Marcé-sur-Esves est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.
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Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 9,66 km, comprend un cours d'eau notable, l'Esves (5,477 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[2],[3].
Fichier:L'Esves.jpgL'Esves à l'entrée de Marcé.
L'Esves, d'une longueur totale de 39,3 km, prend sa source à 135 m d'altitude à Betz-le-Château[4]. et se jette dans la Creuse à Descartes, à 44 mètres d'altitude[5], après avoir traversé 12 communes[6].
Sur le plan piscicole, l'Esves est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 1 099 hectares; son altitude varie entre 50 et 112 mètres[8].
Urbanisme
Typologie
Marcé-sur-Esves est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (76%), forêts (14,5%), zones agricoles hétérogènes (9,5%)[14].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Marcé-sur-Esves est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Fichier:37145-Marcé-sur-Esves-argile.pngCarte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marcé-sur-Esves.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 28,7% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 134 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 38 sont en en aléa moyen ou fort, soit 28%, à comparer aux 91% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[19].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[16].
Toponymie et hydronymie
Marcé: la première mention de Marcé est sous la forme Marciacus (capitulaires de l'Abbaye Notre-Dame de Noyers) qui signifie: relatif à (Suffixe -acum, d'origine celtique) Marcius, nom romain ou gallo-romain. Soit, le domaine de Marcia ou Marcius. La transformation de -acus en -é est courante dans le Centre -Ouest de la France[20]
Marcé-sur-Esves a fourni (au moins) deux émigrants à l'Amérique française:
Stèle à la mémoire de Claude SauvageauClaude Sauvageau, né à Saint-Martin-de-Marcé (ancien nom de Marcé-sur-Esves) en 1646. Il épouse Jeanne Legendre, une fille du Roi, en 1669 au Cap-de-la-Madeleine (Québec)[22]. En 1993 le conseil municipal de Marcé et des descendants de Claude Sauvageau, très nombreux au Québec, ont fait dresser une stèle près de l'église de Marcé avec une plaque à sa mémoire[23].
Pierre Menon, marié à Marie-Louise Mangin en 1760 à Fort Vincennes, (Vincennes (Indiana), aujourd'hui)[24].
1940-1944: l'Occupation allemande et la Résistance
Pendant cette période, Marcé, situé à proximité immédiate de la Ligne de démarcation est concerné par les actions des réseaux de passeurs et des résistants en particulier par les groupes de l'Abbé Henri Péan, curé de Draché, de Marie-Thérèse de Poix à Sepmes et d'André Goupille de la Haye-Descartes (Indre-et-Loire). Alphonse Cathelin et l'Abbé François-Xavier Schmidt, curé de Marcé-sur-Esves y participèrent notamment comme passeurs. Ils étaient présents lors de la réception du parachutage de la nuit du 3- à Sepmes, des armes leur étaient destinées. Alphonse Cathelin est arrêté le et déporté, l'Abbé Schmidt réussit à s'échapper[25].
Articles détaillés: Marie-Thérèse de Poix et André Goupille.
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 2001
En cours
Gérard Dubois
DVD
Retraité - Conseiller général puis départemental
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2019, la commune comptait 240 habitants[Note 3], en diminution de 0,83% par rapport à 2013 (Indre-et-Loire: +1,64%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
300
270
250
310
293
322
346
340
324
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
351
344
334
291
302
299
314
305
302
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
315
311
307
277
271
303
299
287
294
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
299
289
276
252
232
227
238
244
229
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
245
240
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,1%, soit en dessous de la moyenne départementale (34,9%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,1% la même année, alors qu'il est de 27,8% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 113 hommes pour 128 femmes, soit un taux de 53,11% de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,91%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[30]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
2,4
8,8
75-89 ans
12,6
21,2
60-74 ans
18,9
28,3
45-59 ans
22,8
15,9
30-44 ans
11,0
12,4
15-29 ans
14,2
13,3
0-14 ans
18,1
Pyramide des âges du département d'Indre-et-Loire en 2018 en pourcentage[31]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,9
90 ou +
2,1
7,6
75-89 ans
10,1
16,9
60-74 ans
17,8
20,1
45-59 ans
19,3
18,1
30-44 ans
17,3
18,2
15-29 ans
17,4
18,2
0-14 ans
16,1
Enseignement
Marcé-sur-Esves se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon.
L'école élémentaire accueille les élèves de la commune.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
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La Pierre de Faon
Article détaillé: Pierre de Faon.
Cette construction est située près de la ferme de la Pierre à proximité de la route de la Celle-Saint-Avant à Sepmes, appelée aussi chemin rural n°7. Il s'agit d'un bloc de maçonnerie d'environ 3 m de côté, seul vestige d'un monument dont le parement, probablement en blocs de grand appareil, a disparu[32]. En 2017, il semble bien moins haut et se trouve caché par des buissons. Il est sans doute à mettre en relation avec l'hypothétique voie romaine de Poitiers à Amboise par Sepmes. Il est généralement interprété comme une pile romaine du IIe ou IIIesiècle[33]. Ces piles soutenaient des monuments divers comme des statues et ont souvent servi de monuments funéraires. La Pierre de Faon est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1938[34].
On pourrait aussi risquer fanum (petit temple) comme étymologie de Faon, même si cela ne préjuge pas de la nature du monument[35].
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire: communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303p. (ISBN978-2-916043-45-6), p.147.
André Pégorier, Les noms de lieux en France, IGN, (lire en ligne).
Laurier Duchesne, Ancêtres et familles en Nouvelle-France, Tempere, Atramenta, (lire en ligne), p.26-27 (tome 4).
Jean-Louis Charlot, «Ces pionniers qui ont fait l'Amérique française», La Renaissance Lochoise, (lire en ligne).
Dutardre, Jean-Gilles,, La vicomtesse Marie-Thérése de Poix (1894-1970): au cœur de la Résistance, Chinon, Anovi, , 32-33p. (ISBN978-2-914818-81-0, OCLC911260513, lire en ligne), p.138.
Jacques Seigne, «Les piles funéraires gallo-romaines», dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine: 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne).
Jacques Dubois, Archéologie aérienne: Patrimoine de Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 208p. (ISBN2-84910-264-4), p.88.
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