Doyet est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.
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Doyet
Le château de la Souche.
Administration
Pays
France
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Département
Allier
Arrondissement
Montluçon
Intercommunalité
Communauté de communes Commentry Montmarault Néris Communauté
Ses habitants sont appelés les Doyetois et les Doyetoises[1].
Géographie
Localisation
Doyet est située au sud-ouest du département de l'Allier, à 14,8 km à l'est de Montluçon[2] et à 48,5 km au sud-ouest de la préfecture Moulins[3] à vol d'oiseau.
La commune est traversée par la route départementale 2371, ancienne route nationale 145 puis route nationale 371 reliant Montluçon, à l'ouest, à Bézenet et Montmarault, à l'est.
L'autoroute A71 passe sur le territoire de la commune. Une aire de service y est implantée, l'aire de Saulzet, du nom du bois à proximité.
Doyet est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montluçon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: prairies (62,6%), zones agricoles hétérogènes (19,2%), forêts (7,9%), terres arables (4,2%), zones urbanisées (3,1%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,2%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8%)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le dolmen de la Cabane du Loup atteste la présence humaine dans cette région à la période néolithique[12].
De même, des tuiles gallo-romaines et des tessons de poterie, mis au jour dans les champs de la commune, démontrent la présence d’habitations aux premiers siècles de notre ère.
Le premier texte officiel connu faisant mention de Doyet sous la forme Doyaco remonte au XIesiècle, probablement entre 1084 et 1093, sur «un parchemin scellé de deux sceaux en cire jaune». Une copie de ce parchemin, faite le pour le chapitre de Saint-Ursin de Bourges et déposée comme justificatif parmi les pièces d’un procès intitulé «Doyet: procès pour la possession de la cure »[13] en a été retrouvée. Sur ce parchemin, rédigé en latin, Richard II, archevêque de Bourges, donne au chapitre de Saint-Ursin l’ecclesia de Doyaco, c’est-à-dire l’église de Doyet, don renouvelé en 1095 sur un autre parchemin, et qui incluait également les paroisses voisines de Neuville, Tortezais, Saint-Priest, Jonzais et Deneuille.
L’origine du nom Doyaco, qui s’est plus tard écrit Douyet, reste incertaine: il pourrait s’agir du nom d’un gallo-romain (Doïus), d'un toponyme évoquant des lieux humides ou bien encore d'une évolution de villa de Olii, du nom de la rivière l’Œil qui borne la commune sur sa partie ouest, devenant villa d’Oliaco puis Doyaco, Doyat et finalement Doyet.
Au Moyen Âge, Doyet compte de nombreuses seigneuries dont la notoriété des familles y résidant l’inscrit dans l’histoire:
le château de la Chassignole, situé discrètement à l’intérieur d’un parc enclos dans le bourg à proximité de l’église, existe déjà au XVIesiècle, quand il est apporté en dot par Françoise d’Hérisson à son époux Louis de Courtais vers 1575. Ce château, très apprécié à la belle saison par les de Courtais, était délaissé l’hiver pour leur maison de Montluçon, l’hôtel de Courtais rue Notre-Dame, devenu aujourd’hui le musée des Musiques Populaires de Montluçon;
Château de la Chassignole.
le donjon de la Souche, classé monument historique (XIIIe – XVesiècles), érigé à flanc de coteau à l'est de la commune, reste le seul vestige du château fort d’origine. La maison de la Souche, très ancienne était considérée comme l’une des trente-deux plus mémorables du duché du Bourbonnais[14]. La dernière de la Souche à y habiter est Ysabel de La Souche (1604-1667). Son mariage en 1620 avec le chevalier Gilbert de Courtais (1578-1645) fait se réunir en une seule propriété les domaines de la Souche et ceux de la Chassignole[14];
Château de Bord.
le château fort de Bord, bâti sur un plateau à l’ouest de la commune, s’est également appelé Bord-Peschin à la suite de l’alliance entre la famille du Bertrand, premier seigneur des lieux et la maison du Peschin, en la châtellenie de Moulins[15]. Alors qu'il menaçait ruine, il a été restauré à partir de 1978, ainsi que la chapelle qui avait été édifiée à l’extérieur des murs de l’enceinte du château;
Château d'Ancinay.
le château d’Ancinay, au sud-ouest de la commune, proche de celle de Malicorne, est cité comme fief de plusieurs seigneurs: Raophet vers 1300, Philippe vers 1343, Pierre vers 1375, Jean vers 1399. Il en est fait mention en 1569 par Nicolas de Nicolaï dans la description du Bourbonnais[16]. Peu à peu délaissé par ses seigneurs, le bâtiment actuel (probablement reconstruit sur les ruines du château originel) a été successivement occupé par des fermiers exploitant la propriété d’Ancinay puis vendu en 1963 au pépiniériste Georges Delbard qui l’a restauré avec soin.
Une autre seigneurie est parfois évoquée, celles des Chièzes, ou des Chaises, ou du Chezaud. D'autres fiefs encore existaient: la Ville, les Cloux[17], mais il n'en reste essentiellement que les noms des lieux-dits où elles se situaient.
On trouve également la trace de deux mottes, une au lieu-dit «le Soudan» et une autre aux Barres.
À la Révolution, Doyet est érigé en chef-lieu de canton du district de Montmarault et le restera jusqu’en l’an IX[18].
L’ère industrielle voit le développement de l’extraction de la houille à Doyet sur un site déjà exploité depuis des temps reculés, initialement à ciel ouvert grâce à un gisement à fleur de surface. La mine, concédée à Amable de Courtais par ordonnance royale du , est ensuite vendue à la compagnie «Châtillon-Commentry» et atteint son apogée entre 1859 et 1882, employant de 700 à 800 ouvriers et produisant jusqu’à 120 000 tonnes de charbon par an[19]. La construction d’une ligne de chemin de fer en 1859 permet son transport jusqu’aux villes de Commentry, Montluçon, Vierzon, Tronçais pour alimenter les forges de la compagnie[20]. L’accroissement de la population qui découle de cette forte activité fait aussi exploser les effectifs scolaires. L’école de garçons construite en 1865 se révèle rapidement top petite: un rapport de l’Inspecteur d’Académie venu visiter les lieux en 1875 décrit «159 élèves entassés dans une classe de 60 mètres carrés et sous la direction d’un seul maître[21]». Cette exiguïté va s'aggravant, d’autant qu’un cours complémentaire est créé. Le conseil municipal décide alors en 1887 la construction d’une nouvelle école de garçons «bien installée, pouvant servir pour cours primaire et cours supérieur» sur un terrain attenant à l’école existante, donné par la famille de Courtais[22] L’école est inaugurée en . Un bâtiment dédié à l'éducation des filles est également construit, sur un emplacement donné par la veuve du général de Courtais, et dont la réception finale a lieu en 1881[23].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].
En 2019, la commune comptait 1 169 habitants[Note 4], en diminution de 4,49% par rapport à 2013 (Allier: −2,17%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
711
625
703
823
862
887
979
1 318
1 375
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 172
2 162
2 730
2 941
3 270
3 444
3 323
3 425
3 524
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
3 320
3 152
2 360
1 786
1 676
1 551
1 503
1 455
1 461
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
1 426
1 404
1 278
1 191
1 203
1 164
1 221
1 224
1 237
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 183
1 169
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
Doyet dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère l'école élémentaire publique Lamartine[30].
Le collège Ferdinand-Dubreuil est implanté sur la commune[30].
Économie
La fabrication de tuiles est une activité importante à Doyet au moins depuis le milieu du XIXesiècle. Doyet a donné son nom à une tuile plate traditionnelle en Bourbonnais. Aujourd'hui la Française des tuiles et briques continue cette tradition en produisant des tuiles plates principalement destinées à l'entretien du patrimoine. Elle emploie une trentaine de personnes. Elle est entrée en 2010 dans le groupe Imerys à travers Imerys Toiture; fin 2018, Imerys Toiture est sorti du groupe Imerys et a pris le nom d'Edilians.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église Saint-Pierre, néo-romane, construite entre 1875 et 1879 et affectée au culte le .
La statue du général de Courtais, député de l'Allier (1842-1849), autrefois sur la place du village, placée aujourd'hui auprès du mausolée où repose le général, dans l'enceinte de l'ancien cimetière.
Le pont et moulin de Bord.
Les étangs de la Gare, de la Planche, du Prériant, de Saulzet, de la Ville.
Le château de la Souche, édifié entre les XIIIeetXVesiècles[31].
Le château d'Ancinet (ou d'Ancinay), à trois kilomètres au sud-ouest du bourg, au-dessus de la vallée de l'Œil. Le château, qui a beaucoup souffert après la Révolution, a été restauré depuis son achat en 1963 par le pépiniériste Georges Delbard. Il comporte un logis principal, flanqué de deux tours d'angle rondes; une tour d'escalier est accolée à la façade méridionale[31].
Le château de Bord, édifié entre les XIIIeetXIVesiècles à trois kilomètres à l'ouest du bourg. Entouré de douves en eau, il comporte un corps de logis sur trois niveaux avec salle des gardes voutée en rez-de-chaussée et cheminée médiévale, ainsi que des cheminées monumentales au premier étage. Une tour se dresse au-dessus du pont-levis et la tour principale comporte des salles aux plafonds en ogives cintrées, décorées de fresques murales. Four à pain.
Amable de Courtais (1790-1877), général, député, conseiller général et président du conseil général de l'Allier, mort à Doyet.
Alexandre Caillot (1861-1957), évêque de Grenoble (1917-1957).
Ferdinand Dubreuil (1894-1972), peintre et graveur sur bois, né à Doyet (les Marceaux). Le collège de Doyet porte son nom et plusieurs de ses œuvres ornent la mairie.
Louis Michard (1914-1945), résistant, Compagnon de la Libération mort pour la France à Grussenheim, a vécu et est inhumé à Doyet.
Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
«Doyet (03170)», sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684p. (ISBN2-84494-199-0), p.442-446.
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