Saint-Germain-lès-Corbeil (prononcé [sɛ̃ ʒɛʁmɛ̃ lɛ kɔʁbɛj]Écouter) est une commune française située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Germain-lès-Corbeil.
Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois[1].
Géographie
Description
Position de Saint-Germain-lès-Corbeil en Essonne.
Sur la rive droite de la Seine, dans une région géographique communément appelée Brie française, Saint-Germain-lès-Corbeil est située à la limite de ce plateau et de la vallée de la Seine.
Saint-Germain-lès-Corbeil est située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris, quatre kilomètres au sud-est d'Évry-Courcouronnes, deux kilomètres au nord-est de Corbeil-Essonnes, seize kilomètres au sud-est de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt et un kilomètres au sud-est de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-est de Milly-la-Forêt, trente-deux kilomètres au nord-est d'Étampes, trente-sept kilomètres au nord-est de Dourdan.
La ville, desservie par la Francilienne (RN 104) et la RD 448 qui longe la Seine dispose des transports en commun suivants:
T Zen (Gare de Lieusaint-Moissy (77) - gare de Corbeil-Essonnes (91)): ligne de bus en site propre sur une grande partie du parcours;
Lignes intercommunales exploitées par la société des Cars Sœur.
La commune est limité à l'ouest par la Seine. Le Ru des Prés-Hauts s'y jette..
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Climat
Article connexe: Climat de l'Essonne.
Saint-Germain-lès-Corbeil, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,8°C, avec une moyenne maximale de 15,2°C et une moyenne minimale à 6,4°C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5°C en juillet au maximum et 0,7°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2°C le et −19,6°C le . Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.
Données climatiques à Saint-Germain-lès-Corbeil.
Mois
jan.
fév.
mars
avril
mai
juin
jui.
août
sep.
oct.
nov.
déc.
année
Température minimale moyenne (°C)
0,7
1
2,8
4,8
8,3
11,1
13
12,8
10,4
7,2
3,5
1,7
6,4
Température moyenne (°C)
3,4
4,3
7,1
9,7
13,4
16,4
18,8
18,5
15,6
11,5
6,7
4,3
10,8
Température maximale moyenne (°C)
6,1
7,6
11,4
14,6
18,6
21,8
24,5
24,2
20,8
15,8
9,9
6,8
15,2
Ensoleillement (h)
59
89
134
176
203
221
240
228
183
133
79
53
1 798
Précipitations (mm)
47,6
42,5
44,4
45,6
53,7
51
52,2
48,5
55,6
51,6
54,1
51,5
598,3
Source: Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[2],[3].
La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973 (elle en sortira en 1983). Les quartiers du Pré Saint Germain (promoteur: Kaufman & Broad), du Val fleuri, de Champ Clair ou encore du Val de Rochefort sortent de terre à cette époque. La commune se dote alors d'un véritable appareil commercial avec la réalisation du centre commercial de la Croix Verte, ainsi que d'un collège et de deux écoles supplémentaires (l'ancienne école est par ailleurs déplacée et agrandie pour permettre l'accueil des nouveaux écoliers).
Ainsi, entre les recensements de 1968 et 1975, la commune voit sa population multiplier par sept, passant de 600 habitants à plus de 4000, sept ans plus tard.
Typologie
Saint-Germain-lès-Corbeil est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[8] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[11],[12].
Lieux-dits, écarts et quartiers
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Champs Dolent
Champs Clair
Val Coquatrix
Le Clos au Merle
Résidence Windsor
Le parc des Chevreaux
Mauperthuis
Le Domaine du Golf
Croix-Verte
Vieux Saint-Germain
Toponymie
Attestée sous les formes Corboilus vicus, Sanctus Germanus Veteris Corbolii, Saint Germain fauxbourg de Corbeil en 1709[13].
L'abbé Lebeuf, auteur de l'histoire de la Ville et du Diocèse de Paris écrivait dans les années 1883 / 1893, que Saint-Germain-lès-Corbeil existait dès le VIesiècle.
En 800, on l'appelait Corboilus ou Corboilum qui devint veteri Corboïlo («Le Vieux Corbeil») lorsqu'un «nouveau» Corbeil (junius Corboïlum) fut bâti de l'autre côté de la Seine. Plus tard, le village prit le nom de Sanctus Germanus Veteris Corbolu, en référence à saint Germain (494-576), évêque de Paris, qui y posséda des terres.
La forme usuelle de Saint-Germain-lès-Corbeil résulte des évolutions de Saint-Germain-le-Vieil-Corbeil, Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil, et plus récemment, Saint-Germain-lez-Corbeil.
En toponymie, le terme lès (avec accent) est un dérivé du latin latus (près de).
Durant la Révolution, la commune fut appelée Vieux-Corbeil et fut créée en 1793 sous son nom actuel[14].
Histoire
Le territoire de la commune fut occupé dès le Néolithique comme en atteste la découverte en 1906 de l'allée couverte des Champs-Dolents, désormais détruite.
Le premier château connu date de 1312, et fut construit par Geoffroy Coquatrix, riche et important bourgeois de Paris, échanson du roi Philippe-le-bel. Le château subit, au cours des décennies, plusieurs réparations et transformations jusqu'à sa destruction en 1590. En effet, pendant les guerres de Religion, lors du siège de Corbeil, Alexandre Farnèse, duc de Parme, occupe le château et en se retirant, le brûle...
Il est reconstruit en 1620 par Nicolas Thibeuf, nouveau seigneur du Val-Coquatrix. Son fils et petit-fils le conserveront. Au cours du XVIIIesiècle, il deviendra propriété de la famille de Brétignières.
Au XIXesiècle, le domaine est acheté par Aymé-Stanislas Darblay, industriel de Corbeil et député. En 1846, le nouveau propriétaire construit le château actuel, resté dans la famille jusqu'à nos jours.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , lors des combats de la Libération de la France, un bombardier allié qui venait de participer au raid sur Corbeil s'est écrasé près de la ferme de Villouvette, tuant l'équipage[15]
Jusqu'à la fin des années soixante, Saint-Germain-lès-Corbeil est restée un village essentiellement rural. Dépourvue de liaison ferroviaire sur son territoire, la commune n'a pas été concernée par le développement industriel de sa voisine Corbeil, ni même par l'émergence des lotissements pavillonnaires (type pavillon loi Loucheur) du début du XXesiècle dans bon nombre de communes de la banlieue parisienne, et de l'Essonne (Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Ris-Orangis, Quincy-sous-Sénart, Brunoy...). La population s'est stabilisée autour de 600 habitants pendant plusieurs décennies.
À partir de 1970, sous l'impulsion du maire Stanislas Darblay (élu en 1968), la commune se métamorphose. De nombreuses surfaces agricoles sont vendues pour y réaliser des lotissements pavillonnaires standardisés à l'américaine. C'est l'époque de l'avènement de l'automobile et de la propriété privée: la qualité de la desserte ferroviaire n'est plus un impératif de développement urbain dans la mesure où la plupart des foyers possèdent une, voire deux voitures. Par ailleurs, les habitants cherchent de plus en plus la présence de grands espaces. Les villes n'ont plus la cote (en témoignent les pertes spectaculaires d'habitants entre 1968 et 1982 des communes de Paris, Lyon, Marseille, etc. et même de certaines villes de banlieue, anciennement urbanisées). Les Français aspirent désormais à posséder un pavillon et un jardin, loin des désagréments de la ville.
La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973, mais en sort en 1983.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[16], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et à son arrondissement d'Évry après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie de 1793 à 1975 du Canton de Corbeil-Essonnes de Seine-et-Oise, puis de l'Essonne, année où est créé par le décret du le canton de Saint-Germain-lès-Corbeil dont la ville est le chef-lieu[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Draveil.
Articles détaillés: Liste des cantons de l'Essonne, Conseil départemental de l'Essonne et Liste des conseillers départementaux de l'Essonne.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de l'Essonne.
Articles détaillés: Liste des circonscriptions législatives de l'Essonne et Liste des députés de l'Essonne.
Intercommunalité
Saint-Germain-lès-Corbeil était membre de la communauté d'agglomération Seine-Essonne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, notamment en seconde couronne de l'agglomération parisienne, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Grand Paris Sud dont est désormais membre la commune.
Tendances politiques et résultats
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours:
Élection présidentielle de 2002: 86,90% pour Jacques Chirac (RPR), 13,10% pour Jean-Marie Le Pen (FN), 84,98% de participation[17].
Élection présidentielle de 2007: 64,20% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 35,80% pour Ségolène Royal (PS), 89,67% de participation[18].
Élection présidentielle de 2012: 60,05% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 39,95% pour François Hollande (PS), 86,00% de participation[19].
Élection présidentielle de 2017: 70,66% pour Emmanuel Macron (LREM), 29,34% pour Marine Le Pen (FN), 79,29% de participation.
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours:
Élections législatives de 2002: 67,71% pour Georges Tron (UMP), 32,29% pour Florence Léon-Ploquin (PS), 66,81% de participation[20].
Élections législatives de 2007: 66,93% pour Georges Tron (UMP), 33,07% pour Thierry Mandon (PS), 60,35% de participation[21].
Élections législatives de 2012: 51,44% pour Georges Tron (UMP), 48,56% pour Thierry Mandon (PS), 57,48% de participation[22].
Élections législatives de 2017: 54,62% pour Marie Guévenoux (LREM), 45,38% pour Véronique Carantois (LR), 44,05% de participation.
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores:
Élections européennes de 2004: 21,74% pour Patrick Gaubert (UMP), 21,05% pour Harlem Désir (PS), 48,85% de participation[23].
Élections européennes de 2009: 39,49% pour Michel Barnier (UMP), 20,60% pour Daniel Cohn-Bendit (Europe Écologie), 46,79% de participation[24].
Élections européennes de 2014: 25,14% pour Alain Lamassoure (UMP), 24,13% pour Aymeric Chauprade (FN), 47,82% de participation[25].
Élections européennes de 2019: 26,92% pour Nathalie Loiseau (LREM), 19,33% pour Jordan Bardella (RN), 53,84% de participation.
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores:
Élections régionales de 2004: 51,07% pour Jean-François Copé (UMP), 40,10% pour Jean-Paul Huchon (PS), 71,20% de participation[26].
Élections régionales de 2010: 54,42% pour Valérie Pécresse (UMP), 45,58% pour Jean-Paul Huchon (PS), 50,43% de participation[27].
Élections régionales de 2015: 52,19% pour Valérie Pécresse (LR), 28,74% pour Claude Bartolone (PS), 60,67% de participation.
Élections cantonales et départementales, résultats des deuxièmes tours:
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Élections cantonales de 2001: données manquantes.
Élections cantonales de 2008: 47,26% pour François Fuseau (UMP), 31,81% pour Romain Desforges (PS), 63,25% de participation[28].
Élections départementales de 2015: 64,16% pour Aurélie Gros et Georges Tron (UMP), 35,84% pour Rachida Ferhat (PS) et Jean-Marc Pasquet (EELV), 46,76% de participation.
Élections municipales:
Lors du second tour des élections municipales de 2008 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire sortant remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 770 voix (54,44%, 23 conseillers municipaux élus), devançant largement celle également DVD menée par Yann Pétel (1 481 voix, 45,56%, 6 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin, 34,90% des électeurs se sont abstenus[29].
Article connexe: Élections municipales de 2008 dans l'Essonne.
Lors du second tour des Élections municipales de 2014, la liste DVD menée par Yann Pétel obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 980 voix (59,90%; 23 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), battant très largement celle DVD du maire sortant Jean-Pierre Marcelin (1 325 voix, 40,09%, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire). Lors de ce scrutin, 35,00% des électeurs se sont abstenus[30].
Article connexe: élections municipales de 2014 dans l'Essonne.
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire sortant Yann Pétel obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 507 voix (83,07%, 27 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire), devançant très largement celle DIV menée par Jacques Demeure (307 voix, 16,92%, 2 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 63,72% des électeurs se sont abstenus[31]
Article connexe: Élections municipales de 2020 dans l'Essonne.
Référendums:
Référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel 77,74% pour le Oui, 22,26% pour le Non, 35,68% de participation[32]:.
Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe: 60,83% pour le Oui, 39,17% pour le Non, 76,38% de participation[33].
Wroughton(Royaume-Uni)depuis 1987, en anglaisWroughton, située à 445 kilomètres[40].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].
En 2019, la commune comptait 7 488 habitants[Note 4], en augmentation de 0,2% par rapport à 2013 (Essonne: +3,81%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
319
317
340
341
381
366
422
381
405
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
400
445
487
526
567
544
605
581
620
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
573
620
652
555
548
562
508
514
544
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
563
650
4 379
4 462
6 141
7 051
7 161
7 177
7 310
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
7 493
7 488
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,0%, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,7% la même année, alors qu'il est de 20,1% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 611 hommes pour 3 873 femmes, soit un taux de 51,75% de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,02%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[44]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,3
90 ou +
1,0
5,9
75-89 ans
7,8
15,9
60-74 ans
16,5
21,3
45-59 ans
21,6
17,1
30-44 ans
18,6
17,4
15-29 ans
16,8
22,2
0-14 ans
17,8
Pyramide des âges du département de l'Essonne en 2018 en pourcentage[45]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,2
5,2
75-89 ans
6,9
12,7
60-74 ans
13,6
20,2
45-59 ans
19,6
20
30-44 ans
20,2
19,9
15-29 ans
18,3
21,6
0-14 ans
20
Enseignement
Les élèves de Saint-Germain-lès-Corbeil sont rattachés à l'académie de Versailles.
En 2010, la commune dispose sur son territoire des écoles primaires de la Croix Verte, des Prés Hauts et du Champ Dolent[46] et du collège de la Tuilerie[47].
Sports
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Le Football Club Saint-Germain - Saint-Pierre est le club emblématique de la ville. Il est l'association des villes de Saint-Germain-lès-Corbeil et de Saint-Pierre-du-Perray. Le club a été fondé en 1972 et évolue au niveau départemental.
Une partie du Gilf de Saint-Germain-lès-Corbeil se trouve sur le territoire communal.
Santé
La commune dispose sur son territoire de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes la Fontaine Médicis[réf.nécessaire].
Autres services publics
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En 2011, la commune dispose sur son territoire d'un bureau de poste[48].
En 2019 est lancé le chantier d'une nouvelle caserne de Gendarmerie nationale située près de la Francilienne destinée à accueillir en 2021 la brigade de Saint-Pierre-du-Perray ainsi que les militaires de la brigade motorisée de Corbeil-Essonnes[49]
Lieux de culte
L'église Saint-Germain.
La paroisse catholique de Saint-Germain-lès-Corbeil est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Saint-Germain et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Germain[50].
Médias
L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales.
La commune est dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
Le Magazine de la Municipalité: bulletin imprimé à parution trimestrielle diffusé gratuitement et téléchargeable sur le site internet de la ville[51].
Économie
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Emplois, revenus et niveau de vie
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En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 898€, ce qui plaçait la commune au 228e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au vingt-et-unième rang départemental[52].
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
Agriculteurs
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions intermédiaires
Employés
Ouvriers
Saint-Germain-lès-Corbeil
0,0%
7,7%
17,6%
25,8%
30,6%
12,9%
Zone d’emploi d’Évry
0,3%
4,0%
20,2%
29,6%
28,2%
17,7%
Moyenne nationale
2,2%
6,0%
15,4%
24,6%
28,7%
23,2%
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
Les berges de la Seine et la forêt qui les borde ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[56].
Château de Saint-Germain-lès-Corbeil
Église Saint-Vincent-Saint-Germain de Saint-Germain-lès-Corbeil:
Au VIesiècle, saint Germain, évêque de Paris, édifia un lieu de culte, aujourd'hui disparu, dédié à saint Vincent, martyr espagnol.
Au XIIesiècle, l'église actuelle est construite, dans un style de transition fin roman/début gothique. Elle prend le nom de Saint Germain - Saint Vincent. Son imposant clocher de 60 mètres de haut s'écroule en 1793; en 1835, un modeste clocheton est installé sur le pignon de la façade.
L'église est entièrement restaurée à la fin du XIXesiècle par la famille Darblay. En particulier, la façade, au-dessus du portail du XIIesiècle, ornée de statues modelées par Élias Robert et couronnée par le campanile actuel, est presque entièrement reconstruite.
L'ensemble des vitraux du XIIIesiècle de l'abside centrale constitue le trésor de l'église.
Ces vitraux sont classés aux Monuments historiques depuis 1908. Le vitrail le plus important, celui du centre, représente les principaux épisodes de la Passion du Christ; la verrière de gauche illustre l'Arbre de Jessé (généalogie du Christ), celle de droite est relative à la vie de saint Germain.
Au sommet, la rosace représente l'Agneau pascal entouré de six médaillons dédiés à plusieurs saints martyrs.
Les pierres tombales, relevées et scellées sur les murs des bas-côtés, forment un ensemble d'un grand intérêt historique puisqu'elles concernent des anciens notables ou curés de la paroisse.
Personnalités liées à la commune
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saint-Germain-lès-Corbeil:
Aymé-Stanislas Darblay (1794-1878), homme politique et homme d'affaires y est mort.
Florian Gazan (1968-), animateur de radio y vécut.
Saint-Germain-lès-Corbeil dans les arts et la culture
Une bande dessinée écrit parGuy Pascal Onga'Ntsang et Alain Kojelé retrace le parcours de la ville de Saint-Germain-lès-Corbeil, au travers d'une famille polonaise, qui vient s'installer dans la commune où le père de famille vient occuper le poste de médecin-directeur du nouveau centre médical[57]
Héraldique
Article connexe: Armorial des communes de l'Essonne.
Les armes de Saint-Germain-lès-Corbeil se blasonnent: D'azur à une tour sommée d'une Cocatrix essorant d'or, au chef de gueules à la mitre d'argent accostée des lettres S et G d'or.[58] Les ornements extérieurs sont une couronne murale à trois tours.
La couronne montre qu'il s'agit d'une ville et les lettres S et G sont signe de l'appartenance à Saint Germain, évêque de Paris (476-576). Le dragon (une cocatrix) à ne pas confondre avec un Basilic (mythologie) représente la famille Coquatrix et la tour rappelle le château.
Le blason ici présenté n'est pas fidèle a l'original. La cocatrix ne ressemblant d'origine pas à cela.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Une place de la ville porte le nom de ce maire.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Jérôme Lemonnier, «Il y a 75 ans, l'hommage des riverains au bombardier écrasé: Dans le cadre des 75 ans de la libération de l'Essonne, nous vous proposons de revivre des moments marquants de cette époque. Zoom sur le crash d'un bombardier près de Corbeil», Actu Essonne, (lire en ligne, consulté le ).
«Décès de Stanislas Darblay», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne)«Maire de St-Germain-lès-Corbeil durant 32 années, Stanislas Darblay s'est éteint samedi à 88 ans. Depuis mai 2000, le maire avait cédé son siège à Norbert Lenigen, son premier adjoint. Depuis 1850, les membres de la famille Darblay se sont succédé presque sans discontinuer à la tête de la municipalité».
«Norbert Le Nigen nouveau maire», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne)«Jusqu'à présent premier adjoint au maire de Saint-Germain-lès-Corbeil, Norbert Le Nigen vient d'être élu à la tête de la commune. Il a été désigné à l'occasion d'un conseil municipal réuni le 29 mai, en remplacement de Stanislas Darblay, qui a choisi de passer la main après trente-deux ans de mandat».
Jérôme Lemonnier, «En 2021, les gendarmes auront leur nouvelle caserne à Saint-Germain-lès-Corbeil: La pose de la première pierre de la nouvelle caserne de gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil s'est déroulée ce 12 septembre. Une structure implantée sur un lieu stratégique», Actu Essonne, (lire en ligne, consulté le )«La seconde tranche de ce programme immobilier estimé à 14 millions d’euros concerne la partie logement des militaires».
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