Le patrimoine architectural de la commune comprend sept immeubles protégés au titre des monuments historiques: l'hôpital des Anglais, inscrit en 1992, le marché couvert, inscrit en 1992, la synagogue, inscrite en 1992, la porte de la Barbacane, inscrite en 1993, l'église Notre-Dame-de-Laval, classée en 1995, le château Inférieur, inscrit en 1995, et le château de la Caze, inscrit en 2018.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Toponymie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Histoire
Contrairement à une légende locale qu'on retrouve dans d'autres villages de France, Jules César n'a jamais parlé de Peyrusse[1].
Pépin le Bref, après la diète de Bourges, chercha à se rendre maître de la personne du duc d'Aquitaine Waïfre (ou Gaïfier). En , il assiégea Peyrusse et se rendit maître de la cité. La place était considérable, et le duc Waïfre trouva la mort dans cet épisode.
Robert II dit le Pieux, roi de France fit halte à Peyrusse en 1031.
le , Peyrusse reçut dans ses murs Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, auquel Hugues, comte de Rodez vint rendre hommage.
La cité de Peyrusse était le chef-lieu du plus grand bailliage du Rouergue (106 paroisses) et il abritait dans ses murs 187 hommes en armes et 4 chevaliers, elle comptait jusqu'à 40 familles nobles, dont la famille de Peyrusse, les Medicys, les Cornely, la famille Besse, mais aussi six notaires, un changeur de monnaie, et de nombreuses fabriques.
Peyrusse tirait profit de ses mines argentifères exploitées depuis l'antiquité: sept puits de mines sont répertoriés sur le territoire actuel de la commune. Le commerce de la ville était important: plusieurs foires et deux marchés hebdomadaires.
Le , une charte de privilèges a été accordée à la commune par Charles V et signée entre les consuls de la ville et le comte de Rodez au nom du duc d'Anjou et du roi.
La ville se dépeupla au cours du XVIIIesiècle et fut livrée à des entreprises de démolition au XIXesiècle et au début du XXesiècle. Une prise de conscience collective a vu le jour à partir de 1956, pour sauver les restes de ce patrimoine. Le maire Louis Cassan-Louis, l'instituteur Azais, le secrétaire Joulie, Maurice Vernhes, Hervé, Hubert, Revel, Gibergues et le garde champêtre Delmoly en ont été les pionniers, avec d'autres; c'est à cette époque qu'on a redécouvert un mausolée du XIVesiècle appelé localement le Tombeau du roi.
Aujourd'hui, le site est un lieu de villégiature et de tourisme.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].
En 2019, la commune comptait 214 habitants[Note 1], en diminution de 4,46% par rapport à 2013 (Aveyron: +0,67%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
905
721
830
887
1 007
913
1 000
926
999
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
947
966
981
926
932
929
919
852
812
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
739
695
646
571
567
525
524
464
389
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
392
392
383
374
288
229
212
204
218
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
226
214
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Au début du XXesiècle, Peyrusse-le-Roc comptait 739 habitants[7].
Économie
Revenus
En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 90 ménages fiscaux[Note 2], regroupant 203 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 010 €[I 1] (20 640 € dans le département[I 2]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 127 personnes, parmi lesquelles on compte 77,2% d'actifs (73,2% ayant un emploi et 4,1% de chômeurs) et 22,8% d'inactifs[Note 3],[I 3]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.
La commune est hors attraction des villes[Carte 1],[I 6]. Elle compte 43 emplois en 2018, contre 43 en 2013 et 43 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 96, soit un indicateur de concentration d'emploi de 45% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55,7%[I 7].
Sur ces 96 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 37 travaillent dans la commune, soit 39% des habitants[I 8]. Pour se rendre au travail, 79,6% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,5% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 9].
Activités hors agriculture
32 établissements[Note 4] sont implantés à Peyrusse-le-Roc au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 5],[I 10].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
32
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
13
40,6%
(17,7%)
Construction
3
9,4%
(13%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
10
31,3%
(27,5%)
Activités financières et d'assurance
1
3,1%
(3,4%)
Activités immobilières
1
3,1%
(4,2%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
1
3,1%
(12,4%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
3
9,4%
(12,7%)
Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 40,6% du nombre total d'établissements de la commune (13 sur les 32 entreprises implantées à Peyrusse-le-Roc), contre 17,7% au niveau départemental[I 11].
Agriculture
La commune est dans le Segala, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aveyron[8]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 6] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 2].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 45 lors du recensement agricole de 1988[Note 8] à 29 en 2000 puis à 24 en 2010[10] et enfin à 21 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 53% en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51% de ses exploitations[11],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 997ha en 1988 à 1 357ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 22 à 65ha[10].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le pont roman du Parayre (ou Pareyre)En couleurs.
Sept monuments historiques
Église Notre-Dame-de-Laval de Peyrusse-le-Roc. L'église actuelle aménagée en 1680 dans les anciennes écuries du Château supérieur. La Croix Saint Georges.
L'ancienne église Notre-Dame-de-Laval, avec une nef de 40 mètres et 12 chapelles latérales. Classé MH(1995, Vestiges de l'église, avec son beffroi, avec leurs emprises au sol)
Chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Peyrusse-le-Roc
Le château de La Caze (propriété privée).
Le château inférieur, ruiné, sur e Roc del Thaluc avec ses deux tours («pain de sucre» de 150 mètres de haut depuis le ruisseau).
La Statue des douleurs (servant de monuments aux morts).
La Porte du château du roy.
Le Donjon, avec sa tour de garde, et sa prison et oubliettes.
La Porte neuve —vue panoramique vers l'est.
La Porte de la Barbacane, marché couvert du Moyen Âge qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [12].
Le Beffroi.
Le mausolée du XIVesiècle appelé le Tombeau du roi fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.
La synagogue du XIIe - XIIIesiècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
L'hôpital (Acte notarié certifiant l'existence de l'hôpital de 1213).
Le pont et traces contigües d'un filon d'exploitation de galène.
Le pont roman du Parayre, sur l'Audiernes (vestige du moulin et de la maison du meunier).
Personnalités liées à la commune
Famille de Peyrusse, ancienne famille seigneuriale du lieu.
Pascale Roberts (1930-2019), comédienne, venait s'y reposer[13].
Article détaillé: Armorial des communes de l'Aveyron.
Blason
D'azur au lion d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or.
Détails
Armes de la famille de Peyrusse. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
D'argent à trois poires tigées et feuillées de sinople. Armes parlantes.
Blason attribué par Charles d'Hozier en 1696.
Bibliographie
Paul Gleyrose, Monographie de la commune de Peyrusse (Aveyron), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille: J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, pp.175-240
(oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf.Aimé Roux), Mont Basens: Brandonet, Complibat, Drulha, Galganh, Lanuèjols, Luganh, Mala Vila, Peirussa, Privasac, Rossennac, Valzèrgas, Vaurelhas / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Mont Basens, Rodez, Mission départementale de la culture, coll.«Al canton», , 247p., ill., couv. ill.; 28 cm (ISBN2-907279-33-5, ISSN1151-8375, BNF36695401)
Il aurait dit: Vidi Petruciam speluncam latronum, «J'ai vu Peyrusse, une caverne de brigands», mais en fait cette expression tirée de l’Évangile n'a été utilisée qu'au Moyen Âge et ne se retrouve évidemment pas dans la Guerre des Gaules; même légende au sujet de Tinchebray dans l'Orne, dénoncée par Émile Travers: «César aurait écrit: Tandem advenimus Tinchebraium speluncam latronum! Inutile de dire que cette phrase ne se trouve pas dans les Commentaires du conquérant des Gaules; mais elle n’en est pas moins historique, et c’est Henri Ier, roi d’Angleterre et duc de Normandie, qui, selon Orderic Vital, dit au pape Calixte II, dans une conférence à Gisors en 1119: Tandem Tenerchebraïum speluncam doemonum obsedi (Les Normands, la chicane et la potence d’après les dictons populaires, Caen, F. Le Blanc-Hardel, 1882, dont une bonne édition en ligne)».
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[9].
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии