Corneilla-de-ConflentÉcouter est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui «confluent» avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Têt, la Cady, Riu de Fillols, Riu de Saint-Vincent, le ruisseau de Mardé. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable: un site Natura 2000 (les «sites à chiroptères des Pyrénées-Orientales») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Corneilla-de-Conflent est une commune rurale qui compte 530 habitants en 2019. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Prades. Ses habitants sont appelés les Corneillanais ou Corneillanaises.
Géographie
Localisation
Carte de la commune avec localisation de la mairie.
La commune de Corneilla-de-Conflent se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].
Elle se situe à 45 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 7 km de Prades[2], sous-préfecture, et à 26 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[3], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].
La commune fait en outre partie du bassin de vie de Prades[I 1].
Sur le plan historique et culturel, Corneilla-de-Conflent fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui «confluent» avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[5].
La superficie de la commune est de 1 102 hectares. L'altitude de Corneilla-de-Conflent varie entre 397 mètres et 823 mètres[7].
La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].
La moitié nord de la commune, qui s'élève jusqu'aux plateaux de Badabany (à l'ouest) et d'Ambullas (à l'est), repose essentiellement sur de grands affleurements de marbre dévonien (c380 Ma)[9],[10].
La moitié sud de la commune repose principalement sur les dépôts du Miocène inférieur (c25 Ma) du bassin du Conflent[11] ("sables grossiers quartzo-feldspathiques très mal triés et de niveaux à gros blocs, essentiellement de gneiss, de dimension métrique")[12].
Dans les fonds de vallée des deux rivières (de Fillols et de Cady), on trouve des terrasses fluviales du Quaternaire (principalement constituées de sable, de gravier et d'une quantité étonnante de gros blocs rocheux).
Village de Corneilla (au confluent des rivières Fillols (à gauche) et Cady (à droite), avec le Pic du Canigou (2785 mètres) en arrière-plan, au sud. La crête boisée qui s'élève derrière le village repose sur les dépôts du Miocène inférieur (c25 Ma) du bassin du Conflent.
Marbre rose (dit "de Villefranche"), Dévonien moyen (c380 Ma), Carrière Badabany (désaffectée)[13], commune de Corneilla-de-Conflent. Au fond: le plateau d'Ambullas.
Hydrographie
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Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat du Bassin du Sud-Ouest», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[14]. En 2020, la commune ressort du type «climat méditerranéen» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[15].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[14].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 12,1°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 2,5 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 7,1 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 5,4 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[17] complétée par des études régionales[18] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Codalet», sur la commune de Codalet, mise en service en 1969[19] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[20],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4°C et la hauteur de précipitations de 609,2 mm pour la période 1981-2010[21].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Perpignan», sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 45 km[22], la température moyenne annuelle évolue de 15,4°C pour la période 1971-2000[23], à 15,7°C pour 1981-2010[24], puis à 16,1°C pour 1991-2020[25].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[26],[27].
Dans ce cadre, la commune fait partie[28].
Un espace protégé est présent sur la commune:
le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, créé en 2004 et d'une superficie de 139 062ha, qui s'étend sur 66 communes du département. Ce territoire s'étage des fonds maraîchers et fruitiers des vallées de basse altitude aux plus hauts sommets des Pyrénées-Orientales en passant par les grands massifs de garrigue et de forêt méditerranéenne[29],[30].
Réseau Natura 2000
Site Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats: les «sites à chiroptères des Pyrénées-Orientales»[32], d'une superficie de 2 437ha, abritent d'importantes colonies d'espèces de chauves-souris d'intérêt communautaire[33].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Deux ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[34]:
les «grottes des Canalette» (173ha), couvrant 2 communes du département[35] et
la «Trancade d'Ambouilla» (294ha), couvrant 2 communes du département[36]
et deux ZNIEFF de type 2[Note 7],[34]:
la «vallée du Conflent» (5 742ha), couvrant 12 communes du département[37];
le «versant sud du massif du Madres» (27 267ha), couvrant 27 communes du département[38].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Corneilla-de-Conflent.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Corneilla-de-Conflent est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[39],[I 2],[40].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Prades, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).Vue vers l'est en direction du village de Corneilla-de-Conflent, entouré de forêts et de prairies
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,9% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (44,4%), forêts (36,5%), cultures permanentes (6,1%), zones urbanisées (5,3%), zones agricoles hétérogènes (5,1%), prairies (2,7%)[41].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
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La ligne 521 du réseau liO relie la commune à la gare de Perpignan depuis Casteil.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Corneilla-de-Conflent est vulnérable à différents aléas naturels: inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[42],[43].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[44].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[45]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[46]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[47].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et mouvements de terrains[48].
Carte des zones inondables.
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des argiles.
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[49].
Sur le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, le Barrage des Bouillouses sur la Têt, un ouvrage de 17,5 m de hauteur construit en 1910[50].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Corneilla-de-Conflent est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[51].
Toponymie
En catalan, le nom de la commune est Cornellà de Conflent[52].
Le , Corneilla change officiellement de nom et devient Corneilla-de-Conflent[53].
Vue vers la place de l'église, avec à gauche une tour du Palais comtal.
Histoire
Corneilla-de-Conflent a abrité le palais des comtes de Cerdagne-Conflent auprès duquel ils créèrent un prieuré roman augustin d'une architecture remarquable.
Dès le début du XXe siècle, une ligne de chemin de fer minéralière descendait la vallée de Cady sur la commune de Corneilla, les trains transportant le minerai de fer des mines de Sahorre et de Vernet-les-Bains jusqu'aux fourneaux dans la vallée de la Têt[54]. En cours de route, le minerai de fer passait par une importante usine de grillage, aujourd'hui abandonnée, située sur le versant ouest de la vallée[55],[56].
Cheminée de l'ancienne usine de grillage de minerai de fer. En médaillon: la raffinerie autrefois. Au fond: Pic du Canigou
Scène à l'ancienne usine de grillage de minerai de fer de Corneilla-de-Conflent, aujourd'hui abandonnée
Tronçon de l'ancienne voie ferrée minérale, entre les villages de Corneilla et Villefranche-de-Conflent
La Communauté de communes Canigou - Val Cady est dissoute le et intégrée à la Communauté de communes du Conflent à laquelle adhère donc Corneilla-de-Conflent.
Politique et administration
Canton
En 1790, la commune de Corneilla est incluse dans le canton de Vernet puis devient en 1793 le chef-lieu du canton de Corneilla. Elle rejoint en 1801 le canton de Prades, qu'elle ne quitte plus par la suite[53].
À compter des élections départementales de 2015, la commune rejoint le nouveau canton du Canigou.
Administration municipale
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La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Évolution de la population
1355
1359
1365
1378
1424
1470
1515
1553
1709
33 f
28 f
33 f
14 f
22 f
14 f
16 f
9 f
43 f
Évolution de la population, suite (1)
1720
1767
1774
1789
-
-
-
-
-
30 f
330 H
65 f
69 f
-
-
-
-
-
(Sources: Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France: dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol.66: Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378p. (ISBN2-222-03821-9))
Démographie contemporaine
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].
En 2019, la commune comptait 530 habitants[Note 10], en augmentation de 13,49% par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales: +3,73%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
357
292
374
412
470
509
491
514
508
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
505
505
503
507
512
513
508
503
502
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
679
536
517
506
512
505
504
471
377
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
401
398
365
397
417
426
451
467
465
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
468
530
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[62].)
En 2018, la commune compte 219 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 463 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 800 €[I 5] (19 350 € dans le département[I 6]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 296 personnes, parmi lesquelles on compte 72,7% d'actifs (61% ayant un emploi et 11,7% de chômeurs) et 27,3% d'inactifs[Note 12],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Prades, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 10]. Elle compte 46 emplois en 2018, contre 35 en 2013 et 33 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 182, soit un indicateur de concentration d'emploi de 25,2% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52%[I 11].
Sur ces 182 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 33 travaillent dans la commune, soit 18% des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 92,1% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,1% les transports en commun, 2,6% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,2% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
31 établissements[Note 13] sont implantés à Corneilla-de-Conflent au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 14].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
31
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
4
12,9%
(8,7%)
Construction
9
29%
(14,3%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
6
19,4%
(30,5%)
Activités immobilières
3
9,7%
(6,2%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
3
9,7%
(13%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
2
6,5%
(13,9%)
Autres activités de services
4
12,9%
(8,5%)
Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29% du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 31 entreprises implantées à Corneilla-de-Conflent), contre 14,3% au niveau départemental[I 15].
La commune est dans le Conflent, une petite région agricole occupant le centre-ouest du département des Pyrénées-Orientales[68]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 3]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 17] (41 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 59ha[70],[Carte 4],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
L'église Sainte-Marie (Classé MH(1840))[71]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[71]. Église romane à trois nefs et cinq absides des XIeetXIIesiècles;
L'ancien château des comtes de Conflent-Cerdagne (Inscrit MH(1973)), construit au XIesiècle;
Les grottes des Canalettes, fameuses pour leurs draperies calcaires, sont situées sur la commune, bien qu'en fait elles soient plus proches de Villefranche-de-Conflent.
L'église Saint-Clément de la Serra.
Chapelle Sainte-Marie du château de Corneilla-de-Conflent.
Les dolmens - de Cobertorat à l'ouest; du Serrat d'en Parrot à l'est
Sainte-Marie de Corneilla-de-Conflent
Saint-Clément de la Serra
Dolmen de Coberturat
Dolmen du Serrat d'en Parrot
Personnalités liées à la commune
George-Daniel de Monfreid (1856-1929): peintre et collectionneur d'art français, mort à Corneilla-de-Conflent;
Victor Dalbiez (1876-1954): homme politique français, député, sénateur, ministre, né à Corneilla-de-Conflent.
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liste des communes des Pyrénées-Orientales
Liste des anciennes communes des Pyrénées-Orientales
Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[16].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[31].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[69].
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Genna A. (2009) Carte géologique harmonisée du département des Pyrénées-Orientales. Notice technique, Rapport final, BRGM/RP-57032-FR, en particulier pages 417-8. http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-57032-FR.pdf.
Elisabeth Le Goff, Marc Calvet, Anne-Marie Moigne, Curiosités Géologiques des Pyrénées-Orientales, Orléans: BRGM Éditions, 2018, (ISBN978-2-7159-2660-8), page 24 (L'histoire géologique des Pyrénées-Orientales).
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
(ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France: dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol.66: Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378p. (ISBN2-222-03821-9).
Puig Carole, Covato Fabrice, Maso David, Vernet-les-Bains au coeur du Canigou. L'eau, le fer et les hommes, Mairie de Vernet-les-Bain, 2007 (ISBN 978-2-9528768-1-0), pages 96-7.
canigo-grandsite.fr/archives-en-ligne(2) - Une image montrant l'ancien propriétaire du site - feu Hedley Smith - avec une maquette de l'usine à griller qu'il a réalisée lui-même. Sur le mur adjacent se trouve une carte du tracé de la ligne de chemin de fer minéralière, de Vernet et Sahorre en passant par Corneilla.
Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales: Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll.«Villes et villages de France», (ISBN2-7399-5066-7).
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