Martincourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
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Martincourt
Vue d'ensemble du village de Martincourt.
Héraldique
Administration
Pays
France
Région
Grand Est
Département
Meurthe-et-Moselle
Arrondissement
Toul
Intercommunalité
Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Village situé dans une vallée, au pied d'une côte élevée, près de l'Esche, à 6 Km de Domèvre-en-Haye à 24 km de Toul et 29 de Nancy.
Fig 1 - Martincourt (banc communal)
D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1070 hectares comportait en 2011, 50.5% de zones agricoles , 41% de forêts et 8% de prairies . Le territoire communal est arrosé par le ruisseau d' Esche sur presque 6 km[2].
Martincourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (47,5%), forêts (36,9%), prairies (8,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4%), zones agricoles hétérogènes (3,1%)[8].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].
Toponymie
Au cours de son histoire, le village a vu sa dénomination fluctuer[10]: Alodium de Martincurt. XIIesiècle Cartulaire de Rengéval. Martincort. 1304. Trésor des Chartes. Domaine de Pont-à-Mousson. Mairtincourt. 1315. Ibid. Fiefs de Nancy. Mertincourt-desous-Pierefort. 1344. Ibid. Pierrefort. Martinicuria. 1402. Registrum[11]. Mertincourt. 1421. Domaine de l'Avant-Garde. Martincourt, Martinicurtis. 1710. Pouillé du diocèse de Toul[12].
Le nom de Martincourt est formé sur le prénom Marti(n) et le substantif cortem: le domaine de Martin, d'où l'usage de la forme latinisée Martini Curia ou Curtis[13].
Ecarts et lieux-dits
La Gloriette, Nanzéville et Gomoulin sont indiqués dès 1544 comme dépendances du Château de Pierrefort. H Lepage cite un autre nom d'écart: Lajue[10], ainsi que les hameaux Saint-Jean et de Pierrefort.
Histoire
Le répertoire archéologique du Comte Beaupré signale la découverte d'artéfacts sans en préciser une datation, ce qui indique toutefois une occupation ancienne du territoire communal:
«Au Champ la biche, au Bateau poirier et au Fourneau fontaine[14], débris de constructions avec tuiles à rebord et meules»[15] Au XXesiècle, d'autres artéfacts datés de l'époque romaine sont signalés associés aux sites du château de Pierrefort et au hameau Saint-Jean[16].
Moyen Âge
Martincourt, le Château, carte postale ancienne.
Une bonne partie de l'Histoire du bourg est liée au château de Pierrefort[17] à partir de 1306,
Château fondé en 1306 par Pierre de Bar.- Pris par les Bourguignons au XVe. - Donjon rasé par le duc de Lorraine en 1474.- Démantelé au XVIIe.
toutefois H Lepage cite une preuve de l'existence du bourg vers les années 1150 aux termes d'un acte historique:
«Une charte d'Henri de Lorraine, évêque de Toul (1127-1168), rapporte un échange fait entre l'abbé de Rangéval et celui de Saint-Mansuy, du bien de Varinchanois contre certains champs situés dans l'alleu de Martincourt (in alodio de Martincurt), lesquels avaient été donnés à l'abbaye de Saint-Mansuy par Lambert de Toul»[18]
La seigneurie de Pierrefort comprenait en 1594, seize hameaux ou villages[14]: dont Mamey et Martincourt en 1619 sous le dernier seigneur, marquis d'Heudicourt[19].
Époque contemporaine
Village ayant participé au théâtre des opérations de la première guerre mondiale
«En , après de sérieux préparatifs, un parc à matériel et un poste météorologique sont installés entre Martincourt et Manonville en vue d'une opération envisagée pour le »[20]
Village incendié par les troupes allemandes en retraite en 1944.
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988
2001
Guy Delaire
DVD
mars 2001
mars 2008
Emmanuel Aresi
mars 2008
En cours (au 3 juillet 2020)
Patrice Poirel[21],[22] Réélu pour le mandat 2020-2026
Employé de commerce
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].
En 2019, la commune comptait 94 habitants[Note 3], en diminution de 1,05% par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle: +0,38%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
255
262
303
293
295
320
315
288
296
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
291
279
256
239
212
208
203
205
188
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
198
165
135
127
127
130
82
115
87
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
2014
92
77
87
85
76
78
75
91
93
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
94
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole , au XIXesiècle:
«Surf. territ.: 592 hecto en terres lab., 49 en prés, 4 en vignes, 360 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 8 hectol., en orge et avoine 9, en seigle 6, planté en vignes 15. Chevaux, bœufs, moutons et porcs.»[19],[18]
Secteur primaire ou Agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[27]), la commune de Martincourt était majoritairement orientée[Note 4] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant production de céréales et d'oléagineux ) sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 774 hectares (surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 270 à 230 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 5 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 9 unités de travail[Note 6].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Château de Pierrefort.
Château de Pierrefort, château fort édifié par Pierre de Bar en 1306, aujourd'hui occupé par une exploitation agricole: restes d'enceinte fossoyée, chemin de ronde couvert, portail porche, tours rondes, bretèche, édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1862[28] (48° 50′ 29″ N, 5° 56′ 19″ E).
Gouffre de la Grimo Santé, 9eplus grande grotte, en termes de développement connue, et 4eplus profonde du département de Meurthe-et-Moselle
Église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite après 1944, de style néo-roman, ornée de vitraux de Gruber.
Personnalités liées à la commune
Pierre de Bar (1265-1348) Seigneur de Pierrefort jusqu'en 1348, fils de Thiébaut II , comte de Bar et de Jeanne de Toucy.
Héraldique, logotype et devise
Blason
D'or au lion naissant de gueules.
Détails
Ces armoiries sont celles de la maison de Bar-Pierrefort, à l'origine de la construction du château qui domine le village.
Voir aussi
Bibliographie
G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
GEINDRE, Lucien. Le château de Pierrefort. Le pays lorrain, avril-.
GEINDRE, Lucien. Monuments lorrains en péril: le château de Pierrefort (XIVe siècle). Le pays lorrain, janvier-, no1, p.68-69: ill., plan.
GEINDRE, Lucien. Un monument historique en péril: l'ancien château de Pierrefort à Martincourt (Meurthe-et-Moselle). Lotharingia: Mélanges d'archéologie, d'art et d'histoire offerts au chanoine Jacques Choux, 1997, t. VII, p.77-92: ill., plans.
«Martincourt», Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Orientation technico-économique de la commune: production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
Superficie agricole utilisée: superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
Unité de travail annuel: mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.
Références
«Enquête sur le nom des habitants. Bassin mussipontain: dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es!», L'Est républicain, (lire en ligne, consulté le ).
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe: rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, (lire en ligne), p.58,75,100,109,118.
Registrum Beneficiorum Diœcesis Tullensis, anno 1402. Réédité dans le Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine, tome VIII, par Henri Lepage. Nancy, chez Wiener, aîné, fils. 1863.
Œuvre de François Benoist, capucin de la Province de Lorraine.
Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe: contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC936241814, lire en ligne).
Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle: époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p.98.
Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC890475393, lire en ligne).
Le Département de la Meurthe. Deuxième partie: statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p.356.
Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la Meurthe: contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC936241814, lire en ligne).
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