Frémontiers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
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Frémontiers est un village rural de la vallée des Évoissons, au sud de la Somme, situé à 23 kilomètres au sud-ouest d'Amiens, à 37 km au nord de Beauvais et à 76 km au nord-est de Rouen..
Il se trouve sur l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 320) reliant Poix-de-Picardie à Conty, et est accessible par la sortie 17 de l'autoroute A16.
En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[1].
La commune compte un larri (pelouse calcicole) au lieu-dit de la montagne d’Uzenneville, classé Natura 2000 pour la biodiversité remarquable qu’il abrite[2].
Frémontiers est drainée par le ruisseau des Évoissons, un affluent de la Selle, qui se jette elle-même dans le fleuve côtier la Somme.
Urbanisme
Typologie
Frémontiers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,7% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (49,1%), forêts (37%), zones agricoles hétérogènes (8,6%), eaux continentales[Note 3] (3%), zones urbanisées (2,2%)[8].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].
Toponymie
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Le nom de Frémontiers viendrait d'un toponyme romain signifiant Monastère entouré de frênes.
Le «suffixe» -montiers est présent également dans le patronyme Forest-Montiers qui fait référence à un monastère.
Le nom du village était orthographié Fremoutiers en 1793, Fresmontier en 1801. Il ne prendra sa graphie actuelle qu'ultérieurement[10].
Deux châteaux sont mentionnés du IXesiècle au XVIesiècle:
- au nord celui du mont Pertuy. À proximité, le lieudit la Justice évoque la présence probable d'une potence[11];
- à l'ouest, le château de Lamotte, qui sera réuni à la seigneurie de Famechon.
Ces deux constructions ne sont plus que des ruines en 1899[11].
Les traces d'un couvent témoignent de l'établissement d'un lieu de culte ancien[11].
La seigneurie dépendait de la châtellenie de Conty et de la seigneurie de Wailly (château de mont Perthuy).
Une construction massive, édifiée au chef-lieu avant la Révolution, est désignée par le nom de château en 1899. Elle est un pied-à-terre pour la comtesse de la Rochefoucault, descendante des de Morgan[11].
Durant la guerre franco-allemande de 1870, les troupes allemandes ont séjourné dans le village en 1870-1871. Deux jeunes ont trouvé la mort pendant les combats dus à cette guerre.
Article connexe: Occupation de la France par l'Allemagne de 1870 à 1873.
Il existait encore en 1899 le hameau de Uzenneville, situé à un kilomètre du chef-lieu et qui comptait alors comptait 68 habitants[11].
Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, le village fut le lieu de combats le , lors de la bataille de France, pour tenter de freiner l'ennemi à partir de la position surplombante que constituait le plateau. Lors de la bataille de Frémontiers, 33 soldats du troisième bataillon du 21e régiment d’infanterie sont tués par l'envahisseur allemand.
Ils avaient tenté de s’opposer à l’ennemi qui franchissait la rivière de Poix. Un monument en mémoire de cet événement se trouve sur la route de Brassy[12].
Le monument commémoratif et vue générale du plateau vers la vallée des Evoissons.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
La commune était membre de la communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Ce projet prévoit la «fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont», le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[13],[14]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[15], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[16].
La communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [17].
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].
En 2019, la commune comptait 157 habitants[Note 4], en augmentation de 2,61% par rapport à 2013 (Somme: −0,2%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
248
265
270
271
341
343
347
345
338
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
348
340
391
303
281
269
244
262
218
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
233
223
185
173
188
168
189
186
180
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
164
163
165
141
146
180
180
172
151
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
155
157
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
Manifestations culturelles et festivités
Une randonnée mycologique est organisée par la communauté de communes et la Société linnéenne de Picardie à l'automne dans le Bois de Frémontiers. La 9eédition a eu lieu le 15 octobre 2016[24].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Par la photographie aérienne, l'archéologue Roger Agache a révélé au lieu cadastré «Le Champ Madame» l'emplacement d'une importante villa gallo-romaine[25].
Église Saint-Pierre du XVIesiècle, reconstruite en 1815, classée monument historique[26]. C'est l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Pierre, qui a dépendu de l'abbaye Saint-Germer-de-Fly. En 2013, une souscription est lancée pour sauvegarder l'édifice, en collaboration avec la Fondation du patrimoine[27].
Article détaillé: Église Saint-Pierre de Frémontiers.
Chapelle funéraire, près de l'église. Ce fut la sépulture du dernier seigneur local, Paul François Roussel, et de sa fille[28].
Moulin à eau de 1797, sur la rive gauche du ruisseau des Évoissons, mitoyen de l'église et face à l'ancien manoir seigneurial dont il dépendait.
Le moulin a été reconstruit vers 1797 sur un site où des moulins sont attestés de longue date, puisque la première mention d'un moulin hydraulique à Frémontiers apparaît dans une cession de 1296 par, notamment, messire Raoul de Sens et messire Enguerrand de Lœuilly à l'abbaye Saint-Germer-de-Fly Inscrit MH(1990)[29].
Article détaillé: Moulin de Frémontiers.
Bois de Frémontiers: espace naturel offert au XIXesiècle à la ville d'Amiens, objet d'une pétition en 2006 contre un projet d'Amiens-Métropole[30].
Tilleul de la liberté: planté lors de la Révolution française de 1848, sur le côté de l'église.
Façade nord.
Façade ouest.
La nef.
La chapelle funéraire sur le côté de l'église
Le moulin de Frémontiers.
Les Évoissons
Monument aux morts
Personnalités liées à la commune
Un enfant de la commune, le sergent Choffin, a perdu la vie pendant la conquête de Madagascar[11].
Le sergent-chef Maurice Vitrey, tué pendant la Bataille de France au début de la Seconde Guerre mondiale. Une stèle commémorative particulière a été édifiée dans la forêt de la vallée du Talon, au bord d‘un chemin, là où il est tombé[31].
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Thierry Griois, «Le larris de la montagne d’Uzenneville renaît à Frémontiers: Depuis janvier 2021, un demi-hectare du larris communal, qui bénéficie du label Natura 2000 pour la biodiversité remarquable qu’il abrite, est l’objet d’un chantier de débroussaillage pour restaurer ses pelouses sèches d’intérêt européen. Il sera ensuite entretenu par des moutons et des chèvres», La Gazette du Val-d'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Benoît Delespierre, «Intercommunalité: La carte qui fait peur aux élus locaux», Le Courrier picard, (lire en ligne).
«Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI», Décideurs en région, (lire en ligne).
«Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont», Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos2016-031, , p.93-95 (lire en ligne[PDF]).
Source: Hebdomadaire Le bonhomme picard du 26 mars 2008
Réélu pour le mandat 2014-2020: «Les maires en place: Alain Domart, maire sortant, a été reconduit dans ses fonctions lors de la première réunion du nouveau conseil municipa», Le Bonhomme Picard, édition de Grandvilliers, no3285, , p.25.
Sylvie Godin, «Le bois de Frémontiers, un trésor à champignons: Le 15 octobre, une randonnée mycologique est organisée par la communauté de communes et la Société linnéenne de Picardie», Le Courrier picard, édition de Grandvilliers, no3414, , p.27.
Roger Agache, La Somme pré-romaine et romaine d'après les prospections aériennes à basse altitude, Société des antiquaires de Picardie, Musée de Picardie, Amiens, 1978, pp.326 et 355.
«L'église Saint-Pierre», notice noPA00116161, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Le Courrier picard, région d'Amiens, 23 juin 2013, p. 11.
André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll.«Richesses en Somme», 4e trimestre 2003, 302p., p.154 (ASINB000WR15W8).
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