Villy est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
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Villy se trouve dans la vallée de la Chiers, affluent de la Meuse. Le village est implanté sur des terrains liasiques, avec des marnes, des calcaires sableux et ferrugineux, partiellement recouverts par des alluvions de la Chiers. À l'ouest, le ruisseau de Prêle traverse le territoire communal[1]. Le village a été construit sur une terrasse qui le met à l'abri des inondations. Les environs immédiats sont très vallonnés.
Urbanisme
Typologie
Villy est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].
La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,6% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (63,7%), prairies (27%), zones urbanisées (5,3%), zones agricoles hétérogènes (3,9%)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].
Toponymie
Villeio est mentionné en 1094 ou 1097 dans l'acte de donation du prieuré Saint-Gilles de Dun-sur-Meuse. On trouve également, dans le cartulaire de l'abbaye Notre-Dame d'Orval, Vilei en 1138, Viley et Vileys en 1153. La forme Villei est constatée à plusieurs reprises dans des textes du XIIeetXIIIesiècles, de même que Vilhi et Villi[1].
Histoire
Le territoire de Villy était déjà habité à l'époque gallo-romaine et des traces d'habitat
antique, briques, enduits peints, céramiques, etc., ont été repérées au lieu-dit la Croix-Morel[9]. Des sépultures ont été mises au jour dès le milieu du XIXesiècle, ainsi que des sarcophages mérovingiens lors de la reconstruction de l'église, vers 1955. Au Moyen Âge, ce territoire dépend du pagus evodiensis, puis du comté d'Yvois, puis du comté de Chiny et du duché de Luxembourg[1].
L'église, consacrée à saint Martin, pourrait avoir des fondations du VIesiècle. À la fin du XIIesiècle, cette église relève des abbayes d'Orval et de Saint-Hubert, mais cette dernière cède ses droits à Orval en 1181. L'abbé d'Orval y possède le droit de nommer le curé[1].
Au XIesiècle, Villy se compose de deux seigneuries. La partie nommée la Hache est donnée au prieuré Saint-Gilles de Dun-sur-Meuse par Vautier de Dun et son épouse Azeline (1097). L'autre partie de la seigneurie appartient au comte de Chiny. En 1342, Villy est affranchi à la loi de Beaumont par Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg.
Quarante ans plus tard, Thierry Gehel, prévôt d'Yvois (Carignan) reçoit du duc de Luxembourg l'autorisation de bâtir un château au lieu-dit la Forteresse. En 1443, ce château est assiégé et pris par les troupes de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. La forteresse est ensuite rasée. En 1467, Marguerite de Villy, dame d'Auflance, descendante de Thierry Gehel, épouse Colard de Custine et les Custine possèdent Villy jusqu'au XVIIIesiècle[1].
À la fin du XVIIesiècle, les Ardennes se montrent ouvertes au jansénisme, ainsi que les grandes abbayes de la région, notamment l'abbaye de Juvigny, l'abbaye de Mouzon et l'abbaye d'Orval. Lorsque l'abbé d'Orval, Charles de Bentzeradt, doit remplacer le curé de Villy, dans les années 1680, il fait appel à un professeur de théologie janséniste, Jean Martini, qui devient curé de cette paroisse tout en continuant à enseigner. Il constitue également une société de prêtres du doyenné de Juvigny qui s'assemblent régulièrement chez lui «pour résoudre des cas de conscience ou des problèmes de théologie morale». Il met même en place une école à Villy, qui concurrence les collèges jésuites de la région. Son influence janséniste irrite. En 1704, il est transféré à Pontarlier, après être resté une vingtaine d'années dans la localité. Les habitants de Villy manifestent leur mécontentement en envoyant pétition sur pétition: elles restent sans effet[1],[10],[11].
En 1793, un détachement de l'armée du Nord, commandé par le général Loison, incendiaire de l'abbaye d'Orval, campe au sud-est du territoire de la commune, au lieu-dit la Croix de Villy[1].
Au cours de l'hiver 1939-1940, le village est solidement fortifié afin de servir de point d'appui à l'ouvrage de La Ferté qui domine la localité. En , Villy est défendu par des hommes du 23e RIC et du 155e RIF qui résistent aux assauts allemands jusqu'au . Le village est alors presque entièrement détruit[1]. L'église Saint-Martin avait été reconstruite au XVIIIesiècle par les moines d'Orval. Elle est détruite, comme l'essentiel du village, en . Une nouvelle église est édifiée après la Seconde Guerre mondiale, et est inaugurée en 1963. C'est un bâtiment carré de moins d'une vingtaine de mètres pour chaque côté, avec un toit dissymétrique à quatre pentes, en ardoise, recouvrant des murs de pierres blanches, avec de grandes verrières. Un clocher-tour surmonte l'édifice, dressé à l'angle des pignons Est et Sud. Un vitrail, réalisé par l'atelier Barillet, éclaire le baptistère. Les fonts baptismaux ont une cuve hexagonale et un couvercle pyramidal. Un autre vitrail éclaire le chœur[12].
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
~ 1844
Dominique Gérard
avant 1995
?
Michel Noël
DVD
mars 2001
En cours (au 23 mai 2020)
Richard Philbiche[13] Réélu pour la mandat 2020-2026[14]
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].
En 2019, la commune comptait 204 habitants[Note 2], en augmentation de 4,08% par rapport à 2013 (Ardennes: −3,68%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
333
302
370
385
422
410
400
413
406
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
375
366
345
330
290
305
291
287
277
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
277
235
225
222
258
82
269
270
191
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
2015
2019
172
146
151
139
178
180
183
207
204
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Martin, édifiée après la Seconde Guerre mondiale et ouverte au culte en 1963.
Croix-Morel: calvaire érigé en 1743 par les époux Morelle.
Ouvrage de La Ferté: , petit ouvrage d'infanterie de la tête de pont de Montmédy, prolongement de la ligne Maginot. Construit entre 1935 et 1939, il comprend deux blocs de combat dont l'un est encore équipé d'un canon antichar de 47 mm et l'autre d'une tourelle à éclipse pour deux armes mixtes. C'est un des très rares sites où sont toujours implantés les réseaux défensifs de rails et barbelés. Deux casemates d'artillerie pour canons de 75 mm ont été édifiées à proximité. Sur le site, un monument commémoratif a été inauguré en 1950. En face se trouve un petit cimetière militaire dans lequel repose une partie de la garnison de l'ouvrage.
Autour du village, restes des ouvrages de campagne construits en 1939-1940. Plaque commémorative des combats de 1940 sur le bâtiment de la mairie.
Le village.
Cloche d’observation et de défense surmontant l'ouvrage de La Ferté.
Héraldique
Les armoiries de Villy se blasonnent ainsi:
Parti: au 1er de gueules à deux masses d'armes d'argent passées en sautoir, au 2e d'argent à la tourelle à éclipse d'un fort souterrain de sable, ajourée du champ, posée sur un mont écimé de sinople mouvant de la pointe, couronné de sable; le tout sommé d'un chef de sable chargé d'une fleur de lis d'or.
Personnalités liées à la commune
Parmi les seigneurs de Villy, figurent des membres de la famille de Custine. Cette famille a joué un rôle important en pays d'Yvois (Carignan), et en Lorraine. Elle s'est alliée à la plupart des familles de la noblesse des Ardennes et de Lorraine. Elle est issue d'un fief situé sur le territoire d'une commune wallonne, orthographiée ultérieurement Custinne, située plus au nord, à 22 km de Givet, 15 km de Dinant et 10 km de Rochefort. Le fief de Custine appartenait à l'ancien comté de Rochefort. Un certain Pierre de Custine, fils de Jehan de Custine, est né en 1407 et est mort en 1432. Il a épousé en 1429 Ermengarde de Lombut, et a pris possession du château de Lombut. Son petit-fils, Colard de Custine de Lombut, épouse en 1467 Marguerite de Villy, qui possède la seigneurie de Villy et celle d'Auflance. Les Custine s'installent au château d'Auflance. Une des branches issues de cette famille a possédé en Lorraine le fief de Condé-sur-Moselle, près de Nancy, qui fut rebaptisé Custine au XVIIIesiècle. Cette famille ayant des possessions dans les marches du royaume de France a toujours eu, au fil des générations successives, des membres optant pour une carrière militaire, comme officier, jusqu'à la Révolution française. Elle a même compté, parmi ses descendants lorrains, un colonel de l'armée royale française, ayant notamment participé aux côtés de La Fayette à la guerre d'indépendance des États-Unis, devenu ensuite général de l'armée de la République française, Adam-Philippe de Custine. Ses origines nobiliaires ont inquiété le pouvoir révolutionnaire. Il a finalement été guillotiné pendant la période de la Terreur, bien qu'ayant servi le régime républicain a priori avec loyauté[1],[19].
Un horloger, du nom de Raimon, a travaillé à Villy au XVIIIesiècle. Il a fabriqué notamment une horloge pour l'église Saint-Sulpice de Paris, ainsi que pour l'église de Gérouville. Le mécanisme de l'horloge de Gérouville, marqué à son nom (Raimon, de Villy), figure au musée Gaumais à Virton[1],[20].
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Edmond Frézouls, «Circonscription de Champagne-Ardenne», Gallia, t.39, fascicule 2,, , p.387-417 (lire en ligne)
René Taveneaux, «Le Jansénisme dans la région ardennaise», Présence ardennaise, no6, , p.10-20
Michel Coistia et Jean-Marie Lecomte, Les églises des reconstructions dans les Ardennes, Éditions Terres Noires, , «Villy La Ferté. Du luxe d'une petite cathédrale à une nef de lumière», p.342-345
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