Bonac-Irazein (Bonac-sur-Lez) est une commune française, située dans la vallée du Biros qui se trouve dans le département de l'Ariège en région Occitanie.
Localisée dans l'ouest du département, la commune fait partie, sur le plan historique et culturel, du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne). Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Lez, l'Orle et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable: deux sites Natura 2000 (le site «vallée de l'Isard, mail de Bulard, pics de Maubermé, de Serre-Haute et du Crabère» et le «massif du mont Valier») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Bonac-Irazein est une commune rurale qui compte 121 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 1 073 habitants en 1846. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons. Ses habitants sont appelés les Bonacois ou Bonacoises.
Géographie
Localisation
Cartographies de la commune
La commune dans le département
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4Carte avec les communes environnantes
La commune de Bonac-Irazein se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie et est frontalière avec l'Espagne (Catalogne)[I 1].
Elle se situe à 52 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, et à 18 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture.
Sur le plan historique et culturel, Bonac-Irazein fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[4].
Bonac-Irazein est limitrophe de huit autres communes dont une dans le Val d'Aran en Espagne.
La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Elle est traversée par la Faille nord-pyrénéenne, qui sépare la Zone axiale pyrénéenne (ZA) ou haute chaîne primaire de la Zone nord-pyrénéenne (ZNP), au nord. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma (millions d'années). La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles «n°1073 - Aspect» et «n°1085 - Pic-de-Maubermé» de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[7],[8] et leurs notices associées,[9].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 38,13 km2[10],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 38,17 km2[8]. Son relief est particulièrement découpé puisque la dénivelée maximale atteint 2 078 mètres. L'altitude du territoire varie entre 672 m et 2 750 m[13].
En matière de géologie, les plus grands cristaux connus de tétraédrite ont été extraits de la mine d'Irazein.
Hydrographie
Réseaux hydrographique et routier de Bonac-Irazein.
La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[14]. Elle est drainée par le Lez, l'Orle, Couloir des Cingles, le ruisseau de Bularède, le ruisseau de Bularic, le ruisseau de la Fourche des Toues, le ruisseau de l'Arech, le ruisseau d'Irazein, le ruisseau Sourd et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 60 km de longueur totale[15],[16].
Le Lez, d'une longueur totale de 35,8 km, prend sa source dans la commune de Sentein et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans le Salat à Saint-Girons, après avoir traversé 11 communes[17].
L'Orle, d'une longueur totale de 11,1 km, est entièrement situé sur la commune. Il prend sa source au droit de la fontaine de la Montagnette, au pied du Port d'Orle, à l'extrémité sud de la commune, et se jette dans le Lez aux abords du hameau de Lascoux[18].
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat semi-continental», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[19]. En 2020, la commune ressort du type «climat de montagne» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[20]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[21].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[19].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 10,2°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 7,4 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 4,2 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 10,7 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 7,6 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[23] complétée par des études régionales[24],[25] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Eylie d'en Haut», sur la commune de Sentein, mise en service en 1991[26] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[27],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 9,9°C et la hauteur de précipitations de 1 319,6 mm pour la période 1981-2010[28].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Saint-Girons», sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 18 km[29], la température moyenne annuelle évolue de 12,2°C pour la période 1971-2000[30], à 12,3°C pour 1981-2010[31], puis à 12,7°C pour 1991-2020[32].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[33],[34].
La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d’Estats, le mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[35].
Réseau Natura 2000
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6].
trois sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive oiseaux[37]::
le site «vallée de l'Isard, mail de Bulard, pics de Maubermé, de Serre-Haute et du Crabère», d'une superficie de 6 428ha, hébergeant de nombreuses espèces endémiques au titre de la directive Habitats, dont le Lézard des Pyrénées, Ursus arctos (l'ours brun marsicain, réintroduit), le Desman des Pyrénées et la Rosalie des Alpes[38];
le site «vallée de l'Isard, mail de Bulard, pics de Maubermé, de Serre-Haute et du Crabère», d'une superficie de 6 422ha, 'un écocomplexe avec de nombreuses espèces d'oiseaux endémiques, en limite d'aire, et notamment du Gypaète barbu[39];
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Trois ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[40]:
la «partie médiane du Lez et affluents entre Sentein et Les Bordes-sur-Lez» (52ha), couvrant 6 communes du département[41];
le «sud de la vallée de la Bellongue» (6 155ha), couvrant 16 communes dont 13 dans l'Ariège et 3 dans la Haute-Garonne[42],
la «vallée du Biros» (8 628ha), couvrant 5 communes dont 4 dans l'Ariège et 1 dans la Haute-Garonne[43];
le «massif du Mont Valier» (0ha), couvrant 9 communes du département[44];
les «massifs du mont Valier, du Bouirex et montagnes de Sourroque» (32 357ha), couvrant 18 communes du département[45];
les «montagnes entre la haute vallée de la Garonne et la haute vallée du Lez» (28 414ha), couvrant 21 communes dont 15 dans l'Ariège et 6 dans la Haute-Garonne[46].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Bonac-Irazein.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Bonac-Irazein est une commune rurale[Note 9],[47]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[48].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,8% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,9%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (51,5%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (23,6%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,7%), zones agricoles hétérogènes (8,2%)[49].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Hameaux
Irazein, Lascous..
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 265, alors qu'il était de 262 en 2013 et de 251 en 2008[I 5].
Parmi ces logements, 25,8% étaient des résidences principales, 61,3% des résidences secondaires et 12,9% des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,5% d'entre eux des maisons individuelles et pour 3% des appartements[I 5].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bonac-Irazein en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (61,3%) supérieure à celle du département (24,6%) et à celle de la France entière (9,7%). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,7% des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (57,1% en 2013), contre 66,3% pour l'Ariège et 57,5% pour la France entière[I 6].
Résidences secondaires et logements occasionnels (en%)
61,3
24,6
9,7
Logements vacants (en%)
12,9
9,7
8,2
Voies de communication et transports
Accès avec les routes départementales D 618 et D 204.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Bonac-Irazein est vulnérable à différents aléas naturels: inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[50],[51].
Risques naturels
Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Bonac-Irazein.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lens, ou ruissellement d'un versant[52].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50% de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Bonac-Irazein[53]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[54].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation, mouvement de terrain et avalanche approuvé le 11 octobre 2016[55].
Risque particulier
La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[56].
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Bonac-Irazein est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[57].
Toponymie
Irazein a une origine inconnue, mais une influence basque comme dans le val d'Aran tout proche est possible.
Histoire
Anciennes mines de cuivre, de plomb et de zinc. À proximité du port d'Orle (2 318 m), la mine de la Mail de Bulard, dite "la mangeuse d'hommes", était la plus haute d'Europe à 2 350 m et exploitée dans des conditions extrêmes.
Autrefois, avant l'avènement de l'automobile, de nombreux échanges commerciaux s'effectuaient entre le Val d'Aran et le Castillonnais par le port d'Orle (2 318 m) uniquement à pied et pour les produits qui manquaient le plus. Ainsi, du sel était colporté par des Espagnols lesquels, bien entendu, ne repartaient pas à vide de Castillon.
Cependant, le tramway électrique de la ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein a desservi Bonac de 1913 à 1937. L'ancienne gare a été préservée et la déviation routière du village emprunte le tracé de la ligne.
Le port d'Orle fut l'un des passages utilisés en 1944 par des Républicains espagnols pour une tentative d'invasion du Val d'Aran alors peu défendu par les franquistes.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Bonac-Irazein est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[58].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Ouest pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[59].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[60],[61].
Tendances politiques et résultats
Article détaillé: Élections municipales de 2020 dans l'Ariège.
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
..
1986
Pierre Pudarrieu
PS
1986
2001
Lucien Gaston
mars 2001
2008
Michel Prat
mars 2008
2014
Claude Morezzi
mars 2014
En cours
Nadine Neny
SE-DVG
Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[63].
En 2019, la commune comptait 121 habitants[Note 11], en diminution de 6,2% par rapport à 2013 (Ariège: +0,39%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
828
533
966
797
969
1 037
1 073
1 073
1 004
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
905
932
876
838
820
836
798
725
600
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
594
596
577
507
412
410
383
310
216
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
141
109
87
84
61
98
137
137
135
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
121
121
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 78 personnes, parmi lesquelles on compte 65% d'actifs (55% ayant un emploi et 10% de chômeurs) et 35% d'inactifs[Note 12],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Girons, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 25 emplois en 2018, contre 27 en 2013 et 24 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 45, soit un indicateur de concentration d'emploi de 56,7% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,8%[I 14].
Sur ces 45 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 22 travaillent dans la commune, soit 50% des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 69,6% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,5% les transports en commun, 13,1% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 10,9% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].
Activités hors agriculture
12 établissements[Note 13] sont implantés à Bonac-Irazein au [I 17].
Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (3 sur les 12 entreprises implantées à Bonac-Irazein), contre 13,2% au niveau départemental[I 18].
Petit marché chaque jeudi de 17 h à 19 h durant la saison estivale et relais montagnard à Bonac[70], une production de miel et une boulangerie bio au moulin de montagne reconstitué à Irazein, une brasserie artisanale.
Agriculture
1988
2000
2010
Exploitations
12
7
3
Superficie agricole utilisée (ha)
208
125
66
La commune fait partie de la petite région agricole dénommée «Région pyrénéenne»[71]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est l'élevage d'herbivores hors bovins, caprins et porcins[72]. Trois exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 15] de 2010 (douze en 1988). La superficie agricole utilisée est de 66ha[72].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Lac artificiel de Bonac, sur le Lez, avec aire de camping-car[74].
Église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste de Bonac, restaurée en 1873. La porte date de 1668, avec une inscription latine: «Angusta porta et arcta via quae ducit ad vitam» signifiant en français «Étroite est la porte et étroit est le chemin qui mène à la vie».
Église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste
Portail Ouest
Inscription au-dessus du Portail Ouest; une date: 1668 et un texte en latin
Église Saint-Michel d'Irazein.
Ancienne mine de zinc et de plomb de la mail de Bulard (2750 m et point culminant de la commune) vers le port d'Orle, avec ruines et système de transport du minerai ferroviaire et par câble.
Grotte d’Aulignac.
Cascade du Rouet.
Personnalités liées à la commune
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Pour approfondir
Bibliographie
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Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[11],[12]
Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[22].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[36].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[73].
Source: Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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