Hénin-Beaumont est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.
Pour les articles homonymes, voir Henin et Beaumont.
Hénin-Beaumont | |
![]() L'hôtel de ville. | |
![]() Blason |
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Administration | |
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Pays | ![]() |
Région | Hauts-de-France |
Département | Pas-de-Calais |
Arrondissement | Lens |
Intercommunalité | Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin (siège) |
Maire Mandat |
Steeve Briois (RN) 2020-2026 |
Code postal | 62110 |
Code commune | 62427 |
Démographie | |
Gentilé | Héninois (et Beaumontois) |
Population municipale |
25 992 hab. (2019 ![]() |
Densité | 1 254 hab./km2 |
Population agglomération |
552 694 hab. |
Géographie | |
Coordonnées | 50° 25′ 18″ nord, 2° 57′ 03″ est |
Altitude | Min. 23 m Max. 65 m |
Superficie | 20,72 km2 |
Type | Commune urbaine |
Unité urbaine | Douai-Lens (ville-centre) |
Aire d'attraction | Lens - Liévin (commune du pôle principal) |
Élections | |
Départementales | Cantons de Hénin-Beaumont-1 et de Hénin-Beaumont-2 |
Législatives | Onzième circonscription |
Localisation | |
Liens | |
Site web | http://www.mairie-heninbeaumont.fr/ |
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La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971.
Peuplée en 2019 de 25 992 habitants, c'est la 6e ville du département et la 24e de la région. Hénin-Beaumont est le siège de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 126 965 habitants en 2019, mais est directement sous l'influence des villes de Lens et Douai, entre lesquelles elle est située, appartenant ainsi à l'unité urbaine de Douai-Lens, agglomération de 67 communes formant le pôle urbain de l'aire urbaine de Douai-Lens, duquel elle est l'une des quatre villes-centres.
Avec sept charbonnages sur son territoire, quelques terrils et plusieurs centaines de maisons des mines, la commune conserve d'importantes traces de son passé industriel (cf. époque contemporaine).
Hénin-Beaumont se situe dans la Gohelle dans la région Hauts-de-France et comme toutes les villes de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, elle fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
Lille est à 30 kilomètres, Arras à 20 , Douai et Lens à 10[1].
Montigny-en-Gohelle | Courrières | Oignies[Note 1] Dourges |
Billy-Montigny | ![]() |
Noyelles-Godault |
Rouvroy Drocourt |
Izel-lès-Équerchin Quiéry-la-Motte | Esquerchin |
L'altitude naturelle varie de 23 mètres au nord à 65 mètres au sud. Les terrils culminent cependant à 115 mètres et 77 mètres, et le Haut-Bois du Bois à 74 mètres.
La partie nord de la commune, basse, est traversée par le canal de la Deûle[2] à son extrémité, ainsi que par un bras de ce canal. La station d'épuration se situe au croisement de ces deux cours d'eau. Cette zone touche plusieurs anciens marais : le grand marais (Courrières), le marais de Labiette, le marais de Dourges, le marais de Bourcheuil (Dourges). Autrefois la ville était traversé par un cours d'eau : l'Eurin. Ce cours d'eau prend sa source dans les environs de la mairie pour finir sa course lente dans la Deûle. Canalisé en sous sol, il n'est visible qu'à partir de la route reliant le hameau Bourcheuil à Courrières.
Hénin-Beaumont connaît un climat océanique (Cfb), avec des hivers peu froids et des étés peu chauds. La moyenne température sur l'année est 10,4 °C.
Pour une ville de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, les terrils y sont implantés. On peut voir le terril no 84 appelé aussi le terril Sainte-Henriette qui appartient au patrimoine historique et paysager du bassin minier. Tandis que le no 89 est seulement recensé par le schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels[3].
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 2] : les terrils 84 et 205 d'Hénin-Beaumont. Ce site, situé au cœur du bassin minier, est situé au carrefour des communes de Billy-Montigny, Rouvroy et Hénin-Beaumont. Il est constitué de deux terrils (84 et 205) reliés par un fossé alimenté par les eaux de ruissellement[4].
Hénin-Beaumont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[8] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est ville-centre. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[9],[10].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (44,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,3 %), terres arables (34,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,8 %), mines, décharges et chantiers (3,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %)[13].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].
La ville comporte officiellement quatre quartiers, nommés récemment ainsi par la municipalité :
Cependant, de manière non officielle, les habitants d'Hénin-Beaumont préfèrent nommer leurs quartiers comme autrefois d'après les anciens sites miniers, dont certains sont protégés au niveau architectural, comme la cité Darcy[18] et la cité Foch. Les autres quartiers sont le Ponchelet, les Bouviers, le Champ de l'Abbaye, Kennedy, Beaumont (ancien village), et bien sûr le centre-ville[19].
En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 12 474, alors qu'il était de 12 039 en 2014 et de 11 099 en 2009[I 1].
Parmi ces logements, 89,6 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 10 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 70,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,9 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hénin-Beaumont en 2019 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,4 %) inférieure à celle du département (6,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 48,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (48,6 % en 2014), contre 57,8 % pour le Pas-de-Calais et 57,5 pour la France entière[I 3].
Typologie | Hénin-Beaumont[I 1] | Pas-de-Calais[I 4] | France entière[I 5] |
---|---|---|---|
Résidences principales (en %) | 89,6 | 85,9 | 82,1 |
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,4 | 6,4 | 9,7 |
Logements vacants (en %) | 10 | 7,7 | 8,2 |
En 2014, un tiers des habitants de la ville vivent dans des quartiers dits « prioritaires » et 23 % des foyers vivent du RSA[19].
La ville est concernée par le SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin.
La commune est desservie par l'A1, sortie no 16.1, construite en 2003 pour faciliter l'accès aux zones logistiques et commerciales proches, et par l'A21, sortie no 16.
La commune est desservie par sept routes du au réseau départemental :
La Gare d'Hénin-Beaumont est à une demi-heure de Lille, 1 h 35 de Paris, 2 h de Bruxelles et par l'Eurostar à 2 h 18 de Londres[20].
La Ligne grande vitesse Nord traverse la ville mais il n'y a pas de gare et il faut aller à Lens, Arras, Douai ou Lille pour prendre un TGV.
Pour les transports urbains, le réseau d'autobus de Lens-Béthune Tadao assure la desserte vers Lens/Liévin par la ligne spéciale buLLe1.
Le nom d la localité est attesté sous les formes Hennium (964) ; Henninium (966) ; Heninium (955-981) ; Henim (1040) ; Hinniacum Lethardi, Hinniacum (1123) ; Henniacum (1142) ; Sanctus Martinus de Henain (1146) ; Hennin (XIIe siècle) ; Hanninum (1202) ; Hingniacum (1242) ; Héning (1243) ; Aenin (1248) ; Hanin (vers 1250) ; Hynniacum (1260) ; Hyniacum (1269) ; Hanin-le-Liétart (1274) ; Letardi Hiniacum (1287) ; Hénin-Létart (1290) ; Hennyn (XIIIe siècle) ; Hanyn-Lietard (1302) ; Hénin-Lieutard (1302) ; Hennin-Lietart (1337) ; Hennin (1340) ; Henniliétart (XIVe siècle) ; Hainin-Liétart (1501) ; Hényn-Liétard (1507) ; Hénin-Liétard (1611) ; Hénin-l’Humanité (1792). Vers 1274, apparaît pour la première fois le nom Hanin-le-Liétard. On ajouta Liétard en souvenir du seigneur, soit en reconnaissance des services rendus à la ville pour ses fortifications, soit tout simplement pour la distinguer d'Hénin-sur-Cojeul, à 30 kilomètres de là[21].
L'origine de Liétard est donc certaine, mais celle d'Hénin l'est moins. Il est généralement admis que Hénin viendrait du latin hinniens qui signifie « hénissant », ce qui expliquerait les armoiries de la ville (un cheval passant) et que la plupart des pièces gauloises retrouvées portent un cheval — d'aucun proposent la thèse d'un centre d'élevage de chevaux renommé en ces temps anciens —. Certains vont chercher l'origine de Hénin dans les origines des populations (celtes et germano-belges). Ainsi, Hénin proviendrait de Hen-yn ou Hen-oen, mots celtiques signifiant « vieux frêne ». Il y a d'autres théories assez farfelues.
Durant la Révolution française, la commune d'Hénin-Liétard porte le nom de L'Humanité[22].
En flamand, la ville s'appelle Henen-Schoonberg[23].
Le site a été très tôt occupé : l'existence d'un village gaulois prospère est attestée par les fouilles. Au XIXe siècle furent retrouvées de nombreuses monnaies sur les bords du marais, attestant la venue de populations celte et germano-belge[21].
En 360, une première église est construite à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin. Hénin est définitivement christianisée au VIIe siècle.
Au VIIe siècle, l'abbaye augustinienne d'Hénin, renommée plus tard Notre-Dame d'Hénin-Liétard, fut fondée par saint Aubert.
Le , les Vikings incendient Hennium.
La ville, qui dépend de la seigneurie des comtes de Liétard (qui dominent la ville de 950 jusqu'à 1244), est pillée et incendiée par les troupes impériales en 1053. Isaac Liétard, le 4e seigneur d'Hénin fait établir de nouvelles fortifications qui sont effectives trois siècles. En 1169, l'abbaye est reconstruite et, en 1187, sa nouvelle église fut édifiée. En 1244, Baudouin IV, le 12e seigneur d'Hénin vend la ville à Robert Ier, comte d’Artois.
Le , la ville d’Hénin-Liétard est érigée en comté, avec adjonction de la baillie et fief de Gouy-Servain, au bénéfice d'Oudard de Bournonville, chevalier, baron de Barlin et Houllefort, seigneur de Capres, Divion, Ranchicourt, Tournes, Bandas, du Maisnil, gentilhomme de la bouche du roi (maître d'hôtel du roi), chef d'une bande d'hommes d'armes, gouverneur et capitaine des ville et cité d'Arras, capitaine d'une compagnie de chevau-légers[24].
On note la verrerie Beauvois à Hénin[25]
En 1852, la découverte de la houille dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais fait entrer Hénin-Liétard dans la modernité. À partir de 1856, de nombreux étrangers viennent à Henin-Liétard travailler dans les mines[26]..
La compagnie des chemins de fer du Nord fait construire la gare de Hénin-Liétard sur les lignes de Lens à Ostricourt et d'Hénin-Beaumont à Bauvin - Provin en 1859[27].
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le maire de l'époque s'enfuit. Paul Galland devint maire par la force des choses et organisa la défense de la ville face aux Prussiens qui arrivaient. Il fit d'Hénin-Liétard la seule ville défendue par ses habitants que les Prussiens ne prirent pas. Après la guerre, il démissionna, bien que tout le monde lui demandât de rester maire. En 1888, à sa mort, il y eut une foule importante et un long discours pour saluer ce grand personnage de la ville. Il fut enterré dans le caveau de la famille de son épouse Bruneau-Maréchal. Cette tombe existe toujours derrière le calvaire du cimetière d'Hénin-Beaumont, section B no 163[réf. nécessaire].
Au début du XXe siècle, la ville devient un bastion du Jeune syndicat de Benoît Broutchoux.
Lors de la Première Guerre mondiale, l'occupation allemande est dure et destructrice. Dans la nuit du 3 au , les occupants procèdent au pillage et au saccage de la maison communale. En , cette dernière subit l'acharnement des alliés à vouloir déloger l'occupant, il n'en restera bientôt plus que les murs. L'évacuation totale de la commune est effective le . Vers le (non certifié par l'absence de témoins), les Allemands font exploser l'église Saint-Martin avant de quitter la ville. Après la signature de l'Armistice, les premiers habitants seront notés de retour le .
Durant l'entre-deux-guerres, Hénin-Liétard se reconstruit peu à peu sous l'impulsion du maire Adolphe Charlon (SFIO), qui sera constamment réélu jusqu'à sa démission en 1940. L'hôtel de ville est reconstruit en 1925. La Compagnie des mines de Dourges fait édifier l'église Sainte-Marie en 1928 pour les mineurs de la cité Foch. L'église Saint-Martin est reconstruite en style gréco-byzantin par l'architecte Boutterin en 1932, la nouvelle gare est inaugurée en 1933. À l'instar des affrontements politiques nationaux, la ville connait également des moments houleux : le , des socialistes s'opposent à des royalistes qui avaient organisé une réunion politique. Les Camelots du roi royalistes tirent sur les socialistes qui avaient forcé l'entrée de la salle et un mineur retraité est tué[28].
Libérée par les Alliés en , la ville est d'abord dirigée par le communiste Nestor Calonne de à . Le socialiste Fernand Darchicourt est élu maire d'Hénin-Liétard en 1953. C'est un autre socialiste, Jacques Piette, qui lui succède. Après la fermeture du dernier puits de mine en , Jacques Piette doit négocier la difficile transition d'Hénin-Liétard d'une ville minière à une ville tournée vers le commerce et les services. Il mène à bien la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, qui permet à la ville de se doter d'une vaste zone commerciale dans le secteur du Bord des Eaux, le centre commercial de Noyelle avec l'enseigne Auchan. Dès lors, le centre-ville ne cesse de se vider de ses commerçants.
C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[29].
C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[30], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras.
La commune avec la percée du Front National depuis le début du XXIe siècle ne cesse de focaliser l'attention des médias à chaque période électorale. Elle cumule un taux de chômage élevé, une pression migratoire constante depuis les années 1990, un fort endettement ayant notamment crû dans les années 2000 et compte 23 % de foyers ne vivant que du RSA[19].
Le 30 juin 2012, 353 éléments du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont été classés au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de "paysage culturel évolutif vivant"[31] pour Hénin-Beaumont les sites 45, 46 et 48 : cité jardin Foch, les terrils n°87 et n°92 et 48,cité jardin darcy (Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial) sont retenus. Dernièrement en 2021, des vestiges de l'abbaye Sainte-Marie-sous-Eurin ont été retrouvés. Cela grâce au projet immobilier de la Société régionale des cités jardins. Celui-ci a entraîné des fouilles préventives. Les fouilles devaient être arrêtées en octobre 2021 mais grâce à l'importance des vestiges, cela va durer beaucoup plus longtemps.
La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais.
Elle faisait partie de 1801 à 1962 du canton de Carvin, année où elle devient le chef-lieu du canton d'Hénin-Beaumont (initialement canton d'Hénin-Liétard). Un nouveau découpage intervient en 1991 et la ville est partagée entre ce canton et le canton de Montigny-en-Gohelle[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur des cantons d'Hénin-Beaumont-1 et Hénin-Beaumont-2.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la onzième circonscription du Pas-de-Calais.
Hénin-Beaumont est le siège de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité succédait au district d'Hénin-Carvin est créé par arrêté préfectoral du .
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal (PS) obtient 7 600 voix (53,55 % des suffrages exprimés), devançant ainsi le président élu Nicolas Sarkosy (UMP), qui a recueilli 6 593 voix (46,45%).
Lors de ce scrutin, 22,32 % des électeurs de la commune se sont abstenus[32].
Au second tour des élections municipales de 2009 à Hénin-Beaumont qui ont fait suite à la révocation du maire divers gauche, Gérard Dalongeville, la liste DVG menée par Daniel Duquenne obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 6 054 voix (52,38 %, 27 conseillers municipaux élus), devançant de 550 voix celle FN menée par Steeve Briois — pourtant parvenu en tête du premier tour — qui a recueilli 5 504 voix (47,62 %, 8 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 37,62 des électeurs se sont abstenus[33].
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande (PS) obtient 7 311 voix (57,85 % des suffrages exprimés), devançant ainsi le président sortant Nicolas Sarkosy (UMP), qui a recueilli 5 327 voix (42,15 %).
Lors de ce scrutin, 26,62 % des électeurs de la commune se sont abstenus[34].
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais, la liste FN menée par Steeve Briois obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 6 006 voix (50,25 %, 28 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par[35] :
- Eugène Binaisse, maire sortant (PS-PCF-EELV, 3 829 voix, 32,04 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Gérard Dalongeville, ancien maire (DVG, 1 167 voix, 9,76 %, 1 conseiller municipal élu)
Deux autres listes, MRC et UMP, ont également obtenues 4,05 % et 3,88 %, mais n'ont pas eu d'élus, lors de ce scrutin où 35,41 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen (RN), ancienne conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, obtient 7 612 voix (61,56 % des suffrages exprimés), devançant ainsi le président élu Emmanuel Macron (EM), qui a recueilli 4 754 voix (38,44 %).
Lors de ce scrutin, 26,96 % des électeurs de la commune se sont abstenus[36].
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, la liste RN menée par le maire sortant Steeve Briois[37] remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 5 750 date (74,21 %, 31 conseillers municipaux élus dont 11 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[38] :
- Marine Tondelier[39] (DVG-EELV-PS-FI-PCF, 1 412 voix, 18,22 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Patrick Piret[40] (SE, 586 voix, 7,56 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 55,38 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen (RN), ancienne conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, obtient 8 487 voix (67,15 % des suffrages exprimés), devançant ainsi le président élu Emmanuel Macron (EM), qui a recueilli 4 152 voix (32,85 %).
Lors de ce scrutin, 25,91 % des électeurs de la commune se sont abstenus[41].
Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
---|---|---|---|---|
mai 1945 | Julien Splingart | |||
mai 1945 | octobre 1947 | Nestor Calonne[42],[43] | PCF | Ouvrier mineur Député du Pas-de-Calais (1945 → 1946) Sénateur du Pas-de-Calais (1946 → 1958) |
1953 | 1968 | Fernand Darchicourt[44],[45] | SFIO | Résistant, métallurgiste, ouvrier mineur, puis chef de chantier dans une entreprise de travaux publics Député du Pas-de-Calais (1958 → 1968) Conseiller général (1953 → 1959) Décédé en fonctions |
1969 | 1989 | Jacques Piette[46],[47] | PS | Ouvrier verrier puis Inspecteur général de l'économie nationale, Conseiller d'État Conseiller général d'Hénin-Beaumont (1969 → 1985) Président du district d'Hénin-Carvin (1968 → 1989) |
1989 | 2001 | Pierre Darchicourt | PS | Fonctionnaire hospitalier Conseiller régional Conseiller général d'Hénin-Beaumont (1985 → 1992) Président du district d'Hénin-Carvin (1989 → 2001) |
mars 2001 | 28 mai 2009[48] | Gérard Dalongeville[49],[50] | DVG / MRC puis PS et DVG | Révoqué |
12 juillet 2009[51] | mai 2010 | Daniel Duquenne | DVG | Cadre territorial Démissionnaire[52],[53] puis déclaré inéligible[54] |
25 mai 2010[55] | mars 2014 | Eugène Binaisse | DVG | Principal de collège à la retraite |
30 mars 2014[56],[57] | En cours (au 24 juillet 2020) |
Steeve Briois | FN → RN | Conseiller régional (1998 → 2015) Député européen (2014 → 2019) Vice-président du Rassemblement national (2014 → ) |
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La dégradation de la situation financière de la commune entre 2002 et 2009 (25 M€ de déficit cumulé et 40 M€ de dettes) évoque d'autres villes célèbres pour leurs difficultés, comme la commune d'Angoulême (Charente) (25 M€ de déficit et 182 M€ de dettes) ou celle de Pont-Saint-Esprit (Gard) (14 M€ de déficit et 23 M€ d'endettement). Les éléments qui suivent sont issus des documents publics de la Cour des comptes cités plus loin (avis budgétaires, rapport d'observation).
La ville est confrontée à une situation financière difficile diagnostiquée depuis 2003 : endettement élevé, accumulation de déficits, manque de recettes de fonctionnement[58],[59]. Après une amélioration surtout due à des ventes de terrains et bâtiments communaux, la situation s'est aggravée depuis 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles[60]. De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85 % en 2004 puis de 10 % en 2008.
En 2008, après un déficit de 12 M€ en 2002, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget de 38 millions d'euros. Vu la situation financière[61], sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, le maire, Gérard Dalongeville est suspendu de ses fonctions par arrêté du du Ministère de l'intérieur[62] puis finalement révoqué par un décret pris en conseil des ministres[63]. C'est seulement la seconde fois depuis 1982 qu'un maire est démis de ses fonctions (CE, 27/02/1987). La préfecture du Pas-de-Calais a indiqué que le préfet avait demandé la révocation « après la sortie du dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville »[64], sans qu'il soit question de poursuites judiciaires.
La CRC a été saisie par le préfet du Pas-de-Calais du fait d'un déficit excessif pour 2002, en application de l’article L.1612-14 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Dans un avis du , la chambre propose à la commune un plan de rétablissement de son équilibre budgétaire par la résorption sur trois exercices (2004 à 2006) du déficit constaté fin 2002, établi à 12 390 703 €. Ce plan inclut une augmentation de 85 % de la fiscalité.
Conformément à l’article L. 1612-14 du CGCT, le préfet du Pas-de-Calais transmet à la chambre les budgets primitifs de la ville, chaque année entre 2004 et 2006. Par ses avis successifs (2004-392, 2005-282, 2006-333) des , et , la chambre constate la mise en œuvre par la commune de mesures pour atteindre le rétablissement de l’équilibre budgétaire puis le retour à l'équilibre.
Soulignant la part importante prise par des circonstances exceptionnelles (régularisation d’écritures comptables, cessions d’immobilisations) dans le rétablissement, la CRC a relevé des insincérités dans le budget 2006 et invité la commune dans son dernier avis à des efforts d'économie, notamment s’agissant des dépenses de personnel et de la politique d'investissement.
Les avis budgétaires sont publics :
Saisie par le préfet du Pas-de-Calais en raison de l'insincérité du budget 2008 en application de l'article L.1612-5 du CGCT, la chambre a rendu deux avis budgétaires en juin et (2008-149 et 2008-235), constatant « un déficit de 12,7 M€ » et proposant des mesures de redressement sur 4 ans. Le budget de la commune a été réglé par arrêté préfectoral du , imposant une augmentation de la fiscalité de 10,8 %. Fin 2008, le conseil municipal prend une délibération augmentant ses dépenses de 2,2 M€, sans recettes en face. La CRC, saisie par le préfet, constate dans son avis du 12 décembre 2008 que l'augmentation de 10,8 % des impôts avait été absorbée intégralement par des dépenses nouvelles.
Les avis budgétaires de 2008 sont publics :
En 2009, le préfet du Pas-de-Calais saisit la CRC pour examiner le compte administratif 2008, en déficit excessif (article L. 1612-14 du CGCT), et le budget 2009 (article L. 1612-5 du code CGCT). À la suite de cela, dans l'avis (2009-163/164) du , le déficit de fonctionnement 2008 est chiffré à « 13,4 M€ (et non 12,8) » soit un déficit représentant 18 % des recettes de fonctionnement. Les augmentations d'impôts de 2008 ont été absorbées par des dépenses nouvelles. Le budget 2009 n'était pas sincère, avec des surévaluations de recettes et des sous-évaluations de dépenses, sans compter le déficit du centre communal d'action sociale de la ville : « le redressement de la situation financière du CCAS et l’apurement de ses déficits par ses seules ressources n’apparaît réalisable que dans le cadre d’un plan pluriannuel prolongé » car « la commune a maintenu ou diminué ces dernières années le niveau des subventions attribuées au CCAS alors que dans le même temps des personnels étaient transférés sans ressources nouvelles ni modification du périmètre d’intervention du CCAS ». La Chambre régionale des comptes a aussi constaté[65] que le budget 2009 de la caisse des écoles, subventionnée par la ville, avait été faussement présenté en équilibre et qu'il présentait en réalité un déficit de 181 426 €.
La CRC a proposé pour 2009 des économies supplémentaires de 0,4 M€ (y compris en baissant les indemnités des élus), une augmentation des impôts de 8 % et la prolongation d'un an de la durée du plan de redressement (jusqu’en 2012), avec une réduction annuelle de 3,1 M€ du déficit. Le budget de la ville a été réglé par arrêté préfectoral du .
Les avis budgétaires de 2009 sont publics :
La cour des comptes a examiné la gestion de la commune à plusieurs reprises ces dernières années, ce qui a donné lieu à plusieurs rapports d'observations définitives (ROD) très critiques, qui sont publics :
Le ROD indiquait en particulier : « De manière générale, la ville a été marquée jusqu’à présent par un système de contrôle interne très lacunaire, une attention insuffisante portée au respect des formes juridiques, une information incomplète du conseil municipal, et des relations mal formalisées avec les associations. Ces caractéristiques expliquent en partie les errements constatés par ailleurs, s’agissant du fonctionnement institutionnel, de la gestion du patrimoine communal, des achats publics, ou des pompes funèbres municipales. »
Simultanément aux rapports de la CRC, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Béthune, conduisant à la mise en détention le de plusieurs personnes dont le maire, Gérard Dalongeville lui-même, son ancien adjoint aux finances et l'éditeur d'un journal gratuit diffusé dans les communes du secteur Le Journal du pays, en liquidation judiciaire. Ils ont été mis en examen pour faux en écritures et usage de faux, détournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme. Par ailleurs, l'adjoint à l'urbanisme a été mis en examen en pour prise illégale d'intérêts portant sur des achats de terrain[68] ; en première instance, il a été relaxé du fait de la prescription des faits[69].
Un élu d'une commune voisine, chef d'entreprise fournisseur d'Hénin-Beaumont et vice-président de la CCI, a été mis en examen le dans la même affaire pour recel de favoritisme et recel de détournement de fonds publics[70].
La ville s'est finalement portée partie civile en , d'une part concernant « l'information judiciaire en cours » et d'autre part les « présomptions de fraudes évoquées dans le dernier rapport définitif de la chambre régionale »[71].
La commune est jumelée avec :
Ville | Pays | Période | ||
---|---|---|---|---|
![]() | Herne[72] | ![]() | Allemagne | depuis |
![]() | Konin[72] | ![]() | Pologne | depuis |
Rolling Meadows[72] | ![]() | États-Unis | depuis | |
Rufisque[72] | ![]() | Sénégal | depuis | |
![]() | Wakefield[72] | ![]() | Royaume-Uni | depuis |
![]() | Wavre[72] | ![]() | Belgique | depuis |
Au sud, à côté du centre commercial de Noyelles-Godault, le parc du Bord des Eaux est le seul plan d'eau de la ville.
À la suite de la fermeture de la cokerie de Drocourt, devenue une friche de 160 hectares, en 2006 la communauté d'aglomération d'Hénin-Carvin décide la création d'un parc paysager : le "parc des Iles'[73], espace d'activité de pleine nature dans un milieu naturel vivant en renouvellement permanent et d'une grande biodiversité. Ce poumon vert est situé à l'ouest de la ville, une maison de l'environnement "aquaterra"[74] lieux d'exposition et pédagogique complète cet espace.
Les enfants de la commune sont scolarisés dans les écoles maternelles :
ainsi que dans les écoles primaires :
Ils poursuivent leurs études aux collèges Jean-Macé, Gérard-Philipe et François-Rabelais, puis aux :
Les habitants de la commune sont appelés les Héninois[76] ; ceux de l'ancienne commune de Beaumont conservent l'habitude de s'appeler Beaumontois.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[77],[Note 5]
En 2019, la commune comptait 25 992 habitants[Note 6], en diminution de 2,83 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
998 | 2 248 | 2 462 | 2 807 | 3 006 | 2 839 | 2 993 | 3 091 | 3 142 |
1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
3 280 | 3 850 | 4 561 | 5 029 | 5 491 | 6 546 | 7 848 | 9 467 | 11 984 |
1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
14 327 | 16 016 | 17 827 | 14 035 | 21 454 | 22 631 | 21 946 | 22 552 | 23 673 |
1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
25 527 | 25 067 | 26 405 | 26 037 | 26 257 | 25 178 | 25 915 | 26 868 | 25 901 |
2019 | - | - | - | - | - | - | - | - |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
25 992 | - | - | - | - | - | - | - | - |
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 12 417 hommes pour 13 500 femmes, soit un taux de 52,09 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Hommes | Classe d’âge | Femmes |
---|---|---|
0,4 | 90 ou + | 1,3 |
4,6 | 75-89 ans | 8,4 |
13,9 | 60-74 ans | 16,4 |
18,8 | 45-59 ans | 18,6 |
20,5 | 30-44 ans | 18,2 |
20,1 | 15-29 ans | 18,1 |
21,8 | 0-14 ans | 19,0 |
Hommes | Classe d’âge | Femmes |
---|---|---|
0,5 | 90 ou + | 1,5 |
5,4 | 75-89 ans | 8,9 |
15,9 | 60-74 ans | 17,3 |
20,2 | 45-59 ans | 19,4 |
19,1 | 30-44 ans | 18,2 |
18,6 | 15-29 ans | 16,3 |
20,3 | 0-14 ans | 18,3 |
Hénin-Beaumont possède plusieurs sites multisports : l’Atrium, l’espace François-Mitterrand ; 4 stades (Birembaut, Delabre, Delmotte, André-Limousin), 2 salles de sport Lelaure et Pantigny, d'un futur complexe aquatique et sportif "LEO LAGRANGE"; deux city stade ZAC des deux villes et Kennedy; d’un terrain d’Education canine au stade Delmotte et d'un boulodrome.
Le , Roger Marceau, natif d'Hénin-Liétard, gagne Paris-Strasbourg à la marche : il couvre les 499 km en 69 heures 44 minutes et 44 secondes. Sa ville natale lui réserve un accueil triomphal[28].
Football Club féminin Hénin-Beaumont vice champion 1er division 1983 et 1988, vainqueur championnat de France D2 : 2003 et 2013[81]
Le Cercle d'Escrime d'Hénin-Beamont (CEHB)[82] grande renommée nationale et internationale, ce club a vu passer de nombreux champions de France, d'Europe, du monde et olympique (Jacques Dimont [83], Laurence Modaine-Cessac, Franck Boidin, Jérémy Cadot)
Culte catholique :
Culte musulman :
En 2014, la ville compte 60 % de non-imposables et 23 % des foyers vivent du RSA. Dans le bassin d'emploi Lens-Hénin, le taux de chômage atteint 17,9 % de la population active, un des plus élevés de France[19].
En 1999, on pouvait compter dans la ville 25 204 personnes comprenant 47 % d'hommes et 53 % de femmes. La ville compte aussi 40 % d'actifs dont 32 % d'actifs avec un emploi et 8 % d'actifs sans emploi, mais aussi 10 % d'élèves et d'étudiants[85]. Au recensement de 2005, les pourcentages d'hommes et de femmes restent inchangés mais la population gagne 1 020 personnes, ce qui élève la population à 25 918 habitants, soit une progression de 4,1 %[86].
Une importante usine agroalimentaire de produits cuisinés à base de volaille et de porc se situe sur la commune (Moy Park (en)).
Certains commerces du centre-ville restent présents malgré l'immense centre commercial de Noyelles-Godault (à 5 minutes) qui ne cesse de s'étendre et qui a vidé le centre-ville de la commune[19]. On peut compter dans toute la ville encore près de 400 commerçants[87][Quand ?].
La ville ne comporte pas de musée mais une école d'Arts Plastiques ouverte depuis 1992 à l'Espace Lumière (salle d'art et d'essai) réunissant un fonds d'art contemporain.
Un centre d'animation culturelle nommée L'Escapade qui programme des concerts dans une salle de 250 à 400 places à l'excellente acoustique. Sont également organisées des activités et ateliers divers (cours de guitare, de danse, théatre, cirque etc.[90]) et propose un studio d'enregistrement pour les musiciens et jeunes talents de la région.
Une médiathèque municipale "Gérard Delsaux" rue de l'Abbaye[91]. Livres, CD audio, DVD, photos, magazines, journaux sont à disposition du public, c'est un lieu pour voir, écouter et rencontrer des artistes qui font du théatre, de la danse. Des spectacles, des expositions, des concerts, des ateliers sont aussi programmés.
Un complexe cinématographique, construit à côté du centre commercial Auchan de Noyelles-Godault, il est d'abord un cinéma Gaumont avant de devenir un Cinéville avec douze salles d'exploitation[92].
En 1968, Maurice Pialat tourne des scènes de son premier long métrage : L'Enfance nue[96]
En 1979, de nombreuses scènes du film La Femme flic (sorti en 1980 avec notamment l'actrice Miou Miou) sont tournées à Hénin-Beaumont.
En 1988, Etienne Chatiliez plante sa caméra au collège Jean-Macé pour son film : La vie est un long fleuve tranquille[97]
En 2003, le documentariste Édouard Mills-Affif tourne à Hénin-Beaumont Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national , film visant à témoigner de la percée du Front national dans le bassin minier du Pas-de-Calais[98].
En 2014, il filme Bassin miné afin de poursuivre le travail de décryptage commencé en 2003 et pour faire un bilan de dix ans de percée de l’extrême droite dans la région[99].
En 2017, le cinéaste franco-belge Lucas Belvaux présente Chez nous, une fiction dont l’action se déroule dans la commune fictive d'« Hénard », nom qui fait allusion à une contraction de l'ancien nom de la commune (Hénin-Liétard).
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Blason | De sinople au cheval d'argent à la crinière et à la queue de sable, onglé, bridé et sellé de même, passant sur une terrasse voûtée de gueules sommée d'un filet d'argent en forme de croissant versé[101].
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Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur sinople). Adopté par la municipalité. |
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