Le territoire de Saint-Christophe-la-Grotte est formée de grandes forêts mais aussi de pâturages. On distingue de nombreux hameaux dans la commune, surtout dans la plaine du Guiers. La commune est située à la limite du massif de la Chartreuse situé à l'est et non loin des gorges du Guiers Vif au sud-est. Au sud de la commune se trouve une autre commune au nom proche, Saint-Christophe-sur-Guiers.
La commune possède plusieurs hameaux ou lieux-dits: «Les Andrets, les Honches, Bande (ou Baude), les Bati(er)s, Boquière, chez Capuchon, Gerbaix, la Grotte, Saint-Blaise, Saint-Christophe, Saint Martin, chez Tirard [ou encore] le Villard»[1].
Urbanisme
Typologie
Saint-Christophe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,3% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (52,8%), prairies (26,8%), zones agricoles hétérogènes (8,8%), zones urbanisées (7%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5%), terres arables (0,1%)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Le nom de la commune fait référence au saint et martyr Christophe de Lycie[8].
En raison de la présence des grottes des Échelles sur la commune, et pour la distinguer des autres communes portant ce nom, la paroisse de Saint-Christophe était nommée Saint-Christophe-des-Échelles ou encore Saint-Christophe près des Echelles[1]. Au cours de la période d'occupation révolutionnaire, la commune prend le nom de la Grotte, puis au XIXesiècle celui de Saint-Christophe-la-Grotte[8],[1]. Ce dernier est toujours utilisé, notamment par la commune pour sa communication.
La Grotte est par ailleurs le nom du chef-lieu du village[9],[10].
Le site est fréquenté au Magdalénien (Azilien[12]) puis au mésolithique par des chasseurs-cueilleurs comme l'atteste les différentes traces retrouvées au niveau des abris de la Fru[13].
Durant l'Antiquité, une voie romaine passa par le col du Chat, principal itinéraire pour franchir le chaînon Épine-Chat, avant d'être déplacée au niveau du col Saint-Michel, entre Aiguebelette et Cognin, pourtant plus élevé que le col du Chat de presque 300 mètres[14]. Cette route évolue pour être remplacée par la «route royale» ou «voie sarde»[15]. L'ascension vers le passage étroit naturel dans la montagne de l'Épine - défilé de la Grotte - est difficile et se faisait à l'aide d'échelles - gradins taillés dans la roche - qui donneront son nom à la commune voisine[15], que l'on appelle le passage du «Scabilio» ou «Grand Escallier»[16]. En 1667, le duc de Savoie Charles-Emmanuel II décide que la route du col, notamment ce difficile passage, doit être améliorée. Des travaux de nivellement ainsi qu'une rampe carrossable sont réalisés jusqu'en 1672[15],[16],[17]. Une stèle est envisagée afin de commémorer la gloire du grand duc par le maître auditeur à la Chambre des comptes de Savoie, René-Philibert Balland[16],[18]. La route prendra plus tard le nom de «grand chemin royal».
Au cours de la période d'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, à la suite du rattachement de 1792, le commune appartient au canton des Échelles, au sein du département du Mont-Blanc[19]. Les ingénieurs français souhaitent trouver une solution de contournement de la voie sarde toujours considérée comme malcommode. L'empereur Napoléon ordonne le percement d'un tunnel. Les travaux débutent en 1806 et se termine en 1820, alors que le duché de Savoie est revenu à la famille princière de Savoie. Le tunnel Napoléon ou des Échelles est d'une longueur de 307 m et était considéré pour l'époque comme le plus long du monde[17]. La RD 1006 (ex-nationale 6) l'empruntera.
En 1885, la Société des Grottes des Échelles aménage pour les visiteurs des grottes[20]. En outre, la commune fut rattachée à la communauté de communes du Mont Beauvoir de 2005 à 2013. Depuis 2014, la commune est rattachée à la communauté de communes Cœur de Chartreuse.
Politique et administration
Mairie de Saint-Christophe.
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 2001
mars 2008
Jean-Pierre Zurdo
...
...
mars 2008
En cours
Jean-Pierre Zurdo
...
...
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Saint-christolins[21].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].
En 2019, la commune comptait 533 habitants[Note 3], en augmentation de 2,9% par rapport à 2013 (Savoie: +3%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1822
1838
1848
1858
1861
1866
575
646
738
656
851
741
596
577
555
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1911
563
547
530
512
463
419
378
365
363
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
386
350
354
352
352
335
355
288
344
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1982
1990
1999
2006
2008
2013
2018
2019
-
354
385
442
485
497
518
532
533
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du «Bois de Chartreuse», la première AOC de la filière Bois en France[26],[27].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Les grottes des Échelles et la voie sarde
Les grottes des Échelles, dites également de Saint-Christophe, sont ouvertes à la visite du public. L'abri de la Frue aux environs de la fin du Paléolithique[1],[28].
La voie sarde qui mène à la grotte en empruntant l'ancienne voie romaine et qui permet de découvrir le Monument à Charles-Emmanuel II de Savoie (1670) Inscrit MH(1952)[29] avant d'accéder au site de la grotte supérieure et de la grotte infréieure. Une scène d'embuscade tendue par des résistants savoyards a été tournée sur le site pour les besoins du film devoir de mémoire Gloire et Déshonneur[30]. Son réalisateur Richard Delay a souhaité faire un clin d'oeil au dynamitage, par l'armée le 21 juin 1940, de la monumentale rampe d'accès au défilé et à l'attaque d'un convoi allemand par un groupe de maquisards en amont du tunnel des Echelles le 13 août 1944[31].
Autres lieux et monuments
Pont dit «romain» ou de Saint-Martin, sur le Guiers Vif, servait d'ancien poste frontière entre la Savoie et le Dauphiné[32].
Tunnel Napoléon ou des Échelles.
Patrimoine culturel
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Patrimoine naturel
La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.
Personnalités liées à la commune
Charles-Emmanuel II de Savoie.
Napoléon Ier.
Héraldique
Blason
Écartelé: au 1er contre-écartelé au I d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au 2e burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or, au III d'or au lion de gueules, au IV d'argent au lion de gueules, au 2e parti au I de gueules au cheval cabré contourné d'argent, au II fascé d'azur et d'or de huit pièces au crancelin fleuronné d'or, enté en pointe d'argent à trois bouterolles de gueules, au 3e parti au I d'argent semé de billettes de sable et au lion du même, au II de sable au lion d'argent, au 4e parti au I échiqueté d'or et d'azur, au II de gueules à la fasce d'argent; sur le tout de gueules à la croix d'argent[33].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Voir aussi
Bibliographie
Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes: Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463p. (ISBN978-2-7171-0310-6). ([PDF] version en ligne)
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Henry Suter, «Saint-Christophe», sur le site d'Henry Suter, «Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs» - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le ).
Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr.2004) (1reéd. 1935), 519p. (ISBN978-2-84206-268-2, lire en ligne), p.224..
Jean Luquet, Dictionnaire du duché de Savoie: M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, La Fontaine de Siloé, coll.«L'Histoire en Savoie» (réimpr.2005) (1reéd. 1856) (ISSN0046-7510), p.179.
Lexique Français: Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p.22
Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
.
Collectif, La Recherche archéologique en France: Bilan 1990-1994 et programmation du Conseil national de la recherche archéologique, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, , 460p. (lire en ligne), p.68.
André Thevenin, «Les premières manifestations du Mésolithique en France» (p.113-123), publié dans Christophe Cupillard et Annick Richard, Les derniers chasseurs-cueilleurs d'Europe occidentale (13 000-5 500 av. J.-C.): actes du Colloque international de Besançon, Doubs, France, 23-25 octobre 1998, vol.27, Presses universitaires de Franche-Comté, , 415p. (ISBN978-2-913322-78-3).
Pierre Dagenais, art. cit., p.769-770 ou François de Lannoy de Bissy, op. cit., p.14.
Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, La Savoie, Éditions De Borée, , 128p. (ISBN978-2-84494-030-8), p.40-41.
[PDF] «Le grand chemin royal de la Grotte, un dessin inédit», La rubrique
des Patrimoines de Savoie, no22, , p.6_7 (lire en ligne).
Dans les traces d'Hercule: les voies transalpines du Mont-Cenis et du Petit-Saint-Bernard, Presses des Ponts, , 271p. (ISBN978-2-85978-376-1, lire en ligne), p.47.
Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Paris, Le Livre d'Histoire - Res Universis, (réimpr.1993) (1reéd. 1896), 137p. (ISBN978-2-7428-0039-1 et 2-7428-0039-5, ISSN0993-7129), p.96-99.
Pierre-Olaf Schut, L'exploration souterraine: Une histoire culturelle de la spéléologie, Paris, L'Harmattan, , 394p. (ISBN978-2-296-03391-7), p.95.
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии