Saint-Nicolas-de-Macherin est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Macherinois.
Saint-Nicolas-de-Macherin est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au centre du département de l'Isère. La superficie de la commune est de 1 060 hectares et l'altitude varie de 447 à 952 mètres.
La commune se trouve à 5 km au nord de Voiron, chef-lieu de canton, et à 28 km au nord-ouest de la préfecture, Grenoble. Elle se situe à 510 km de Paris.
La partie du territoire du département l'Isère dans laquelle se situe le territoire de Saint-Nicolas-de-Macherin est une zone de bas plateaux entourées de quelques collines de hauteur assez modeste mais présentant un climat un peu plus rude que dans la plaine. Il peut donc neiger sur le territoire de la commune alors que la plaine peut n'être soumis qu'à un régime de pluie. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.
Hydrographie
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Voies de communication
Le territoire de la commune de Saint-Nicolas-de-Macherin est situé à l'écart des voies de grandes circulation. L'autoroute la plus proche est l'A48 qui relie L'agglomération lyonnaise à celles de Grenoble.
Urbanisme
Typologie
Saint-Nicolas-de-Macherin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,9% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,9%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (58,9%), zones agricoles hétérogènes (17,3%), prairies (10,4%), terres arables (8,2%), zones urbanisées (5,3%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Hameaux et Lieux-Dits
Macherin
Chatellonnière
le Bourg
le Mélissard
Hautefort
le Château
la Rivoire
la Crozat
le Replat
le Bergureuil
Pied Barlet
le Magnin
les Combes
le Bourdis
Baracuchet
le Goulet
la Roche
le Plan
Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
Article connexe: Risque sismique dans l'Isère.
L'ensemble du territoire de la commune de Saint-Nicolas-de-Macherin est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), non loin de la zone n°3 située plus à l'ouest[7].
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Toponymie
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Histoire
Article connexe: Histoire de l'Isère.
Au Moyen Âge, la paroisse de Saint-Nicolas était partagée entre le mandement de Tolvon et le mandement de Hautefort. Le mandement de Hautefort était une possession des seigneurs de Clermont et faisait partie du Dauphiné. Ils y construisirent un château. Le mandement de Tolvon, incluant le bourg actuel, était possession des Comtes de Savoie, lesquels possédaient la maison-forte de Pied-Barlet. La frontière entre le Dauphiné et la Savoie passait ainsi sur l'actuel territoire de la commune si bien qu'Hautefort était en Dauphiné et le bourg en Savoie. Après le rattachement du Dauphiné à la France, les possessions des Comtes de Savoie furent réorganisées et le mandement de Tolvon passa au Royaume de France. L'intégralité du territoire de l'actuelle commune de Saint-Nicolas-de-Macherin se trouvait alors en France. À la suite de ce remaniement, la maison-forte de Pied-Barlet perdit son intérêt défensif et devint une habitation. On sait qu'elle fut vendue, en 1363, à la famille de Hermerat avant de passer, en 1591, aux mains de la famille du Vivier qui la conservera jusqu'à la révolution[9].
Le Château de Hautefort
Le château de Hautefort, toujours aux mains des Clermont en 1446, devint propriété de Pierre de Gumin en 1537. Ses descendants occupèrent les lieux pendant deux siècles avant que le château ne devienne propriété des Meffray de Césarges. D'apparence féodale à sa construction et alors à vocation défensive et militaire, le château fut maintes fois remanié pour prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.
Le bourg se développa autour de l'église. La date exacte de sa construction est inconnue mais on estime qu'elle daterait du Moyen Âge. De ces bâtiments primitifs, seul subsiste le chœur de l'église actuelle. La nef, en très mauvais état, fut remplacée en 1831 et une importante partie de l'église fut alors remaniée. Le clocher, lui aussi en piteux état, s'effondra en 1889 et fut reconstruit en 1898, orné d'une horloge, toujours visible. Une cloche, datée de 1721, se brisa dans l'effondrement du clocher. La seconde cloche, datée de 1843, fut remontée dans le nouveau clocher et est toujours en service. Une chapelle, Notre-Dame-de-Pitié, jouxtait l'église mais fut détruite lors des travaux de 1831. Notons qu'il existait également une chapelle Sainte-Marie dans le château de Hautefort, aujourd'hui détruite. Enfin, une chapelle Sainte-Croix existait à Pied-Barlet jusqu'au XVIIIesiècle.
La commune de Saint-Nicolas-de-Macherin est créée en 1790 avant d'être rattachée à Saint-Etienne-de-Crossey en 1794. Elle redevient indépendante durant le Consulat, en 1801[10]. Le cadastre napoléonien de la commune date de 1819.
Politique et administration
Administration municipale
La MairieL'ancienne école communale, démolie en 2011
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Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1791
1792
Claude Gaillard
1792
1793
Vial
1793
1796
Antoine Perrin
1796
1797
Jean Tivollier
1797
1800
Pierre Gaillard
1800
1804
Jean Bourdis
1804
1811
Jean Vial
1811
1812
Jean Tivollier
1812
1814
Claude Picard
1814
1830
Jean-Marie Constantin de Chanay
1830
1831
Claude Picard
1831
1836
Jacques Fagot
1836
1846
Claude Picard
1846
1848
André Chalaron
1848
1868
Joseph Vial
1868
1884
Antoine Fagot-Mallot
1884
1885
François Guilligay
1885
1896
Rémy Fagot
1896
1925
Liguori Vial
1925
1943
Louis Fauchon
1943
1944
Joseph Gaillard
(Maire délégué volontaire à la suite de la démission de Louis Fauchon)
1944
1945
Jean Marcoz
(Conseil municipal provisoire nommé par le canton de Voiron)
1945
1953
Paul Merle
1953
1965
Albert Satre
1965
1989
Jean Tabeling
SE
1989
2001
Marcel Descombes
SE
2001
2020
Roland Grambin
SE
2020
En cours
Freddy Rey
SE
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].
En 2019, la commune comptait 977 habitants[Note 3], en augmentation de 11,91% par rapport à 2013 (Isère: +2,9%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
643
704
749
701
796
816
828
857
874
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
790
753
723
687
690
660
623
590
586
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
514
542
525
443
435
427
398
420
390
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
384
380
389
518
615
782
863
885
933
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
977
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Logement
D'après les chiffres de l'INSEE (2013), 91,6% des ménages de la commune vivent en maisons individuelles contre 8,4% en appartements[15]. 94% des logements de la commune sont des résidences principales, 1,7% sont des résidences secondaires, les autres étant vacants lors de l'enquête (2013). Il est à noter que 21% des logements de la commune furent construits avant 1919 tandis que 62% furent construits entre 1971 et 2005.
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Équipement culturel et sportif
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Médias
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, assez régulièrement, y compris le dimanche, dans son édition du Voironnais à la Chartreuse, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton et quelquefois du village, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
Cultes
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Économie
En 2013, 4,1% de la population active de la commune était au chômage[15]. Un chiffre à comparer avec le taux de chômage départemental qui était, sur la même période, de 11,2%.
57 établissements étaient en activité sur la commune au 1er janvier 2015, dont 10 exploitations agricoles (17,5% des établissements actifs contre 3,7% à l'échelle du département). Un seul établissement employait plus de 50 salariés (la SITPM) tandis que deux établissements comptaient entre 10 et 19 salariés. 84% des établissements ne comptaient aucun salarié[15].
L'usine de la SITPM
La SITPM (Société Industrielle des Tissages Paul Merle), implantée sur la commune au lieu-dit de L'Usine, emploie 58 personnes dans la fabrication de tissus techniques. L'usine fut créée en 1853 par le Comte de Chanay, alors propriétaire du château de Hautefort, sous le nom d'Usine de Tissage de Sainte-Marie d'Hautefort. En 1890, l'usine est rachetée par une entreprise lyonnaise de soierie, Noyer-Durand-Colon, avant d'être reprise, en 1938, par Paul Merle qui lui donne son nom actuel. Le groupe américain Celanese en devient propriétaire en 1966 avant de revendre la SITPM en 1971 au groupe isérois Sofileta, spécialisé dans les textiles techniques. L'usine fut principalement orientée vers le tissage avant de se spécialiser, après guerre, dans la fabrication de tissus synthétiques, puis, après la reprise par Sofileta, dans les tissus techniques à haute valeur ajoutée. Le site s'étend sur 15 000 m2 et compte plus de 130 métiers à tisser automatisés.
Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du «Bois de Chartreuse», la première AOC de la filière Bois en France[16],[17].
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
Le Château de Hautefort
Le Château de Hautefort, édifice le plus ancien de la commune, ayant appartenu à d'illustres familles.
Au lieu-dit de Pied Barlet, ruines de l'ancienne maison forte du XIIIesiècle, bâtie par les comtes de Savoie[18],[10].
L'église Saint-Nicolas, rebâtie entre 1885 et 1889 sous la direction de l'architecte Jean-François Pichat, qui a remplacé l'ancienne église du prieuré des moines Antonins, et qui présente un chœur du XIIIesiècle[18],[19].
Notre-Dame-de-la-Croix, statue de Vierge Noire, installée dans le hameau de Hautefort en 1870.
Personnalités liées à la commune
Paul Picard, député de l'Isère, né et décédé dans la commune
Comte Amédée de Foras, homme politique et diplomate, se maria puis résida dans la commune, au Château de Hautefort
Famille Morand de Jouffrey, descendants de Jean-Antoine Morand de Jouffrey, architecte, peintre, urbaniste, qui œuvra à Lyon (1727-1794) où il créa le quartier des Brotteaux (6earrondissement). Un pont, ainsi qu’un parking, portent encore son nom. Son fils, Antoine Morand de Jouffrey, est nommé procureur général du roi au bureau des finances de Lyon en 1785. Devenu Chevalier héréditaire d'empire, il devint conseiller à la cour sous la Restauration. Son petit-fils, Aimé Jean-Jacques Morand de Jouffrey, fut fait premier président de la cour royale de Grenoble en 1829. C'est Jacques Morand de Jouffrey qui fut le dernier comte de Hautefort (1922-1999) et qui à la suite de l'instauration de l’impôt sur la fortune entreprit à contrecœur la vente du château en appartements en 1982.
Quelques photos de sites et de monuments de Saint-Nicolas-de-Macherin
Vue du bourg depuis les hauteurs
L'étang de Hautefort
L'étang de Hautefort
L'étang de Hautefort à l'automne
Vue du hameau de Hautefort
Vue du hameau de Hautefort
Croix au Mélissard
Croix sur la route des Combes
La Vierge noire de Hautefort dite Notre-Dame-de-la-Croix
Lavoir de Hautefort
Four à pain de Hautefort
Collines de Macherin
Maison traditionnelle en pisé à Hautefort
Grange en pisé au lieu-dit Bassey
La salle des fêtes communale, au bourg, démolie en
Vue sur la Roche et le Replat depuis l'étang de Saint-Nicolas
Le Monument aux Morts communal
Héraldique
Saint-Nicolas-de-Macherin possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.
Notes et références
Notes et cartes
Notes
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère: Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741p. (ISBN2-911148-66-5), pp. 498-501.
Anne Cayol-Gerin, Le Pays Voironnais - Patrimoine en Isère, Editions Conseil Départemental de l'Isère, novembre 2017, p. 41
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