Allanche est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est commune adhérente du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne.
Pour les articles homonymes, voir Allanche (rivière).
Allanche
Le village et les vestiges des remparts.
Héraldique
Logo
Administration
Pays
France
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Département
Cantal
Arrondissement
Saint-Flour
Intercommunalité
Hautes Terres Communauté
Maire Mandat
Philippe Rosseel 2020-2026
Code postal
15160
Code commune
15001
Démographie
Gentilé
Allanchois
Population municipale
799 hab. (2019 )
Densité
16 hab./km2
Géographie
Coordonnées
45° 13′ 48″ nord, 2° 56′ 07″ est
Altitude
Min. 784 m Max. 1 295 m
Superficie
49,89 km2
Unité urbaine
Commune rurale
Aire d'attraction
Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales
Canton de Murat
Législatives
Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte: France
Allanche
Géolocalisation sur la carte: France
Allanche
Géolocalisation sur la carte: Cantal
Allanche
Géolocalisation sur la carte: Auvergne-Rhône-Alpes
Allanche est située dans le sud du Cézallier, dans le nord du département du Cantal. La commune fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne. À vol d'oiseau, Massiac se trouve 20 km à l'est, Aurillac à 54 km au sud-ouest et Clermont-Ferrand à 62km au nord.
Le , une tornade a été observée dans les environs de la commune[1].
Urbanisme
Typologie
Allanche est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].
La commune est en outre hors attraction des villes[I 1],[I 2].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,5% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (36,5%), prairies (24,2%), zones agricoles hétérogènes (20,3%), forêts (17%), zones urbanisées (1,9%)[5].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Lieux-dits, hameaux et écarts
Quartiers du bourg: la place du Cézallier, la Grand'Rue de l'Abbé de Prat, la place du Marché, l'avenue du Puy-Mary, le Pont Romain, la place Saint-Jean, la rue des Forgerons, la rue du 19-Mars-1962, la rue du 11-Novembre-1918, le Faubourg Terre Vermeille, le Pont Valat, la rue Saint-Eloi, place Mercoeurs, place de l'Église, rue de la Pierre Grosse…
Lieux-dits et hameaux: le Baladour, Maillargues, Coudour, Lapeyrot, Romaniargues, Chastre, les Clauzels, Chavanon, Béteil, Feydit, Roche, le Bac, Lorillou Fourche, Fromageade, Donnenuit, Combalut, Gouay, les Planes, Rouchy, Lampres, Chameille.
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 673, alors qu'il était de 677 en 2013 et de 691 en 2008[I 3].
Parmi ces logements, 59,4% étaient des résidences principales, 19,5% des résidences secondaires et 21,1% des logements vacants. Ces logements étaient pour 87,8% d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,9% des appartements[I 4].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Allanche en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (19,5%) inférieure à celle du département (20,4%) mais supérieure à celle de la France entière (9,7%). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 74,5% des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70,8% en 2013), contre 70,4% pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].
Résidences secondaires et logements occasionnels (en%)
19,5
20,4
9,7
Logements vacants (en%)
21,1
11,9
8,2
Voies de communication et transports
Réseau routier:
Allanche est traversée par la D 679 qui conduit à Marcenat, Condat en direction du nord-ouest et vers Neussargues en Pinatelle en direction du sud et de Saint-Flour;
la D 9 part vers l'ouest en direction de Vernols, Ségur-les-Villas et vers l'est pour mener à Vèze ou rejoindre la D 21 qui conduit à Massiac;
la D 39, en direction du nord, conduit à Pradiers puis vers le Cézallier, Puy-de-Dôme.
Réseau ferroviaire: la ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues passait par la gare d'Allanche mais la SNCF a fermé le trafic voyageur en 1990 et le trafic fret en 1991 (la voie ferrée est utilisée en été par le vélo-rail jusqu'à Landeyrat).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté en 1332 sous la forme latine Alancha[6].
En occitan auvergnat, le nom de la commune est Alancha en graphie classique de l'occitan[7],[8]; l'altération de -l- intervocalique, typique de la Haute-Auvergne et d'une partie de la Basse, n'est pas notée en graphie classique[9],[10].
Histoire
À l'est du bourg d'Allanche, au Puy de Mathonière, se trouve une agglomération antique d'au moins vingt hectares dotée d'un fanum[11].
Créée en 1790, elle intègre l'ancienne commune de Chanet le [I 8] dans le cadre d'une fusion simple. Elle est le chef-lieu du canton d'Allanche jusqu'en 2015.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune d'Allanche est membre de l'intercommunalité Hautes Terres Communauté[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le , dont le siège est à Murat, après avoir fait partie de la communauté de communes du Cézallier de 1998 à 2016. Cette intercommunalité est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Flour, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 9].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Murat pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la deuxième circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[13].
Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1855
1874
Durand-Louis Bonnet
Légitimiste modéré
Notaire, juge de paix, conseiller général du canton d'Allanche (1833-1857)
3e vice-président de Hautes Terres Communauté chargé de la voirie, des déchets ménagers et assimilés et des relations avec le Syndicat des Territoires de l’Est Cantal (SYTEC) (2020 → )
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].
En 2019, la commune comptait 799 habitants[Note 2], en augmentation de 1,91% par rapport à 2013 (Cantal: −1,59%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
2 497
2 020
2 508
2 394
2 502
2 534
2 605
2 583
2 356
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
2 288
2 125
2 056
1 839
1 959
1 987
2 013
1 885
1 890
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 996
1 760
1 809
1 889
1 687
1 792
1 646
1 536
1 467
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
1 478
1 513
1 398
1 286
1 220
1 101
947
903
784
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
805
799
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 17,0%, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (27,0%). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (51,1%) est supérieur au taux départemental (35,5%).
En 2018, la commune comptait 394 hommes pour 411 femmes, soit un taux de 51,06% de femmes, inférieur au taux départemental (51,13%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,8
90 ou +
5,4
16,2
75-89 ans
23,1
28,9
60-74 ans
26,5
21,6
45-59 ans
19,7
12,7
30-44 ans
10,0
9,1
15-29 ans
5,4
9,6
0-14 ans
10,0
Pyramide des âges du département du Cantal en 2018 en pourcentage[21]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,1
90 ou +
2,8
9,9
75-89 ans
13,8
21,8
60-74 ans
21,4
22,4
45-59 ans
20,9
16,5
30-44 ans
15,5
13,7
15-29 ans
11,9
14,6
0-14 ans
13,7
Manifestations culturelles et festivités
Tous les ans au mois de mai, la Fête de l'Estive[22] célèbre la montée des troupeaux de bovins de race Salers dans les pâturages d'altitude. Les troupeaux défilent depuis le village de Maillargues jusqu'au centre d'Allanche.
Économie
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Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Cascade des Veyrines, en limite avec Landeyrat.
Pietà - Église Saint-Jean-Baptiste.
Ancien hôtel Modern Hotel, de style art déco devenu Maison des services.
Église Saint-Julien-de-Chanet.
L'école Saint-Joseph où ont été cachés des enfants juifs.
La gare d'Allanche, accueille le vélo-rail du Cézallier, une activité touristique, en mai, juin, juillet, août et septembre.
À proximité, se trouve le massif de la pinatelle d'Allanche et le Lac du Pêcher
Personnalités liées à la commune
Dominique Dufour de Pradt (1759-1837), dit l'abbé de Pradt, né à Allanche;
Charles Ganilh (1758-1836), économiste, né à Allanche;
Armand Bory (1844-1931), député du Cantal (1891-1898) et (1910-1914), né à Allanche;
Sœur Marie-Angèle (née Jeanne Dessaigne) et sœur Marie-Étienne (née Philomène Rolland), directrice et enseignante, pendant la Seconde Guerre mondiale, de l'école Saint-Joseph, y ont caché, de 1942 à 1945, des enfants juifs. Elles ont été reconnues Justes parmi les Nations par le comité français pour Yad Vachem en 2002[27];
Jean-Paul Belmondo (1933-2021), comédien, séjourna à Allanche dans sa jeunesse[28].
Héraldique
Blason
D'or aux deux clefs de sable passées en sautoir[29].
Nos ancêtres auvergnats, L'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 2004. [le mouvement migratoire qui partit du Cézallier vers la Bretagne aux XVIIIe et XIXesiècles - et notamment d'Allanche avec les Albaret, Chabrier, Laymet, Mainhes, etc.]
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 423.
Cristian Omelhièr, Petit Dictionnaire français-occitan d'Auvergne, Éd. L'Ostal del Libre, Aurillac, 2003, p. 291
(oc) Josiane Guillot, Tiène Codert, Daniel Brugès, Parlem! Vai-i qu'as paur!: Revista trimestrala auvernhata, t.18: Los iganauds en Auvèrnha, Clermont-Ferrand / Thiers, Institut d'études occitanes, (lire en ligne)
Jean Roux, L'auvergnat de poche, Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), Assimil, coll.«Assimil évasion», , 246p. (ISBN978-2-7005-0319-7).
Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie nord-occitane (Périgord, Limousin, Auvergne, Vivarais, Dauphiné), Bordeaux, Éditions Sud Ouest, coll.«Sud-Ouest université», , 128p. (ISBN978-2-87901-507-1, présentation en ligne)
Maxime Calbris, «L’évolution du lieu de culte de l’agglomération antique de Mathonière à Allanche (Cantal): apports des prospections pédestres, aériennes et géophysique», Siècles, no48, (ISSN2275-2129, lire en ligne, consulté le ).
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