Saint-Pierre-de-Fursac (Furçac en occitanmarchois, prononcé Fursà) est une ancienne commune française située dans le département de la Creuse et la région Nouvelle-Aquitaine.
Saint-Pierre-de-Fursac et Saint-Étienne-de-Fursac sont des communes jumelles. En effet, leurs chefs-lieux, autrefois nettement séparés par un bras de la Gartempe[réf.nécessaire], sont aujourd'hui réunis pour ne former qu'un bourg après que le bras fut comblé. Pour les habitants des deux communes, il ne s'agit ni de Saint-Pierre, ni de Saint-Étienne, mais de Fursac[1].
Les deux églises ne sont distantes que d'environ 200 mètres et le même bâtiment accueille les deux mairies reliées par la salle des fêtes, l'horloge extérieure marquant la limite entre les deux communes.
Géographie
Localisation
Cette ancienne commune est limitrophe du département de la Haute-Vienne.
Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. La vallée de la Gartempe en amont de Fursac est un site inscrit sur 17 hectares depuis le [2].
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Durant la Révolution, la commune porte, de nivôse de l'an II à vendémiaire de l'an V, le nom de Le Haut-Fursac[4].
Histoire
Au Moyen Âge, les deux paroisses étaient rattachées à des entités politiques différentes; Saint-Étienne était anglaise et Saint-Pierre était française. Ce n'est qu'en 1527 que les deux communes furent rattachées au royaume de France.
À la Révolution française la commune de Chabannes fut démembrée et une partie de son territoire intégré à Saint-Pierre-de-Fursac. Le château féodal appartenant à la seigneurie de Chabannes-Guerguy a été vendu comme Bien National à cette époque, il fut ainsi rapidement détruit[5].
XIXesiècle: depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur... C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de cathédrales, en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIXesiècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive: ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.
Pour Saint-Pierre-de-Fursac en 1847, la commune comptait 1 499 habitants et 157 migrants soit 10,5% de la population. Parmi ces 157 migrants, 150 étaient maçons et 2 tailleurs de pierre[6].
Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription.
Lors des élections législatives françaises de 2012, Michel Vergnier qui était le député (PS) de la 1recirconscription depuis 1997 a été élu député de la Creuse face à Jean Auclair qui était le député (UMP) de la deuxième circonscription.
Les conseillers départementaux du canton de Le Grand-Bourg sont Annie Chamberaud et Bertrand Labar (DVD) depuis 2015
Lors des élections municipales du une seule liste s'est présentée au suffrage des électeurs. Les 15 sièges de conseillers municipaux ont été pourvus dès le 1ertour avec les résultats et statistiques suivants[7]:
Élu(e)s
Voix
Élu(e)s
Voix
METTOUX Robert
455
DUBOIS Catherine
425
RENAUD Lynette
448
LE CALOCH François
424
TESSIER Nadine
447
CLAVERIE André
412
CHARAMOND Lucile
443
VIOLET Ghyslaine
412
CLAVE Claude
442
DUFOUR THierry
411
FALCK Michel
437
CAMPORESI Christophe
411
BORAMIER Simone
433
CARIAT Jacky
408
BAILLY Joël
428
Nombre
% inscrits
% votants
Inscrits
720
100
-
Abstentions
184
25,56
-
Votants
536
74,44
100
Blancs ou nuls
23
3,19
4,29
Exprimés
513
71,25
95,71
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.
Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].
En 2014, la commune comptait 756habitants, en diminution de −6,32% par rapport à 2009 (Creuse: −2,49%, France hors Mayotte: 2,49%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 142
1 100
1 275
1 333
1 337
1 496
1 389
1 479
1 508
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 501
1 483
1 475
1 531
1 515
1 665
1 644
1 633
1 608
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 624
1 624
1 574
1 356
1 319
1 283
1 272
1 216
1 056
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2007
2012
2014
1 058
1 019
872
817
805
787
810
776
756
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Lieux et monuments
Église Saint-Pierre classée au titre des monuments historiques en 1939[12].
Le parc de Tancognaguet est un parc privé d'une superficie de 7 ha présentant de nombreux arbres dont des Séquoias géants. Ouvert uniquement en juillet et août, il est plus ou moins à l'abandon.
Le monument aux morts est constitué d'une colonne sur laquelle est érigée une sculpture d'un poilu en bronze. Il est inscrit sur le monument les noms des 19 habitants disparus pendant la Première Guerre mondiale[13].
Église Saint-Pierre.
Personnalités liées à la commune
Adémar de Chabannes ou Adémar (v. 989-1034), fut un moine et un chroniqueur français du Moyen Âge.
Félix Chevrier (1884-1962) a été le Secrétaire Général de l'Œuvre de Secours aux Enfants (O.S.E.), association à l'origine de la création des "maisons" de l'O.S.E. en Creuse, puis il a été "Administrateur Général des colonies d'enfants, internats et pouponnières, chargé des rapports avec les autorités administratives et directeur de la colonie de Chabannes" à Saint-Pierre-de-Fursac. Félix Chevrier est considéré comme un Juste parmi les nations[14] depuis 1999.
Notes et références
Notes
Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016,etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Source: Quand Martin Nadaud maniait la truelle... La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet Page 137.
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