Pouant est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
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Pouant | |
La mairie de Pouant. | |
Administration | |
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Pays | ![]() |
Région | Nouvelle-Aquitaine |
Département | Vienne |
Arrondissement | Châtellerault |
Intercommunalité | Communauté de communes du Pays loudunais |
Maire Mandat |
Jacques Proust 2020-2026 |
Code postal | 86200 |
Code commune | 86197 |
Démographie | |
Population municipale |
416 hab. (2019 ![]() |
Densité | 16 hab./km2 |
Géographie | |
Coordonnées | 47° 00′ 24″ nord, 0° 16′ 18″ est |
Altitude | Min. 47 m Max. 112 m |
Superficie | 26,57 km2 |
Type | Commune rurale |
Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes |
Élections | |
Départementales | Canton de Loudun |
Législatives | Quatrième circonscription |
Localisation | |
modifier ![]() |
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Courcoue », sur la commune de Courcoué, mise en service en 1972[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 669,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 48 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].
Assay (Indre-et-Loire) |
Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loire) | |
Ceaux-en-Loudun | ![]() |
Richelieu (Indre-et-Loire) |
Maulay | Nueil-sous-Faye | Braye-sous-Faye (Indre-et-Loire) |
Pouant est traversé par les routes départementales D23, D61 et D65 du réseau routier de la Vienne.
La route départementale D65 est très dangereuse[14]. En particulier en avril 2021, des membres de l'équipe de tournage du troisième volet de la saga "qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?"sont tués lors d'un accident entre deux voitures lors d'un manœuvre de dépassement sur un croisement régulé par un cédez-le-passage causant cinq victimes dont trois tuées[15]. Ce croisement est localement connu pour être un lieu d'accident[15]. La gendarmerie a ouvert une enquête.
Pouant est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85,5 %), forêts (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (2,6 %), prairies (0,9 %)[21].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le territoire de la commune de Pouant est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[24]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[25]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[26]. 26,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[27].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2010 et 2013 et par des mouvements de terrain en 1999, 2009 et 2010[22].
Le nom du village proviendrait du latin potentum qui signifie puissant. Au IXe siècle, le nom était Potentum puis au Xe siècle, Villa Potenta[28].
Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
---|---|---|---|---|
1971 | 1991 | Jean Catin | centre droit | Maire |
mars 2008 | Jacques Proust |
La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2019, la commune comptait 416 habitants[Note 8], en augmentation de 3,74 % par rapport à 2013 (Vienne : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
439 | 503 | 538 | 581 | 529 | 521 | 534 | 561 | 591 |
1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
582 | 604 | 567 | 534 | 516 | 533 | 551 | 580 | 580 |
1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
628 | 620 | 605 | 594 | 583 | 580 | 559 | 567 | 571 |
1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005 | 2006 | 2010 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
563 | 534 | 512 | 517 | 510 | 515 | 444 | 434 | 403 |
2015 | 2019 | - | - | - | - | - | - | - |
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414 | 416 | - | - | - | - | - | - | - |
En 2008, la densité de population de la commune était de 16 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France[34].
Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[35], il n'y a plus que 27 exploitations agricoles en 2010 contre 36 en 2000. Les surfaces agricoles utilisées ont légèrement diminué et sont passées de 2 355 hectares en 2000 à 2 341 hectares en 2010[35]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[36].
59 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 27 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 5 % pour le fourrage et moins de 1 % reste en herbes. En 2000, deux hectares (zéro en 2010) étaient consacrés à la vigne[35].
Trois exploitations en 2010 (contre quatre en 2000) abritent un élevage de bovins (125 têtes en 2010 contre 153 têtesen 2000). Trois exploitations en 2010 comme en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 004 têtes en 2010 contre 815 têtes en 2000). L'élevage de volailles très important en 2000 (16 440 têtes réparties sur douze fermes) a disparu au cours de cette décennie[35].
Église Saint-Hilaire date du XIIe siècle. Elle a été remaniée au XIXe siècle et au XXe siècle. L'église est construite en tuffeau. De l'église romane, ne subsiste de nos jours, que le portail nord, le clocher percé de baies géminées sous arcades et les ouvertures du chevet. Tout le reste du bâtiment a été lourdement restauré en 1894. Les travaux consistèrent en une reprise de la charpente de la nef, en la réalisation d'une voûte en brique en remplacement des lambris, en l'érection de colonnes contreforts à l'intérieur et en la mise en place d'un enduit sur les murs extérieurs. En 1902-1903, la maçonnerie des piliers et le pignon extérieur sont refaits. L'année 1919 voit une nouvelle restauration qui consiste en la construction d'une nouvelle sacristie. L'horloge est installée en 1921. Des contreforts sont construits en 1930. L'autel date de 1910. Les stalles et les panneaux de bois appliqués sur les trois murs du chœur sont du début du XXe siècle. Le vitrail est du maître verrier Lux Fournier et date de 1919.