Aigremont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].
Occupation des sols simplifiée
Le territoire de la commune se compose en 2017 de 82,52% d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,82% d'espaces ouverts artificialisés et 13,56% d'espaces construits artificialisés[7].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Archimons en 767, Actricus mons en 768 [8],[9], Acremons au Xesiècle, Acer mons au XIIIesiècle[9], puis Acrimons[9] ou Acrimonte en 1254, Egremont en 1757[10].
C'est une mélecture par Benjamin Guérard de Actrico-monte pour Aetrico-monte. Elle avait été bien lue par l'abbé Lebeuf[11] qui correspond à l'ancien nom de Montlhéry.
Ce toponyme signifie «colline escarpée», «Mont pointu», du latin acer, acris («pointu») et Montem («mont»)[12].
C'est un toponyme assez répandu. Quatre communes françaises et de nombreux hameaux portent ce nom; Aigremont dans le Gard, Aigremont dans la Haute-Marne, Aigremont dans l'Yonne, Aigremont dans les Yvelines.
Histoire
Au Moyen Âge, Simon III de Poissy aurait auparavant donné le domaine d'Aigremont[réf.nécessaire] à Agnès sa fille, châtelaine de Neauphle-le-Château[13] en 1254.
Par la suite, le domaine d'Aigremont aurait appartenu à Marguerite, dame d'Aigremont (1315), fille du seigneur Simon V de Poissy, ce dernier fils de Simon IV de Poissy "le jeune", et petite-fille de Simon III de Poissy "le Vieux" 1222[14],[15]. Aigremont apparait donc dans la France de Philippe Auguste à l'aube du XIIIesiècle.
La seigneurie d'Aigremont reste dans la mouvance des châtelains de Poissy ou de seigneurs des environs jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans. Au bord de la route de Paris vers la Normandie, la ferme fortifiée d'Aigremont joue pendant toute cette période un rôle militaire modeste parmi les points fortifiés tout au long de cette route: Béthemont, Poncy, Retz, La Mont joie.
A la fin du XVesiècle sous Louis XI, la paix revenue, la seigneurie d'Aigremont passe aux mains de la nouvelle noblesse des Parlements et de la robe, avec les familles Poignant, Viole et Longueil. Pour ces grands et riches parlementaires, Aigremont reste une possession lointaine où ils ne résident pas et dont ils assurent l'exploitation à travers leurs intendants, les receveurs de la Terre d'Aigremont qui habitent la ferme fortifiée transformée en pacifique demeure agricole et qui détiennent le vrai pouvoir local.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].
En 2019, la commune comptait 1 086 habitants[Note 3], en diminution de 4,65% par rapport à 2013 (Yvelines: +2,1%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
148
137
148
158
162
154
156
166
167
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
177
191
175
179
176
184
202
194
200
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
200
185
186
155
165
189
187
186
217
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
280
262
406
864
914
873
1 063
1 105
1 090
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
1 086
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,6%, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,6% la même année, alors qu'il est de 21,7% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 553 hommes pour 527 femmes, soit un taux de 51,20% d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,68%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[21]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,6
8,3
75-89 ans
7,0
16,5
60-74 ans
17,0
27,2
45-59 ans
29,2
10,0
30-44 ans
13,2
18,7
15-29 ans
16,7
19,3
0-14 ans
16,4
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2018 en pourcentage[22]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,6
90 ou +
1,3
5,7
75-89 ans
7,7
13,4
60-74 ans
14,5
20,6
45-59 ans
20,3
19,8
30-44 ans
19,9
18,4
15-29 ans
17
21,5
0-14 ans
19,4
Enseignement
La commune est desservie par un groupe scolaire composé d'une école maternelle et d'une école primaire: l'école de la Forêt.
Économie
Le village, précédemment à vocation agricole et surtout fruitière à l'instar des communes alentour participait, entre autres, à l'élaboration du Noyau de Poissy et est devenu aujourd'hui une commune résidentielle pavillonnaire.
Au recensement agricole de 2000, l'agriculture dans la commune ne comptait plus que trois exploitations agricoles professionnelles contre huit en 1988[23].
Culture locale et patrimoine
Le château d'Aigremont datant du XVIIIesiècle vu du village. La cloche Marie Louise date de 1894 et appartenait à l'église Saint-Éloi.
Lieux et monuments
Le château d'Aigremont.
Construit au XVIIIesiècle, en pierre de taille dont la façade reprend les éléments architecturaux du Château de Compiègne, environné par un vaste parc forestier en continuité avec la forêt domaniale de Marly-le-Roi au sein d'un site classé depuis 1983 pour ses paysages. C'est une demeure privée.
Il fait partie des bâtiments remarquables de la Commune, protégés au titre de l'article L.151-19 du Code de l'Urbanisme[24],[25].
L'église Saint-Éloi du XVIIesiècle.
L'édifice a subi un incendie en 1947 puis s'est écroulé l'année suivante en 1948. Il n'en reste que la cloche Marie Louise exposée sur un petit terre-plein devant la mairie et le coq-girouette à l'abri dans la maison communale.
En 1925, la maire prend la décision de fermer l'église en raison de son délabrement. Les prêtres de Chambourcy avaient servi cette église de façon sporadique, et ont cessé d'y venir au début du XXesiècle[26],[27].
Le lavoir.
Une fontaine semi-circulaire en pierre est adossée à un mur sur lequel sont accrochés deux bas reliefs.
Héraldique
Aigremont
Blason
De sinople aux trois chevrons d'or, à la pomme de même en pointe.
Détails
Galerie
Marie Louise exposée devant l'hôtel de ville À l'arrière-plan, le château.
Le lavoir dans une ruelle du village.
Une fontaine en bordure de forêt près de l'hôtel de ville.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
«Aigremont», sur SIGES - Seine-Normandie (consulté en ).
Benjamin Guérard-Essai sur le système des divisions de la Gaule, (1832), p.142.
Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE, 1874
Sur la carte de Cassini
LEBEUF (Abbé Jean) Histoire de la ville et de tout le diocese de Paris (1758), t.10, p.155.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France., t.1: Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Droz, (OCLC929233713), p.318.
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