les façades et toitures du château et des dépendances, pour le portail sur cour et les citernes qui l'encadrent, pour l'allée de charmes et pour l'ensemble des murs de clôture[73],[74].
Manoir de Bouillaguet, repaire noble édifié en 1717[75].
Moulin de Soulet, constitué de deux moulins, l'un pour l'huile de noix (plus communément appelé Moulin du Potager) et le second consacré à la farine de blé (connu aussi sous le nom de Moulin du Pigeonnier). C'est sur ce lieu que fut édifiée au Moyen Âge une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, depuis disparue[77].
Château de Soulet.
Étang des Faures.
Le château de Jaurias.
Le château de la Vassaldie.
Son portail sur cour.
Le château de Soulet.
L'étang des Faures.
Patrimoine religieux
La commune possède deux églises, celle de Gout dédiée à saint Étienne, reconstruite à la fin du XIXesiècle de style roman angevin et celle de Rossignol, dédiée à saint Pierre-ès-Liens, datant du XIIesiècle.
Église paroissiale Saint-Étienne de Gout, de style néogothique, reconstruite au XIXesiècle sur l'emplacement de l'église primitive du XIIesiècle, ruinée pendant la guerre de Cent Ans[78].
L'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens de Rossignol, édifiée du XIIeauXVIIIesiècle, et restaurée en 1898 par l'architecte Biras, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2011 ainsi que la croix située au chevet[79],[80].
L'église de Gout.
L'église de Gout.
Son portail.
Croix à côté de l'église de Gout.
Détail de cette croix.
L'église de Rossignol.
Personnalités liées à la commune
Sœur Hélène de Jaurias (1824-1900), des filles de la charité, Héroïne du Pé-Tang.
Michel Vergnaud, «Le vin de Rossignol et des environs. Histoire d'un ancien vignoble du Périgord», dans Chroniques no28, G.R.H.I.N (groupe de recherches Historiques du Nontronnais), 2012, p.53-88(lire en ligne)
Deux valeurs différentes pour l'IGN, 186 mètres sur la carte et 185 sur son ancien site.
Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[17],[18]
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[27].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[28].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 19 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur «Fonds de cartes», déplacer le curseur «Fond Cartographique» complètement sur la droite et barrer le curseur «Orthophotos».
Carte de la ZNIEFF 720008182, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre «Couches disponibles», barrer d'abord la couche «Orthophotos» avant de cliquer sur «Fonds de cartes», puis sur la couche «Fonds Cartographique IGN».
Jean-Louis Savignac, «Les 30 bougies du jumelage franco-italien», Sud Ouest édition Périgueux, 27 avril 2018, p.21.
Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, «Notice communale: Rossignol», sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
Inventaire général du patrimoine culturel, «Château de Jaurias», notice noIA24000875, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
«Château de la Vassaldie», notice noPA00083099, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Château de la Vassaldie», notice noIA24000876, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Manoir», notice noIA24000953, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Manoir de Mitounias», notice noIA24000967, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Moulin à farine dit Moulin de Soulet», notice noIA24001028, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Église paroissiale Saint-Etienne», notice noIA24000845, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
Inventaire général du patrimoine culturel, «Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens», notice noIA24000844, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
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