Rivière-Salée est une commune française, située dans le département d'Outre-Mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Saléens. Rivière-Salée était nommée Cul-de-Sac-à-Vaches jusqu'en 1716.
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Rivière-Salée est, de par sa position géographique stratégique, le second pôle administratif et économique du sud de la Martinique après Le Marin. Sur le territoire de la commune se trouvent des services administratifs importants comme une agence de la CGSS, de la CAF et du Pôle Emploi, le siège du SICSCM. On y trouve également deux ZAC, la Laugier et l'Espérance.
Le nom de Cul-de-Sac-à-Vaches est utilisé dès le XVIIe. En 1716, le Cul-de-Sac-à-Vaches est divisé en deux paroisses: les Trois-Ilets et Rivière-Salée. De 1837 à 1849, les Trois-Ilets et Rivière-Salée sont de nouveau fusionnés sous le nom de Les Trois-Bourgs.
Histoire
La paroisse de Rivière-Salée a été fondée en 1716, car les habitants ne pouvaient suivre la messe qu’au Trois-Ilets, ou au Trou-au-Chat (Ducos). À cette époque, plusieurs familles étaient réparties sur des habitations. L’église fut construite sur un terrain donné par un certain Duval et la paroisse fut confiée aux capucins. Le , la Martinique est partagée en communes.
Rivière-Salée appartient aux trois Bourgs, Les Trois-Ilets et Rivière-Salée (Petit-Bourg et Grand-Bourg). Les Trois-Ilets deviendront autonomes un an après l’abolition de l’esclavage, le .
Les techniques changent:
1810: premier moulin à vapeur sur l’habitation Maupeou, disparition des sucreries au profit des usines.
1845: première usine. Les deux usines, celle de Rivière-Salée, Poirier, et celle de Petit-bourg La Guillot virent le jour.
1868: les actionnaires se mirent en place
1870: insurrection du Sud. Rivière-Salée fut directement concernée. Au quartier Régale, trois habitations furent incendiées.
1871: achèvement des deux usines. Elles fonctionnèrent près d’un siècle.
À la veille de la Révolution française, c’était la production de sucre qui dominait. Sur 559 carrés de terre en plaine, 550 sont plantés en cannes qui sont traitées dans 16 sucreries.
Le café suivait la canne de très près. Il s’étendait sur 161 carrés situés sur les pentes des mornes. Rivière-Salée possédait cinq caféières. Le coton et le cacao étaient d’autres cultures faiblement représentées. 131 carrés étaient cependant consacrés aux vivres pour nourrir la population qui, toutes catégories confondues atteignait 2 000 personnes. Le chiffre le plus élevé était celui des savanes qui représentaient 853 carrés; il fallait prévoir la nourriture pour l’élevage de chevaux, mulets, bœufs, qui assuraient divers transports.
La traversée de la Rivière-Salée se faisait sur un bac et un arrêté du fixa les droits de péage selon les catégories. Plus tard, ce bac fut remplacé par un pont. Les marchands venant des communes avoisinantes arrivaient avec des légumes, les denrées de leurs jardins à dos de mulets bâtés, en cabrouets pour se rendre à Fort-de-France par le «yacht» à vapeur, départ 7 h, retour 15 h.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rivière-Salée appartient à l'arrondissement du Marin et vote pour les représentants de l'Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton de Rivière-Salée, entité dont elle était le chef-lieu et unique commune.
Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la quatrième circonscription de la Martinique.
Intercommunalité
La commune appartient à la communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique.
Cadre administratif retraité Député de la 4ecirconscription de la Martinique (1993 → 1997) Conseiller général du canton de Rivière-Salée (1992 → 2010) Conseiller régional de la Martinique (2010 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10000habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8% de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1]
En 2019, la commune comptait 11 874 habitants[Note 2], en diminution de 6,78% par rapport à 2013 (Martinique: −5,46%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1961
1967
1974
1982
1990
1999
2006
2011
2016
7 515
7 227
7 020
6 757
8 753
12 276
13 144
12 855
12 099
Évolution de la population [modifier], suite (1)
2019
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11 874
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De 1961 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Insee de 1968 à 2006[3] puis à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
1837: première école primaire de garçons.
1871: deux autres voient le jour:
Une école de filles qui s’ouvre à Grand–Bourg, gratuite et communale, elle est dirigée par les sœurs de Saint-Joseph de Cluny.
Une école de garçons tenue par les frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel.
1882: les écoles sont laïcisées. Les religieux sont remplacés par des instituteurs laïcs.
Rivière-Salée a été la seule commune à posséder une école dont le directeur, Alexis Venance, fût un créole.
l'Éclair de Rivière-Salée, football, basket-ball, volley-ball, athlétisme. (L'équipe de football de l'Eclair de Rivière-Salée a été championne de la Martinique en 1969)
Joseph Zobel (1915-2006), écrivain, romancier, poète et auteur du roman La Rue Cases-Nègres se déroulant à Petit-Bourg, porté à l'écran en 1983. En 1994, le prix littéraire Frantz Fanon a été décerné à Joseph Zobel pour son ouvrage "D'amour et de silence"; En son hommage, le lycée polyvalent de la commune a été nommé Lycée polyvalent Joseph Zobel.
André Lesueur (1947-), maire de Rivière-Salée depuis 1989 et président de la communauté d'agglomération de l'espace sud de la Martinique depuis 2020. Il fut aussi député de la Martinique de 1993 à 1997, conseiller général de 1992 à 2010 et conseiller régional de 2010 à 2015 et cofondateur et président des Forces martiniquaises de progrès;
Edmond Valcin (1913-1997), avocat, sénateur de la Martinique de 1977 à 1986;
Hermann Panzo (1958-1999), athlète professionnel; En son hommage, le stade football de Petit-Bourg porte son nom.
Betty Lise (1972-), ancienne athlète spécialiste du triple saut. En 1994, elle devient Championne de France du triple saut en établissant un nouveau record national avec 13,92 M.
Ludvy Vaillant (1995 -), athlète professionnel;
Marc Pulvar (1936-2008), syndicaliste et nationaliste martiniquais;
Élie de Vassoigne (1811-1891), y est né; il fit une carrière brillante dans l’armée et s’illustra en 1870 au siège de Bazeilles;
Vincent Vermignon (1983-), est un acteur français originaire de Rivière-Salée. Il joue notamment dans les séries Cut! et Plus belle la vie.
Héraldique
Blason
Détails
Sont évoqués quelques moments forts de l’histoire de la paroisse et de la commune.
Les deux églises, plus anciens lieux de culte de Grand-Bourg et de Petit-Bourg;
Le cours d’eau est celui qui a donné son nom à la commune de Rivière-Salée;
Le pont est le pont Bac qui réunit les deux agglomérations depuis la fin du XIXesiècle;
Les têtes de bœufs sont en fait des têtes de vaches. D’après la légende, les premiers colons qui arrivèrent dans la région prirent pour des vaches les lamantins qui s’ébattaient dans la mangrove, d’où le nom de Cul de Sac à Vaches donné, au début de l’occupation de l’île, à cette partie de la Martinique qui s’étend sur Rivière-Salée et Trois-Ilets. Cette région prit ensuite le nom de Commune des Trois-Bourgs puisqu’elle comprenait: Grand-Bourg, Petit-Bourg et Trois-Ilets. D’où ce choix de limiter à trois le nombre de têtes figurant sur le blason[5].
[réf.nécessaire]
Économie
En 2019, le taux de chômage à Rivière-Salée s'élevait à 15%[6], tandis que la dette de la commune s'élevait à 10 517 500 €[7]. Le revenu moyen par habitant y était de 2 273 € nets par mois, soit 27 274 € nets par an[8].
Lieux et monuments
Église Saint-Jean-Baptiste de Rivière-Salée. L'église est dédiée à saint Jean le Baptiste.
Église de Petit-Bourg.
Notes et références
Notes
Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10000habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10000habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
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