Plaisance (Plasença en gascon), dite aussi Plaisance du Gers, est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Rivière-Basse, un territoire qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude entre Bigorre et Gers.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arros, le ruisseau de Larté, Canal de Cassagnac, la Barne et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Plaisance est une commune rurale qui compte 1 429 habitants en 2019. Ses habitants sont appelés les Plaisantins ou Plaisantines.
Géographie
Localisation
Plaisance est située en Gascogne dans le sud du département du Gers, à l'ouest d'Auch.
Carte de la commune de Plaisance et de ses proches communes.
La superficie de la commune est de 1 371 hectares; son altitude varie de 122 à 186mètres[2].
Plaisance se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[3].
Voies de communications et transports
Plaisance est accessible par la RD 3, au nord, depuis Riscle en passant par Termes-d'Armagnac, et qui se poursuit vers Marciac. La RD 946, qui relie Préchac-sur-Adour, à l'ouest à Marciac, au sud.
La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[4]. Elle est drainée par l'Arros, le Larté, Canal de Cassagnac, la Barne et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 17 km de longueur totale[5],[Carte 1].
L'Arros, d'une longueur totale de 130,8 km, prend sa source dans la commune d'Esparros et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé 54 communes[6].
Le ruisseau de Larté, d'une longueur totale de 17 km, prend sa source dans la commune de Sauveterre et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Arros sur le territoire communal, après avoir traversé 9 communes[7].
Réseaux hydrographique et routier de Plaisance.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]
Moyenne annuelle de température: 13,5°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,7 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 7,6 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 10,7 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 7,1 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Maumusson», sur la commune de Maumusson-Laguian, mise en service en 1963[13] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[14],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,9°C et la hauteur de précipitations de 1 020,2 mm pour la période 1981-2010[15].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Auch», sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 44 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 13,1°C pour 1981-2010[17] à 13,5°C pour 1991-2020[18].
Milieux naturels et biodiversité
Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 2[Note 4] est recensée sur la commune[19]:
le «cours de l'Arros» (1 675ha), couvrant 41 communes dont 20 dans le Gers et 21 dans les Hautes-Pyrénées[20].
Urbanisme
Typologie
Plaisance est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[21],[I 1],[22].
La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (74,9%), zones urbanisées (12,6%), zones agricoles hétérogènes (9,8%), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,3%), forêts (0,3%)[23].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Plaisance est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible)[24]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[25].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arros et le ruisseau de Larté. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[26]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1983, 1988, 1999, 2000, 2001, 2009, 2018 et 2019[27],[24].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Plaisance.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 837 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 837 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 93% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2002 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[24].
Toponymie
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Histoire
L'église de l'Immaculée Conception à Plaisance
Plaisance fut fondée par le comte Jean Ier d'Armagnac et l'abbé de la Case-Dieu. Cette bastide succédait à un village préexistant. Bastide tardive, Plaisance se développe mal. Elle connut, en outre, les vicissitudes liées aux affrontements entre anglais et français. Plaisance fut ainsi détruite une première fois en 1338 par les Anglais. Elle fut de nouveau incendiée en 1355 par le Prince Noir qui s'opposait à la famille d'Armagnac[30].
La bastide fut reconstruite mais dans des proportions bien plus modestes et fut baptisée Plaisance en lieu et place de son ancien nom: Ribaute (= Rive Haute ou Ripa Alta).
Plaisance végéta pendant toute la période de l'Ancien Régime faute d'importantes fonctions administratives ou religieuses.
Cependant à la fin du XVIIIesiècle et au début du XIXesiècle, grâce aux frères Louis Lanafoërt[31] et joseph Louis Lanafoërt[32], les grands maires bâtisseurs du Plaisance du XIXesiècle[33], Plaisance connaît un réel essor et retrouve les dimensions de l'ancienne bastide. Sous le Second Empire, grâce au gendre de Louis Lanafoërt, Jean-François Doat, maire de Plaisance (1848-1852) et surtout conseiller général du Gers (1858-1869), Plaisance connaît un essor industriel important avec l'ouverture de la gare de Castelnau, et la construction d'un second moulin achevé en 1864, le moulin de Lalanne, disparu au XXesiècle.
Après la fin de la Première Guerre mondiale, qui a vu disparaître presque la plupart des hommes des grandes familles plaisantines (notamment la famille Sabail et L'Officier, héritière des Lanafoërt et Doat), Plaisance reprit son déclin.
Au XXesiècle, l'activité de la ville tourne autour de l'agriculture et de la viticulture. Mais la ville a continué son longs déclin qui s’est accentué à partir de 1969, notamment au profit de Marciac, dont le rayonnement croissait tandis que celui de Plaisance périclitait.
Central Cinéma rue Adour
Porte de l'église Saint-Nicolas
Blason statue devant l'église
Grand Orgue neuf
Politique et administration
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[34],[35].
Rattachements administratifs et électoraux
Commune faisant partie de l'arrondissement de Mirande de la communauté de communes Bastides et vallons du Gers et du canton de Pardiac-Rivière-Basse (avant le redécoupage départemental de 2014, Plaisance était le chef lieu de l'ex-canton de Plaisance).
Tendances politiques et résultats
Article connexe: Élections municipales de 2014 dans le Gers.
Liste des maires
Liste des maires successifs entre la Révolution et la Libération
Agriculteur retraité - Conseiller général (1992-2011)
2020
En cours
Patrick Fitan
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].
En 2019, la commune comptait 1 429 habitants[Note 6], en diminution de 4,67% par rapport à 2013 (Gers: +0,58%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1841
1846
1851
1856
1 206
1 239
1 198
1 555
1 644
1 791
1 859
1 990
1 954
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1 922
2 028
1 996
2 055
2 095
2 102
1 904
1 834
1 683
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1 725
1 548
1 415
1 391
1 299
1 379
1 346
1 412
1 490
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
2017
1 535
1 576
1 575
1 657
1 479
1 468
1 465
1 475
1 461
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
1 429
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Plaisance dépend de l'académie de Toulouse. Les élèves de la commune commencent leur scolarité à l'école maternelle du village (2 classes), regroupant 48 enfants[45], puis à l'école primaire (5 classes), regroupant 92 enfants[46]. Ils poursuivent au collège Louis Pasteur (8 classes), toujours au village[47],[48]. Une antenne du Greta est également installée à Plaisance[49].
Santé
Plaisance ne dispose pas d'hôpital, mais plusieurs professionnels de santé sont installés dans la commune: 4 médecins, 1 pharmacie, 2 dentistes, 3 cabinets d'infirmiers, 1 cabinet de kinésithérapeutes, 1 podologue[50], une ostéopathe, 1 orthophoniste, 1 opticien, 1 diététicien et 1 cabinet.
Cultes
La paroisse catholique de Notre-Dame de Plaisance dépend de l'archidiocèse d'Auch. Elle regroupe 14 communes autour de celle de Plaisance, dans le secteur pastoral Rivières-Basses[51].
Services publics
Plusieurs services publics sont installés à Plaisance: bureau de poste, trésor public, pompiers[52].
Cinéma d'art et d'essais
Manifestations culturelles et festivités
En mars, le dernier week-end, Saint Mont Vignoble en fête.
Tous les ans, en mai, se tient le Salon des métiers d'art[53].
Au 14 juillet, la journée taurine avec Becerrada et Novillada.
Fête locale le 2e week-end d'août avec une course landaise.
Festival international du jeux, RPGers, créé en 1998, tous les derniers week-end d'août[54].
Festival Orgue et Cinéma Muet fin octobre
Tout au long de l'année: vide-greniers, expositions, conférences, lotos, concerts...
Marché traditionnel le jeudi matin
Vide-Greniers
Salon des Métiers d'art
Grand Orgue
Activités sportives
Rugby à XV
L'Union sportive Plaisance du Gers, devenue Union Rivière Basse (Riscle-Plaisance du Gers) puis Union sportive plaisantine[55],[56]:
Champion de France de 4esérie en 2011
Vice-champion de France Honneur en 1992
Champion de France de 1resérie en 1980
Vice-champion de France de 4esérie en 1956
Économie
Revenus
En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 742 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 1 351 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 010 €[I 4] (20 820 € dans le département[I 5]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 729 personnes, parmi lesquelles on compte 70,1% d'actifs (60,1% ayant un emploi et 10% de chômeurs) et 29,9% d'inactifs[Note 8],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui de la France en 2008.
La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 9]. Elle compte 606 emplois en 2018, contre 624 en 2013 et 706 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 448, soit un indicateur de concentration d'emploi de 135,1% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 40,2%[I 10].
Sur ces 448 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 203 travaillent dans la commune, soit 45% des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 79,1% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,9% les transports en commun, 11,4% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,5% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
156 établissements[Note 9] sont implantés à Plaisance au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 13].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
156
100%
(100%)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
14
9%
(12,3%)
Construction
23
14,7%
(14,6%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
44
28,2%
(27,7%)
Information et communication
2
1,3%
(1,8%)
Activités financières et d'assurance
9
5,8%
(3,5%)
Activités immobilières
6
3,8%
(5,2%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
14
9%
(14,4%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
31
19,9%
(12,3%)
Autres activités de services
13
8,3%
(8,3%)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,2% du nombre total d'établissements de la commune (44 sur les 156 entreprises implantées à Plaisance), contre 27,7% au niveau départemental[I 14].
Entreprises et commerces
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[57]:
Syber, supermarchés (10 522 k€)
Tonnellerie De L'adour, fabrication d'emballages en bois (3 536 k€)
Merranderie De L'adour, commerce de gros (commerce interentreprises) de bois et de matériaux de construction (394 k€)
Adse, travaux d'installation électrique dans tous locaux (246 k€)
Alarme Domotique Services - Ads, travaux d'installation électrique dans tous locaux (182 k€)
Agriculture
Cave coopérative
Plaisance fait partie des Côtes-de-saint-mont (AOVDQS). Rivière-Basse est une région du Gers essentiellement agricole: céréales avec une domination du maïs, soja, vignes et élevage de bovins.
Plaisance possède une cave coopérative de vin de Plaimont producteurs.
La commune est dans la Rivière Basse, une petite région agricole occupant une partie ouest du département du Gers[58]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5]. Sept exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 13] (30 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 1 191ha[60],[Carte 6],[Carte 7].
Commerces et artisanats
Marché du jeudi matin
En plus d'un marché hebdomadaire, le jeudi matin, sur la place de l'église, la commune dispose de nombreux commerces dont 1 supermarché, 1 petite supérette, 1 banque, des assurances, trois bars, trois restaurants, deux boulangeries, deux boucheries. Les onze artisans et les habitants du villages ont deux enseignes de matériaux, ainsi que de nombreux services à leur disposition[61].
Tourisme
Plaisance ne possède pas de bureau d'information touristique (bureau d'accueil de l'office de tourisme), les plus proches se situent à Riscle et à Marciac.
L'hébergement touristique est composé d'un camping 3 étoiles[I 15], d'un établissement insolite louant des yourtes, de 3 gîtes et ainsi 2 chambres d'hôtes.
Culture locale et patrimoine
Église de l'Immaculée-Conception de Plaisance
Lieux et monuments
La place à garlandes du XIVesiècle, noyau du bourg jusqu'au XIXesiècle, montre quelques belles maisons à colombage.
L'église de l'Immaculée-Conception, de style néo-gothique, construite au XIXesiècle par l'architecte Durand, reprend le plan de Notre-Dame de Lourdes[62]. En 1988, le facteur Daniel Birouste et l’artiste Daniel Ogier, créaient le Grand Orgue, orgue-retable situé dans le chœur de l'église[63].
Tour carrée, vestige de l'ancien rempart du village, détruit au XVIIIesiècle. Elle fut un temps prison, durant la révolution française[64].
Hôtel particulier de Lanafoërt-Chapelain, XVIIe-XVIIIesiècle. Construit par la famille Lanafoërt-Chapelain en 1687 sur des fondations datant de 1590, puis modifié en 1782, cet hôtel particulier de type Gascon fut le siège de l'étude de notaire de Plaisance, détenue par la même famille durant plus de 300 ans. C’est un exemple typique de l‘architecture Gascogne de cette époque.
Une salle de cinéma d'art et d'essais, proposant les films commerciaux actuels, affiliée à l'«association Ciné 32», qui anime 23 salles dans le département du Gers[66].
Une médiathèque intercommunale.
Personnalités liées à la commune
Jean-Jacques de Laterrade (1758-1794), général de la Révolution française
Louis Lanafoërt (1782-1819), avocat en parlement, législateur et notaire royal français[67], maire de Plaisance du Gers (1818-1819). Fils de Jean Gabriel Lanafoërt, époux de Marie-Henriette Magenc (1782-1850) fille de Joseph Magenc, juge de paix, et tante d’Alexandre Magenc (1822-1894), peintre.
Joseph Louis Lanafoërt (1788-1842), avocat en parlement et procureur impérial près le Tribunal d'Auch. Avocat général près la Cour d'Appel d'Agen, premier Conseiller Général du département du Gers, élu pour le canton de Plaisance (1833-1842). Maire bâtisseur du Plaisance du XIXesiècle (1822-1842). On lui doit, entre autres, le percement de la grande rue et la construction de la place de l'église. Collabora également avec son frère, Louis, à la rédaction du nouveau Code civil des Français.
Elmire Lanafoërt-Doat (1809-1880), marchande d'art, mécène et collectionneuse française, épouse de Jean-François Doat, cousin d'Alexandre Magenc, constitua la collection Alexandre Magenc, transmise aujourd'hui à son héritier, Christophe Chapelain L'officier.
Jean-Pierre Bonnafont (1805-1891), né à Plaisance, médecin oto-rhino-laryngologue, membre de l'Académie de médecine.
Jean-François Doat (1801-1869) Maire de Plaisance (1848-1852), conseiller général du Gers (1858-1869), on lui doit une grande partie du développement économique de Plaisance sous le second empire. Epousa la descendante Lanafoërt, Elmire Lanafoërt-Doat.
Claude Jobert (1829-1903), ingénieur-mécanicien et inventeur français, mort à Plaisance;
Louise Doat-Sabail (1845-1892), marchande d'art, mécène et collectionneuse française, fille d'Elmire et de Jean François Doat.
Alexandre Magenc (1822-1894), né à Plaisance, peintre, auteur de l'œuvre "la Résurrection" de l'église de Plaisance, classé monument historique, et d'une cinquantaine de tableau, dont une partie constitue aujourd'hui la collection Magenc, détenue par son cousin, Christophe Chapelain L'officier.
Alfred Sabail, né au Château Montus en 1840, décédé en 1927 à Plaisance, notaire et homme politique libérale, maire de Plaisance, (1870-1871) et (1908-1920), Président de la Chambre des Notaires du Gers. Épousa la fille de Jean-François Marie Doat, Louise Doat.
Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac (1806 -1880) journaliste et homme politique bonapartiste, député du Gers (1852 - 1870) (1876 - 1880)[68].
Pierre Marius L'officier (1872-1916), Capitaine d'infanterie coloniale du Tonkin, membre de l'état-major de l'armée française du Tonkin, et de la société de Géographie de Paris, époux de Henriette Sabail, fille d'Alfred Sabail, héritière des Lanafoërt, héros de verdun, chevalier de la légion d'honneur, chevalier de l'ordre souverain de Malte, Croix de guerre 1914-1918. Mort à Verdun en 1916 après avoir sauvé quatre de ses hommes lors d'un assaut.
Émile Pladner (1906 - 1980), champion du monde de boxe anglaise (le au Vélodrome d'hiver).
Jean Charles L'officier (1913-1974), fils de Pierre Marius L'officier et petit fils d'Alfred Sabail, héritier des Lanafoërt-Doat, chef d'entreprise, président du Bon Marché à Paris, puis vice-président du groupe Lafarge, Cadet de Saumur, officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'ordre souverain de Malte Croix de guerre 1939-1945.
Jean-Louis Quéreillahc (1921-2018), écrivain et ancien maire de Plaisance (1969-1989). Il obtint le prix Scarron 1962, pour son livre, Untel Maire.
Héraldique
Article détaillé: Armorial des communes du Gers.
Blasonnement:
De gueules à deux agneaux paissant d'argent en chef et au chien arrêté du même en pointe[69].
Voir aussi
Bibliographie
Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol.III: Arrondissement de Mirande, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 437p. (ISBN2-9505900-7-1, BNF40101206)
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[10].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[59].
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Louis Lanafoërt, avocat et notaire royal, maire de Plaisance du 4 mars 1818 au 3 juillet 1819, fit construire l'hôtel de ville actuel, la grande promenade publique, il fit restaurer la totalité des routes, le renouvellement du pavé des rues et l´établissement d'une école d'enseignement mutuel.
Joseph-Louis Lanafoërt, né le 5 mars 1788, décédé le 14 avril 1842, avocat royal, procureur impérial, maire de Plaisance entre 1821 et 1842. il fit construire," la route départementale de Plaisance à Maubourguet, le champ de foire, les promenades sur le bord de la rivière, le pont sur l'Arros, la place Nouvelle, les grands chemins de grande communication de Plaisance à Viella et de Vic-Fezensac à Plaisance, la fontaine publique, les approvisionnements en matériaux et les fonds déposés à la caisse communale pour la reconstruction de l'église" Source: Délibérations communales (1883-1844), archives familiales Lanafoërt-Chapelain L'Officier.
Alain Lagors, «La Bastide de Plaisance du Gers au XIXesiècle: croissance et apogée du bourg-marché (vers 1780-1880).», Bulletin de la Société archéologique, historique, litteraire & scientifique du Gers, no4, , p.425-464.
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