Saint-Léger-lès-Domart est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
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Saint-Léger se trouve à peu près à égale distance d'Abbeville et Amiens. Le village peut être rejoint à partir de l'ancienne route nationale 1.
Géographie physique
Nature du sol et du sous-sol
Le sol et le sous-sol sont de nature tertiaire, le diluvium des plateaux. Sous la couche végétale de 30 cm d'épaisseur, on trouve des terrains du crétacé successivement: craie glauconieuse, craie marneuse, craie blanche, craie jaune. Dans la vallée on rencontre des terrains bieffeux[1].
Relief, paysage, végétation
Le relief de la commune se caractérise par la présence de vallées, d'un plateau et de collines[1].
La commune de Saint-Léger-lès-Domart est incluse dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, «cours de la Nièvre, de la Domart et de la Fieffes».
Hydrographie
Saint-Léger-lès-Domart est arrosée par la Lanche petite rivière qui prend sa source à 6 km de la commune, sa largeur est de 5 m. Cette petite rivière conflue avec la Nièvre à la sortie du village de Saint-Léger. La Nièvre est un affluent de la rive droite de la Somme.
La nappe souterraine est située à 12 m en dessous du niveau du sol[1].
Climat
Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et d'ouest[1].
Géographie humaine
Urbanisme et aménagement du territoire
Saint-Léger-lès-Domart est une composante de la nébuleuse urbaine de la vallée de la Nièvre qui s'est constituée à partir du XIXe siècle avec l'implantation des usines textiles Saint Frères et la création de cités ouvrières, telle la cité Saint-Jean.
Activité économique et de services
L'industrie textile a pratiquement disparu, subsistent des activités artisanales et commerciales de proximité.
Transports en commun routiers: la localité est desservie par la ligne d'autocars no24 (Doullens - Domart-en-Ponthieu), la ligne no55 (Domart-en-Ponthieu - Amiens) et la ligne no28 (Saint-Léger - Flixecourt - Amiens) du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[2].
Saint-Léger-lès-Domart est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Léger-lès-Domart, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[6] et 7 327 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,5% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (64,3%), forêts (14,7%), zones urbanisées (11,8%), prairies (5,4%), zones agricoles hétérogènes (3,8%)[11].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].
Toponymie
On rencontre dans les textes anciens: Saint-Léger, Saint-Léger-l'Epinoy puis Saint-Léger-lès-Domart[1].
Histoire
Antiquité
L'archéologie aérienne a révélé la présence de vestiges d'enclos antiques sur le territoire communal[13].
Moyen Âge
Époque moderne
Des actes administratifs du XVIIe siècle mentionnent le village et le château. Le seigneur de Saint-Léger était le chevalier Nicolas Henry Le Roy[1].
Époque contemporaine
Les conscrits venaient demander de tirer le bon numéro à l'arbre de la Croix Notre-Dame pour ne pas partir à la guerre, à Saint-Léger-lès-Domart[14].
En 1836, l'activité textile à Saint-Léger était encore modeste. On constate une forte augmentation de l'activité textile entre 1836 à 1851: on passa de 6 à 109 fileuses, de 2 à 14 tisserands et 64 ouvriers tisserands et deux fabricants de toile.
La création, en 1861, de la filature et tissage de jute Saint Frères à Harondel, dans la commune voisine de Berteaucourt-les-Dames stimula la croissance démographique de Saint-Léger-lès-Domart entre 1875 et 1925. En 1872, on comptait 55 fileuses, 228 tisserands et tisseuses et 4 employés de fabrique dans la commune. En 1881, on comptait 866 ouvriers de fabrique et 13 tisserands.
En 1874, fut construite la voie ferrée de Longpré-les-Corps-Saints à Canaples et la gare de Saint-Léger. La cité Saint-Charles fut construite aux abords de la gare et comptait 50 logements en 1881. L’extension de l'agglomération se fit ensuite sur la route nouvelle reliant Saint-Ouen à Saint-Léger. Une deuxième phase de construction agrandit la cité Saint-Charles; en 1906, elle comptait 128 logements.
En 1878, à cause de l'accroissement de la population, la capacité d'accueil de l'école était insuffisante. En hiver, elle était alors fréquentée par plus d'une centaine d'élèves, répartis dans la salle de classe et dans la cuisine de l'instituteur! À partir de 1900, la municipalité loue le château voisin et y transféra l'école de garçons. La commune fit l'acquisition du bâtiment en 1904 et y installa également la mairie et la poste.
Une salle des fêtes est construite en 1928 et, en 1932, une nouvelle mairie[15].
Politique et administration
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001
mai 2020
Daniel Laurent
Vice-président de la CC Nièvre et Somme (2017 → 2020)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].
En 2019, la commune comptait 1 854 habitants[Note 3], en diminution de 0,64% par rapport à 2013 (Somme: −0,2%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
368
383
421
420
485
489
499
510
538
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
545
545
601
837
1 125
1 404
1 574
1 554
1 716
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
2 054
1 970
1 789
1 657
1 671
1 477
1 556
1 496
1 640
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
1 762
2 126
2 105
1 940
1 716
1 758
1 751
1 871
1 853
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
1 854
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
L'école primaire Dolto/Ferry compte 298 élèves à la rentrée scolaire 2017. Elle est située dans l'académie d'Amiens, en zone B pour les vacances scolaires[21].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Château: édifié en brique et pierre, en 1632, pour François de Groiselier, seigneur de Saint-Léger, sous la forme d'un long corps de logis cantonné de trois pavillons. C'est aujourd'hui une école primaire communale.
Église Saint-Léger
Article détaillé: Église Saint-Léger de Saint-Léger-lès-Domart.
Mairie: réalisée en 1932, sur les plans de l'architecte amiénois, Claude-Antonin Dory[22].
Salle des fêtes: construite en 1928 sur les plans de Claude-Antonin Dory qui réalisa également le décor de mosaïque et de sgraffite de la façade. Ce décor allégorique représente, un paysage idyllique dans lequel trois femmes ayant chacune comme attribut, un livre, une flûte ou une flûte de pan[23].
Arbre de la Croix de Notre-Dame de Bonne-Garde: arbre classé monument naturel, le [24]. Ce tilleul serait âgé de plus de 600 ans. Il est situé au nord du village en bordure du chemin menant au bois de Saint-Léger[25]. Le calvaire qui se trouvait à côté a été déplacé dans l'église au début du XXesiècle. Le tronc mesure 5,55 mètres de circonférence, sa hauteur est de 18 mètres. Sous le Second Empire, les habitants venaient en procession plusieurs fois dans l'année, notamment pour les Rogations auprès de cet arbre[26].
École des filles.
Monument aux morts.
Salle des fêtes
Église Saint-Léger.
La Nièvre au cœur de Saint-Léger.
Arbre de la Croix Notre-Dame.
Héraldique
Le blason de Saint-Léger-lès-Domart a été créé en 1992 à l'occasion du jumelage de la commune avec West Mersea, ville du canton d'Essex, en Grande-Bretagne. Le , est inaugurée une stèle sur laquelle sont sculptés les blasons des deux localités[27].
Blasonnement:
Coupé au premier, d'azur au soleil d'or; au second, d'or au tilleul arraché de sinople; à la divise ondée d’argent brochant sur la partition.
La divise ondée représente la Nièvre, rivière qui a fait tourner jusqu'au XIXesiècle les roues de plusieurs moulins à farine, dont le moulin Clapet.
L'arbre représente le tilleul de la Croix de Notre-Dame de Bonne-Garde.
Le soleil, symbole de vie, peut rappeler la tradition des processions.
Ornement extérieur:
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze «Pour les actes de courage, d'abnégation et de résistance face à l'occupation. Pour les morts et les destructions suite aux violents combats de 1940 et les bombardements de 1944. Pour les habitants tués ou déportés»[28].
Personnalités liées à la commune
Anatole Jovelet, sénateur, décédé à Saint-Léger. Une rue porte son nom.
Robert Tyrakowski (1944-2008), entraîneur de l'équipe du foot du village (ES Harondel, 1990-1994).
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Nathan, 1985 (ISBN9 782 092 863 800).
Philippe Domont et Édith Montelle, Histoires d'arbres: des sciences aux contes, Paris, Office National des Forêts, , 256p. (ISBN2-84207-281-2), p.166.
Olivier Bacquet, «Michel Henry succède à Daniel Laurent à Saint-Léger-les-Domart: Maire depuis 2001, Daniel Laurent cède son écharpe à son ancien premier adjoint, avec beaucoup d'émotions», Le Journal d'Abbeville,.
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