Saint-Tugdual[sɛ̃tygdyal] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.
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Le nom de la localité attestée sous la forme Saint Tudal en 1286[1] a été francisée en Saint-Tugdual.
Saint-Tugdual se dit Sant-Tudal en breton [2]. Le nom de la commune provient du saint éponyme, saint Tugdual, évêque de Tréguier[3].
Géographie
Saint-Tugdual est une commune rurale appartenant à la communauté de communes du Pays du Roi Morvan. Par ses traditions, elle appartient au Pays Pourlet et à la Basse-Bretagne. La commune a une superficie de 1 997 hectares dont 247 hectares de bois [4]. La rivière Aër longe le territoire communal au sud et sert de limite avec Le Croisty. La commune est vallonnée, les principales hauteurs se trouvant au nord de la commune. Elle culmine à 274 mètres au bois de Kerminisy. Elle est située en dehors des grandes voies de communication.
Carte topographique de la commune de Saint-Tugdual.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type «climat océanique» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]
Moyenne annuelle de température: 10,9°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,5 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 1,7 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 15,9 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 8,2 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Rostrenen», sur la commune de Rostrenen, mise en service en 1954[11] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7°C et la hauteur de précipitations de 1 145,7 mm pour la période 1981-2010[13].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Lorient-Lann Bihoue», sur la commune de Quéven, mise en service en 1952 et à 35 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11,6°C pour la période 1971-2000[15], à 12°C pour 1981-2010[16], puis à 12,2°C pour 1991-2020[17].
Urbanisme
Typologie
Saint-Tugdual est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[18],[19],[20].
La commune est en outre hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
Occupation des sols en 2018
Type d’occupation
Pourcentage
Superficie (en hectares)
Tissu urbain discontinu
1,8%
36
Terres arables hors périmètres d'irrigation
17,7%
357
Prairies et autres surfaces toujours en herbe
6,7%
135
Systèmes culturaux et parcellaires complexes
41,7%
841
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants
Il en ressort que le bocage a été en grande partie préservé. Les champs de faible superficie entourés pour certains de talus et d'arbres occupent 41% de la surface communale. La forêt, qui occupe 23% de la surface communale, est constituée principalement de feuillus.
Histoire
Moyen Âge
Saint-Tugdual est un démembrement de la grande paroisse de l'Armorique primitive de Priziac. Jusqu'au début du XIIesiècle, on ne parle que de la grande paroisse de Priziac. La création de la paroisse de Saint-Tugdual n'intervient qu'après 1191.
Époque moderne
La paroisse de Saint-Tugdual, y compris sa trève de Le Croisty, compte 2000 communiants en 1778 selon le géographe Jean-Baptiste Ogée.
Révolution française
La paroisse est érigée en commune en 1789. Le prêtre jureur François Le Goff, curé de Saint-Tugdual, est assassiné par les chouans en janvier 1795. Ce dernier s'était marié le 14 juillet 1792: «...Moi, François Le Goff persuadé de plus en plus de la validité du mariage des prêtres, je déclare prendre pour ma légitime épouse Jacquette Corderoh ici présente et ce au terme de la loi... et moi Jacquette Corderoh je déclare prendre librement et volontairement pour mon légitime époux François Le Goff, ici présent quoique prêtre et curé de Saint-Tugdual...». Ils eurent une fille Marie Françoise Liberté Le Goff née au presbytère de Saint-Tugdual le 5 avril 1793. François Hyacinthe Bargain écrivait au sujet de ce dernier en avril 1794: le curé de Saint-Tugdual à femme et enfant et est revêtu de l'habit des Gardes Nationales depuis longtemps.[24]
Le XIXesiècle
Le XXesiècle
La commune de Saint-Tugdual dut céder une partie de son territoire en 1903 pour permettre la création de la commune du Croisty.
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Tugdual porte les noms de 53 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dont deux[25] décédés en 1914 sur le front belge pendant la Course à la mer, deux[26] décédés dans les Balkans alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient, un (Louis Le Pourhiet) décédé en captivité en Allemagne, la plupart des autres étant décédés sur le sol français. Parmi ces derniers, plusieurs ont été décorés: l'adjudant Jean Le Scouarnec, tué à l'ennemi le à Douaumont, décoré de la Croix de guerre; le soldat François Le Douaron, tué à l'ennemi le à Sailly-Saillisel (Somme), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec étoile de bronze; son frère, le soldat Pierre Le Douaron, mort des suites de ses blessures dans une tranchée le à Seraucourt-le-Grand (Aisne), décoré de la Croix de guerre; le soldat Alfred Le Bris, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital de Commercy (Meuse), décoré de la Médaille militaire[27].
Jean-Marie Cario, né en 1887 à Saint-Tugdual, soldat au 4ebataillon d'infanterie de marche d'Afrique, fut fusillé pour l'exemple le à Souk Ahras (Algérie), «abattu durant une tentative d'évasion du camp de Souk Ahras»[28].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Tugdual porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi elles, Joseph Chauve, Louis Chauve, Tugdual Gourin, Louis Le Du, Louis Le Léonnec, Joseph Perret et un autre jeune homme tués tous les sept fauchés par le même obus le à Kerlois en Hennebont[29] lors des combats de la Poche de Lorient[27].
En 1903, Saint-Tugdual est partiellement démembrée pour donner naissance au Croisty.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2019, la commune comptait 369 habitants[Note 6], en diminution de 5,14% par rapport à 2013 (Morbihan: +2,97%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 819
1 733
1 437
1 639
1 881
2 028
1 950
2 027
1 943
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 759
1 756
1 837
1 625
1 755
1 800
1 902
1 900
1 907
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 962
973
976
980
1 040
1 067
1 057
926
782
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
759
638
556
525
444
398
394
393
401
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
374
369
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Le principal employeur de la commune est la biscuiterie des Pâtisseries gourmandes (95 salariés)[4].
Lieux et monuments
Intérieur de l'église paroissiale.Château de Kerminisy vers 1960 (carte postale ancienne, éditeur CIM).
Chapelle Saint-Guen (XVIesiècle), en grande partie détruite le , alors que sa restauration s'achevait. Ses commanditaires sont des seigneurs locaux: les seigneurs de Kerminisy, Kersallic et Restergant. En forme de croix latine très proche du tau grec, elle arbore un clocheton carré élancé auquel on accède par un escalier qui longe le rampant Sud de la toiture.
Église Saint-Tugdual, détruite par la foudre en 1959 et entièrement reconstruite en 1961. Une œuvre in situ de Gyan Meer (de son vrai nom Guillevic) a été installée dans le chœur de l'église en 2006: le lavement des pieds. Bénite par l'évêque de Vannes, monseigneur Centène, la peinture monumentale est le fruit d'une commande du comité paroissial. Chaque année, durant le Jeudi Saint, une cérémonie du lavement des pieds est célébrée par le recteur Henri Goyallon.
La croix de cimetière de Saint-Tugdual.
le Château de Kerminisy, XVIIesiècle et XXesiècle: la partie gauche de l'édifice date de 1600, la partie droite de 1674. La grosse tour carré de style anglais est un ajout récent et date de 1911. Ce château appartenait en 1627 à Valentin de Talhoët et Jeanne Le Lagadec, sieur et dame de Sévérac. Cette terre resta par la suite à cette famille puisque René Armand de Talhoët est propriétaire de ce domaine en 1759[36].
Personnalités liées à la commune
Le champion cycliste René Le Grevès, vainqueur de seize étapes du Tour de France, était, par ses parents, originaire de Saint-Tugdual.
Notes et références
Notes
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[7].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
Dans les archives de l' Abbaye de Bon Repos.
Office public de la langue bretonne, Liste officielle des formes normalisées des communes de Bretagne, page 23
Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1048.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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