Carrépuis est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
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Carrépuis est un village périurbain picard du Santerre limitrophe à l'est de Roye, à 19 km au sud-ouest de Ham, 26 km au sud-ouest de Péronne et 32 km au nord de Compiègne.
La commune est desservie par l'ex-RN 17 et l'ex-RN 30 (actuelles RD 1017 et 930).
En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau interurbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no53, Roye - Esmery-Hallon - Ham)[1].
Carrépuis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roye, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,3% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (85,3%), eaux continentales[Note 3] (7,7%), zones urbanisées (6,3%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8%)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Quadratus puteus (1179); Carepuy (1184); Cadratusputeus (XIIesiècle); Quarrepuis (1216); Carrepuis (1567); Carrempuis (1605); Carrépuits (1751); Carepuis (1778); Carrépuids (1808)[9].
Signification apparente de «puits carré» [10]. L'antéposition de l'adjectif carré est le reflet de l'influence syntaxique du germanique. Le mot puits est issu d'un croisement entre le latin puteus «trou, fosse», «puits d'eau vive», et «puits de mine» et le germanique *putti[11], du germanique occidental *puti de sens proche cf. moyen néerlandais putte, pitte; vieil anglais pytt (> anglais pit), vieux saxon putti. Étaimpuis (Seine-maritime, Estanpuiz 1137) et Estaimpuis (Belgique, StemputXIIesiècle) / Steenput sont des composés analogues, mais formés avec le substantif germanique stein «pierre».
Histoire
Plan de l'école construite en 1853.
Des armes de pierre et des débris de poteries ont été découverts au lieu-dit le Fort[12].
En 1220, Raoul Flamant est le seigneur du village[12].
Au XVesiècle, les chanoines de Roye cachent à Carrépuis les reliques de saint Florent que le roi Louis XI voulait enlever[12].
En 1567, la famille de Soyécourt possédait le fief de Carrépuis et l'a conservé jusqu'à la Révolution[12].
En 1853, la commune se dote d'une école mixte, construite sur les plans de Pierre Decheu.
Vers 1870, le moulin à vent est démoli. Il se trouvait au point le plus élevé du village, à l'ouest, vers Roye[12].
À la fin du XIXesiècle et depuis trois siècles, les Cavillier se distinguent dans la fabrication des cloches[12].
Retraité de la métallurgie Réélu pour le mandat 2020-2026[15],[16]
Population et société
Démographie
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].
En 2019, la commune comptait 268 habitants[Note 4], en diminution de 1,47% par rapport à 2013 (Somme: −0,2%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
410
349
479
401
310
275
257
256
245
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
234
216
205
214
200
200
182
207
209
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
196
212
178
151
180
201
190
181
147
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
160
173
215
206
198
218
275
291
272
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
270
268
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Article connexe: Exode rural dans la Somme.
Enseignement
En matière d'enseignement primaire, la commune est membre d'un regroupement pédagogique intercommunal qui comprend sept villages[21].
La commune s'est doté en 2018 d'un centre de loisirs pour les étés[22].
Autres équipements
La salle du Puits-Carré.
Manifestations culturelles et festivités
La fête communale, qui se tient début septembre, attire chaque année environ 3000 personnes[23]
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Nicolas.
Chapelle funéraire de l'Immaculée Conception, vers Nesle, en sortant du village. Construite avec autorisation administrative en 1873[24].
L'église Saint-Nicolas.
Monument aux morts pour la patrie.
Calvaire du cimetière.
Personnalités liées à la commune
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Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 2, Paris / Amiens, 1867 - 1878, p. 211 (lire en ligne sur DicoTopo)
Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN2-85023-076-6), p.150a
Étymologie de Puits sur CNRTL (lire en ligne)
Notice géographique et historique réalisée par M. Fayez, l'instituteur de la commune, 1899, Lire la notice en ligne sur le site des Archives départementales de la Somme, Amiens.
«À Carrépuis, l’édile veut briguer un second mandat de maire: Après deux mandats de conseiller municipal, un d’adjoint et un en tant que maire, Joël Keller a envie de poursuivre l’aventure», Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
«Il ramène l'école au village», Courrier picard, , p.9.
«Le premier centre de loisirs de Carrépuis attire les bambins: Pendant les quatre prochaines semaines, les enfants ne risquent pas de s’ennuyer», Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
Aude Collina, «Pas de fête à Carrepuis en septembre 2020», Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll.«Richesses en Somme», 4e trimestre 2003, 302p., p.282 (ASINB000WR15W8).
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