Saint-Léger est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.
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Articles connexes: Liste des cours d'eau du Pas-de-Calais, Liste de rivières de France et Liste des fleuves de France.
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.
C'est dans la commune que la rivière la Sensée, cours d'eau naturel non navigable de 27,07 km, prend sa source et se jette dans le canal du Nord au niveau de la commune d'Arleux[2].
Paysages
Article connexe: Paysage en France.
La commune est située dans le paysage régional des grands plateaux artésiens et cambrésiens tel que défini dans l’atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 1],[3]. Ce paysage régional, qui concerne 238 communes, est dominé par les «grandes cultures» de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70% de la surface agricole utilisée (SAU)[4].
Urbanisme
Typologie
Saint-Léger est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[5],[6],[7].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (91,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (80,9%), prairies (6,2%), forêts (4,9%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1%), zones urbanisées (3,9%)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].
Voies de communication et transports
Transport ferroviaire
Article connexe: Liste des gares du Nord-Pas-de-Calais.
De 1882 à 1969, la commune est desservie par une ancienne ligne de chemin de fer, la ligne de Boisleux à Marquion.
Toponymie
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Histoire
L'histoire de la commune peut être consultée dans le Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais paru en 1873, en cliquant sur le lien ci-après [12].
Carte de Cassini
Carte de Cassini du secteur vers 1750.
Le château de Saint-Léger avant sa destruction en 1917.
La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIesiècle, Saint-Léger était une paroisse située dans la vallée de la Sensée, le long du chemin de Cambrai à Bapaume.
Le château est représenté à l'est du village.
Au nord, un moulin à vent en bois aujourd'hui disparu était en activité à cette époque.
Avant la Révolution française, Saint-Léger était le siège d'une seigneurie. Par lettres données à Versailles en avril 1759, la terre de Saint-Léger, réunie à celle de Villerval (Willerval?) et Fontaine est érigée en marquisat sous le nom de marquisat de Languedoue du nom du seigneur du lieu. Saint-Léger relève de Borafle, appartenant au marquis de Mouchy. Beaucoup de fiefs sont liés aux terres de Villerval et de Fontaine qui possèdent toute la justice seigneuriale et relèvent du comte d'Oisy[13].
La commune a été le théâtre d'opération de la bataille de Bapaume durant la guerre franco-prussienne de 1870-71.
Première Guerre mondiale
Après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'État-Major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent du village de Saint-Léger et poursuivent leur route vers l'ouest. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'au début de 1917. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir: blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
En mars 1917, les Allemands décident de se retirer sur la Ligne Hindenburg, ligne fortifiée située à seulement 2 km à l'est devant Bullecourt. Avant leur départ, le village est évacué de ses habitants et toutes les constructions (église, mairie, maisons) sont systhématiquement dynamitées, tous les arbres sont coupés, les puits pollués avec du fumier [14].
Les troupes britanniques prennent alors possessions des ruines du village le 2 avril 1917. Saint-Léger repassera aux mains des Allemands en mars 1918 lors de l'Offensive du Kaiser jusqu'au , date à laquelle le village sera définitivement repris par les troupes du Commonwealth après de violents combats, attestés par la présence de nombreux cimetières britanniques ou allemands dans le secteur
Après l'armistice, les habitants reviennent peu à peu au village. Alors commença une longue période de reconstruction.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la croix de guerre 1914-1918 le [15].
Carte postale du village avant 1914.
Carte postale du village avant 1914.
Carte postale des ruines du village en 1920: à l'arrière-plan, les ruines de l'église.
Vue du village en reconstruction en 1920.
Vue du village en reconstruction en 1920.
Situation de Saint-Léger en 1917 tout près de la ligne Hindenburg.
La carte des régions dévastées en 1919 montre que la village est complètement détruit.
Des pistes d'aviation allemandes ont existé sur le village durant la Seconde Guerre mondiale. 350 hommes des forces de la Luftwaffe occupaient le village à cette époque.
Politique et administration
La mairie.
Découpage territorial
Article connexe: Arrondissements du Pas-de-Calais.
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
Article connexe: Liste des intercommunalités du Pas-de-Calais.
La commune est membre de la communauté de communes du Sud-Artois.
Circonscriptions administratives
Articles connexes: Redécoupage cantonal de 2014 en France, Liste des cantons du Pas-de-Calais, Conseil départemental du Pas-de-Calais et Liste des conseillers départementaux du Pas-de-Calais.
Articles connexes: Liste des circonscriptions législatives du Pas-de-Calais et Liste des députés du Pas-de-Calais.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Articles connexes: Élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, Histoire des maires de France et Nomination des maires sous la Troisième République française.
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001
2008
Jean-Claude Goethals
mars 2008
En cours (au 5 avril 2022)
Michel Blondel
Architecte Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17],[18],[19] Réélu pour le mandat 2020-2026[20],[21]
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Légerois[22].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].
En 2019, la commune comptait 474 habitants[Note 4], en augmentation de 10,23% par rapport à 2013 (Pas-de-Calais: 0%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
481
481
484
559
628
658
669
695
675
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
687
694
719
697
755
718
766
777
784
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
769
706
717
437
505
498
504
442
406
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
445
447
422
413
392
393
410
406
399
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
438
474
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,9%, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,7% la même année, alors qu'il est de 24,9% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 231 hommes pour 231 femmes, soit un taux de 50,00% de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[27]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,3
90 ou +
0,4
3,0
75-89 ans
6,4
14,3
60-74 ans
14,0
20,3
45-59 ans
15,7
24,9
30-44 ans
24,2
15,2
15-29 ans
16,5
21,1
0-14 ans
22,9
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[28]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,5
5,4
75-89 ans
8,9
15,9
60-74 ans
17,3
20,2
45-59 ans
19,4
19,1
30-44 ans
18,2
18,6
15-29 ans
16,3
20,3
0-14 ans
18,3
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le monument aux morts.
L'église Saint-Léger.
Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Louis Alexandre de Languedoue, seigneur de Saint-Léger par sa femme, Villerval, Fontaine, colonel d'infanterie, ancien commandant d'un bataillon du régiment d'infanterie du roi, chevalier de Saint-Louis, bénéficie en avril 1759, par lettres données à Versailles, du titre de marquis de Languedoue. Son épouse, Marie Reine de la Rosière, bénéficie également du titre. Elle est veuve de Marie Jacques Eustache, marquis d'Aoust, dame de Saint-Léger, Fontaine, Cuinchy-Prévôt, Cuinchy-Baudouin (Cuincy), Lambres, Rocoux, Wouaziers, Fersin, etc. Louis Alexandre a servi 38 ans dans le régiment d'infanterie du roi, y est devenu commandant de bataillon. Il a participé à 33 actions, sièges ou batailles, a été blessé de six coups de fusil et d'un coup de canon. Il appartient à une très ancienne famille noble. Parmi ses ancêtres, figure Jean de Languedoue, son septième aïeul, qui a montré sa valeur à la bataille de Montlhéry, ce qui lui a valu d'être nommé chevalier de Saint-Michel en 1470, etc[13].
Héraldique
Les armes de commune se blasonnent ainsi:
de gueules aux trois têtes de léopard arrachées d'or lampassés d’azur.
Pour approfondir
Bibliographie
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La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages: ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Nicolas André, «Bilan des maires – Saint-Léger – Michel Blondel: «Notre régie communale de l’eau, on y tient, n’en déplaise au préfet»: Michel Blondel, architecte, arrive au terme de son premier mandat sans savoir s’il se représentera. Mais l’enthousiasme de celui qui succéda à Jean-Claude Gœthals reste intact. Le premier magistrat affirme notamment son hostilité à la dissolution de la régie communale qui serait englobée dans le SIESA, qui concède son réseau à Véolia», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
«Saint-Léger: Michel Blondel reçoit la confiance de son conseil: Maire sortant, Michel Blondel s’était de nouveau présenté aux suffrages des électeurs, à la tête de l’unique liste qui leur a été soumise à l’occasion du premier tour des élections municipales», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
M.-J. A (CLP), «Saint-Léger: Un nouveau lotissement communal et un château d’eau rénové: Michel Blondel, 64 ans, architecte, entame avec enthousiasme son deuxième mandat à la tête de cette commune rurale de 450 habitants. Il poursuit les actions engagées par l’ancien maire.», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
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