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Le Pègue
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Ses habitants sont dénommés les Pèguois et les Pèguoises.
Le village est connu pour son oppidum Saint-Marcel qui dévoile une occupation importante au premier Âge du Fer (Civilisation de Hallstatt). La découverte notamment de céramiques peintes à pâte claire (aussi appelées céramique pseudo-ionienne) a fait la célébrité du Pègue.
Géographie
Localisation
La commune du Pègue est situé à 8 km au nord-est de Valréas (Vaucluse), à 12 km au nord-ouest de Nyons (sous préfecture) et à 14 km à l'est de Grignan (chef-lieu du canton).
Le climat du Pègue est méditerranéen à influence semi-continentale. Il est marqué par un important ensoleillement, d'environ 2500 heures par an, avec de belles journées ensoleillées hivernales mais froides, par des précipitations assez abondantes et réparties surtout au printemps et à l'automne. Il y a deux saisons sèches: l'hiver et l'été. Le mistral souffle assez fréquemment, parfois fort. Il augmente beaucoup la sensation de froid ressenti en hiver. Le brouillard y est exceptionnel. Le nombre de jours de gel annuel est assez limité et en général faible, mais des gelées exceptionnellement fortes peuvent survenir, la neige est un phénomène survenant chaque hiver en plus ou moins grande quantité[réf.nécessaire].
Voies de communication et transports
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Urbanisme
Typologie
Le Pègue est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,6% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (66,4%), zones agricoles hétérogènes (15,8%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,1%), cultures permanentes (6,9%), zones urbanisées (2,7%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,1%)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Morphologie urbaine
Le Pègue, village perché.
Le bourg est un village perché.
Hameaux et lieux-dits
En plus du village, la commune comporte deux hameaux: le Célas et les Rabassières.
Toponymie
Attestations
Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10]:
1165: castrum de Opigho (cartulaire de Die, 20).
1178: castrum de Opegue (cartulaire de Die, 5).
1214: castrum Opigii (inventaire des dauphins, 251).
1324: Oppegue (Duchesne, Comtes de Valentinois, 29).
1332: castrum Uppeguae (Duchesne, Comtes de Valentinois, 29).
(non daté): Oupigium (Long, notaire à Grignan).
XIVesiècle: mention du prieuré: prioratus de Opegue (pouillé de Die).
1449: mention du prieuré: prioratus de Opigho (pouillé hist.).
1450: mention de la paroisse: cura de Opegio (Rev. de l'évêché de Die).
1509: mention de l'église Saint-Marcel ou Saint-Mayne: ecclesia Sancti Marcelli Opegii (visites épiscopales).
1529: mention de l'église Saint-Marcel ou Saint-Mayne: Sainct Mène du Pègue (visites épiscopales).
1637: La Paigue (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, VI, 151).
XVIIesiècle: mention du prieuré: le prioré de Nostre-Dame d'Authon et Saint Mayne du Pègue (archives de la Drôme, fonds du chapitre de Crest).
1891: Le Pègue, commune du canton de Grignan.
Étymologie
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Histoire
Article connexe: Histoire de la Drôme.
Préhistoire
Article connexe: Chronologie de la France à la Préhistoire.
Néolithique
Article connexe: Groupes du Néolithique en France.
Le Néolithique est marqué par les débuts de la sédentarisation, de l'élevage et de la culture des céréales.
Au Pègue, sur la colline Saint-Marcel et dans la plaine, de nombreux objets confirment la présence humaine: pierres taillées, pierre polies en forme de haches ou de polissoirs, objets en silex (pointes de flèches, grattoirs, lames de faucilles) ainsi que des tessons de céramique primitive en colombin . Certains objets confirment l'existence d'échanges avec d'autres régions: meules en basalte, serpentine, cristal de roche[réf.nécessaire].
Âge du Bronze
Le Pègue est un carrefour d'échange entre différents peuples grâce à deux voies protohistoriques, l'une est appelée la route de l'étain, la seconde va d'ouest en est[réf.nécessaire].
On a retrouvé sur la colline Saint-Marcel les vestiges d'un habitat datant de la fin de l'L'Âge de bronze (XIIIesiècle au VIIesiècle avant notre ère). Les bracelets en bronze et les céramiques sont typiques de la Civilisation des champs d'urnes[réf.nécessaire].
Protohistoire
Le Premier Âge du Fer (Hallstatt)
Les Celtes de la (civilisation de Hallstatt) s'installent dans la région.
Vers 530 avant notre ère, trois terrasses sont aménagées sur la colline Saint-Marcel. Le Pègue est connu pour cet oppidum protohistorique[réf.nécessaire].
Les liens entre la population indigène et les Grecs de Massalia (Marseille) sont confirmés par la découverte de certains objets et céramiques. Les marchands de Marseille (fondée vers 600 avant notre ère) remontent vers le nord pour y faire du commerce. Certains ont pu s'installer sur l'oppidum. Grâce aux techniques grecques, se développe une importante production de céramiques peintes à pâte claire appelées céramique pseudo-ionienne[réf.nécessaire].
Les productions d'œnochoés, de vases à vin, de coupes à lèvre, ainsi que les amphores découvertes au Pègue, laissent supposer une consommation régionale de vin entre le milieu du VIesiècle et le IVesiècle avant notre ère[réf.nécessaire].
Vers 480 avant notre ère, le village est entièrement détruit (traces d'incendie). Le site restera inoccupé pendant presque un siècle[réf.nécessaire].
Le Musée archéologique du Pègue
Ce musée[1] conserve principalement des poteries pseudo-ioniennes et des artefacts de l'époque romaine. La salle d'exposition est baptisée salle Charles Lagrand depuis le , en hommage au fondateur du musée[11].
Œnochoé de type ancien à inscription grecque.
Épaule d'œnochoe de style orientalisant.
Skyphos à décor pseudo-ionien de fabrication locale.
Skyphos attique.
Le Second Âge du Fer (La Tène)
Les Celtes de la civilisation de La Tène), les Gaulois, s'installent dans la région.
Autour de 400 avant notre ère, l'oppidum est à nouveau occupée. Le village est reconstruit avec un mur d'enceinte. Les échanges commerciaux reprennent avec le monde grec et se développent avec le monde gaulois[réf.nécessaire].
Antiquité: les Gallo-romains
Modillon romain en marbre.
Vers 125 avant notre ère, Rome s'installe définitivement dans le sud de la Gaule. L'influence commerciale de Marseille diminue progressivement[réf.nécessaire].
L'oppidum est progressivement abandonné par ses habitants qui s'installent dans le nouveau village. On retrouve cependant des traces d'habitat sur la colline jusqu'à la moitié du Iersiècle[réf.nécessaire].
Le Pègue, possiblement nommé Altonum ou Aletanum, aurait été le chef-lieu du Pagus Aletanus. Des fouilles ont révélé une cité importante avec des voies, des galeries, des habitations, des ateliers (verrier), des canalisations et des nécropoles[réf.nécessaire].
On a aussi retrouvé des sarcophages, des inscriptions lapidaires et une belle mosaïque (découverte le par le curé et qu’il fit enfouir dans un jardin)[réf.nécessaire].
Un temple romain s'élevait au centre de la ville (sous l'emplacement actuel de la chapelle Sainte-Anne qui a conservé quelques colonnes)[réf.nécessaire].
À la fin de l'Empire romain, beaucoup de pierres ont été réemployées[réf.nécessaire].
Du Moyen Âge à la Révolution
Vers le Xesiècle, un castrum médiéval est installé au sommet de la colline Saint-Marcel[réf.nécessaire].
Au XIIesiècle, il est définitivement abandonné. Un château est construit au point culminant du village actuel[réf.nécessaire].
Avant 1790 le Pègue était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage du Buis.
La commune formait une paroisse du diocèse de Die, dont l'église dédiée à saint Marcel ou saint Mayne, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin et de la dépendance de l'abbaye de Saou. Ce dernier fut uni en 1731 au chapitre de Crest, lequel a, de ce chef, perçu jusqu'à la Révolution les dîmes de cette paroisse, le collateur de la cure étant l'évêque de Die[10].
De la Révolution à nos jours
En 1790, la commune est comprise dans le canton de Vinsobres. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Grignan[10].
Politique et administration
Mairie du Pègue.
Tendance politique et résultats
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Administration municipale
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Liste des maires
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Politique environnementale
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Finances locales
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Jumelages
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Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].
En 2019, la commune comptait 368 habitants[Note 3], en diminution de 2,65% par rapport à 2013 (Drôme: +4,46%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
300
308
335
353
339
396
368
380
350
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
351
360
350
344
326
310
266
273
280
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
238
237
232
200
188
158
165
157
147
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
165
198
214
305
369
373
378
375
391
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
369
368
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Services et équipements
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Enseignement
École du Pègue.
Les élèves du Pègue commencent leur scolarité à l'école publique du village, qui comporte une section maternelle, avec 22 enfants, ainsi qu'une section primaire, pour 12 enfants[18].
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Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'Oppidum Saint-Marcel:
La colline a été le lieu de fouille entre 1955 et 1985: restes d'un village datant de 530 avant notre ère (Civilisation de Hallstatt) et du village du Second Âge du Fer (La Tène) dont on voit encore la porte du mur d'enceinte[réf.nécessaire].
Vestiges du castrum médiéval (IXesiècle au XIIesiècle): restes du donjon circulaire et de citerne[réf.nécessaire].
Au sommet de la colline, se trouve la chapelle Saint-Marcel, dernier vestige du premier castrum. Il n'en reste plus que le chœur[réf.nécessaire].
On y perçoit aussi quelques traces d'un village[réf.nécessaire].
Le Pègue médiéval:
De l'époque médiévale, nous sont parvenus les remparts et les quatre tours, la poterne, le château et une maison à l'intérieur des remparts[réf.nécessaire].
Chapelle romane du château (devenue la sacristie de l'église)[réf.nécessaire].
Chapelle Sainte-Anne du Pègue: (XIIesiècle / classée MH ) (de style roman provençal)[réf.nécessaire]) et son cimetière. Construite sur un site romain, elle en a gardé les substructures. En 1992, elle est abandonnée[1]. Elle est le dernier vestige du couvent[réf.nécessaire].
L'église Saint-Marcel-et-Saint-Menne du Pègue. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[19]. Construite au XVIIIesiècle (elle peut se visiter en s'adressant au musée)[réf.nécessaire]:
un grand tableau du XVIIesiècle représentant le Christ en croix, Marie, et les deux patrons du village saint Marcel et saint Ménas;
des statues du XVIIesiècle des douze apôtres, du Christ et de deux anges;
un baptistère creusé dans un chapiteau romain.
Porte de ville du Pègue.
Château du Pègue.
façade de l'église du Pègue.
Chapelle Sainte-Anne du Pègue.
Maisons en hauteur, dites à pontin, les escaliers extérieurs mènent au premier étage habité.
Maison avec son pigeonnier.
Maison à terre, dite grande bastide ou grange en Drôme provençale.
Cabanon en bordure de champ.
Patrimoine culturel
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Patrimoine naturel
La commune est proche du parc naturel régional des Baronnies provençales.
Personnalités liées à la commune
L'abbé Tourasse (1863-1937), nommé curé du Pègue le 10 octobre 1894[20]. C'est un érudit, passionné de musique, d'histoire, de musique et de physique. Il aime la médecine, la botanique et cultive des plantes médicinales. Il collectionne les antiquités qu'il ramasse dans les champs. Il est aussi un photographe qui a laissé des clichés exceptionnels du village du Pègue en ce début du XXesiècle[21].
Jean-Jacques Hatt (1913-1997) est un archéologue et historien français spécialiste de la religion gauloise, professeur à l'université de Strasbourg, directeur des Antiquités d'Alsace, conservateur du musée archéologique de Strasbourg. Il a dirigé de nombreuses campagnes de fouilles sur la commune.
Charles Lagrand (1920-2004), archéologue, conservateur de musée et fondateur de celui du Pègue.
Héraldique, logotype et devise
Le Pègue possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN2-7399-5026-8), Le Pègue.
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