Lalœuf est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
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Arrosé par le ruisseau de Velle[2], le territoire communal de 1 100 hectares comprenait , d'après les données Corine land Cover, en 2011, 73% de prairies, 12% de forêt, 10% de zones agricoles et 5% de zones urbanisées.[3] Il est desservi par les routes départementales 5 et 55.
Lalœuf est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,5% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
prairies (46,3%), terres arables (28,7%), forêts (12,4%), zones agricoles hétérogènes (6,5%), zones urbanisées (5,9%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2%)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].
Toponymie
Le nom du village était jadis l'Alœuf, c'est-à-dire l'alleu (terre franche)[11] parfois orthographié Laluef dans les anciens textes[12].
Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Unité[13].
Histoire
Présence gallo-romaine: Beaupré mentionne dans son ouvrage les artéfacts relatifs à cette période découverts sur le ban de la commune[14]:
«.Près du hameau de Puxe, pointes de flèches en silex et poteries, près du hameau de Velle, monnaies gauloises…»
Le village est formé par la réunion des trois hameaux de Puxe, Velle et Souveraincourt. Dès l'année 1298, le comte Henri III de Vaudémont met ces hameaux sous sa coupe en établissant la grande féauté (fidélité) à son profit. René II assouplira le joug en abolissant les mains-mortes en 1491[15].
Toutefois c'est bien le hameau de Puxe le plus ancien puisque Hugues I, de Vaudémont, donna à l'église de Belval, en 1123, les deux tiers des revenus des dîmes et fonda , la même année près de Gélaucourt un prieuré pour 6 religieux bénédictins (lieu-dit six-maisons)[16]
Au XVIIesiècle la seigneurie appartient à Henriette de Vaudémont-Lixheim sœur de Charles lV de Lorraine qui la donne à son intendant Christophe de Lescamoussier décédé en 1659, Son épouse Catherine Fournier a son tombeau dans le chœur de l'église.
Politique et administration
La mairie.
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001
En cours (au 27 mai 2020)
Olivier Bergé[17],[18] Réélu pour le mandat 2020-2026
Technicien
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2019, la commune comptait 291 habitants[Note 3], en diminution de 0,34% par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle: +0,38%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
475
271
424
512
520
541
514
560
566
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
493
510
480
475
452
437
416
410
409
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
361
325
280
273
278
286
276
275
253
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
2018
229
185
180
207
233
284
298
292
290
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
291
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Dan son ouvrage, H Lepage donne quelques indications sur l'économie du village en 1862[11].:
«....855 hect. en terres lab., 148 en prés, 5 en vignes, 66 en bois. L'hectare semé en blé,seigle et avoine, peut rapporter 10 hectol., en orge 8. Chevaux, bœufs et vaches...»
indiquant par la-même sa nature agricole et modestement viticole
Secteur primaire ou Agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[22]), la commune de Laloeuf était majoritairement orientée[Note 4] sur la production de bovins (auparavant production de bovins et de lait ) sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 1034 hectares (égale à la surface cultivable communale) quasi stable depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 1567 à 1388 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 9 exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 14 unité(s) de travail[Note 6],(20 exploitations/28 unités de travail en 1988),l'activité agricole a persisté dans ce secteur de l'élevage.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Nombreuses maisons aux portes charretières en plein cintre des XVIIIe et XIXe siècles.
Église paroissiale romane Saint-Rémy à Puxe du XIIe siècle, reconstruite au XVIe: portail du XIIe siècle à chapiteaux ornés, tympan pré-roman en réemploi, absides à décor d'arcatures du XIIe siècle, chœur roman, nef et bas-côtés des XVe et XVIe siècles, édifice objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [23].
Personnalités liées à la commune
Ferdinand de Thiballier, chevalier, Seigneur du fief de Souveraincourt[24]
«Laloeuf», Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Orientation technico-économique de la commune: production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
Superficie agricole utilisée: superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
Unité de travail annuel: mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
Michel François. Histoire des comtes et du comté de Vaudémont, des origines à 1473. Nancy, Humblot, 1935. In-8°, LII-459 pages
Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, A. Crépin-Leblond, (OCLC458681864, lire en ligne), p.80.
Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section d'histoire et de philologie, (lire en ligne), p.518:
«Des jugementz rendus par lesdictes féaultés particulières, l'appellation en ressortit à la grande féaulté establie aux cinq villages du l'Alloeuf, composée de deux mayeurs de Puxe, Velle et Souveraincourt, de Battigny et Gellocourt, et de douze autres personnes desdits villages ad
ce recettes et jurées par ledit bailly ou son lieutenant général, le sieur-procureur général présent à la nomination des habitants desdits villages. Et debvront avoir, pour leurs salaires et despens de chacune journée, chacun un franc.»
.
Lepage, henri, Le Département de la Meurthe, statistique historique et administrative, (lire en ligne), Puxe, Velle, Souveraincourt et Laloeuf.
«Eglise de Puxe», notice noPA00106052, base Mérimée, ministère français de la Culture.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54081817Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789: publié d'après les procès-verbaux officiels / par MM. Louis de La Roque et Édouard de Barthélemy |
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