Méréville est située à soixante-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[2], point zéro des routes de France, quarante-quatre kilomètres au sud-ouest d'Évry[3], quatorze kilomètres au sud-ouest d'Étampes[4], vingt-quatre kilomètres au sud-est de Dourdan[5].
Hydrographie
La commune est traversée par la rivière la Juine[6]. Une station de mesure hydrométrique est implantée dans la commune[7].
Relief et géologie
La commune comporte un des sites de la réserve naturelle des sites géologiques de l'Essonne.
Méréville est desservie par plusieurs lignes de bus, notamment la ligne 10.21 de CEA Transports[8].
Occupation des sols simplifiée
Le territoire de la commune se compose en 2017 de 90,98% d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,19% d'espaces ouverts artificialisés et 5,83% d'espaces construits artificialisés[9].
Climat
Article connexe: Climat de l'Essonne.
Méréville, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé.
Toponymie
Merezvilla[10], Merelisvilla au XIesiècle[11], Merevillam en 1190[11], Mereville en 1262[10].
Au XIesiècle, le nom de la ville est rendu par le latin Merervilla, ce qui semble indiquer selon Bernard Gineste, un ancien seigneur du lieu répondant au nom d'origine germanique Merhier (mar-hari), ou Merila[12], bien attesté à l'époque sous la forme latine Marharius, et encore attesté comme patronyme[13]. Le lieu est aussi nommé Merilis dans un document du XIesiècle et Merervilla dans le Liber testanum de Saint-Martin des Champs au début du XIIesiècle[12].
La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[14].
"La mère-ville" et l'interprétation du nom de la localité ne semble pas concerner le Méréville de la Beauce. L'appellation "Merilis Villa" qui ressemble à l'étymologie du voisin Ansgerii villa (Angerville) semble plus logique. On retrouve d'ailleurs dans certains documents, une appellation de "seigneur de Mérinville".[Information douteuse][15].
La partie la plus élevée du territoire prit le nom de "Bourg Saint Père" par le fait que, pour racheter son excommunication, le seigneur de Méréville y fit installer huit moines venant de Bonneval, dont son frère (d'où "les saints pères"?). Le territoire de la vallée (château) et celui de la butte (Saint Père), délimités par une croix toujours en place (croix de la Camuse), se réunifieront plus tard.
Histoire
Antiquité et Moyen Âge
La ville de Merervilla au XIesiècle semble tirer son nom de celui d'un ancien seigneur Merier[13].
"Merevillam" de son nom latin, selon une charte de Philippe Auguste de 1198 entérinant le partage d'héritage de Gauthier de Villebéon, était déjà à l'époque de la charte une vieille châtellenie vicomtale. Au Xesiècle elle appartenait aux vicomtes du Puiset qui y possédaient un manoir bien fortifié, dont Henri Ier s'empara à la Saint-Jean de l'été 1042 et dont il démantela les remparts aux dépens du seigneur Hugues Bardoul[16]. Ayant confisqué la seigneurie, il la donna aux vicomtes d'Étampes. En 1104 une fille de Marc d'Étampes, Liesse, la reçut en dot pour son mariage avec Gui du Puiset, troisième fils du vicomte de Chartres Hugues Blavon, qui prit alors le nom de Gui Ier de Méréville. Son fils Hugues Ier de Méréville lui succéda vers 1144 et décéda en 1186. Ses deux fils, Gui II et Hugues II, se fixèrent du côté de Saint-Denis; puis Gauthier de Villebéon-Nemours acheta Méréville entre 1186 et 1190. En fait, Orson, le fils de Gautier, était marié à une Liesse de Méréville; il est fort plausible que cette Liesse, qui portait le prénom de la première dame de Méréville, ait été la fille de Gui II - même si son père est parfois cité comme « Guillaume»[17] - et que Gautier de Villebéon ait racheté les parts des cohéritiers de sa bru pour que cette dernière et son époux Orson/Urs(i)on de Nemours jouissent pleinement de Méréville.
En 1255 Jeanne de Méréville, une (arrière)-petite-fille d'Orson et Liesse, en hérita. Par son mariage[18] avec Guillaume IV de Linières[19], Méréville passa alors dans la famille de Lignières en Berry[20], où elle resta jusqu'à la moitié du XVesiècle[18], notamment dans la branche cadette fondée par Godemar (II) de Linières († ap. 1386), sire d'Aschères et Rougemont, Marans, Mennetou et Nançay, fils cadet du baron de Lignières Godemar Ier († 1340) et de sa 2° femme Marguerite de Précigny-Laleu, dame de Marans et de Bridoré; Godemar Ier était lui-même le fils de Guillaume IV de Linières et de Jeanne de Nemours-Méréville.
Godemar (II) de Linières sert notamment en 1367 sous son beau-frère le maréchal Boucicaut; de sa femme Jeanne, fille de Louis Ier de Brosse de Boussac, il a entre autres enfants: Godemar (III) († 1396 au voyage de Hongrie qui mena au désastre de Nicopolis), Jean de Linières évêque de Viviers en 1406-1442, et Isabeau, épouse de Jean de Châteauneuf. Godemar (III) et sa femme Agnès Trousseau, fille du vicomte de Bourges Jacques Trousseau et de Philippe de La Châtre, ont Godemar (IV) († ap. 1405), Marguerite (x Jean d'Argenton), Françoise (x Jean de Gamachesde Rosemont), et l'héritière Jeanne de Linières, dame de Mennetou et de Méréville vers 1401, qui marie 1° 1411 Jean de Brisay, puis 2° Dreux de Voudenay/de Vaudenay sire de la Motte-S(e)ully (ou La Motte-Feuilly, plutôt que la Motte-Sully à Beaujeu; les Voudenay avaient ce bien d'une alliance avec les Sully-Beaujeu-La Cordille).
Les Voudenay héritèrent donc de Mennetou, mais pas de Méréville, que Jeanne de Linières avait dû vendre en 1446 à Aignan II de Saint-Mesmin pour payer ses dettes et procès. Les Saint-Mesmin ne gardèrent pas Méréville, qui dès 1456 passa aux Reilhac de Brigueil, dits désormais vicomtes de Mérinville, suivis par leurs descendants des Monstiers (ou des Moustiers; à cette famille appartenaient les évêques Charles-François et René)[21].
Époque moderne
Au début du XVIesiècle, Louis XII accorde au seigneur Bertrand de Reilhac, le droit de tenir quatre foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine[réf.nécessaire].
Il y eut encore une cession en 1688, au profit des Delpech (dont Jean Delpech, † 1737, conseiller de Grand'Chambre au Parlement) qui devinrent marquis de Mérinville en 1709 (le titre de comte de Mérinville restant attaché depuis 1775 à une possession languedocienne des Monstiers, Rieux).
Au XVIIIesiècle le château est racheté, à la veille de la Révolution française, par le riche financier Jean-Joseph de Laborde et connaît un grand rayonnement[22].
Époque contemporaine
Méréville est occupée par les Allemands du au [23].
En 1945, paraît un roman d'un jeune professeur, enfant du pays, Jean-Louis Bory. Mon village à l'heure allemande retrace la vie (avec ses détails truculents) des Mérévillois durant les six derniers mois de l'Occupation. Avec le soutien de la Grande Colette, il obtiendra le prix Goncourt 1945.
Fusion de communes
Les communes de Méréville, Estouches et Monnerville ont envisagé en 2016 de fusionner en formant une commune nouvelle[24]. Si le conseil municipal de Monnerville a finalement refusé de participer à la fusion, ceux de Méréville et Estouches ont confirmé en leur volonté de constituer la commune nouvelle du Mérévillois au [25]. Le , le préfet de l'Essonne a signé l'arrêté de création de la commune nouvelle «Le Mérévillois» entre les communes de Méréville et Estouches.
La commune nouvelle est effective au [26], et Méréville est devenue à cette date une commune déléguée du Mérévillois.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Antérieurement à la loi du [27], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne après un transfert administratif effectif au . Elle est rattachée à l'arrondissement d'Étampes.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de l'Essonne.
La ville était depuis 1801 le chef-lieu du canton de Méréville[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton d'Étampes.
Intercommunalité
La commune, qui n'était jusqu'alors membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, intègre le la communauté de communes de l’Étampois Sud-Essonne créée en 2008. Cette-ci, qui se transforme le en communauté d'agglomération sous le nom de communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne
Tendances et résultats politiques
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Élections présidentielles,
Résultats des seconds tours:
Élection présidentielle de 2002: 81,06% pour Jacques Chirac (RPR), 18,94% pour Jean-Marie Le Pen (FN), 82,72% de participation[28].
Élection présidentielle de 2007: 61,27% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 38,73% pour Ségolène Royal (PS), 85,08% de participation[29].
Élection présidentielle de 2012: 57,25% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,75% pour François Hollande (PS), 81,23% de participation[30].
Élection présidentielle de 2017: 56,45% pour Emmanuel Macron (LREM), 43,55% pour Marine Le Pen (FN), 87,78% de participation[31].
Élections législatives
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Résultats des deuxièmes tours: (sauf pour 2007: 1ertour)
Élections législatives de 2002: 64,49% pour Franck Marlin (UMP), 35,51% pour Gérard Lefranc (PCF), 61,22% de participation[32].
Élections législatives de 2007: 58,65% pour Franck Marlin (UMP) élu au premier tour, 15,84% pour Marie-Agnès Labarre (PS), 62,06% de participation[33].
Élections législatives de 2012: 65,43% pour Franck Marlin (UMP), 34,57% pour Béatrice Pèrié (PS), 55,18% de participation[34].
Élections européennes
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Résultats des deux meilleurs scores:
Élections européennes de 2004: 19,37% pour Harlem Désir (PS), 13,55% pour Marine Le Pen (FN), 44,65% de participation[35].
Élections européennes de 2009: 26,34% pour Michel Barnier (UMP), 17,67% pour Daniel Cohn-Bendit (Europe Écologie), 41,19% de participation[36].
Élections régionales
Résultats des deux meilleurs scores:
Élections régionales de 2004: 43,02% pour Jean-Paul Huchon (PS), 37,07% pour Jean-François Copé (UMP), 65,37% de participation[37].
Élections régionales de 2010: 52,76% pour Jean-Paul Huchon (PS), 47,24% pour Valérie Pécresse (UMP), 46,82% de participation[38].
Élections régionales de 2015: 30,54% pour Wallerand de Saint-Just (FN), 41,47% pour Valérie Pécresse (UMP), 52,49% de participation[39].
Élections cantonales et départementales
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Résultats des deuxièmes tours:
Élections cantonales de 2004: 51,68% pour Patrice Chauveau (PCF), 48,32% pour Franck Marlin (UMP), 65,74% de participation[40].
Élections cantonales de 2011: 67,64% pour Guy Crosnier (UMP), 32,36% pour Jacques Met (FN), 41,07% de participation[41].
Élections municipales
Résultats des deuxièmes tours:
Article connexe: Élections municipales de 2014 dans l'Essonne.
Élections municipales de 2001: données manquantes.
Élections municipales de 2008: 872 voix pour Céline Aubry (?), 769 voix pour Régine Degez (?), 59,74% de participation[42].
Élections municipales de 2014: Guy Desmurs (DVD) 49,39 , J-P Dubois (UG) 28,26 , C. Thourigny (Div) 22,34
Référendums
Référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel: 71,10% pour le Oui, 28,90% pour le Non, 32,04% de participation[43].
Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe: 58,68% pour le Non, 41,32% pour le Oui, 71,28% de participation[44].
Politique locale
Les communes de Méréville, Estouches et Monnerville ont envisagé en 2016 de fusionner en formant une commune nouvelle[24]. Si le conseil municipal de Monnerville a finalement refusé de participer à la fusion, ceux de Méréville et Estouches ont confirmé en leur volonté de constituer la commune nouvelle du Mérévillois au [25]. Le , le préfet de l'Essonne a signé l'arrêté de création de la commune nouvelle « Le Mérévillois » entre les communes de Méréville et Estouches. La commune nouvelle sera effective au [45].
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[52].
En 2016, la commune comptait 3 129 habitants[Note 1], en diminution de 2,86% par rapport à 2010 (Essonne: +3,81%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 361
1 454
1 415
1 541
1 704
1 784
1 752
1 785
1 702
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 704
1 667
1 641
1 564
1 591
1 602
1 523
1 518
1 508
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 562
1 509
1 477
1 455
1 481
1 574
1 527
1 565
1 580
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
1 908
2 195
2 367
2 674
2 844
3 066
3 160
3 187
3 130
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2016
-
-
-
-
-
-
-
-
3 129
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2009
Pyramide des âges à Méréville en 2009 en pourcentages[54].
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,4
90 ans ou +
1,9
5,8
75 à 89 ans
8,5
13,3
60 à 74 ans
12,0
23,9
45 à 59 ans
23,6
20,2
30 à 44 ans
20,8
17,2
15 à 29 ans
14,9
19,2
0 à 14 ans
18,2
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[55].
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,3
90 ans ou +
0,8
4,4
75 à 89 ans
6,7
11,3
60 à 74 ans
11,9
19,9
45 à 59 ans
20,0
21,9
30 à 44 ans
21,4
20,6
15 à 29 ans
19,2
21,7
0 à 14 ans
20,0
Enseignement
Les élèves de Méréville sont rattachés à l'académie de Versailles.
La commune dispose sur son territoire d'une école maternelle publique et de l'école élémentaire Jean-Joseph de Laborde[56] et du collège Hubert-Robert[57].
Santé
La commune dispose sur son territoire de la maison de retraite Tournebride[réf.nécessaire].
Sports
En 2019, Méréville possède 2 terrains de football, 1 terrain de basket-ball, 1 piste athlétique, un terrain multi-activités, 1 gymnase, 3 terrains de tennis plein air, 1 terrain de tennis couvert et 1 piscine découverte (ouverte seulement l'été).
Pour les randonneurs, la commune est traversée par le sentier de grande randonnée de pays du Hurepoix, qui relie la vallée de la Bièvre, à celle de l'Essonne, via l'Yvette, l'Orge et la Juine[58].
Autres services publics
La commune de Méréville dispose en 2011 sur son territoire d'une agence postale[59], d'une brigade de gendarmerie nationale[60] et d'un centre de première intervention[61].
Lieux de culte
L'église Saint-Pierre-ès-Liens.
La paroisse catholique de Méréville est rattachée au secteur pastoral de Saint-Michel-de-Beauce-Étampes et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes.
Elle dispose de l'église Saint-Pierre-ès-Liens[62]. Cet édifice comporte des œuvres d'un enfant du village, le peintre Philippe Cara Costea.
Médias
Les hebdomadaires Le Républicain et La République du Centre relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
Économie
Emplois, revenus et niveau de vie
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Des passages de cette section sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés. Améliorez-la ou discutez-en. Raison: Les données concernent 2006...
En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 323€, ce qui plaçait la commune au 4 365e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au 167erang départemental[63].
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
Agriculteurs
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions intermédiaires
Employés
Ouvriers
Méréville
2,9%
8,1%
10,6%
19,9%
26,3%
32,2%
Zone d’emploi d’Étampes
1,8%
6,2%
15,1%
24,9%
27,2%
24,8%
Moyenne nationale
2,2%
6,0%
15,4%
24,6%
28,7%
23,2%
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
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Culture locale et patrimoine
Patrimoine naturel
Article détaillé: Culture du cresson à Méréville.
Une cressonnière.
Les berges de la Juine et les bois qui l'entourent ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil départemental de l'Essonne[67].
Le cresson est cultivé sur les berges de la Juine depuis plus d'un siècle[68]. Les cressonnières sont en effet un élément remarquable du paysage, labellisées «paysage de reconquête» depuis 1992 par le ministère de l'Environnement, et classées «Site remarquable du goût»[69].
Le département de l'Essonne est un producteur de cresson de référence: une émission télévisée de France 2 a ainsi présenté en 2017 une visite d'un cressiculteur de Méréville[70].
En 2016[réf.nécessaire], Méréville reçoit à nouveau le label « Site remarquable du goût » et est nommée « Capitale européenne du Cresson ». Fin , la pratique culturale de ce légume à Méréville est entrée à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel sous la référence 2017_67717_INV_PCI_FRANCE_00378.
Patrimoine architectural
La halle du début de la Renaissance (env. 1511), son château et son parc, la Colonne Trajane et le lavoir du XVIIIesiècle sont les principaux éléments du patrimoine de la commune.
Halles de Méréville
Au début du XVIesiècle, Louis XII accorde au seigneur local, Bertrand de Reilhac, le droit de tenir quatre foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine. Ce dernier fit alors édifier la halle que l'on peut encore admirer de nos jours. Ses proportions sont vastes (40 m x 18 m). Sa charpente et ses quatre rangées de piliers sont en chêne. L'ensemble repose sur des socles de pierre.
La halle accueille aujourd'hui de grandes manifestations culturelles (concerts, opéras, potiers d'art, etc.). Elle est classée aux monuments historiques depuis le [71]. Fête annuelle le week-end de Pâques.
Le château de Méréville
Le château de Méréville est la propriété du conseil départemental de l’Essonne depuis , le domaine de Méréville avec ses fabriques de jardin s'apprécie comme le dernier exemple de jardin pittoresque réalisé à la fin du XVIIIesiècle[72]. Ses démembrements sont soit inscrits soit classés au titre des monuments historiques au fil des années entre 1977 et 2003[73],[74].
La Colonne Trajane
Acquise par la commune le [réf.nécessaire] et classée monument historique depuis le , la colonne partie des fabriques du parc du château. Elle fut construite par l'entrepreneur Pailhet entre 1791 et 1792 d'après un dessin d'Hubert Robert qui la nommait «Obélisque antique» et s'était inspiré de la colonne à décoration sculptée qui fut dédiée en 113 par le Sénat romain à l'empereur Trajan.
Haute de 100 pieds (33 mètres), il faut gravir 199 marches pour atteindre le sommet. En 1793, elle fut utilisée par Delambre et son assistant Bellet pour des opérations de mesures de l'arc du méridien terrestre qui devaient servir à déterminer le mètre-étalon (calculé comme la dix millionième partie du quart du méridien terrestre). L'entrée est actuellement gratuite. La colonne offre un panorama à 360° de la Beauce.
Pont sur la Juine
Le pont sur la Juine du XVIIesiècle est classé au titre des monuments historiques le [75].
Le château de Méréville.
La Colonne Trajane.
Le pont du Moulin dans le parc du château.
Le lavoir
Le lavoir, comme le Moulin du pont, faisait partie des fabriques du parc de Méréville. Il y a quelques décennies, il était encore le lieu de rendez-vous des Mérévilloises qui lavaient leur linge en commentant l'actualité du village: l'écrivain Jean-Louis Bory nous a laissé de truculentes descriptions de ces scènes. Situé au bord de la Juine, dans un cadre des plus pittoresques, le lavoir fut classé au titre des monuments historiques en 1977.
L'église Saint-Pierre-ès-Liens
Le clocher, accolé à l'église, fut réalisé en deux périodes, romane au XIIesiècle puis rehaussé au début du gothique au XVIesiècle en même temps que le plan général prenait forme de basilique tout en conservant ses ouvertures de style roman. Il reste de l'époque carolingienne des morceaux des bas-côtés. La nef fut rehaussée au XVIesiècle et elle connut de nombreuses réparations liées à la guerre de Cent Ans, aux guerres de religion, à un ouragan au XVIIesiècle, mais surtout à la Révolution française qui en fit une salpêtrière. La voûte s'effondra en 1799 pour n'être relevée, autant que possible à l'identique, qu'en 1824, cette restauration correspondant au retour des propriétaires du château et de leurs successeurs (familles de Laborde et de Saint-Roman).
En , un incendie d'une crèche de Noël endommagea l'intérieur de l'église. Les orientations de Vatican II furent donc appliquées, ce qui valut à l'église un aménagement très dépouillé.
En 1942, Philippe Cara Costea, natif de Méréville, fils du médecin local, avait offert les deux premiers vitraux contemporains (ceux du chœur). En 1970, il la grande Croix de 6 m de hauteur, sculptée en creux, située derrière le nouveau maître-autel central, dans le cadre des restaurations. En 1998, il crée les douze vitraux contemporains manquants, représentant des événements marquants de la vie de Jésus (Rosaire), vitraux qu'il avait dessinés 55 ans plus tôt.
En plus de la "Trilogie Caracostea", des objets ayant survécu à l'incendie furent restaurés.
Des tableaux religieux des XVIIeetXVIIIesiècles ornent les fonts baptismaux et la nef centrale. Au moins trois sont des objets monuments historiques[76]. Ils furent soit donnés par des pèlerins de retour de Saint-Jacques de Compostelle, soit offerts par les descendants de la famille de Laborde.
Quatre vitraux du XIXesiècle se trouvent sur les bas-côtés.
Le clocher de l'église.
La nef de l'église.
Le tableau de saint Sébastien et saint Éloi Classé MH
Le tableau de la Sainte Famille.Classé MH
La piéta.
Personnalités liées à la commune
Hugues Ier du Puiset (?-1096), aristocrate, en fut le seigneur;
Orson de Nemours (1165-1233), aristocrate, en fut le seigneur;
Jean-Joseph de Laborde (1724-1794), banquier, surintendant sous Louis XVI, y vécut;
Hubert Robert (1733-1808), artiste peintre, y séjourna;
François Louis Jean-Joseph de Laborde de Méréville (1761-1802), banquier et homme politique, y vécut;
Édouard Jean Joseph de Laborde de Marchainville (1762-1786), navigateur, y vécut;
Ange Auguste Joseph de Laborde de Boutervilliers (1766-1786), navigateur, y vécut;
Alexandre de Laborde (1773-1842), archéologue et homme politique, y vécut;
Blaise Cendrars (1887-1961), écrivain, y séjourna et y rédigea La Fin du monde filmée par l'Ange N.-D en 1917[77];
Charles Baudry (1891-1968), homme politique, y est né;
Article connexe: Armorial des communes de l'Essonne.
Les armes de Méréville se blasonnent: D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses, et en pointe d'une gerbe du même.[78]
Méréville dans les arts et la culture
Les armes de Méréville reprennent le blason de la famille de Laborde et furent offerts par celle-ci en 1940 avec la devise "Ex Parvo Multum" (De peu…(faire)…beaucoup)
L'artiste peintre Hubert Robert (1733-1808) réalisa une toile intitulée Vue d'un parc avec un pont, représentant le parc de Méréville, aujourd'hui conservé au Musée des beaux-arts de Rouen[79]. Architecte-paysager de grand talent, il fut invité à séjourner à Méréville par le marquis de Laborde, afin d'y réaliser le parc romantique (jardins à l'anglaise) qui porte son nom.
Méréville a inspiré le village fictif de Jumainville, lieu du livre Mon village à l'heure allemande, prix Goncourt 1945 de Jean-Louis Bory, natif du village.
L'incendie de l'église Saint-Pierre-ès-Liens en 1959 a engendré une «restauration moderne». S'est ainsi exprimé le peintre sculpteur Philippe Cara Costea, natif du village, ami de Philippe Lejeune (fondateur de l'École de peinture d'Étampes), de J.-L. Bory et de Geneviève Dormann écrivains. Entre 1970 et 2006 sont ainsi créés la Grande Croix, 12 vitraux et les 14 stations du chemin de croix.
Le patrimoine des communes de l'Essonne - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1053p. (ISBN2-84234-126-0), «Méréville», p.665–679
abbé C. Bernois, Histoire de Méréville (Seine-et-Oise) et de ses seigneurs,
Collectif d'auteurs, La Révolution en Essonne: Méréville de la Révolution à nos jours, t.II, Le Mée-sur-Seine, Amattéis, (ISBN978-2-86849-068-1, LCCN89210826)
Jean-Paul Lagadec, D'Amerelli Villa à Méréville, Bibliothèque de Méréville, (ISBN978-2-9516514-0-1)
François d'Ormesson et Pierre Wittmer, Aux jardins de Méréville: Une promenade aux jardins de Méréville sous la IIIe République, 1895-1905, , 131p. (ISBN978-2-913440-01-2)
Monique Mosser et Jacqueline Salmon, Le jardin de Méréville, Paris, Yeuse, , poche (ISBN978-2-914922-05-0, LCCN2004545404)
Collectif d'auteurs, Méréville, Ign,
Josseline Rigot, Le cresson de Méréville, Paris, Epure, , 10p. (ISBN978-2-35255-078-5)
Michel Lefeivre, Un peintre... Une ville, L'œuvre de CaraCostea pour Méréville, ed. ADSM, (ISBN979-10-699-0007-3)(64)
Articles connexes
Liste des anciennes communes de l'Essonne
Château de Méréville
Halles de Méréville
Pont sur la Juine
Secteur pastoral de Saint-Michel-de-Beauce-Étampes
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2018, date de référence statistique: 1erjanvier2016.
Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 943
Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de Paris et sa banlieue (91-92-93-94-95), Nouvelles Éditions Bordessoules, , 350p. (ISBN978-2-916344-41-6), p.227.
Bernard Gineste, « Merervilla, Méréville », in Corpus Etampois
«Maison de Linières, p. 834-838, notamment p. 837-838», sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, t. VII, par les Pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, à la Compagnie des Libraires associés, à Paris, 1733
Ch. Lansel, Méréville, son château et son parc, Paris, Éd. J. Dumaine, 1877.
- Jean-Luc Maeso, Jacqueline Salmon (photographe), Sensations vagabondes à Méréville, dans Le Monde 2, no42, supplément au Monde no18618 du samedi 4 décembre 2004, p.46-51.
Georges Ferrand (maire de Méréville): "Sur l'Occupation et la Libération de Méréville (notes du 6 septembre et du 4 décembre 1944)", in Corpus Etampois
Cécile Chevallier, «Communes nouvelles: trois mariages en vue dans le sud de l’Essonne», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne, consulté le ).
Marie-Charlotte Dutheil, «Essonne: Méréville et Estouches s’unissent, vive Le Mérévillois!», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne, consulté le )«Une décision entérinée par les deux conseils municipaux il y a quelques jours, et dont les deux maires se félicitent. «C’est une annonce extrêmement importante, affirme Guy Desmurs, édile (SE) de Méréville. C’est d’ailleurs une première dans l’Essonne. À l’exception du cas d’Évry et Courcouronnes (NDLR: les deux communes ont annoncé leur fusion en début d’année), bien sûr. Nous n’avons rien à y perdre, et eux tout à y gagner.» «Les rares personnes opposées au projet l’étaient pour des raisons fiscales. Mais l’harmonisation, nécessaire, entre nos taux et les leurs se fera sur douze ans, renchérit son homologue (SE) d’Estouches, David Loignon. Et nos enfants étant scolarisés à Méréville, cette commune nouvelle nous permettra par exemple d’économiser les frais d’écolage».
Cécile Chevallier, «À 73 ans, Louis Auroux décide de ne pas rempiler à Méréville», Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le ).
Cécile Chevallier, «À Méréville, Guy Desmurs propose une troisième voie», Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le ).
«À Méréville, Guy Desmurs apprend à gérer son temps», Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le )«Depuis qu'il a remporté les municipales au second tour avec 49,40% des voix, un peu à la surprise générale devant la liste (SE) de la première adjointe sortante Colette Thourigny et l'autre liste de menée par Jean-Pierre Dubois (SE), Guy Desmurs a pu constater que beaucoup de choses étaient différentes entre être adjoint et maire».
Nolwenn Cosson, «Essonne: Guy Desmurs devient le premier maire du Mérévillois: L’élection a été organisée ce mardi soir lors du premier conseil municipal de la commune nouvelle, née de la fusion de Méréville et d’Estouches», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne, consulté le )«Cette commune nouvelle est née le dernier de la fusion des municipalités de Méréville (3 200 habitants) et d’Estouches (250 habitants)».
«...J'ai vu à Courcelles, Cendrars dans un endroit où il y a du cresson, des amphores celtiques et des libellules bleues...» Ch.-A. Cingria, lettre à son frère, 17 août 1917.
«Méréville rend hommage à Blaise Cendrars cent ans après qu’il a écrit un livre dans la commune», Le Parisien, édition de l'Essonne, (lire en ligne, consulté le ).
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