Saint-Geours-de-Maremne[sɛ̃ ʒuʁ də maʁɛn] est une commune française située dans le sud du département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine, non loin de l'océan Atlantique et des Pyrénées.
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La commune est à 17 km au sud-ouest de Dax, 40 km au nord-est de Bayonne et 150 km au sud de Bordeaux[2].
Elle se trouve au point kilométrique 698 de la route nationale 10 allant de Paris à la frontière franco-espagnole à Béhobie, et au point kilométrique 254 de la route nationale 124 allant de Toulouse à Saint-Geours-de-Maremne. Cette commune se situe dans le sud de la forêt des landes en Marensin sur la route nationale 10, route nationale 124, Autoroute française A63 accès sortie 10 et la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun.
Communes limitrophes
Communes limitrophes de Saint-Geours-de-Maremne[3]
Situé dans le bassin versant de l'Adour, le territoire de la commune est traversé[4] par, outre le fleuve lui-même, des affluents de celui-ci, les ruisseaux de la Saussède et des Hontines, qui prend sa source sur la commune, et les tributaires de ce dernier, les ruisseaux du Moulin Neuf et de Castaings
Le ruisseau de Nouaou, affluent du ruisseau du Moulin de Lamothe coule également sur la commune, tout comme les ruisseaux de Hontanx et du Rey.
Lieudits et hameaux
Quatorze quartiers composent la commune de Saint-Geours-de-Maremne[5]:
Chinouicq et Pouhit;
les Monts et Bessabat;
les Landes du Nord;
les Peyrères et l'Espagnauou;
Pelouse et Saint-Martin;
Castaings;
Una et Lurgon;
Pitron et l'Oustauvieil;
Vieillehouse;
les Bétuys;
l'Artigasse;
le Bourg;
Bayésse;
les Bats (Lesbats sur les cartes IGN) et l'Houmiou.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type «climat océanique» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[7].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]
Moyenne annuelle de température: 13,6°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,5 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 5,8 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 13,2 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 8,1 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Magescq», sur la commune de Magescq, mise en service en 1951[12] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[13],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,8°C et la hauteur de précipitations de 1 297,7 mm pour la période 1981-2010[14].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Dax», sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 14 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 13,8°C pour la période 1971-2000[16], à 14,3°C pour 1981-2010[17], puis à 14,5°C pour 1991-2020[18].
Urbanisme
Typologie
Saint-Geours-de-Maremne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[19],[20],[21].
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Geours-de-Maremne, une unité urbaine monocommunale[22] de 2 673 habitants en 2017, constituant une ville isolée[23],[24].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Geours-de-Maremne, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (36,3%), terres arables (30,9%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,7%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6%), zones urbanisées (4,2%), zones agricoles hétérogènes (4,1%), mines, décharges et chantiers (1,2%), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6%)[27].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Saint-Geours-de-Maremne est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier: le risque de radon[28]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[29].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Adour, le ruisseau de Jouanin et le ruisseau de Bezincam. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2009, 2014 et 2021 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2014[30],[28].
Saint-Geours-de-Maremne est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[31],[32].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[33].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Geours-de-Maremne.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 0,9% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 1 110 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 3 sont en en aléa moyen ou fort, soit 0%, à comparer aux 17% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[34],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[28].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[35].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Geours-de-Maremne est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[36].
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
En 2019, la commune de Saint-Geours-de-Maremne comptait 2752 habitants. À partir du XXIesiècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres «recensements» sont des estimations.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].
En 2019, la commune comptait 2 752 habitants[Note 7], en augmentation de 11,82% par rapport à 2013 (Landes: +4,14%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
913
916
899
1 200
1 379
1 423
1 420
1 554
1 571
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 705
1 657
1 665
1 609
1 715
1 718
1 771
1 651
1 581
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 524
1 467
1 392
1 299
1 274
1 255
1 212
1 181
1 153
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
1 194
1 237
1 254
1 234
1 434
1 666
1 866
1 918
2 122
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
2 546
2 752
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Labeyrie Fine Foods.
Lieux et monuments
Église Saint-Georges de Saint-Geours-de-Maremne.
Personnalités liées à la commune
Alfred Lartigue (1865-1944), ingénieur et théoricien scientifique.
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Enseignement
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Culture
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Activités sportives
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Écologie et recyclage
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Notes et références
Notes et cartes
Notes
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[9].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
«Distance Daint-Géour-de-Maremne / Dax», sur google.fr/maps (consulté en ). Pour les distances à d'autres lieux, dans le cadre à gauche de la carte remplacer "Dax" par le nom du lieu désiré.
«Saint-Geours-de-Maremne, carte interactive» sur Géoportail. Couches «Cartes IGN classiques» et «Hydrographie» activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle sur l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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