Manderen est une ancienne commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Depuis le , c'est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Manderen-Ritzing.
Ses habitants, au nombre de 426 en 2015, sont appelés les Manderenois en français et les Mannerer en platt lorrain.
Géographie
Le village de Manderen est situé au nord-ouest du département mosellan, dans le pays de Sierck, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Thionville. Il est frontalier avec la Sarre allemande et situé à quelques kilomètres du Luxembourg.
L'autoroute allemande A8 tangente la limite nord-est du territoire communal.
Durant le XIXesiècle, Manderen était également connu au niveau postal sous les alias de Mannerrn et Manneren[4].
Sobriquets
Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune:
Di Mannerer Pannelecker (les lécheurs de poêles de Manderen)[5].
Histoire
La seigneurie relevait d'abord des ducs de Lorraine, puis devint fief luxembourgeois sous Jean l'Aveugle en 1346.
Avant la Révolution française, Manderen était enclavé dans la Lorraine, près de la frontière de l'électorat de Trèves et appartenait aux Pays-Bas autrichiens comme dépendance du Luxembourg. Lorsque la France conquit les provinces autrichiennes et les réunit à son territoire en les divisant en départements, Manderen fut classé dans le département des Forêts. Lorsque ce département fut divisé en arrondissements et en cantons, ce village appartint au canton de Remich, dans l'arrondissement de Luxembourg, en vertu de l'arrêté consulaire du 15 ventôse an X[6].
Après la séparation des départements des Forêts et de la Sarre, Manderen se trouva enclavé dans le département de la Moselle, à une très faible distance de la ligne frontière établie par les traités de 1814 et de 1815. Le cours de la Moselle, à sa sortie de France, ayant formé la limite entre le nouveau royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché du Bas-Rhin attribué à la Prusse, et Manderen se trouvant sur la rive droite du côté des possessions prussiennes, le cabinet de Berlin crut avoir des droits sur ce village et ne l'abandonna définitivement à la France que par la Convention de limites du 23 octobre 1829[6]. En fait, la Prusse avait annexé dès 1814 tous les territoires anciennement luxembourgeois, puis relevant du département des Forêts, situés à l'est (rive droite) de la Moselle. Manderen faisait partie de ces territoires, et Berlin ne croyait pas y avoir des droits, mais en était sûre.
Une ordonnance royale du fit de Manderen le chef-lieu d'une commune en lui donnant pour annexes les lieux de Tenting (Tunting) et Mensberg[6]. Mensberg fut une annexe de Tunting de 1790 à 1830[1], ce qui explique le nom de Tenting-Mensberg qui fut porté par cette ancienne commune.
À la suite d'un arrêté préfectoral du , Manderen devient une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Manderen-Ritzing à partir du . Le village de Manderen est par ailleurs le chef-lieu de ladite commune nouvelle[7].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].
En 2016, la commune comptait 422 habitants[Note 1], en augmentation de 0,24% par rapport à 2010 (Moselle: −0,03%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1806
1836
1841
1861
1866
1871
1875
1880
1885
385
819
865
703
712
687
697
600
600
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1890
1895
1900
1905
1910
1921
1926
1931
1936
570
522
473
466
502
463
456
462
449
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1946
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
388
376
371
368
358
355
376
383
403
Évolution de la population [modifier], suite (3)
2007
2012
2016
-
-
-
-
-
-
406
423
422
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le château de Malbrouck.Chapelle Saint-Nicolas à Tunting.
Château de Malbrouck (Schloss Meinsberg), un chateau fort qui domine la commune. Les ruines du Château sont classées au titre des monuments historiques par journal officiel du [11]. Entièrement restauré et propriété du conseil départemental de la Moselle, il sert de lieu d'exposition.
Passage d'une voie romaine.
Édifices religieux
Église paroissiale Saint-Étienne, remplace une église existant en 1618; la nef et le chœur auraient été reconstruits vers 1776; la tour clocher est datée 1894; autel à retable 1725, Vierge à l'Enfant XVesiècle.
Chapelle Saint-Nicolas à Tunting, reconstruite sur l'emplacement d'une précédente après 1817; porte d'entrée 2emoitié du XXesiècle.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Blason
De sable au lion d'argent; au franc-canton d'argent à la croix de gueules [12].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Voir aussi
Bibliographie
Edouard Marc Kayser(lb), Manderen, ancienne enclave luxembourgeoise en Lorraine, et le château de Meinsberg, in récré (revue culturelle de l'APESS / Association des professeurs de l'enseignement secondaire et supérieur, Luxembourg), no8, 1992, pp.213-229 (ill., bibliogr.).
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2018, date de référence statistique: 1erjanvier2016.
Références
Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle: comprenant les noms de lieu anciens et modernes, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale.
Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, «Dierfer vun äiser Hemecht», Hemechtsland a Sprooch, no1, 1983 (ISSN0762-7440)
Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
Jean-Marc Becker, Spottnimm aus em Siirkerland: sobriquets du pays sierckois, éditions Gewan, 2000.
Le Territoire du département de la Moselle. Histoire et statistique - Louis Emmanuel de CHASTELLUX (1860)
Olivier Delcayrou, «Arrêté préfectoral du 20 novembre 2018 portant création de la commune nouvelle de Manderen-Ritzing», Recueil des actes administratifs de la Moselle, (lire en ligne[PDF])
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