Raray est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.
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Raray est situé dans la plaine agricole du Valois, à 11 km au nord-est de Senlis et à 13 km à l'ouest de Crépy-en-Valois[1]. La distance routière de Senlis est de 12 km, et Paris est éloigné de 52 km par Senlis et l'autoroute A1. La commune de Raray se compose du village qui lui a donné son nom, ainsi que du hameau de la Borde, situé à l'extrémité nord-est du territoire communal. Ce hameau se réduit à une ferme et quelques maisons.
Le village est implanté au centre du territoire communal, de petite dimension. Le bourg le plus proche de Raray est Verberie, à 6,5 km. Quelques commerces (boulangerie, auberge, bar-tabac-presse) existent également à Villeneuve-sur-Verberie, éloigné de 2,8 km[2].
Accès et transports
Cette autoroute passe à seulement 650 m à l'ouest du centre du village, mais il n'y a aucun échangeur avant Senlis. Le village est traversé par deux routes départementales, la RD 100 Pontpoint - Le Plessis-Belleville comme axe nord-sud, et la RD 26 qui fait un crochet par Rarat. Elle relie la commune à Senlis par Ognon et la RD 932a, et à Verberie par la RD 932a également. Par ailleurs, la LGV Nord passe par Raray à l'est de la commune, dans un sens nord-sud. Raray ne dispose toutefois d'aucune gare. Les transports en commun se réduisent aux transports scolaires ainsi qu'à des cars pour le marché de Senlis, le mardi et vendredi (aller-retour dans la matinée)[3].
Topographie et relief
Les surfaces agricoles vouées aux grandes cultures occupent la majeure partie du territoire communal, qui présente l'aspect d'un paysage utilitaire laissant à peine la place à un ou deux arbres solitaires. De ce fait, le bois du Haut-Montel et de Raray, au nord-ouest du village, présente une variation agréable; située autour d'une butte-témoin de faible hauteur 129,3 m au-dessus du niveau de la mer), il est visible de loin. Ce sommet étant situé en dehors du territoire de Raray, l'amplitude des dénivelés n'est que de 30 m sur la commune avec son profil plutôt plat. Les cours d'eau sont absents sur la commune[2].
Sites naturels protégés
Raray entre dans le périmètre du parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. Le bois du Haut-Montel et de Raray, situé en partie sur les communes voisines de Brasseuse et Villeneuve-sur-Verberie est protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 n° national 220013834, à l'exclusion toutefois de la partie du bois intégrée dans le terrain de golf[4]. En outre, l'ensemble de la commune de Raray fait partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du )[5]. Ce site inscrit a préfiguré le pParc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du Parc située dans l'Oise. - Au sud de Raray, la limite avec les communes voisines de Brasseuse et Rully est matérialisée par la chaussée Brunehaut, chemin rectiligne d'origine antique mais indatable[6], et aujourd'hui incorporé dans l'une des nombreuses variantes du chemin de Compostelle. Ce chemin de terre va de Senlis à Soissons, mais n'existe plus en continuité. Il n'y a pas de sentier de Grande Randonnée sur la commune.
Climat
Située à 131 km de la Manche[7], Raray connaît un climat océanique dégradé, comparable à celui du Nord de l'Île-de-France.
La station météorologique la plus proche est celle de Creil, qui constate des précipitations réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec, aboutissant à un total annuel des précipitations relativement modeste (690 mm à Creil).
L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15°C.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2008:
Raray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[12],[13].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (76,7%), espaces verts artificialisés, non agricoles (14,7%), forêts (4,7%), zones agricoles hétérogènes (3,9%)[14].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].
Toponymie
La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1106 sous le nom Rareto. Selon Ernest Nègre, le nom de la commune signifierait: ensemble de sillons*[16].
Histoire
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Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département du Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.
Elle fait partie depuis 1801 du canton de Pont-Sainte-Maxence[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où elle est toujours intégrée, a été modifié, passant de 13 à 23 communes.
Intercommunalité
Jusqu'au début de l'année 2009, la commune appartenait à la communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait 19 collectivités.
À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres[18], le préfet a décidé de dissoudre l'intercommunalité le [19].
Il autorise la création:
- de la communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) avec les 5 communes de Senlis, Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines.
- de la communauté de communes Cœur Sud Oise (CCCSO), regroupant treize communes et dont le siège était à Ognon, l'une des plus petites de l'intercommunalité[20].
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[21],[22], le schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet de l'Oise le prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des Trois Forêts et de la communauté de communes Cœur Sud Oise[23].
Après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés[24], la nouvelle intercommunalité, recréant de fait l'ancienne communauté de communes du Pays de Senlis (sans Orry-la-Ville)[25], dont la scission en 2010 avait créée ces deux intercommunalités, est constituée au par un arrêté préfectoral du sous le nom de communauté de communes Senlis Sud Oise, dont la commune est désormais membre.
Frère du précédent Agriculteur retraité Réélu pour le mandat 2014-2020[27]
Population et société
Démographie
Évolution démographique
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[29].
En 2019, la commune comptait 127 habitants[Note 3], en diminution de 19,11% par rapport à 2013 (Oise: +1,72%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
193
241
258
222
193
179
182
209
189
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
178
181
185
190
199
173
175
208
200
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
207
209
218
233
197
204
187
263
207
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
192
176
144
160
149
144
150
149
152
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
156
127
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,4%, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,3% la même année, alors qu'il est de 22,8% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 71 hommes pour 64 femmes, soit un taux de 52,59% d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[31]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
1,7
4,5
75-89 ans
5,0
23,9
60-74 ans
21,7
23,9
45-59 ans
28,3
20,9
30-44 ans
21,7
14,9
15-29 ans
13,3
11,9
0-14 ans
8,3
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[32]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,3
5,3
75-89 ans
7,5
15,1
60-74 ans
15,8
20,9
45-59 ans
20,1
19,5
30-44 ans
19,4
17,9
15-29 ans
16,5
20,8
0-14 ans
19,4
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Monuments historiques
Le château de Raray et ses balustrades, sur la cour d'honneur à l'est.
Portique central de la balustrade (haie cynégétique) nord, qui présente la chasse au cerf.
Le pignon est de l'ancienne écurie du château est également inscrit M.H. avec le mur de clôture.
L'une des quatre tourelles, à l'extrémité sud-est du parc du château, avec le mur d'enceinte.
Raray compte six monuments historiques sur son territoire, dont le château, ses balustrades, et deux autres ensembles architecturaux liés également au château.
Article détaillé: Église Saint-Nicolas de Raray.
Château de Raray (façades et toitures classées monuments historiques par décret du ; deux plafonds peints du XVIIesiècle du rez-de-chaussée et du premier étage classés monuments historiques par arrêté du [33]): du bâtiment Renaissance initial de 1522 ne subsistent que les façades du corps central, dont les fenêtres portent encore des traces de meneaux supprimés. Quant aux deux frontons des ailes latérales, vers l'est, ils datent des grands travaux d'embellissement exécutés pour le nouveau seigneur de Raray, Nicolas de Lancy, entre 1610 et 1620: en segment de cercle, leurs tympans sont richement moulurées. Ils ont été remontés ici entre 1766 et 1781 quand le nouveau seigneur Antoine-Claude-Henry, marquis de Barres, puis son fils aîné Henry-François, fait de nouveau modifier profondément le château. Il fait démolir le vieux château qui subsistait encore à l'est, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'entrée à la cour d'honneur. Avec les pierres récupérées, le «pavillon neuf» au sud est construit en remplacement d'un bâtiment ancien, reliant jusque-là le château aux communs. Ce n'est donc que peu avant la Révolution que le château reçoit son visage actuel. Toutefois, l'entrée se situe à ce moment encore sur la place de l'église, et la grande perspective en prolongement de la cour d'honneur n'existe pas. Une dernière grande campagne de travaux a effectivement lieu entre 1890 et 1914 sous Henri de La Bédoyère, descendant de Henry de Barres, qui fait moderniser le château et démolir des vieilles maisons qui encombraient la perspective mentionnée. À ce jour, le domaine est toujours dans la même famille. Par ailleurs, Raray avait eu un jardin anglais, inspiré du parc d'Ermenonville et aménagé entre 1811 et 1828 sous la direction du paysagiste écossais Thomas Blaikie. Toutes traces en ont disparu[34],[35]. - Le château de Raray fut le lieu de tournage en 1945 de certaines scènes du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau. En 1988, un golf a été aménagé dans le parc[36].
Haies cynégétiques sur la cour d'honneur du château (classés monuments historiques par décret du [33]): Ces deux longues balustrades monumentales au nord et au sud de la cour font la célébrité de Raray, et sont uniques en France. On les doit probablement au seigneur Nicolas de Lancy, et leur style indique clairement la fin de la Renaissance. Elles affichent le goût du seigneur pour la chasse, l'antiquité et l'Italie, s'inspirant effectivement de réalisations italiennes du XVIesiècle. Ce n'est pas un fruit du hasard, car Nicolas de Lancy avait épousé, en 1594, la fille d'un gentilhomme florentin. Elle garda d'étroites relations avec son pays, et le couple fit plusieurs fois le voyage de l'Italie. On suppose que des artistes italiens ont été engagés par de Lancy, et les sculptures auraient même pu être importées d'Italie. - Les haies cynégétiques reliaient initialement le château actuel au vieux château démoli en 1766, et étaient placées de façon diagonale, le vieux château étant moins large que l'actuel. C'est Henry de Barres qui fit terrasser et niveler la cour et l'avant-cour, et déplacer les balustrades, pour qu'elles soit parallèles l'une à l'autre. Ce fut une opération délicate qui se déroula entre le et le , des préparatifs jusqu'aux dernières finitions. - Dominées par des sculptures représentant des chiens de chasse, chaque balustrade comporte un portique central, surmonté d'un cerf pour le portique nord et d'un sanglier pour le portique sud: les scènes représentées par les animaux sculptés sur la corniche des balustrades sont donc la chasse au cerf et la chasse au sanglier. De part et d'autre du portique central, les balustrades sont percées de neuf ouvertures en plein cintre, surmontées de petits frontons par enroulement supportant chacun la sculpture d'un chien. Un chien sur deux est en position assise, les autres chiens étant en de différentes positions d’affût, voire d'attaque pour ceux au centre. Au total, chaque balustrade comporte ainsi vingt chiens (dont deux sur le portique au milieu). Le décor du niveau inférieur des balustrades s'inscrit dans une logique différente, sans rapport avec le motif de la chasse. Chacune des dix-neuf ouvertures est en effet encadrée par des niches, abritant des bustes féminins et masculins représentant des personnages antiques, montés sur des piédestaux (deux bustes montrent toutefois le seigneur de Raray et son épouse). Tandis que ces têtes sont toutes différentes, les cartouches en dessous de chaque niche se ressemblent tous. L'on ignore selon quelles critères les personnages des bustes ont été choisis[34].
Mur de clôture du domaine du château avec ses quatre tourelles, la Porte Rouge donnant sur la forêt et le mur pignon des anciennes écuries et son échauguette (inscrits monuments historiques par arrêté du , sauf pour la Porte Rouge qui est classée par décret du [33]): Le parc du château est entouré par un mur d'enceinte datant de 1610-1620, dont l'élément le plus remarquable est la Porte Rouge au nord, contemporaine des balustrades. Elle tient son nom de la couleur de ses deux vantaux et donne accès à la forêt. C'est par ici que les chasseurs partaient pour traquer le gibier, et la fonction de cette porte triomphale est de célébrer la chasse. Le linteau est surmonté par une Diane assise entre deux lévriers, et supporté par des pilastres sous la forme de cariatides. Tout comme les haies cynégétiques, la porte a apparemment été déplacée; une carte de 1723 l'indique à l'est du château[37]. - Alors que la Porte Rouge n'est pas accessible à la visite car située sur le terrain de golf, deux des quatre tourelles d'angle du mur d'enceinte donnent sur la rue (RD 26 en provenance de Senlis). Elles n'ont pas de meurtrières, mais de simples orifices, et elles sont couvertes par des toits en pierre en dôme, ornés par une boule. Quant au pignon de l'ancienne écurie du château, il se situe rue Nicolas-de-Lancy, pratiquement face à l'église. Son échauguette en encorbellement a la particularité d'être d'un plan rectangulaire. Dans la cour de service du château contigüe à l'écurie, actuel parking du golf, se trouve un colombier rond; il n'est cependant pas protégé au titre des monuments historiques.
La façade est du manoir Renaissance de la ferme du château; à g., le colombier.
Le colombier inscrit M.H. de la ferme du château, sur la rue du Manoir.
L'église avec son clocher roman, vue depuis le cimetière à l'est.
Vue de l'église depuis le nord-est (bas-côté nord); à droite, le château.
Le portail inscrit M.H. de l'ancien presbytère, et la façade sud de l'église.
Ferme du château avec manoir du XVIesiècle et colombier, sur la place à l'est du village (inscrite monument historique par arrêté du [33], à ne pas confondre avec l'écurie du château mentionné ci-dessus): Le manoir Renaissance suit un plan en L avec des façades extérieures sur la rue Nicolas de Lancy au nord et la rue du Manoir à l'est, dont la dernière se distingue comme façade principale de par la qualité de sa construction. Elle est bâtie en pierre de taille blonde du pays, contrastant agréablement avec les deux échauguettes d'angle en encorbellement, qui sont en brique rouge. Elles conservent leurs meurtrières bien que celle de gauche a été percée d'une fenêtre. Toujours sur la façade principale est, les quatre baies par niveau sont reparties de façon asymétrique, celles de l'étage étant toutefois alignées sur celles du rez-de-chaussée. Sur les deux niveaux, les deux grandes fenêtres au centre sont à meneaux. Elles sont surmontées, au niveau du toit, par deux belles lucarnes à frontons en segment de cercle, ornés d'une boule. Le toit est couvert par des tuiles plates rouges. À gauche du manoir (c'est-à-dire au sud, le long de la rue du manoir), se trouve le grand colombier d'un plan rond, à toit en poivrière couvert des mêmes tuiles que le manoir[38].
Église Saint-Nicolas (classée monument historique par arrêté du [39]): C'est un petit édifice d'un style gothique flamboyant assez pur, qui a été bâti probablement au cours des années 1520 / 1530. Ses parties orientales réutilisent des structures plus anciennes, et le clocher en bâtière, ainsi que la voûte de la chapelle Saint-Joseph au rez-de-chaussée, remontent au milieu du XIIesiècle. Tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, l'architecture est soignée, ce qui se traduit notamment par le décor abondant du portail occidental, les piliers ondulés, la modénature complexe et les réseaux flamboyants aux lancettes à têtes trilobées, surmontées de soufflets et mouchettes. Toutes les travées sont voûtées d'ogives. L'église a bénéficié d'une restauration complète à la fin du XIXe et au début du XXesiècle[40],[41].
Portail et enclos de l'ancien presbytère, aujourd'hui mairie (inscrit monument historique par arrêté du [42]): il date de 1621 et se présente dans un pur style Renaissance. L'arc cintré est surmonté par un fronton circulaire, soutenu par une corniche et orné d'une boule.
Autres éléments du patrimoine
Ancienne orangerie du château, rue Nicolas-de-Lancy: Elle a été transformée en restaurant quand cinq chambres d'hôte ont été aménagées dans les anciennes écuries du château en 1999[36].
Une tour haute de trente mètres, rue Nicolas-de-Lancy, au sud de l'orangerie: D'une esthétique controversée, elle a été construite entre 1901 et 1903 pour Henri de La Bédoyère[43]. À l'origine, la tour supportait une éolienne servant à remonter l'eau du puits. Détruite par une tempête en 1921, elle n'a pas été remplacée, l'énergie électrique étant alors disponible[36].
Ferme Parmentier ou «petite ferme», rue Nicolas-de-Lancy / rue Jean-Cocteau, face à la ferme du château: Intéressante pour son petit manoir Renaissance du XVIesiècle avec des fenêtres à meneaux. Quand le marquis Henry de Barres devint seigneur de Raray en 1760, il réunit la petite ferme à la «grande ferme» en face[44]. D'une architecture plus simple que le «manoir» de la ferme voisine, c'est surtout l'ensemble de deux manoirs de la même époque donnant sur une grande place dégagée et engazonnée qui est remarquable.
Pompes publiques: Avant l'adduction de l'eau potable dans les maisons, beaucoup de communes de la région ont installé des bornes-fontaines où les habitants pouvaient venir chercher de l'eau. Raray a cependant opté pour des pompes, solution moins onéreuse en l'absence de sources artésiennes, car ne nécessitant pas la construction d'une canalisation et d'une citerne. Ces pompes présentent un levier long de près de deux mètres, ce qui trahit la profondeur importante des puits. Le levier et le tuyau avec son robinet sont montés dans un bloc en pierre. Des telles pompes se trouvent, par exemple, devant le manoir de la ferme du château et rue du Son, derrière l'église.
L'orangerie du château, aujourd'hui restaurant. Les bâtiments annexes (anciens communs) hébergent des chambres d'hôtes.
La tour haute de 30 m; derrière, l'orangerie puis l'ancienne écurie du château sont visibles.
Le manoir de la ferme du château et son colombier (à gauche) et le manoir de la ferme Parmentier (à droite), à l'entrée est du village.
Pompe publique derrière l'église, destinée initialement à l'approvisionnement en eau potable de la population du village.
Personnalités liées à la commune
Madame de Sévigné, cousine des Lancy, propriétaires du château, a séjourné à Raray.
Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, «Notices sur quelques communes rurales canton de Pont: V. Raray», Causeries du besacier: Mélanges pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise, Senlis et Paris, A. Claudin et H. Champion, 2e série, , p.282-297 (lire en ligne)
Marc Durand et Geneviève Mazel, «Raray et son château», Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, G.E.M.O.B., nos90-91,, 83 p.
André Hallays, «En flânant deux châteaux du Valois: Ognon & Raray», Journal des débats, Paris, (lire en ligne [jpg])
Pierre-Louis-François Marquis de Luppé, «Les seigneurs de Raray du XVe au XVIIIesiècle», Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1900-1901, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 4e série, vol.IV, , p.171-178 (ISSN1162-8820, lire en ligne)
Marguerite Charageat, «Notes et documents sur l'histoire des châteaux d'Ognon et de Raray», Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire & d'Archéologie de Senlis, années 1931-33, Senlis, Imprimeries Réunies, 6e série, vol.IV, , p.104-108 (ISSN1162-8820, lire en ligne)
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1: 25000e «TOP 25» de l'IGN, consultable en 3D sur le site «Geoportail» (consulté le ). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
Cf. Marc Durand, «La Chaussée Brunehaut à Raray et Bray (Oise): Voie romaine ou chemin celtique? De Senlis à Soissons», Revue archéologique de l'Oise, no8, , p.35-38 (ISSN2104-3914, DOI10.3406/pica.1976.1068).
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: étymologie de 35 000 noms de lieux, vol.1: Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll.«Publications romanes et françaises» (no193), , 1869p. (ISBN978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 5532, p. 346.
«Les maires rebelles montent au créneau», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
«Le préfet dissout la communauté de communes», Le Parisien, (lire en ligne).
«La nouvelle donne de l'intercommunalité», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne)«Sur les cendres encore fumantes de la communauté de communes du Pays de Senlis (CCPS), de nouvelles entités sont en train de naître, reflétant l'éclatement d'un Pays de Senlis désormais bien morcelé. Sur les dix-neuf communes qui composaient la CCPS, ce sont les treize villages rebelles ayant souhaité et obtenu la dissolution qui ont le plus avancé sur leur nouvelle organisation. (...) Ce nouveau regroupement intercommunal est désormais entré dans une phase plus concrète puisque le préfet de l'Oise vient d'en valider le périmètre et les statuts. Avec un peu moins de cinq mille habitants, les treize membres de Cœur Sud Oise ont désormais leur avenir intercommunal en main pour mettre sur pied la communauté de communes à échelle humaine dont ils rêvaient».
«Oise: voici le nouveau schéma départemental finalisé», L'Observateur de Beauvais, (lire en ligne).
«Des vœux en guise d’adieux pour Cœur Sud Oise», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne)«Senlis Sud Oise marquera la renaissance du Pays de Senlis — sans compter toutefois Orry-la-Ville qui a rejoint l’Aire cantilienne — mais dans un climat plus apaisé que celui qui avait conduit à la dissolution de ce dernier en 2009. De graves désaccords entre Senlis et les treize communes parties fonder Cœur Sud Oise avaient provoqué la séparation. «C’est surtout notre bilan humain qu’il faut mettre en avant, conclut Alain Battaglia. Cœur Sud Oise nous a permis de nouer des contacts très forts entre nous et, cet acquis-là, on ne nous l’enlèvera jamais».
«Maire de père en fils», Le Courrier picard, édition Sud-Oise, (lire en ligne)«Conseiller municipal depuis 1977, Jean-Marc de La Bédoyère a été élu maire en 1995; comme l'ont été avant lui son grand-père Henry, son père Antoine, son oncle Jean et son frère Yves. Une affaire de famille en somme».
Cf. «Raray et son château», Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos90-91, , p.12-13, 16 et 25-30 (Comporte plusieurs articles, chacun signé par l'un des trois auteurs.).
André Hallays, «En flânant deux châteaux du Valois: Ognon & Raray», Journal des débats, Paris, (lire en ligne[jpg]).
Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 13, 16 et 20.
Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 7 et 25; pour voir des photos anciennes de la ferme, cf. «AP67L03233», notice noAPTCF07164, base Mémoire, ministère français de la Culture.
Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 9-10.
Dominique Vermand, Églises de l'Oise: Canton de Pont-Sainte-Maxence, Valois et vallée de l’Oise, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours de l’O.T.S.I. de Verneuil-en-Halatte, ca. 1998, 32p., p.14.
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