Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, la Bénovie, le Ribansol, le ruisseau de Courchamp et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable: un site Natura 2000 («le Vidourle») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Boisseron est une commune rurale qui compte 2 072 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Boisseronnais ou Boisseronnaises.
Géographie
Carte du territoire communal.Cadastre napoléonien: plan de la section du Village et de La Plaine (1812).
Le territoire communal occupe une surface d'environ 740 hectares et situé à une altitude minimale de 19 m et maximale de 77 m, sur un sol composé de molasses coquillières[1].
Boisseron fait partie du canton de Lunel. Elle est voisine des communes de Junas, Sommières, Saussines, Restinclières, Saint-Christol et Saint-Sériès. La plus grande ville à proximité est Sommières, située à trois kilomètres au nord dans le département voisin du Gard. Lunel, chef-lieu du canton, est située au sud à onze kilomètres.
Hydrologie
Le territoire communal est essentiellement drainé par les cours d'eau du Vidourle, la Bénovie et le Rieutord, puis par un circuit secondaire avec les ruisseaux de: Nègue-Capelan, Mas de Planchenault et Courchamp[2].
La commune de Boisseron est située à la confluence du cours d'eau de la Bénovie et du bassin versant du Vidourle[2], à l'intersection de la route départementale 34 et de la route nationale 110[1].
Le , un premier plan de prévention du risque inondation (PPRI), basé sur un aléa de crues centennales, est approuvé par arrêté préfectoral sur la commune de Boisseron comprenant également les communes de Saturargues, Saint-Sériès et Villetelle[2].
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat méditerranéen franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type «climat méditerranéen» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[4].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[3].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 14,4°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 2 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 16,4 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 6,2 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 2,9 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Villevieille», sur la commune de Villevieille, mise en service en 1970[8] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,6°C et la hauteur de précipitations de 754,1 mm pour la période 1981-2010[10].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Montpellier-Aéroport», sur la commune de Mauguio, mise en service en 1946 et à 17 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 14,7°C pour la période 1971-2000[12], à 15,1°C pour 1981-2010[13], puis à 15,5°C pour 1991-2020[14].
Milieux naturels et biodiversité
Réseau Natura 2000
Site Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats: «le Vidourle»[16], d'une superficie de 209ha, présentant un intérêt biologique tout particulier au regard de l'existence d'espèces aquatiques et palustres remarquables et singulières par rapport à d'autres cours d'eau de la région. Le Gomphe de Graslin, libellule d'intérêt communautaire, justifie notamment l'inscription du Vidourle au réseau Natura 2000[17].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[18]:
le «bois du puech Bouquet» (121ha), couvrant 2 communes dont une dans le Gard et une dans l'Hérault[19];
le «cours du Vidourle de Salinelles à Gallargues» (153ha), couvrant 10 communes dont six dans le Gard et quatre dans l'Hérault[20],
les «plaines de Beaulieu et Saussines» (1 986ha), couvrant 7 communes du département[21];
et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[18]:
la «vallée du Vidourle de Sauve aux étangs» (691ha), couvrant 21 communes dont 16 dans le Gard et cinq dans l'Hérault[22].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Boisseron.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Boisseron est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[23],[I 1],[24].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
cultures permanentes (69,1%), zones urbanisées (17,4%), zones agricoles hétérogènes (8,6%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9%)[25].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Boisseron est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Vidourle et la Bénovie. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1994, 2001, 2002, 2005, 2014 et 2015[28],[26].
Boisseron est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 9],[29].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Boisseron.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (59,3% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 728 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 728 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 85% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[30],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[31].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[32].
Toponymie
Boisseron, pour les Romains un lieu couvert de buis, dénommé « Buxedonis Lucus ».
Les premières mentions archivistiques du village sont datées du XIIesiècle: « castro buxedone » en 1110 cité dans le cartulaire de Nîmes, « castrum de Boisedono » en 1168 cité dans le manuscrit d'Aubais[1] et « castrum de Buxedone » en 1219 cité dans le cartulaire de Maguelone. En 1222, le village porte le nom de « Boyssezon »[33]. Sous l'Ancien Régime (1666-1773), Boisseron est identifié sous la variante de « Bouisseron »[34].
En occitan, Boisseron se traduit par «boicharon» (selon le Petit Thalamus de Montpellier).
Histoire
Avec diverses traces d'habitats présentes sur la commune des périodes néolithiques, chalcolithiques et âge du fer. Au Iersiècle de notre ère, un castrum miliaire est installé pour la surveillance du pont édifié à Sommières par les légionnaires de l'Empereur Tibère[1], le pont de Boisseron est édifié pour enjamber la rivière de la Bénovie et assurer une voie romaine secondaire de communication entre les Cévennes et le littoral par le golfe d'Aigues-Mortes[35].
Boisseron ainsi d'ailleurs que Saussines, Restinclières se trouvaient reliées à la cité de Sommières avant garde de l’opulente Nîmes l'une des plus belles villes de la Gaule d'où était originaire la famille de l'Empereur Antonin, ce qui entraîna la création de nombreuses garnisons préservant le village des attaques barbares.
En 1222, le village est composé d'habitat médiéval, lorsque la croisade des Albigeois menée par Amaury de Montfort met à sac le village et déplace toute la population[36].
La seigneurie appartient à la famille Bermond de Sauve jusqu'au XVIesiècle[1], sous la protection de l'évêque de Maguelone en 1243, 1265, 1333. En 1591, elle est vendue à la famille de Gondin[1]. En 1789, Thomas Le Sage d'Hauteroche d'Hulst vote sous le nom de seigneur de Boisseron aux assemblées de la noblesse[1].
En 1620, une avocate de Nîmes, Anne Rulman, établit une esquisse complète du village, en décrivant l'enceinte fortifiée avec ses remparts et douves et les caractéristiques du château[1].
Par mariage, le château passe de la famille Le Sage d'Hauteroche d'Hulst à la famille de Galard, comte de Béarn Brassac, et par vente en 1847 à la famille Moynier Chamberand[1]. En 1856, le château est vendu à la famille Silhol. En 1965, le château a été vendu à l’association nationale des membres du mérite sportif et des médaillés de la jeunesse et des sports,et a hébergé à cet effet de nombreux sportifs retraités.
Ce château et ses dépendances qui n'a jamais appartenu à une collectivité publique deviendra par la suite maison de convalescence pour personnes âgées puis maison de vacances et ensuite vendu à un particulier en 2004 qui en est toujours le propriétaire en 2022.(château et dépendances bâti et non bâti).[1]
Ce château de base médiévale qui a fait l'objet de modification, de forme en U est passé en forme en L à la suite d'un incendie vers 1870[1].
En , le bassin versant du Vidourle est frappé par une crue majeure qui a marqué les esprits des riverains et l’opinion publique par son ampleur et sa puissance dévastatrice[37]. Cette crue, conséquence d’une pluviométrie d’une intensité rare à exceptionnelle est la plus importante parmi toutes les autres crues historiques connues à Sommières, y compris celle d', malgré la création des barrages écrêteurs de crues de Ceyrac, Conqueyrac et La Rouvière[2].
En 2011, le bâti à usage de château d’eau, édifié au carrefour de la route de Saussines, représentant une masse de 250 tonnes de béton, devenu obsolète est détruit par un brise-béton hydraulique en quelques secondes. Bâtit en 1961, la construction pouvait contenir un volume de 250 m3, pour une hauteur de 24 mètres et un diamètre de 8 mètres. Hors service depuis les années 90, il a été remplacé par le réservoir dit de « Planchenault » afin d’améliorer l'alimentation en eau de la commune et de sa voisine Saussines[38],[39],[40].
Le parc dénommé «Louis Armand» qui rassemble les équipements sportifs, stade football Pierre Sadoul, courts de tennis (2), terrains de boules et jeux pour enfants, est situé à l'ancienne gare qui a vu sa destination changée du fait de la désaffection de la ligne de chemin de fer Sommières-Montpellier, la partie bâti propriété communale est destinée à l'habitation pour partie et pour autre partie aux associations, une voie verte saint géniez des mourgues-boisseron a été aménagée et pratiquement terminée.
Héraldique
Les armes de Boisseron se blasonnent ainsi:
«d'or à un buis de sinople, au chef d'azur chargé de trois trèfles du champ»[41].
Politique et administration
Liste des maires
Liste des maires de Boisseron jusqu'à la Libération.
Avocat, résistant sous le pseudonyme « Legrand » Membre du conseil de l'ordre de 1953 à 1957 puis bâtonnier en 1977 et 1978 Président du comité d’éthique du CHU de Montpellier en 1992[44]
Directeur technique du bureau d'études de Semofi[47],[48]
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[50].
En 2019, la commune comptait 2 072 habitants[Note 10], en augmentation de 9,51% par rapport à 2013 (Hérault: +7,63%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
195
177
217
280
299
331
333
343
365
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
409
423
446
458
522
687
572
538
541
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
518
510
546
553
546
586
555
501
538
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
560
583
643
864
981
1 151
1 313
1 319
1 719
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 909
2 072
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 791 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 2 043 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 23 150 €[I 4] (20 330 € dans le département[I 5]). 52% des ménages fiscaux sont imposés[Note 12] (45,8% dans le département).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 176 personnes, parmi lesquelles on compte 79,2% d'actifs (71,8% ayant un emploi et 7,4% de chômeurs) et 20,8% d'inactifs[Note 13],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte 324 emplois en 2018, contre 411 en 2013 et 331 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 858, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,8% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,8%[I 10].
Sur ces 858 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 133 travaillent dans la commune, soit 16% des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 89,4% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6% les transports en commun, 4,2% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,9% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
207 établissements[Note 14] sont implantés à Boisseron au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 15],[I 13].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
207
100%
(100%)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
8
3,9%
(6,7%)
Construction
44
21,3%
(14,1%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
37
17,9%
(28%)
Information et communication
2
1%
(3,3%)
Activités financières et d'assurance
3
1,4%
(3,2%)
Activités immobilières
11
5,3%
(5,3%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
45
21,7%
(17,1%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
35
16,9%
(14,2%)
Autres activités de services
22
10,6%
(8,1%)
Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 21,7 % du nombre total d'établissements de la commune (45 sur les 207 entreprises implantées à Boisseron), contre 17,1% au niveau départemental[I 14].
Entreprises et commerces
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[53]:
Rouille Coulon, transports routiers de fret interurbains (21 489 k€)
ST Groupe, travaux de revêtement des sols et des murs (14 351 k€)
ST Consulting, activités des sociétés holding (2 187 k€)
Chauffclim, travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation (572 k€)
L.holding, activités des sociétés holding (455 k€)
Agriculture
La commune est dans le «Soubergues», une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[54]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est la viticulture[Carte 4].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 37 lors du recensement agricole de 1988[Note 18] à 36 en 2000 puis à 24 en 2010[56] et enfin à 14 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 62% en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67% de ses exploitations[57],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 275 ha en 1988 à 446 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 7 à 32 ha[56].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le château, ravagé partiellement par les flammes en 2013[58] et son parc avec ses arbres magnifiques (certains sont classés) autour de la Bénovie est une propriété privée, il est dans un état de total abandon;
L'enceinte de Boisseron et la porte fortifiée représentent la ceinture d'un bourg castral attesté depuis le XIIesiècle[59]. Par arrêté préfectoral du , l'enceinte urbaine, comprenant les remparts et les douves, est inscrite au titre des monuments historiques[1]. Un arrêté préfectoral du inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, la porte fortifiée, construite entre le XIIIe et le XVesiècle;
Pont romain: construit au Iersiècle, sur le cours d'eau de la Bénovie, pour le passage d'une bretelle de Nîmes à Vendargues, entre la vieille route de Nîmes à Vieille-Toulouse et la Voie Domitienne, il avait à l'origine 5 arches de plein cintre, une longueur de 50,60 mètres, une largeur de 3,57 mètres, et une voie unique. Vers 1830, il a été dénaturé, par un élargissement côté amont, l'ajout d'une 6earche en rive droite, et l'obstruction des ouïes d'évacuation. Les arches ont été édifiées en deux anneaux indépendants, technique que l'on rencontre aussi dans la région (pont de Sommières, d'Arnia à Nages et à l'aqueduc du Gard). Inscrit parmi les monuments historiques depuis le , le pont romain de Boisseron est classé depuis 2008[35];
Église Saint-Laurent de Boisseron (XIXe) avec son clocher du XXe;
Le temple protestant de Boisseron (XIXe);
L'hôtel de ville et son original clocheton-campanile à coupole en zinc (XIXe);
La cave coopérative édifiée après la guerre de 1939-1945 par les frères Rodier avec des pierres de la carrière de Boisseron a fait l'objet d'un agrandissement en 1954, elle présente un côté architectural spécifique à l'entrée du village côté Lunel.
L'ancienne petite gare du type «2 portes PLM» (propriété de la commune) qui possède notamment le timbre (cloche) d'annonce des trains;
Des domaines avoisinants le village sont présents, tels que les domaines les domaines de Gajan, Le Théron, Landau et Planchenault.
Personnalités liées à la commune
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Voir aussi
Bibliographie
Paul Soubeiran, La seigneurie de Boisseron, S.l., s.n., , 12p.
Jean Lalanne, Boisseron: village du Moyen Age, S.l., s.n., ca 1951, 61p.
Jean Lalanne, Boisseron: village du Moyen-âge, S.l., Jean Lalanne, ca 1953, 48p.
Francis Obert, Boisseron, vieux village du Languedoc, Bougival, s.n., , 35p.
Francis Obert, Boisseron, un village du Languedoc, Boisseron, Francis Obert, , 62p.
Francis Obert, Boisseron: une seigneurie du Bas-Languedoc, Boisseron, Boisseron Patrimoine, , 262p.
Vivienne Miguet (dir.), Mathilde Biagioli, Anne Bouchy et Sylvie Montès, Mission Archives 34: Répertoire numérique détaillé des archives communales de Boisseron, Montpellier, DRAC du Languedoc-Roussillon, Conseil général de l'Hérault et Archives départementales, , 104p., 21 × 29,7 cm (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]).
Fonds d'archives
Fonds: Archives communales de Boisseron (1666-1773) [0,15 ml]. Cote: 33 EDT. Montpellier: Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne).
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[55].
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
«Pont romain de Boisseron», notice noPA34000054, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le ).
Jean-Louis Bachelet et Bernard Ollivier (ill.Benjamin Van Blancke), Histoire de France en 99 marches, Paris, Arthaud, coll.«Beaux livres», , 191p., 23 cm (ISBN978-2-08-141979-7, OCLC1078982744, BNF45664890, SUDOC232720282, présentation en ligne, lire en ligne), p.16.
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