Amfreville (prononcer /ɑ̃frəvil/) est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Picauville[1].
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La commune fait partie du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.
Le bourg d'Amfreville occupe une position centrale, à 20 mètres d'altitude. Le point culminant se situe au lieu-dit le Mont, à 30 mètres d'altitude, au nord-ouest du bourg, sur une hauteur qui fait fonction de limite avec Gourbesville. Les basses prairies du marais d'Amfreville descendent jusqu'à deux mètres d'altitude près du Merderet. Dans les marais passe la limite séparant des communes de Neuville-au-Plain, Fresville, Sainte-Mère-Église, et Picauville.
La commune est peu boisée, comme tout le Cotentin, mais le bocage fait que l'arbre et la haie lui donne de loin une allure de forêt, les parcelles étant souvent de petite taille. Seuls les prés au bord du marais sont dépourvus d'arbres, puisque le marais «blanchit» chaque année vers janvier-février.
La commune se compose d'un bourg principal (Amfreville) et de plusieurs écarts[2]: la Fontaine, la Féricotterie, les Landes, le Sis, les Ancres, le Motey, les Helpiquets, les Cardets, Rubec, Hameau aux Brix, Cauquigny (église), le Bourg Neuf, Hameau Flaux, le Château (et sa chapelle), la Pesquerie, Durencru, la Percillerie, Bergerie des Avocats, les Heutes, la Moinerie (château).
La portion est d'Amfreville, bordée par le Merderet, présente de nombreux marais et prés humides: l'Essert, Pièces du Pont, l'Île, les Croisées, le Tiers, le Closet, le Parquet, Pièces d'Envie, les Marais. La partie ouest, structurée en champs, est quasi-inhabitée (seulement le manoir de la Moinerie).
Amfreville est attesté en 1150 sous la forme Ansfrevilla[5].
Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA «domaine rural»). Le premier élément est l'anthroponyme norrois Ásfridr[6], localement adapté en Normandie sous la forme francique Ansfrid, d'où le sens global de «domaine rural d'Ásfridr»[7].
Le gentilé est Amfrevillais.
Cauquigny
Cauquigny est attesté en 1154 sous la forme Calqueneio[8].
Toponyme formé avec le suffixe gallo-roman -ACU ou -IN-IACU ajouté à un anthroponyme. Ce premier élément est de forme et d'origine discutées:
François de Beaurepaire proposa une formation en -IN-IACU à partir d'un nom de personne de type germanique °Calko, soit °CALKINIACU, «(le domaine) de Calko». Ce dernier pourrait représenter une forme réduite de °Scalc(h)o, qui est quant à lui bien attesté[9]. L'origine germanique du nom et son emprunt tardif permettent de justifier le maintien de [k] devant [i], là où l'on attendrait une forme dialectale en [ʃ] ou française en [s].
Ernest Nègre avança une protoforme °CALCANIACU, dérivé toponymique en -ACU d'un surnom gallo-romain hypothétique °Calcaneus, lui-même tiré du latin calcaneus «talon», donc «(le domaine) de °Calcaneus»[10].
De ces deux hypothèses, la seconde pose le moins de problèmes phonétiques, mais postule l'existence d'un nom jamais attesté. La première est plus vraisemblable, mais l'argument phonétique est un peu plus délicat, quoique plausible.
Microtoponymie
Rubec vient à la fois de l'ancien français ru et du norrois bekkr, ces derniers ont le même sens: «ruisseau»[11].
Motey est un toponyme fréquent dans le nord de la France dès le XIIesiècle, il vient de l'ancien français mostier «église»[12]
Les lieux-dits en Y-ère/-erie résultent du fort accroissement démographique normand du XIe – XIIIesiècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[13].
Les autres lieux-dits en (Hameau / Le(s)…)-Y s'avèrent plus récents, ils indiquaient un bien de la famille Y.
Histoire
Au XIIesiècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[14].
Selon Théodose du Moncel, s'appuyant sur Charles Duhérissier de Gerville, le seigneur d'Amfreville en 1329 est Guillaume Avenel des Biards. Par mariage, le titre échoit à Jean de Tardes, baron de l'Angle-de-Néhou, qui épouse Françoise des Biards en 1503, puis à Nicolas, baron de Mouy, uni à Françoise de Tardes, dame d'Amfreville, de Néhou et des Biards, en 1533. Leurs fils et petit-fils en héritent[15]. Le fief devient ensuite la propriété de la famille du Poërier, puis des Davy, ces derniers obtenant l'érection en marquisat. Les Davy d'Amfreville donne plusieurs marins, dont François Davy d'Amfreville, ainsi que deux cardinaux de la curie romaine et deux grands baillis du Cotentin. La seigneurie d'Amfreville a été la possession de la famille Davy qui étaient également seigneurs du Perron et de Virville à Saint-Aubin-du-Perron, de Boisroger, de Quettreville, de Guéhébert, de Muneville, de Feugères, de Montcuit, de Mary et de Saint-Malo-de-la-Lande[16]. À la mort du commandeur d'Amfreville, en 1780, la famille du Mesnildot hérite du domaine, vendu ensuite aux Sesmaisons[15].
Sous l'Ancien Régime, Amfreville faisait partie de la généralité de Caen, de l'élection de Valognes (en 1612/1636 et 1677) puis de Carentan (en 1713) et de la sergenterie de Pont-l'Abbé.
En 1812, Amfreville absorbe Cauquigny[17],[18], au sud-est de son territoire.
Par décision du conseil de la commune nouvelle de Picauville, le statut de commune déléguée à partir du [19].
Héraldique
Blasonnement (1): D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'argent, et d'un croissant du même en pointe
Ces armes sont celles d'une importante famille du Cotentin sous l'Ancien-Régime, les " du Poerier ". Elles furent portées conjointement par toutes les branches de cette même famille, les "du Poerier d'Amfreville, du Poerier de Francqueville, du Poerier de Taillepied et du Poerier de Portbail". De nos jours, seule subsiste la branche de Portbail.
(1): Selon les informations reçues des mairies par La Banque du Blason, Amfreville n'a pas de blason officiel.
Une partie des données est issue d'une liste établie par Jean Pouëssel et Jean Noël Noury[21]
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[20].
Liste des maires délégués depuis 2016
Période
Identité
Étiquette
Qualité
janvier 2016
décembre 2021
Ginette Dongé
Maire l'ancienne commune
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
En 2019, la commune comptait 287 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Amfreville[22]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
775
805
927
938
820
805
848
830
793
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
741
759
786
726
786
771
717
683
642
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
614
626
610
571
540
523
491
459
430
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2008
2013
2018
414
369
333
312
295
290
299
288
287
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
287
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Cauquigny
1793
1800
1806
54
48
70
Nombre retenu à partir de 1962: population sans doubles comptes. (Sources: EHESS[18])
Économie
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Lieux et monuments
L'église Saint-Ferréol de Cauquigny.
Château d'Amfreville (XIIIe, XVIe – XVIIIesiècle), inscrit au titre des monuments historiques[24] depuis le .
Manoir de la Moynerie (XVe – XXesiècle): inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[25], la chapelle de l'ancien prieuré de la Lande a été rasée, il y a fort longtemps. Le pigeonnier est une énorme tour blanche. L'habitation actuelle a dû être reconstruite de fond en comble après avoir été partiellement incendiée en 1944. Du XVIesiècle[26], il subsiste des fenêtres à meneaux et la porte double du rez-de-chaussée de la tour qui a échappé au sinistre, et qui ne s'ouvre plus que sur un sentier. Les ouvertures à l'étage ont été refaites à l'identique.
Ferme du Hameaux aux Brix (XVIe – XVIIIesiècle)
Église Saint-Martin avec sa nef (XIIIesiècle), son chœur (XIIIe – XVIesiècle) et son clocher-tour coiffé en bâtière (XIIIesiècle remanié XVIIesiècle). Elle abrite de nombreuses œuvres classées à titre d'objets aux monuments historiques[27]. Sur une clef de voûte, blason de la famille Poërier d'Amfreville, avec la date de 1706[Note 3]: d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'argent, et d'un croissant du même en pointe[29].
Église Saint-Ferréol de Cauquigny (XIIesiècle, reconstruite en 1944).
Ancien presbytère et son portail (XVIe – XIXesiècle), inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel en 1985.
Rives du Merderet.
La commune est également concernée par le périmètre de protection des monuments inscrits hors de la commune: la mairie de La Pernelle et l'église de Montfarville.
Activité et manifestations
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Personnalités liées à la commune
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Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Cette date ne correspond aux dates d'occupation de la seigneurie d'Amfreville par la famille Poërier[28].
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t.1: Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p.1019
Nom des communes de la Manche
Ce nom d'origine germanique bien connu représente la combinaison des éléments Ás- (forme scandinave) ou Ans- (forme francique) «Ase, dieu guerrier» et -fridr (forme scandinave) ou -frid (forme francique) «paix».
François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 94.
Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIeauXIIesiècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 196a. Scalco, variante Scalcho, est l'hypocoristique des noms dont le premier élément est °scalc- «serviteur», présent entre autres dans le mot maréchal < francique °marh-skalk «domestique chargé de soigner les chevaux; palfrenier». En outre, cette chute précoce de s- initial devant consonne en gallo-roman est attestée par un certain nombre d'autres exemples.
Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 544, § 8836.
Revue économique francaise - 1948
Toponymie générale de la France, Volume 1 par Ernest Nègre.
Voir Histoire de la Normandie
Florence Delacampagne, «Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIesiècle): Étude historique et topographique», dans Archéologie médiévale, t.12, (lire en ligne sur Persée.), p.184.
Théodose du Moncel, «Châteaux de Nacqueville et d'Amfreville», Annuaire du Département de la Manche, volume 34, J. Elie, 1862, p.47-49.
«Notice n°PM50001617», sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, «Notice communale: Cauquigny», sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.47.
«Château d'Amfreville», sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
«Prieuré dit de la Lande», sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin: Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296p. (ISBN978-2-913920-38-5), p.163.
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