Saint-Loubès[sɛ̃ lubɛs] est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.
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La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Avec les communes environnantes
1: carte dynamique; 2: carte OpenStreetMap; 3: carte topographique; 4: avec les communes environnantes
La commune de Saint-Loubès se situe dans l'Entre-deux-Mers, sur la rive gauche (sud) de la Dordogne, à 18 km au nord-est de Bordeaux, chef-lieu du département et d'arrondissement, à 7,5 km au nord-est de Carbon-Blanc[1]. Elle est bordée à l'est par la Laurence, un ruisseau affluent de la Dordogne.
La commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux et de son unité urbaine.
La principale voie de communication routière traversant le territoire communal est la route départementale D 242 qui traverse la ville et mène, vers l'ouest, en direction d'Ambarès-et-Lagrave, à l’accès no42 de l'autoroute A10 et à la route départementale D 911 (Saint-Vincent-de-Paul et Cubzac-les-Ponts au nord, Carbon-Blanc et Lormont au sud) et, vers l'est, à Saint-Sulpice-et-Cameyrac et Izon et au-delà à Libourne; depuis cette D 242, commence la route départementale D 115 qui mène, vers le sud-sud-ouest, à Yvrac et à l'accès no2 de l'autoroute A89; une route communale mène, vers le sud-est, à l'accès no4 de l'autoroute A89.
Accès autoroutier:
par l'autoroute A89, accès no4 de Saint-Loubès et Pompignac;
par l'autoroute A10, accès no42 de Saint-Loubès.
La commune abrite une gare SNCF sur la ligne de Coutras à Bordeaux-Saint-Jean du TER Nouvelle-Aquitaine, sur l'axe de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]
Moyenne annuelle de température: 13°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,9 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 7,8 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,4 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Beychac et Caillau», sur la commune de Beychac-et-Caillau, mise en service en 1971[9] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4°C et la hauteur de précipitations de 852,7 mm pour la période 1981-2010[11].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Bordeaux-Mérignac», sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 19 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,3°C pour la période 1971-2000[13], à 13,8°C pour 1981-2010[14], puis à 14,2°C pour 1991-2020[15].
Milieux naturels et biodiversité
Natura 2000
La Dordogne est un site du réseau Natura 2000 limité aux départements de la Dordogne et de la Gironde, et qui concerne les 104 communes riveraines de la Dordogne, dont Saint-Loubès[16],[17]. Seize espèces animales et une espèce végétale inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[18].
ZNIEFF
Saint-Loubès fait partie des 102 communes concernées par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II «La Dordogne»[19],[20], dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales[21].
Urbanisme
Typologie
Saint-Loubès est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[22],[23],[24].
Elle appartient à l'unité urbaine de Bordeaux, une agglomération intra-départementale regroupant 73 communes[25] et 986 879 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Bordeaux est la sixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française) et Toulouse[26],[27].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[28],[29].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,7% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,9%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
zones agricoles hétérogènes (27,8%), cultures permanentes (20,1%), zones urbanisées (19,9%), prairies (13,8%), eaux continentales[Note 7] (10%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5%), forêts (3,5%)[30].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Saint-Loubès est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[31]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[32].
Risques naturels
La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Libourne, regroupant les 20 communes concernées par un risque de submersion marine ou de débordement de la Dordogne, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[33]. Les événements significatifs aux XIXeetXXesiècles sont les crues de 1843 (6,80 m l'échelle de Libourne), de 1866 (6,40 m) et du (6,38 m) et du (6,36 m). Au XXIesiècle, les événements les plus marquants sont les crues de mars 2010 (5,55 m) et du (5,97 m). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios: fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[34]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1984, 1988, 1992, 1999, 2009, 2013 et 2021[35],[31].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Loubès.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 95,1% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 3 613 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 3 613 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 84% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[36],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[31].
Risques technologiques
La commune est en outre située en aval du barrage de Bort-les-Orgues, un ouvrage sur la Dordogne de classe A[Note 8] soumis à PPI, disposant d'une retenue de 477 millions de mètres cubes[38]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[39].
Toponymie
Le nom de la commune a pour origine le nom déformé de saint Loup, évêque de Troyes en 426 et défenseur de la ville contre Attila, mort en 478[40].
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Politique et administration
La commune de Saint-Loubès fait partie de l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Carbon-Blanc supprimé au nouveau canton de la Presqu'île[41],[42]. Saint-Loubès fait également partie de la communauté de communes du secteur du même nom.
Tendances politiques et résultats
Article connexe: Élections municipales de 2020 en Gironde.
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1971
2008
Serge Roux
PS
Président de la CC du secteur de Saint-Loubès (2000-2014)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].
En 2019, la commune comptait 9 909 habitants[Note 9], en augmentation de 17,03% par rapport à 2013 (Gironde: +7,85%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
2 396
2 326
2 520
2 474
2 474
2 516
2 478
2 520
2 541
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 515
2 520
2 555
2 365
2 463
2 468
2 636
2 718
2 729
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
2 870
2 853
2 798
2 900
2 792
2 652
2 655
2 588
2 808
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
3 068
3 328
4 027
4 956
6 207
7 090
7 639
8 113
9 375
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
9 909
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Raffinerie de Saint-Loubès créée en 1883 par Alexandre Deutsch et inaugurée en 1886 par Alfred Guérard.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La chapelle Saint-Loup
Château de Reignac. Vin, vignoble, château, Établissement vinicole et dégustation du vin. Le Château actuel fut construit au 16ème Siècle par le Seigneur Baude de Peyron.
Chapelle Saint-Loup du XIesiècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1992[50].
Église Saint-Pierre de Saint-Loubès. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[51].
Personnalités liées à la commune
Paul-Jean Toulet (1867-1920), écrivain, a vécu un temps chez sa sœur dans la commune.
Maurice Leuvielle (1881-1959), rugbyman, né dans la commune.
Max Linder (1883-1925), réalisateur et acteur français du burlesque, né dans la commune.
René Labat (1904-1974), assyriologue français, né dans la commune.
Sophie Davant (1963), animatrice de télévision, comédienne et journaliste, née dans la commune.
Héraldique
Blason
De gueules à la barque de sable de front, habillée d'argent, grand-voile à senestre et foc à dextre, au chef d'or chargé d'un loup passant de sable.
Détails
Officiel, présent sur le site internet de la commune
Voir aussi
Bibliographie
Augustin de Comet (préf.Pierre Bardou), Monographie de la Commune de Saint-Loubes, Lorisse, coll.«Monographies des villes et villages de France», (1reéd. 1869) (ISBN978-2843732065).
Pierre Bardou, Saint-Loubès en Entre-deux-Mers - éléments de son histoire des origines à 1914, Groupe girondin des études locales de l'enseignement public, , 161p. (ISBN978-1273428128).
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Le classement des barrages est fonction de deux paramètres: hauteur et volume retenu[37].
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 14,1 km pour Bordeaux et 6,1 km pour Carbon-Blanc. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 15 décembre 2014.
Saint-Loubès sur Géoportail, consulté le 18 avril 2015.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Carte du site «la Dordogne», INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre «Couches disponibles», barrer d'abord la couche «Orthophotos» avant de cliquer sur «Fonds de cartes», puis sur la couche «Fonds Cartographique IGN».
Carte de la ZNIEFF «la Dordogne», INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre «Couches disponibles», barrer d'abord la couche «Orthophotos» avant de cliquer sur «Fonds de cartes», puis sur la couche «Fonds Cartographique IGN».
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