Le climat de la Gironde est de type océanique aquitain, qui se caractérise à Pugnac par des hivers très doux et des étés chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 820 mm d'eau et environ 150 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages.
Les températures moyennes sont de 6,4°C en janvier et de 20,9°C en août avec une moyenne annuelle de 13,3°C. Pugnac connaît en moyenne 15 à 20 jours en été où les températures dépassent les 30°C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41°C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35°C. Pugnac bénéficie d'un ensoleillement élevé dépassant souvent 2 000 heures de soleil par an et jusqu'à 2 200 heures sur le littoral.
Pugnac a connu des hivers très froids en 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992 et plus récemment, une sécheresse importante de 2002 à 2005.
Pugnac a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur 41,9°C le 16/8/1892 et comme record de froid -−16,4°C le 16/1/1985. La température moyenne annuelle est de 13,3°C.
Mois
jan.
fév.
mars
avril
mai
juin
jui.
août
sep.
oct.
nov.
déc.
année
Température minimale moyenne (°C)
2,8
3,4
4,6
6,6
10,3
13
15,1
15,2
12,5
9,5
5,5
3,8
8,5
Température moyenne (°C)
6,4
7,6
9,6
11,6
15,4
18,3
20,8
20,9
18,1
14,2
9,4
7,3
13,3
Température maximale moyenne (°C)
10
11,7
14,5
16,5
20,5
23,5
26,4
26,6
23,7
18,8
13,4
10,7
18,1
Record de froid (°C)
−16,4
−15,2
−9,9
−5,3
−1,8
2,5
4,8
1,5
−1,8
−5,3
−12,3
−13,4
−16,4
Record de chaleur (°C)
20,2
26,2
29,8
31,1
35,4
40
39,2
41,9
37,6
32,2
25,1
22,5
41,9
Précipitations (mm)
92
82,6
70
80
83,9
63,8
54,5
59,5
90,3
94,1
106,9
106,7
984,1
Source: Le climat relevé à Bordeaux, proche de Pugnac (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1880) - Météo-France[2],[3]
Urbanisme
Typologie
Pugnac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,9% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
cultures permanentes (47,2%), zones agricoles hétérogènes (20,6%), zones urbanisées (12,5%), forêts (7,7%), prairies (6,8%), zones humides intérieures (2,9%), terres arables (2,3%)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Pugnac est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible)[10]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[11].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Moron et le ruisseau de Bourdillot. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1999 et 2009[12],[10].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Pugnac.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,8% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 941 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 941 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 84% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[13],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[14].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[10].
Histoire
Construite sur une colline, elle doit son nom aux tribus locales qui avaient autrefois choisi cet endroit pour régler leurs différends à coups de poing.[réf.nécessaire]
Néolithique: près du bourg de Pugnac, dans les lieux-dits Fontarabie, la Grosse Pierre, la Pointe, Gravier, Viaud, Rivereau, les Communaux, Peugeais, Lartigueon, de nombreux outils lithiques ont été répertoriés.
Époque gallo-romaine: au lieu-dit Gravier, près de la RD 137, et à Lassalle, près du Moron, divers mobiliers et une villa de l'époque gallo-romaine sont découverts. Le rattachement de la commune de Lafosse à la commune avait échoué au temps des Gaulois.
Moyen Âge: au VIIIesiècle, sur les berges du Moron, Eudes d'Aquitaine érige des camps afin d'enrayer les invasions des Maures. Pendant cette période du Moyen Âge, les communes de Pugnac, Saint-Urbain, et Lafosse, alors indépendantes, sont dotées d'édifices religieux, transformés au cours des siècles. C'est le cas de l’église romane Saint-Sulpice de Lafosse, bâtie au XIIesiècle. Pugnac est alors formée de groupes de grandes fermes (métairies) rattachées aux seigneurs environnants: De Lansac, De Saint-Savin, De Josué, De Vincens, De Calmeilh (Lafosse), château jadis fortifié, rebâti au XVIIIesiècle.
Période contemporaine: À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Pugnac forme la commune de Pugnac et la paroisse Saint-Sulpice de Lafosse forme la commune de Lafosse. Le , la commune de Lafosse est rattachée à celle de Pugnac[15].
Héraldique
Blason
Parti, au premier d’azur au chevet de l’église romane de Lafosse d’argent, mouvant en demi-profil de la partition, au deuxième de gueules à la tiare papale d’or soutenue d’une grappe de raisin feuillée d’une pièce du même et vrillée de sable.
Les anciennes communes qui ont fusionné en 1974 sont toutes deux représentées: Lafosse par l'église Saint-Sulpice et Pugnac, terre viticole, par la tiare papale d'Urbain Ier, protecteur de la vigne et des vignerons, et la grappe de raisin. Officiel, présent sur le site internet de la commune[17]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2019, la commune comptait 2 325 habitants[Note 3], en augmentation de 3,66% par rapport à 2013 (Gironde: +7,85%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
570
631
663
696
707
697
756
786
781
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
797
865
876
856
889
898
907
898
912
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
906
899
913
810
793
770
747
745
763
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
784
820
1 120
1 610
1 875
1 893
1 957
1 972
2 243
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
2 285
2 325
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Lieux et monuments
L'église Notre-Dame est un vaste sanctuaire néo-roman édifié à partir de 1861, afin de remplacer une ancienne église romane considérée comme trop exiguë. Dessinée par l'architecte Bonnore, elle se compose d'une nef de quatre travées, bordée de bas-côtés. La façade est dominée par un clocher en pierre de taille, couronné d'une flèche[23].
L'église Saint-Sulpice de Lafosse est un édifice roman datant du XIe ou du XIIesiècle pour ses parties les plus anciennes. Sa nef est couverte d'une charpente apparente construite au XVIesiècle, ornée de motifs aux tons verts et bordeaux au XIXesiècle. L'intérieur conserve également une Crucifixion du XVIIIesiècle, d'auteur inconnu[23]. L'église est classée monument historique depuis 2009[24].
La chapelle Saint-Urbain, petit sanctuaire datant vraisemblablement du XVIIesiècle, est reprise au XIXesiècle, et bénéficie de travaux de restauration en 1988[25]. Elle conserve une statue de sainte Germaine de facture récente.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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