La commune de Saint-Jean-de-la-Porte est située dans la combe de Savoie au pied du massif des Bauges, à environ 25 km de Chambéry, chef-lieu du département de la Savoie.
D'une superficie de 16 km2, son altitude varie de 273 mètres dans la plaine au niveau de l'Isère au sud-est, à 1 572 m au sommet du mont Charvet à l'ouest. Le chef-lieu se trouve dans la plaine à 300 m et le mont Morbier qui constitue l'extrémité nord de la commune culmine à 1 542 m.
L'Isère constitue le plus important cours d'eau arrosant le sud-est de la commune. Les autres cours d'eau prennent leur source dans le massif des Bauges tels que le ruisseau du Morbier, le ruisseau de Combefolle ou le ruisseau du Gargot (prenant sa source à Saint-Pierre-d'Albigny).
Saint-Jean-de-la-Porte est par ailleurs une commune du parc naturel régional du massif des Bauges.
Voies de communication et transports
Les principaux axes de communication desservant Saint-Jean-de-la-Porte sont situés dans la zone de plaine au sud de la commune.
La ligne de la Maurienne.
En ce qui concerne le réseau routier, Saint-Jean-de-la-Porte est traversé sur environ 1 km par l'ancienne Route nationale 6, déclassée en Route départementale 1006. Cet axe majeur du département de la Savoie se contente toutefois de longer l'Isère en rive droite sans desservir le chef-lieu ou zones urbanisées. Cette desserte est assurée par la route départementale 201 reliant Chambéry à Albertville, traversant également le hameau de Bourg-Evescal. Enfin sur la rive gauche de l'Isère, hors du territoire de la commune, se trouve l'autoroute A43 reliant Lyon à l'Italie dont l'échangeur n° 23 permet de desservir Saint-Jean-de-la-Porte par Saint-Pierre-d'Albigny.
En matière de transport ferroviaire, la commune est traversée par la ligne de Culoz à Modane (frontière) dite «de la Maurienne», ligne à double voie électrifiée longeant le chef-lieu au sud. La gare ferroviaire ouverte la plus proche est la gare de Saint-Pierre-d'Albigny située à environ 3 km du chef-lieu. Elle permet des liaisons par TER Auvergne-Rhône-Alpes vers Chambéry et Lyon à l'ouest et vers Modane et Bourg-Saint-Maurice à l'est.
Communes limitrophes
Saint-Jean-de-la-Porte compte sept communes limitrophes: quatre communes dans la plaine de la combe de Savoie au sud et trois communes dans le massif des Bauges au nord.
Saint-Jean-de-la-Porte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Pierre-d'Albigny, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 4 880 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,4% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (48,2%), terres arables (22%), cultures permanentes (8,4%), zones agricoles hétérogènes (8%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,2%), prairies (2,8%), zones urbanisées (2,3%), eaux continentales[Note 3] (1,1%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1%)[9].
Saint-Jean-de-la-Porte compte un chef-lieu et 7 hameaux: La Ravoire, Montlambert, Le Féal, Combefolle, Les Reys - Le Chanay, Le Bourg Evescal et Les Grangettes[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
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Vue partielle de la table de Peutinger. Au centre la voie passant en Tarentaise par les cités: Axima (Aime) X. Darantasia (Moûtiers) XIII. Obilonna III. Ad Publicanos (Conflans, Albertville) XVI Mantala (Saint-Jean-de-la-Porte).
Saint-Jean-de-la-Porte, à l'époque romaine, est l'antique «Mantala». Sous la Révolution, elle prit le nom de «Côte rouge».
Politique et administration
La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Le territoire du Cœur de Savoie regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[12].
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 1989
juin 1995
Roger Prière
SE
juin 1995
mars 2001
François Blondet
SE
Artisan
mars 2001
mars 2008
Gérard Rochas
SE
Professeur des écoles
mars 2008
juillet 2020
Jean-François Quesnel
SE
Chef d'entreprise
juillet 2020
En cours
Alain Combaz
SE
Responsable d'agence
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].
En 2019, la commune comptait 956 habitants[Note 4], en augmentation de 7,9% par rapport à 2013 (Savoie: +3%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1822
1838
1848
1858
1861
1866
761
790
932
1 005
1 163
1 127
1 092
1 091
1 027
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1911
1 063
1 082
1 063
1 059
992
988
918
896
878
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
759
717
674
689
782
685
547
530
444
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1982
1990
1999
2006
2008
2013
2018
2019
-
437
600
827
848
853
886
955
956
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Vignobles de Saint-Jean-de-la-Porte.
Le commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du «Bois de Chartreuse», la première AOC de la filière Bois en France[17],[18].
Saint-Jean-de-la-Porte est par ailleurs une commune viticole dont le potentiel est de 104,93 hectares de vigne en 2016 selon la Direction générale des Douanes et Droits indirects[19].
Culture locale et patrimoine
Totem des Indiens de Montlambert.
Lieux et monuments
le château de Saint-Philippe.
le château de Mollard.
le château de Chanay avec un parc, propriété de la famille Arminjon.
le château de Saint-Réal, situé à Bourg Evescal, érigée en centre de seigneurie. Propriété des Vichard dit de Saint-Réal.
les maisons fortes: de La Ravoire (XVesiècle), du nom de ses anciens propriétaires, les de La Ravoire; du Triat, siège d'une ancienne seigneurie; de Montfort; du Thouvet (ruinée au XIIIesiècle, puis reconstruite), siège d'une ancienne seigneurie; et de La Pallud, près d'Albigny.
une partie du domaine de la Grangerie de Lourdens.
Patrimoine environnemental
Parc naturel régional du Massif des Bauges.
Rives de l'Isère.
Circuit touristique des vins de Savoie.
Personnalités liées à la commune
Famille Vichard de Saint-Réal dont
Jacques-Alexis Vichard de Saint-Réal (1746-1832), natif[20], haut fonctionnaire du royaume de Sardaigne[21], membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie (1820).
Michel de la Barge de Certeau, prêtre jésuite et historien, né au château de Lourdens.
Thierry Repentin, homme politique.
Voir aussi
Bibliographie
Association de l'Histoire en Cœur de Savoie, 1000 ans d'histoire en Cœur de Savoie, Neva Éditions, , 1027p. (ISBN2-3505-5281-0 et 978-2-35055-281-1, OCLC1202710836), «Saint-Jean-de-la-Porte», p.800-833
Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes: Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463p. (ISBN978-2-7171-0310-6), p.421-430. ([PDF] lire en ligne)
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Lexique Français: Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p.22
Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
.
Direction départementale des Territoires de la Savoie, «Territoire du Coeur de Savoie», sur le site de la Direction départementale des Territoires - observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté en ), Observatoire des Territoires de la Savoie.
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