Saint-Laurent-du-Cros est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
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Géolocalisation sur la carte: Provence-Alpes-Côte d'Azur
Saint-Laurent-du-Cros
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Géographie
Saint-Laurent-du-Cros se situe dans la vallée du Champsaur au nord de Gap au-delà du col Bayard.
Cette commune fait partie du canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Elle est encadrée par les communes de Saint-Bonnet-en-Champsaur, Saint-Julien-en-Champsaur, le Forest-Saint-Julien, Gap (arrondissement de Gap), et Laye. La population de Saint-Laurent est répartie en trois hameaux principaux: le chef-lieu qui porte le nom de la commune, le Cros et Serre-Richard, et un lieudit, les Forestiers.
Urbanisme
Typologie
Saint-Laurent-du-Cros est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,2% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (62,1%), forêts (16,1%), zones agricoles hétérogènes (8,7%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,8%), zones urbanisées (3,7%), prairies (2,4%), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Économie
L'économie locale traditionnelle repose principalement sur l'agriculture et l'élevage (ovins et bovins): le Champsaur est la première région productrice de lait dans le département des Hautes-Alpes).
On trouve aussi à Saint-Laurent plusieurs artisans, notamment des métiers liés au bâtiment, une entreprise d'horticulture, et une des deux fromageries semi-industrielles du Champsaur, dont la production, très variée, est vendue dans toute la région. L'un de ces fromages est dénommé saint-laurent.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Santus Laurencius en 1152[8], Ecclesia de Santii Laurencii en 1179, Sanctus Laurentius de Croso en 1220, Sainct Loren en 1343[9].
Le Cros est un hameau, il est attesté sous la forme latine Crossum en 1377[9].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].
En 2019, la commune comptait 535 habitants[Note 3], en augmentation de 7,21% par rapport à 2013 (Hautes-Alpes: +1,39%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
839
767
891
918
962
1 010
1 066
1 118
1 081
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 063
1 066
1 069
1 082
1 089
1 071
1 040
945
903
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
872
848
842
728
724
670
643
621
508
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
456
412
351
320
332
421
501
513
531
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
535
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Lieux et monuments
Patrimoine religieux
La commune possède un patrimoine religieux assez important:
Église paroissiale dédiée au saint patron de la commune, construite à partir de 1878 à l'emplacement d'un ancien édifice (mentionné dans le cadastre de 1836). L'édifice est formé d'un vaisseau à trois nefs, la nef centrale étant prolongée par une travée de chœur et une abside semi-circulaire ouvrant sur la sacristie, et d'un clocher-tour effilé et d'aspect imposant, dominant presque toute la commune.
Chapelle Sainte-Marie-l'Égyptienne au hameau du Cros, datant probablement de la seconde moitié du XIXesiècle, à l'emplacement d'une chapelle du XVIIIesiècle, et entourée d'un cimetière jusqu'au milieu du XXesiècle. L'édifice, composé d'une nef unique et d'un clocher-tour, est orné à l'intérieur d'un tableau au-dessus de l'autel représentant saint Antoine agenouillé au pied de la croix, œuvre remontant à la seconde moitié du XIXesiècle, probablement à la suite de l'incendie qui détruisit une partie importante du hameau du Cros en 1881; depuis lors, une messe est célébrée chaque année au mois de janvier en souvenir de cet événement.
Chapelle Saint-Roch, au hameau de Serre-Richard, construite en 1837 à la suite d'une épidémie de choléra de 1835, et bénie en 1838.
Temple protestant, un des deux plus importants du département, datant de 1886.
La commune compte aussi neuf oratoires et croix.
Patrimoine civil
La commune possède trois fours: à Saint-Laurent, au Serre (hameau du Cros) et à Serre-Richard. Un quatrième a été détruit il y a plusieurs dizaines d'années au hameau du Cros (à l'emplacement de la placette actuelle face à la fromagerie Ebrard).
Subsistent au Cros quelques vestiges de l'ancien château seigneurial, résidence entre autres du seigneur Martin, oncle de François de Bonne de Lesdiguières.
On peut encore suivre le tracé de l'ancienne voie ferrée, jamais mise en service, qui descendait du col de Manse, faisait le tour de Serre-Richard, puis revenait sous le Cros pour rejoindre Brutinel[17]; le pont sur la Bonne, à la limite de la commune de Laye, est en cours de restauration.
De même on peut reconstituer le tracé de l'ancien canal de Pont-du-Fossé, depuis le Bois de l'Ours, où il franchissait le Riou-Gras par un pont en maçonnerie, conservé mais détérioré, jusqu'au ravin de la Bonne, où il passait sur un autre pont-canal, conservé lui aussi.
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
«Zonage rural», sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises, Page 1625.
Joseph Roman - Dictionnaire topographique du département des Hautes-Alpes.
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