Saint-Benoît-des-Ondes est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 975 habitants[Note 1].
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La commune de Saint-Benoît-des-Ondes couvre 292 hectares en bord de mer à une altitude moyenne de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.
Carte de la commune.
Saint-Benoît est issu de villages de pêcheurs qui s'installèrent, au fur et à mesure que la terre gagnait sur la mer, sur des iles formées par des bancs de sables coquilliers isolés à marée haute jusqu'à ce qu'au XIesiècle, le duc de Bretagne Alain fit construire une digue qui protégeait le village des flots, ainsi que ses voisins nés dans les mêmes conditions, Hirel et Vildé-la-Marine. C'est toujours la digue actuelle, certes moult fois remaniée: la « digue de la Duchesse-Anne ». Le village restait entouré de marais dont l'assèchement ne fut complet qu'au XVIIesiècle, d'importants travaux de drainage aux XVIIIe et XIXe siècles étendirent la zone cultivable notamment par des polders sur la baie.
Jusqu'au début du XXesiècle, la population vécut d'un mélange entre les ressources de l'agriculture, facilitée par un sol d'alluvions marines riche et facile à travailler, et le travail de la mer (on trouve trace de pêcheries dès 1181). Longtemps l'agriculture fut principalement vivrière mais les pommiers à cidre sont anciens dans le paysage et n'ont disparu que dans la seconde moitié du XXesiècle quand la Bretagne céda au mythe de l'agriculture industrielle et que les champs de céréales dans des paysages victimes du remembrement entourèrent Saint-Benoît, les terres agricoles sont de plus détruites par la mise en construction de lotissements pavillonnaires.
À partir de l'époque moderne, comme tous les Bretons de la côte, les habitants servaient dans la marine de commerce et de guerre. La pêche restait néanmoins une des ressources principales et avant la Grande guerre c'est 40% des hommes de la commune qui partaient chaque année sur les bancs de Terre-Neuve.
Dans les années 1970, la ville chercha à profiter du développement du tourisme en Bretagne et de la proximité de Saint-Malo pour diversifier ses activités. Si l'ostréiculture et la mytiliculture restent des activités importantes, trois terrains de campement sont désormais installés en bord de mer.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type «climat océanique» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]
Moyenne annuelle de température: 11,6°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 0,9 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 0,5 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,6 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Saint-Méloir», sur la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, mise en service en 1989[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,7°C et la hauteur de précipitations de 751,9 mm pour la période 1981-2010[9].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Dinard», sur la commune de Pleurtuit, mise en service en 1950 et à 16 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,4°C pour la période 1971-2000[11], à 11,6°C pour 1981-2010[12], puis à 11,9°C pour 1991-2020[13].
Urbanisme
Typologie
Saint-Benoît-des-Ondes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[19]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[20],[21].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,1% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
zones agricoles hétérogènes (49,3%), terres arables (27,8%), zones urbanisées (22,2%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,6%)[22].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].
Toponymie
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Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Benedictus de la Marine en 1220, Sanctus Benedictus de Undis au XVIe siècle.
Saint-Benoît-des-Ondes tire son nom d'un monastère, appelé Saint-Benoît, situé autrefois sur son territoire
Le nom de la commune vient de l'installation sur cette terre d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, le monastère de Saint-Benoît-du-Blanc-Essay.
Le village de pêcheur des origines fut érigé en paroisse au XIIesiècle sous le nom de Saint Benoît de la Marine avant de devenir au XVIesiècle Saint Benoît des Ondes.
Les deux faits marquants de l'histoire de la commune sont l'occupation de la paroisse par les Anglais lors de leur attaque contre Saint-Malo le et la construction par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale d'un fossé anti-chars de Châteauneuf à Saint-Benoît-des-Ondes destiné à isoler Saint-Malo, après la guerre cet ouvrage a été reconverti en « biez » mais reste connu sous le nom de « canal des Allemands ».
Politique et administration
Liste des maires
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 1971
mars 1983
Basile Bihen (1922-2007)
Exploitant agricole Chevalier du Mérite agricole (1975)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].
En 2019, la commune comptait 975 habitants[Note 8], en diminution de 7,05% par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine: +5,84%, France hors Mayotte: +2,17%).
À son plus grand essor, au milieu du XIXesiècle, Saint Benoît avait 967 habitants, l'exode rural commença à la fin du XIXe et s'accéléra après la Première Guerre mondiale, la population de la commune ne cessa de diminuer jusque dans les années 1970. La construction de nouveaux lotissements lui ramena des habitants et elle comptait en 2006 une population d'un peu plus de 1 100 personnes.
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
591
679
701
862
783
933
922
942
939
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
967
966
947
875
917
848
830
823
803
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
817
839
850
689
626
614
638
591
638
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
627
556
547
612
775
799
1 103
1 057
1 006
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
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-
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975
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-
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-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
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Lieux et monuments
La Cène.
La première église fut érigée au XIIe siècle quand fut créée la paroisse; il en reste dans le pavement de l'entrée de l'actuel édifice la pierre d'autel en granit avec reliquaire. L'église actuelle est une construction du XVIesiècle très remaniée à la fin du XVIIIe. Elle était alors décrite comme «petite, basse, obscure et mal pavée», des travaux entamés en 1785 furent interrompus par la Révolution qui la transforma un temps en temple de la déesse Raison et la voua à des fonctions administratives. Elle fut cependant vite rendue au culte et les travaux furent terminés en 1803 et pour le clocher en 1815. Le chancel disparu dans l'opération de même que tout caractère de style de l'église.
L'église de Saint-Benoît-des-Ondes possède un magnifique tableau du XVIIesiècle, copie de la célèbre Cène de Philippe de Champaigne, (1648, conservé au musée du Louvre) on peut admirer cette toile au-dessus du maître-autel. Restauré une première fois en 1874, il a été de nouveau en 1992 par MlleLe Bayen (Paris).
Le cimetière qui entourait l'église fut transformé en square en 1873, une croix de granit érigée en 1713 la « porte des morts » de 1741 sont les dernières traces de l'ancien emploi du lieu. La croix avait remplacé une précédente en bois de 1606, elle aurait été offerte à l'occasion de leur mariage le par Bertrand Poirier de la Passe et Étiennette Hervot.
La chapelle Sainte-Geneviève est, elle, du XVIesiècle.
Il ne reste rien des anciens moulins sur la digue à une exception près datant de la fin du XVIIIe-début du XIXe, grandement remanié il évoque peu son ancienne destination et est aujourd'hui transformé en maison d'habitation.
Activité et manifestations
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Personnalités liées à la commune
Eugène Joseph Samson, né à Saint-Benoît-des-Ondes le , engagé dans les zouaves pontificaux, mort à Rome le .
Spécialités
Le « gâteau de pain », un pain sucré qui ressemble à la Gochtial de Saint-Armel dans le Morbihan, selon une recette originale trouvée dans le livre de recette Cuisine traditionnelle de Bretagne[32].
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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