Selon la carte IGN, le bâtiment de la Mairie est située à 270 mètres d'altitude. Le territoire culmine à 363 mètres dans le bois de Réthimont. Le point le plus bas est à 248 mètres, près de l'étang du censal.
Le territoire est totalement inclus dans le bassin versant de la Mortagne avec laquelle il communique par les ruisseaux dits de Moranviller et de la Goutte. Ce dernier est ainsi désigné par l'actuelle carte IGN (2019) mais le premier cadastre de Remenoville le nomme «ruisseau du Prey ».
Le village est desservi principalement par la route départementale numéro 144 qui le relie à Gerbéviller au Nord-Est, et à la route départementale numéro 22 au Sud, en direction de Vennezey. Remenoville est relié aux villages voisins de Rozelieures, Moriviller, Franconville, Seranville et Giriviller par des routes communales.
La monographie de Remenoville mentionne une source salée qui aurait été sondée en vue d'une exploitation en 1796. Ce projet n'a jamais été mené à son terme.
Communes limitrophes de Remenoville
Moriviller
Gerbéviller
Seranville
Rozelieures
Vennezey
Giriviller
Urbanisme
Typologie
Remenoville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
prairies (37%), terres arables (34%), forêts (22,2%), zones urbanisées (3,8%), zones agricoles hétérogènes (3%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Selon Henri Lepage, Remenoville viendrait de Romonoldi villa, le domaine d'un personnage germanique[8]. Jean Spaite donne un nom originel différent: Ramenoldus villa[9]. Ernest Nègre cite les formes Romonouvilla en 1179 et Remoldi Villa au XIVe siècle. Il y voit le nom d'une personne dans la langue des anciens gaulois[10].
Localement, le nom du village se prononce R'menoville.
Histoire
Périodes romaine et pré-romaine
Le territoire est traversé par des voies antiques[11], probablement pré romaines (voir la section Lieux et monuments).
Moyen Âge
Des sépultures franques ont été découvertes sur le territoire communal[12] à proximité du bois du Haut du Mont[11].
Henri Lepage écrit que l'on a découvert dans le cimetière de Remenoville une croix en pierre portant une inscription avec la date de 1022[13].
Pendant la période allant de 1037 à 1062, des possessions sont nouvellement acquises à Remenoville par Lambert, abbé de Moyenmoutier[14].
le village est mentionné en 1114 dans une charte de l'Empereur Henri V[13].
En 1171, Pierre évêque de Toul fait savoir que Thierry de Ramberviller a fini par ratifier le don des pâtures de Remenoville et de Cembesch (St-Boingt) à l'abbaye de Beaupré[13].
En 1287, Bouchard évêque de Metz, reconnaît pour son homme-lige, Pierre, chevalier et Seigneur de Removille (Remenoville). En 1324, Philipins de Remenoville et son frère Gervais écuyers, se reconnaissent hommes-liges du Duc de Lorraine[13].
En 1341, le duc Raoul publie des lettres au sujet de son accompagnement avec l'abbaye de Moyenmoutier. Dans l'un de ces documents, le duc rappelle que parmi les propriétés de l'église (abbaye de Moyenmoutier), figure le ban de Remenauville (Remenoville)[15].
À la fin du Moyen Âge, Remenoville est un village du duché de Lorraine. Le seigneur de Gerbéviller et l'abbé de Moyenmoutier y étaient hauts, moyens et bas justiciers. Les plaids annaux (annuels) étaient tenus alternativement par chacun d'eux. Le village était obligé de fournir deux hommes pour la garde de la porte Saint-Pierre à Gerbéviller, lors des exécutions[13].
Ancien régime
Le , Olry Wiss Seigneur de Gerbéviller, acense deux contrées de bois aux habitants de Remenoville et de Moranviller[16]. Il s'agit des forêts du rouar des pairs et de la petite fillière[17]. Le 28 avril 1866, il est mis en adjudication un cens sur des affouages dans plusieurs communes, dont Remenoville[18]. il ne peut s'agir ici que du cens mentionné au début de ce paragraphe.
En 1587 pendant les guerres de religions, le passage des reîtres est signalé en septembre à Remenoville avec sa cohorte de destructions[19].
Période moderne
Le 12 mars 1866, la forêt de Rethimont située sur le territoire de Remenoville et appartenant jusque là au marquis de Gerbéviller est mise en vente aux enchères[20].
En 1859, l'église est en reconstruction pour un coût estimé à 60 000 francs[21].
En 1877, soit 5 ans avant le vote de la loi Jules Ferry, un rapport présenté au conseil départemental de l'instruction publique donne la liste des communes ayant établi la gratuité absolue de leurs écoles. Remenoville figure dans cette liste[22].
L'almanach-annuaire du lunévillois pour l'année 1890 note à Remenoville trois aubergistes, un boulanger et deux épiciers[23].
Le 26 décembre 1910, on découvre à son domicile le corps sans vie d'Auguste Hertement. La presse nationale s'empare de ce fait divers qui fait grand bruit sous le titre «le crime de Remenoville». Un habitant de Giriviller fut condamné à mort pour ce meurtre[24]. Le président de la République commua sa peine[25].
Le 26 juillet 1922 est publié l'appel d'offres pour l'électrification du village[26].
Dans les années 1960, on entendait encore «le faubourg» pour désigner l'extrémité Sud du Village.
Moranviller
une légende locale affirme que Remenoville n'aurait été primitivement construit qu'au XVIIe siècle par les habitants de Moranviller fuyant la peste et les Suédois. C'est totalement faux. Les points précédents démontrent que Remenoville existait dès le haut Moyen Âge, au moins. Les documents historiques mentionnent le hameau de Moranviller en même temps que Remenoville.
Moranviller se situait à environ 1 km de Remenoville, au bord de la route communale qui mène à Giriviller. Moranviller et Remenoville semblent n'avoir formé qu'une seule paroisse puisque l'on ne trouve aucune trace d'église ni de cure à Moranviller. Il n'y a pas non plus de plaid propre à ce hameau. On cite Gerardus De Murinvilla en 1179 (Abbaye de Beaupré), Moranville en 1324 et Morainviller en 1621[27].
Moranviller compte encore "40 feux" en 1630[13] et aurait été détruit par les Suédois lors de la guerre de trente ans. Selon l'abbé Chatton dans sa note sur les sépultures franques de Remenoville, la destruction de Moranviller date de 1644[12] mais l'auteur ne cite pas de source. Le territoire a été réuni à celui de Remenoville[13].
Première guerre mondiale
Le site mémoire des hommes recense 113 fiches de soldats français tués sur le territoire communal pendant la première guerre mondiale. Le 12 novembre 1914, la Préfecture de Meurthe-et-Moselle annonce que 27 maisons sont totalement incendiées à Remenoville à la suite des combats sur la Mortagne et à Rozelieures[28],[29].
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Maires avant 1971
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1803 (an 11)
Joseph Nicolas Cartier
1803 (an 11)
1808
Joseph Cousserat
1808
1809
Dominique Poirot
1809
1814
Pierre François Poirine
janvier 1815
1818
Jean François Cartier
1818
1821
Nicolas Bajolet
1821
décembre 1837
Dominique Bailly
1837
1848
Nicolas Albert
1848
décembre 1851
Dominique Bailly
janvier 1852
juillet 1852
Nicolas Poirat
juillet 1852
1853
Nicolas Poirat
nommé par le préfet; loi du 7 juillet 1852 et décret du prince-président du même jour[30]
1853
décembre 1855
Constant Viriat
décembre 1855
décembre 1857
Augustin Bailly
janvier 1857
décembre 1859
Nicolas Albert
janvier 1859
1870
Pierre François Hacquard
janvier 1871
après 1906
Louis Bailly
avant 1911
Hacquard
avant 1921
après 1926
Émile Viriat
après 1926
avant 1936
Henri Georges
avant 1936
avant 1945
Alphonse Pierre
condamné en 1945 pour collaboration avec l'occupant[31]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].
En 2019, la commune comptait 158 habitants[Note 3], en diminution de 5,95% par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle: +0,38%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
240
250
241
293
298
315
317
329
324
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
306
325
343
329
301
296
300
280
268
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
240
227
199
192
175
177
153
148
122
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
2014
103
109
121
163
154
138
136
151
171
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
158
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
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Charles-Élie Bailly, né le à Remenoville, décédé le à Paris. Ancien élève de M Robinet à l’École des beaux Arts, il fut sculpteur et statuaire à Paris. Sa signature figure sur plusieurs monuments funéraires du cimetière du Montparnasse. Il a réalisé la statue de l'Abbé Grégoire installée sur la place des Carmes à Lunéville[40].
Joseph Edmond Chatton, né à Buriville le et décédé le . Il fut curé de Remenoville du au [41]. Il fut membre de la société d'archéologie lorraine et correspondant de l'Académie Stanislas. Il publia de nombreux articles historiques; à ce titre, il est co-auteur de la note sur la découverte en 1903 de sépultures franques à Remenoville[12].
Frédéric Henri Wolff, chef de bataillon au 36e régiment d'infanterie coloniale (Soldat fusillé pour l'exemple) le .
Héraldique, logotype et devise
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«Remenoville», Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr
(fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
Notes et références
Notes
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
Jean Spaite, Saint patronage et sobriquets, Nancy, Imprimerie Apache Color, , 247p., page 230.
Nègre, Ernest., Toponymie générale de la France / 2. Formations non-romanes, formations dialectales., Droz, (ISBN2-600-00133-6 et 978-2-600-00133-5, OCLC174640771, lire en ligne).
Documents rares ou inédits de l'histoire des Vosges. Tomes premier-deuxième. Tome 1 / rassemblés et publ., au nom du Comité d'histoire vosgienne, par L. Duhamel,..., 1868-1869 (lire en ligne), p.75.
L. (18-19; directeur d'école) Auteur du texte Jacquot, Simples leçons sur l'histoire de la Lorraine et la géographie du département de Meurthe-et-Moselle (Nouvelle édition, revue et augmentée) / par L. Jacquot. Nouvelle édition, revue et augmentée, (lire en ligne), p.6.
J. Auteur du texte Creutzer, L'instruction primaire dans le département de Meurthe-et-Moselle: rapport présenté au Conseil départemental de l'instruction publique / par M. Creutzer,..., (lire en ligne), p.55.
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