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Les Lilas /le li.la/ est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Les Lilas

La mairie.

Blason
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
Lionel Benharous
2020-2026
Code postal 93260
Code commune 93045
Démographie
Gentilé Lilasiens
Population
municipale
23 447 hab. (2019 )
Densité 18 609 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 48″ nord, 2° 25′ 01″ est
Altitude 126 m
Min. 75 m
Max. 131 m
Superficie 1,26 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Bagnolet
Législatives 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Les Lilas
Géolocalisation sur la carte : France
Les Lilas
Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis
Les Lilas
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Les Lilas
Liens
Site web http://www.ville-leslilas.fr/

    Ses habitants sont appelés les Lilasiens, Lilasiennes.

    La devise des Lilas est « J’étais fleur, je suis cité »[1].


    Géographie


    Localisation des Lilas dans la Petite Couronne
    Localisation des Lilas dans la Petite Couronne

    La ville est située sur la colline de Belleville dans la banlieue nord-est de Paris, au sud-ouest du département de la Seine-Saint-Denis. Sur son territoire se situe le point culminant du département, avec 131 mètres.


    Communes limitrophes


    Communes limitrophes de Les Lilas
    Le Pré-Saint-Gervais Pantin Romainville
    Le Pré-Saint-Gervais Romainville
    Paris Bagnolet Bagnolet

    Desserte


    La ville est desservie par la station Mairie des Lilas de la ligne du métro de Paris, et en 2022 la ligne sera prolongée à Rosny - Bois-Perrier RER traversant la ville.

    La ville est également située à proximité de la station Porte des Lilas des lignes et du métro de Paris et du tramway d'Île-de-France.

    Plusieurs lignes de bus desservent Les Lilas :

    En voiture, la ville est facilement accessible depuis Paris par la porte des Lilas et le boulevard périphérique. Son axe principal, dans le prolongement de la rue de Belleville à Paris, est la rue de Paris (D 117), qui relie la commune à Romainville et à Noisy-le-Sec.


    Urbanisme



    Typologie


    Les Lilas est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[5] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].


    Toponymie


    Panneau d'entrée dans la commune.
    Panneau d'entrée dans la commune.

    Les Lilas doivent leur nom aux jardins fleuris qui couvraient la colline sous le Second Empire [10], mais surtout aux lilas des guinguettes, cabarets et gargotes où le romancier Paul de Kock trouvait son inspiration.[réf. souhaitée].

    Lors de la création de la commune en 1867, il avait également été envisagé de nommer la nouvelle commune Napoléon-le-Bois ou Commune-de-Padoue, en référence à un duc de Padoue qui avait résidé autrefois dans la localité[11].


    Histoire


    La commune des Lilas a été créée le sur le « Bois des Bouleaux »[12] en regroupant une partie du territoire de Romainville, Pantin et Bagnolet. Les 300 habitations qui forment la commune du Bois-de-Romainville se voient adjoindre un tiers de Romainville (77 hectares peuplés de 2 000 habitants) et quelques parcelles de Pantin et de Bagnolet pour former la nouvelle commune[13].

    Aux Lilas se trouvait dès la fin du XIXe siècle un important dépôt de tramways exploité par la Compagnie des tramways de l'Est parisien, qui est désormais le dépôt de bus RATP de Floréal.

    La ville était desservie par plusieurs lignes de tramways, dont celle qui reliait la banlieue à la place de l'Opéra représentée sur la carte postale.


    Politique et administration


    La commune a été créée en 1867, par détachements du territoire de Bagnolet, Pantin et Romainville[14].


    Rattachements administratifs et électoraux


    Antérieurement à la loi du [15], la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et son arrondissement de Bobigny après un transfert administratif effectif au .

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la Neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

    Elle faisait partie depuis sa création en 1867 du canton de Pantin du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle est rattachée en 1967 au canton du Pré-Saint-Gervais puis, en 1976, devient le chef-lieu du canton des Lilas[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Bagnolet.


    Intercommunalité


    À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble a été créée au .

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[16].

    La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale et exercent également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.

    La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du [17] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération.

    Articles détaillés : métropole du Grand Paris, établissement public territorial et établissement public territorial Est Ensemble.

    Tendances politiques et résultats


    Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PS-PCF menée par le maire sortant Daniel Guiraud obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 086 voix (55,59 %, 28 conseillers municipaux élus dont 7 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par[18] :
    - Virginie Grand (UMP-UDI, 1 960 voix, 26,67 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
    - Marie-Genevieve Lentaigne (EELV-PG-E! , 979, 13,32 %, 2 conseillers municipaux) ;
    - Christine Samson (LO, 198 voix, 2,69 %, pas d'élus) ;
    - Fabien Dussud (POI, 126 voix, 1,71 % voix).
    Lors de ce scrutin, 44,62 % des électeurs se sont abstenus.

    Article connexe : Élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis.

    Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PS - PCF - G·s - PRG - GRS menée par Lionel Benharous  qui bénéficiait du soutien du maire sortant, ainsi que de la fusion de la liste de Sander Cisinski (EÉLV)  obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 773 voix (28 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire), devançant très largement les listes menées respectivement par[19] :
    - Jimmy Vivante (LREM - MRSL, 1 026 voix, 4 conseillers municipaux élus) ;
    - Frédérique Sarre (LFI - PA, 809 voix, 17,55 %, 3 conseillers municipaux élus).
    Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 66,98 % des électeurs se sont abstenus.

    Article connexe : Élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis.

    Liste des maires


    La commune des Lilas a été créée le . La liste des maires commence donc en 1867.

    Liste des maires successifs des Lilas[20],[21]
    Période Identité Étiquette Qualité
    octobre 1867 septembre 1870 Victor Guérin-Delaroche Bonapartiste Industriel
    Maire de Romainville (1863 → 1867)
    Premier maire de la commune lors de sa création
    5 septembre 1870 26 janvier 1871 Arthur-Henri comte Lambin d’Anglemont   Rentier
    février 1871 mars 1874 Edmond (ou Edouard) Jacquet Républicain modéré Industriel (fabricant de maroquinerie)
    Conseiller général de Pantin (1875 → 1887)
    mars 1874 octobre 1876 Charles Rozière Républicain modéré Industriel
    octobre 1876 décembre 1877 Jacques Pasquier   Entrepreneur
    Démissionne en décembre 1877.
    janvier 1878 avril 1880 Charles Rozière Républicain modéré Industriel
    Démissionne en avril 1880.
    mai 1880 janvier 1882 Edmond Jacquet Républicain modéré Industriel (fabricant de maroquinerie)
    Conseiller général de Pantin (1875 → 1887)
    mars 1882 août 1887 François-Anselme Péan Union républicaine Fabricant de caoutchouc
    Conseiller général de Pantin (1887 → 1893)
    Président du conseil général de la Seine (1891 → 1892)
    octobre 1887 mai 1888 Pierre Boirre   Maître verrier
    Démissionne en mai 1888.
    mai 1888 novembre 1890 Jacques Pasquier   Entrepreneur
    Démissionne en novembre 1890.
    mai 1891 10 février 1896 Auguste Courvoisier    
    10 février 1896 16 mai 1896 Maximilien Leclerc    
    16 mai 1896 29 mars 1902 Hector Ségaux Parti radical Professeur
    29 mars 1902 3 juin 1938 Eugène Decros Parti radical Industriel marbrier
    Conseiller général (1929-1935)
    Décédé en cours de mandat
    juillet 1938 mai 1941[22] Henri Ghyse Parti radical Industriel (cuivrerie d'art)
    Démis par le gouvernement de Vichy
    mai 1941[22] novembre 1941[23] Léopold Selle-Berthier Parti radical Maire nommé puis démis par le gouvernement de Vichy
    août 1942 avril 1943 Fleury-Lourd Parti radical Maire nommé puis démis par le gouvernement de Vichy
    avril 1943 août 1944 Georges Valognes   Maire nommé par le gouvernement de Vichy
    octobre 1944 mai 1945 David Rosenfeld FNR Résistant
    Docteur en médecine
    mai 1945 octobre 1947 Daniel Georges PCF Photograveur
    1947 23 décembre 1951 Marcel Joseph-Francois RPF Décédé en cours de mandat
    7 janvier 1952 mai 1953 Louis Prévot RPF  
    mai 1953 23 avril 1956 Georges Jacquot RPF Démissionne le 23 avril 1956
    23 juin 1956 10 décembre 1956 Henri Labanowski MRP Chirurgien-dentiste
    Conseil municipal dissous par décret le 10 décembre 1956, à la suite du vote d'auto-dissolution d'octobre 1956
    janvier 1957 mars 1959 Léon Vallée SFIO  
    mars 1959 mars 1983 Auguste Rabeyrolles DVD Industriel
    Conseiller général (1973 → 1979)
    mars 1983 mars 2001[24] Jean-Jack Salles[25] UDF Inspecteur d'assurances
    Vice-président du conseil régional (1989 → 1992 et 1992 → 1998),
    Député (1986 → 1988)
    mars 2001[26] juillet 2020[27] Daniel Guiraud[28],[29] PS Conseiller général des Lilas (2004 → 2015)
    Conseiller départemental de Bagnolet (2015 → )
    Vice président du conseil général de la Seine-Saint-Denis(2008 → 2015)
    Vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (2015[30] → )
    Vice-président de la métropole du Grand Paris (2016 → 2020)
    Vice-Président d'Est-Ensemble ( ? → 2020)
    juillet 2020 En cours
    (au 31 mars 2021)
    Lionel Benharous PS Professeur d'histoire-géographie
    Vice-Président de l'EPT Est-Ensemble (2020→ )
    Article connexe : Liste des maires de la Seine-Saint-Denis.

    Politique de développement durable


    La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[31].


    Jumelages



    Population et société



    Démographie



    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[32],[Note 3]

    En 2019, la commune comptait 23 447 habitants[Note 4], en augmentation de 2,75 % par rapport à 2013 (Seine-Saint-Denis : +5,95 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    3 6994 4115 6905 8876 4177 4388 92510 47011 654
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    14 59918 10919 50019 46717 68518 59017 72115 81720 054
    1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019 - -
    20 35420 11820 22622 07122 50522 99323 447--
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[33].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (42,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,4 % la même année, alors qu'il est de 16,7 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 10 962 hommes pour 12 440 femmes, soit un taux de 53,16 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (50,82 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[34]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,1 
    75-89 ans
    7,7 
    12,5 
    60-74 ans
    14,9 
    18,7 
    45-59 ans
    18,3 
    24,2 
    30-44 ans
    23,7 
    18,8 
    15-29 ans
    17,2 
    20,2 
    0-14 ans
    16,7 
    Pyramide des âges du département de la Seine-Saint-Denis en 2018 en pourcentage[35]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90 ou +
    0,8 
    3,8 
    75-89 ans
    5,3 
    11,3 
    60-74 ans
    11,7 
    18,7 
    45-59 ans
    18,1 
    22,2 
    30-44 ans
    22,2 
    20,3 
    15-29 ans
    20 
    23,3 
    0-14 ans
    21,9 

    Enseignement


    Groupe scolaire Romain Rolland.
    Groupe scolaire Romain Rolland.

    La commune des Lilas est située dans l'académie de Créteil.


    Enseignement général et professionnel

    Les établissements scolaires des Lilas dépendent de l'inspection académique de Bobigny et du rectorat de Créteil.

    Enseignement pré-élémentaire et élémentaire

    Enseignement secondaire


    Emploi & Entreprises


    Centre bus des Lilas.
    Centre bus des Lilas.

    La commune des Lilas regroupe un certain nombre d'entreprises et ce dans de nombreux secteurs d'activité[38]. Parmi ces entreprises :


    Manifestations culturelles et festivités


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    Santé


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    Sports


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    Le FC Les Lilas est un club de foot dont le siège social et le stade se trouvent dans la Ville des Lilas[39]


    Médias


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    Cultes


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    Culture locale et patrimoine



    Lieux et monuments


    Théâtre du Garde-Chasse.
    Théâtre du Garde-Chasse.

    Hôtel de ville achevé en 1884, décor de mairie de la IIIe République, en particulier les peintures :

    Une restauration du bâtiment est engagée fin 2008[11].

    Église Notre-Dame-du-Rosaire, conçue par le cabinet d’architecture Enia Architectes (Mathieu Chazelle, Simon Pallubicki, Brice Piechaczyk) et Galantino, a été consacrée le . Cette église en béton blanc est ornée d'une Résurrection du Christ de Claude Abeille et comporte un chemin de croix de Laurence Bernot, des vitraux d'Alice et Didier Sancey, ainsi que trois statues issues de l'ancien édifice provisoire construit en 1887 avec une structure et un clocher en bois, qui aura été utilisé plus d'un siècle et sera démoli en 2011[11],[41].

    Théâtre du Garde-Chasse, situé rue de Paris. C'est l'ancienne salle des fêtes communale, édifiée par Léopold Bévière (1903-1905) sur l'ancien emplacement du jardin de Paul de Kock où ce dernier avait aménagé un théâtre de verdure. L'extérieur est inspiré du Grand Trianon. À l'intérieur, boiseries et plafond sont classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, depuis 1990. La toile marouflée Belle Époque qui décore le plafond est l'œuvre de Victor Tardieu (1907-1910) et représente une scène célèbre de l'opérette Véronique d'André Messager. Sept esquisses, « fragments à grandeur d'exécution » réalisés pour le concours, ont été acquises par la Ville. Depuis 1995, le bâtiment restauré est aménagé en une salle de spectacle de 318 places accueille spectacle vivant, cinéma ou expositions (les fauteuils sont escamotables).

    Fort de Romainville, rue de la Résistance, bâti au milieu du XIXe siècle (1844-1850) dans le cadre de l'édification de la ceinture des forts parisiens. Occupé par les Prussiens en 1870, il a surtout servi de 1940 à 1944 de camp d'internement allemand, de réserve d'otages de la région parisienne et de centre de regroupement de prisonnier(e)s politiques issu(e)s de la Résistance. La plupart ont été envoyés dans les camps de l'Allemagne nazie (Auschwitz, Ravensbrück, Mauthausen, etc.) après un séjour de quelques jours à quelques mois à "Romainville". Charlotte Delbo a rendu hommage dans son œuvre aux 230 femmes du Convoi du (1943), dont elle-même faisait partie ainsi que la lilasienne Raymonde Salez[42]. Dernier convoi de femmes parti de la gare de Pantin le , à la veille de la Libération des Lilas ().

    Tour TDF, bâtie par l'architecte Claude Vasconi à l'intérieur du fort de Romainville, repère visuel du Nord-Est parisien et de la ville des Lilas. 124 m de haut. La coupole hissée au sommet d'un fût de 92 m de haut fait 43 m de diamètre dans sa partie la plus large. Construction terminée en 1987. Tour de télécommunications.

    Lycée et gymnase bâtis par l'architecte de renommée internationale Roger Taillibert (lycée Paul-Robert, 1993 et gymnase Micheline-Ostermeyer, au curieux plafond à caissons pour l'insonorisation, 1996).

    Monument à la mémoire du génocide arménien, stèle de bronze visible dans le cimetière communal des Lilas, réalisée par David Erevantzi, sculpteur né en Arménie. Le monument a été érigé en par la ville des Lilas pour exprimer la solidarité avec les victimes du premier génocide du XXe siècle, en 1915. Les deux faces du monument, isolées l'une de l'autre, symbolisent l'existence séparée des habitants de l'Arménie actuelle et des Arméniens de la diaspora, conséquence du génocide.

    Quelques détails :
    Au recto, la figure allégorique est celle de la mère-patrie, encore effarée du génocide. À gauche, le personnage aux mains ouvertes est l'Arménien qui n'a pas renoncé. À force de courage et de travail, il a acquis la prospérité (représentée par la guirlande végétale de vigne et de grenades). Dans la partie inférieure, deux « pierres à croix » ou Khatchkars, comme on en trouve en Arménie depuis le Haut Moyen Âge, soit dans les cimetières, soit insérées dans les monuments religieux. À gauche, une pierre tombale, la mort. À droite, on voit les bourgeons et les feuilles issues de la croix. Trois inscriptions sont gravées sur le monument. Deux phrases célèbres, l'une d'Anatole France et l'autre de Lord Byron, « la seule langue pour parler à Dieu, c'est l'arménien » (écrite en arménien), encadrent la dédicace de la ville des Lilas.
    Au verso, la chevelure de la femme s'enroule, telle la vague de l'océan : jamais les Arméniens ne se sont immobilisés dans la douleur, la diaspora a continué. La Vierge à l'Enfant est une vierge glorieuse car la maternité permet de renouveler la vie. Le personnage central glorifie la réussite du peuple arménien, de même que l'eau poissonneuse et l'arbre de vie, florissant, chargé de grenades, les fruits symboles de la résurrection. Les racines de la vie sont issues de la Bible, présentée dans sa traduction arménienne par deux moines dont le célèbre Mesrop Machtots. Tout en bas la rosette est un élément traditionnel des décors arméniens : c'est la roue de la vie, le soleil et le symbole de l'éternité.

    La Corniche des forts est un parc urbain de la région d'Île-de-France, inscrit au contrat de plan 2000-2006, de 64 hectares situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville. Située sur d'anciennes carrières de gypse, la base de plein air et de loisirs de la Corniche des forts propose des jeux pour enfants. La création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos permet de profiter du panorama sur Paris Nord et la plaine de France, et est devenu la promenade principale de la base. Les abords de l'ancien château de Romainville ont été réaménagés et la folie de Pantin a été préservée.
    Ce parc est géré par un syndicat mixte regroupant le département et les villes concernées[43]. Il a fait l'objet de nombreuses contestations auprès des habitants proches et des associations.

    Le Musée des vampires et monstres de l'imaginaire (14 rue Jules-David), unique au monde[44] (n'existe plus).

    La maternité des Lilas (12 rue du Coq-Français) dont la reconstruction promise en 2013 sur le terrain Gütermann est fortement remise en cause[45],[46] par l'ARS.


    Personnalités liées à la commune



    Télécommunications


    La tour hertzienne TDF de Romainville (123 m) se situe sur le territoire de la commune.


    Héraldique


    Les armes de la commune des Lilas se blasonnent ainsi :
    D'or fretté de sinople, entre-semé de fleurs de lilas au naturel[52]

    Devise : J'étais fleur, je suis cité



    Pour approfondir


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    Bibliographie



    Articles connexes



    Liens externes



    Notes et références



    Notes


    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

    Références


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    28. Aurélie Lebelle, « Municipales aux Lilas : le maire PS veut rassembler : Facilement réélu dès le 1er tour en 2008, Daniel Guiraud devra affronter cette année une liste dissidente écologiste avec des déçus de sa majorité. La droite espère tirer profit de cette division », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, (lire en ligne).
    29. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Les 19 maires réélus », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, (lire en ligne).
    30. Sébastien Thomas, « Stéphane Troussel réélu à la tête du 93 : Stéphane Troussel a été élu, ce jeudi matin, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis avec 23 voix pour, 16 votes blancs et deux bulletins nuls. 40 conseillers (deux élus manquaient à l’appel), dont 25 nouveaux, ont fait leur entrée à l’assemblée territoriale », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, (lire en ligne).
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    50. « L’acteur Mabô Kouyaté, vu dans «Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m», est mort à 29 ans : Le jeune homme avait obtenu son premier rôle au début des années 2000 dans le film de Richard Berry », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ).
    51. Sylvain Siclier, « Rachid Taha, le punk du raï, est mort : Ancien membre du groupe Carte de séjour, le chanteur, né en Algérie, avait repris « Douce France », de Charles Trenet », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
    52. Les armes de la commune de Les Lilas

    На других языках


    [de] Les Lilas

    Les Lilas ist eine französische Gemeinde im Département Seine-Saint-Denis mit 23.447 Einwohnern (Stand 1. Januar 2019). Die Stadt liegt ca. sechs Kilometer östlich von Paris und bildet heute einen Teil von dessen Banlieue. Es ist eine der am dichtesten besiedelten Gemeinden Europas. Les Lilas unterscheidet sich von vielen anderen Siedlungen in Seine-Saint-Denis: Der Anteil an Sozialhilfeempfängern, Arbeitslosen und Schulabbrechern liegt nur minimal höher als der Durchschnitt in der Ile-de-France.

    [en] Les Lilas

    Les Lilas (French pronunciation: [le lila] (listen)) is a commune in the northern-eastern suburbs of Paris, France. It is located 5.7 km (3.5 mi) from the centre of Paris.
    - [fr] Les Lilas

    [ru] Ле-Лила

    Ле-Лила́ (фр. Les Lilas) — коммуна в восточных окрестностях Парижа, относящаяся к департаменту Сена-Сен-Дени региона Иль-де-Франс. Находится в 5,7 км от центра Парижа.



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