Hermes est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.
Pour les articles homonymes, voir Hermès (homonymie).
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L'abbaye cistercienne de Froidmont, dépendant du diocèse de Beauvais, se trouvait sur le territoire de cette commune.
Géographie
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Dominée par le Mont de Hermes (139 m), la zone habitée est limitée naturellement par la forêt de Hez-Froidmont au nord, et une zone marécageuse au sud. La majorité de la zone habitée se trouve dans le creux de la vallée du Thérain.
Communes limitrophes
Accolée à Berthecourt avec laquelle elle partage une gare, Hermes est séparée topologiquement de ses autres voisines. La départementale 12 la relie à Bailleul-sur-Thérain et Saint-Felix. Bresles et La Neuville-en-Hez sont séparées de Hermes par l'avancée de la forêt de Hez-Froidmont, tandis que Heilles et Mouchy-le-Châtel se trouvent de l'autre côté d'une zone marécageuse.
Hermes est un regroupement d'anciens hameaux fédérés en une seule unité administrative, à savoir: Blainville, Carville, Friancourt, Hermes, Granville, Méhécourt, Marguerie. Ces hameaux sont soit connexes le long du Thérain, soit des écarts situés au milieu d'une portion cultivée de la commune.
Hydrographie
Le Thérain traverse la commune.
Voies de communication et transports
Réseau routier
La commune est traversée par la départementale 12 reliant Beauvais à Creil dans la partie nord de l'agglomération. La départementale 125 traverse toute la longueur de Hermes pour franchir le Thérain en centre-bourg, en direction de Noailles et la nationale 1.
La commune est desservie par la gare d'Hermes-Berthecourt. La ligne de Creil à Beauvais a été construite de 1855 à 1857 pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Nord. Elle comportait deux voies jusqu'en 1947. Aujourd'hui, les croisements de TER se font en gares de Hermes et de Mouy - Bury. Cette ligne a été empruntée par la célèbre Micheline, un autorail sur pneus, de 1936 à l'entrée en guerre.
Climat
Hermes est située en Picardie, et bénéficie d'un climat océanique.
On constate une relativement faible amplitude thermique entre l'hiver et l'été, la température moyenne restant comprise entre O°C et 23°C. On a toutefois constaté des records historiques de −19,6°C le 29 janvier 1954 et de 36,6°C le 4 août 1990.
Les précipitations mensuelles enregistrées sont relativement uniformes tout au long de l'année et oscillent autour de 56mm en moyenne.
Hermes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Elle appartient à l'unité urbaine de Hermes, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[6] et 5 133 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[9],[10].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (46,6%), terres arables (29,3%), zones urbanisées (7,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,4%), zones agricoles hétérogènes (6%), prairies (4,3%)[11].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].
Toponymie
Le nom d'origine Mons Hermarum (ou mont d'Hermès) viendrait du culte de ce dieu, rencontré en Belgique et dans le Nord de la France (Belgica romaine)[13].
Histoire
Préhistoire
Hermes est un lieu habité depuis des millénaires. Avec la commune de Bailleul-sur-Thérain, elle constitue l'un des deux pôles prouvés d'habitation néolithique dans la vallée moyenne du Thérain. Un dolmen-ossuaire contenant quelque 400 restes y a été trouvé en 1837[réf.nécessaire].
Avant J.-C.
Implantée en plein pays bellovaque, la bourgade est le seul gué à la ronde sur le Thérain, dont le cours était plus important qu'aujourd'hui. Le village était à l'extrémité d'une route gauloise le reliant à Clermont, et une étape sur la route reliant Beauvais à Senlis. Elle a vu se dérouler en 51 av. J.-C. un des épisodes guerriers de la campagne de César contre les Belges sur une proéminence toute proche, aujourd'hui encore appelée Mont-César (située sur le territoire de Froidmont). Elle fera l'objet par la suite d'une occupation gallo-romaine. Ce vicus romain est désigné sous le nom de Ratumagus[14], d'après le nom retrouvé sur une statue équestre exhumée lors des fouilles de l'abbé Hamard (dès 1877).
Période mérovingienne
Les mêmes fouilles effectuées par l'abbé Hamard sur le Mont de Hermes mettent au jour une nécropole mérovingienne qui livrera plusieurs milliers d'objets[réf.nécessaire].
Moyen Âge
Le territoire de la future Hermes est contrôlé par les moines cisterciens de l'abbaye de Froidmont, abbaye-fille de l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp fondée en 1134. On trouve trace en 1143 d'un Mons Hermarum qui devient en 1170 Harmae. Il semble faire l'objet d'une lutte d'influence entre les pouvoirs seigneurial et religieux.
Messire Goramus, chapelain de Merlemont et Pierre Doyen d'Hermes interviennent, en 1202, dans une querelle entre les habitants de Merlemont et les religieux de Froidmont, à propos du droit de passage dans la ruelle aux Vacques (ce hameau dépend aujourd'hui de la commune de Villers-Saint-Sépulcre)[réf.nécessaire].
Sous protection des comtes de Clermont, Harmae voit se construire en 1187 une forteresse sur ordre de Catherine de Clermont, future épouse de Louis, comte de Blois. L'évêque de Beauvais Philippe de Dreux fera détruire cette forteresse peu après. Une nouvelle fois relevée, elle perdurera jusqu'au XVesiècle. Elle est connue comme un repaire de brigands lors de la guerre de Cent Ans et la grande Jacquerie, et sera définitivement détruite en 1431[réf.nécessaire].
Depuis le XVIIIesiècle
La date d'apparition de la dénomination moderne Hermes est inconnue, mais est déjà constatée sur la carte de Cassini, dont les relevés ont été terminés en 1789. La Révolution française marque la fin de la domination abbatiale, et crée la commune.
Un chemin de fer secondaire à voie métrique appelé «Chemin de fer de Hermes à Beaumont ou «HB» acheminait de 1880 à 1949 marchandises (essentiellement des briques fabriquées à Noailles et des betteraves) et voyageurs sur les 32 km de ligne séparant Hermes de Beaumont. L'écartement spécifique des rails de cette ligne obligeait à un transbordement en gare de Hermes pour acheminer les marchandises.
Durant la seconde Guerre mondiale, la gare de Hermes-Berthecourt a subi de nombreux bombardements alliés, l'armée allemande utilisant la voie ferrée pour transporter les V1 entreposés dans les carrières de Saint-Maximin[15].
Fin 2016, les maires de Berthecourt et d'Hermes envisagent la fusion de leurs communes sous le régime de la commune nouvelle, soulignant les liens anciens liant leurs habitants et la nécessité de concevoir de manière coordonnée l'aménagement du quartier de la gare[16].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Noailles[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy
Intercommunalité
La commune faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .
La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[18], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[19]. Malgré les réticences du président de la CCRB[20], le schéma est entériné[21],[22].
La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).
Politique locale
L'élection municipale de 2014 a été annulée par le tribunal administratif d'Amiens puis le Conseil d’État en raison du très faible écart de voix (5 bulletins) obtenues par les listes et d'une propagande irrégulière de M. Pagny[23], mais l'équipe municipale élue est restée en fonction jusqu'à la notification de la décision du Conseil d’État, date à laquelle une délégation spéciale a été mise en place par le préfet. Le premier tour des élections municipales partielles a vu la victoire de l'équipe de Grégory Palandre sur celle de Laurent Pagny[24], et le conseil municipal a élu le nouveau maire le 4 juillet 2015[25].
Liste des maires
De 1789 à 1799, les maires étaient élus pour un mandat de deux ans et rééligibles, ce qui explique le nombre de mandats de M. Isore. Par la suite, les préfets nommèrent les maires jusqu'en 1871, d'où les mandats de longueur irrégulière constatés sur cette période. Le mandat moderne (six ans, renouvelable) remonte à cette date.
Liste des maires de la Révolution à 1977
Liste des maires successifs jusqu'à la libération
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1792
1801
Primitif Isore
1801
1804
Adrien Aux-Cousteaux
1804
1815
Primitif Rebours
1815
1821
Georges Rebours
1821
1831
Pierre-François Bizet
1831
1832
M. Horoy
1832
1837
Jean-François Bourdon
1837
1841
Joseph Primitif Rebours
1841
1851
Jacques Caron
1851
1855
Pierre Casimir Sarrazin
1855
1877
Jean-Louis Dumont
1870
1876
Théodore Gaïtas dit Morin
1876
1884
Alexandre Théophile Larive
1884
1887
Désiré Favrelle
1887
1896
Victor Vuarin
1892
1912
Eugène Saint-Omer
1912
1917
Louis Larive
1917
1919
Hugue Larive
1919
1941
Aristide Caron
1942
1944
Marcel Joary
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[Note 3].
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1944
1945
Georges Levasseur
1945
1947
Fernand Ruelle
1947
1953
Léon Derebergue
1953
1960
Amand Brault
PCF
Ouvrier tourneur sur bois, journaliste Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Député de l'Oise (1946 → 1955) Décédé en fonction
Conseiller délégué au tourisme à la communauté d’agglomération du Beauvaisis.
Vice président du SIVT
Démocratie participative
La commune s'est doté en 2014 d'un conseil municipal des jeunes[29].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].
En 2019, la commune comptait 2 509 habitants[Note 4], en augmentation de 0,36% par rapport à 2013 (Oise: +1,72%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
570
663
650
750
750
759
768
754
754
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
760
854
942
1 091
1 202
1 274
1 347
1 351
1 306
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 390
1 491
1 577
1 561
1 557
1 474
1 406
1 312
1 295
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
2006
2009
1 635
1 588
1 802
1 828
1 964
2 331
2 390
2 391
2 539
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2014
2019
-
-
-
-
-
-
-
2 463
2 509
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,5%, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,7% la même année, alors qu'il est de 22,8% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 233 hommes pour 1 271 femmes, soit un taux de 50,76% de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,11%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[33]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,2
90 ou +
0,5
4,5
75-89 ans
6,4
14,8
60-74 ans
14,9
21,1
45-59 ans
20,7
19,7
30-44 ans
20,0
17,7
15-29 ans
17,0
22,0
0-14 ans
20,5
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[34]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,3
5,3
75-89 ans
7,5
15,1
60-74 ans
15,8
20,9
45-59 ans
20,1
19,5
30-44 ans
19,4
17,9
15-29 ans
16,5
20,8
0-14 ans
19,4
Santé
Afin de réduire les coûts des soins, la municipalité a organisé en 2016 une mutuelle communale, permettant ainsi la souscription à un tarif de groupe une complémentaire santé[35]
Économie
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Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Monuments historiques
L'église Saint-Vincent.Vestiges de l'abbaye de Froidmont.
Hermes compte deux monuments historiques sur son territoire:
Articles détaillés: Église Saint-Vincent d'Hermes et abbaye de Froidmont.
L'église Saint-Vincent, rue du 11-Novembre (RD 125) (inscrite monument historique par arrêté du [36]): Hermes est l'un des bourgs les plus anciens du Beauvaisis, et son église possède ainsi l'une des plus anciennes nefs du département. Elle remonte en partie au XIesiècle, comme l'indique l'appareil en petits moellons cubiques du mur méridional. Cette nef a toutefois perdu son authenticité avec l'installation d'un plafond à caissons en 1722 et une reconstruction partielle pendant la seconde moitié du XIXesiècle, qui concerne les portails, les fenêtres latérales, et l'unique bas-côté, ajouté à la période gothique flamboyante au nord de la nef. Mais l'église Saint-Vincent était surtout réputée pour son beau clocher roman à deux étages de beffroi. Bâti sur un terrain instable et repris en sous-œuvre au milieu du XVIesiècle, il s'est malheureusement effondré en 1919, et emporta dans sa chute la première travée du chœur et la chapelle latérale nord. En 1927, il fut remplacé par un clocher moderne assis sur la toiture de la nef. Restent encore indemnes l'abside et la chapelle latérale sud du deuxième quart du XVIesiècle, qui sont bâties avec soin et reflètent de manière exemplaire la transition du style flamboyant vers la Renaissance. Quelques autres éléments peu évocateurs sont d'un intérêt purement archéologique: ce sont les vestiges du transept primitif contemporain de la nef, dont trois arcades; une baie bouchée du XIIIesiècle dans le mur occidental de la chapelle latérale nord ruinée; et deux chapiteaux ioniques antiques réemployés vers 1559 pour l'arcade méridionale de l'ancienne base de clocher[37].
L'abbaye de Froidmont (inscrite comme monument historique par arrêté du , grange ruinée classée par décret du 4 décembre 1995[38]): Cet établissement religieux est fondé en 1134 par Eudes (ou Odon) II, évêque de Beauvais, et Alix de Dammartin. L'abbaye est peuplée par douze moines venant de l'Ourscamp. Elle est soutenue au fil des siècles par le roi Louis VII, l'évêché du Beauvaisis, par les seigneurs de Bulles et par de nombreux autres seigneurs. C'est l'une des neuf abbayes cisterciennes que compte l'actuel département de l'Oise sous l'Ancien Régime. À son apogée au XIIIesiècle, le nombre de moins atteint les cent cinquante, dont une centaine de convers. La guerre de Cent Ans et les incursions anglaises du XIVe et XVesiècle mettent à mal l'abbaye. Un total de trente-quatre abbés in titulum se succèdent jusqu'en 1528, quand le régime de la commende est instauré avec le premier abbé commendataire, Claude de Bèze. Dans un premier temps, cette phase est marquée par un renouveau, car l'ensemble des bâtiments sont reconstruits, et une nouvelle église est consacrée en 1534. Mais le nombre de moines ne cesse de diminuer et n'est plus que de dix en 1790, un an avant la suppression des ordres religieux sous la Révolution française. L'abbaye est alors vendue comme bien national, et presque tous les bâtiments sont rapidement démolis. Ne subsistent que le mur d'enceinte, remarquablement bien conservé, et les vestiges de quelques locaux voûtés, pressier et celliers. De l'autre côté de la rue, la ferme de l'abbaye est encore presque complète, mais ses bâtiments se trouvent dans un état de délabrement avancé, et la charpente de la grange dîmière s'est en partie écroulée, le classement aux monuments historiques étant venu trop tard pour préserver l'édifice[39].
Le château de La Trye, domaine de Froidmont, est situé dans un parc de 6,5 hectares, en lisière de la forêt domaniale de Hez-Froidmont.
Autres éléments du patrimoine
La mairie d'Hermes: Les dimensions imposantes de cette bâtisse construite en 1884 sont hors de proportions du nombre d'habitants de l'époque. La massivité du bâtiment, opposée à celle de l'église située de l'autre côté de la rue, rappelle le fort antagonisme existant alors entre les autorités civile et religieuse.
La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, rue du 8-Mai.
Le Lavoir de Méhécourt, dans l'ancien hameau du même nom, rue de Méhécourt / rue de la Place-des-Fêtes
Le lavoir de Caillouël, au hameau du même nom, rue Dupille
L'exposition de matériel agricole ancien, rue Dupille
La croix monolithique près de l'abbaye de Froidmont.
La fontaine couverte sur le chemin forestier de Froidmont, dans la forêt de Hez-Froidmont
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Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours.
Lavoir de Méhécourt.
Lavoir de Caillouël.
Vieille charrue à Caillouël.
Croix monolithique.
Fontaine dans la forêt.
Personnalités liées à la commune
Hélinand de Froidmont, poète médiéval, chroniqueur et écrivain ecclésiastique (v.1160-1230).
Pierre Bokkelandt, artiste peintre paysagiste (1895-1978).
Amand Brault, député (1888-1960).
Héraldique
Article connexe: Armorial des communes de l'Oise.
Blason
Tiercé en pairle renversé: au 1er de gueules à six rais d'or posés en étoile, au 2e d'azur à une fleur de lys épanouie d'or, au 3e d'or à un oiseau contourné, regardant, essorant, au naturel, becqué et membré de gueules[40].
Devise
Vaillance - Justice - Constance
Détails
Reprend, dans l'ordre, les sceaux suivants: de Pierre Prevost de Hermes, datant d'; de Pierre Le Prevost, datant de et de Pierre Decani de Hermes, datant d'. Adopté en 1982.
Annexes
Bibliographie
Abbé Hamard, Fouilles de Hermes (Oise): Notice sur la découverte du Vicus romain Ratumagus, deuxième édition, augmentée d’une préface sur l’occupation gauloise et suivie de la découverte d’une nécropole romaine à Bury (Oise), Flers-de-l’Orne, Imp. Catholique, 1912, 37 p.
Abbé Hamard, abbé Renet, Mont de Hermes: Les Francs et les Romains. Fouilles exécutées en 1878 et 1879, imprimerie Trezel-Russel, Beauvais, vers 1880.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Le comité des loisirs de Hermes édite un ouvrage:Une belle page de France: Hermes, Comité des loisirs de Hermes disponible en mairie qui compile les éléments vérifiables de son histoire moderne. Y sont notamment recensés les maires en place depuis la Révolution française
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
«Communauté de communes rurales du Beauvaisis: vers un mariage forcé?: Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis», L'Observateur de Beauvais, no926, , p.14«A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré».
D. L., «Oise: six collectivités fusionnent», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne).
Patrick Caffin, «Beauvaisis: une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne)«C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR: 93 000 habitants).» Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront».
«L’élection du maire finit au tribunal administratif d’Amiens», L'Observateur de Beauvais, no843, , p.20 (ISSN1287-7565).
Farida Chadr, «Municipales à Hermes: inversion des rôles entre Grégory Palandre et Laurent Pagny», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne).
Farida Chadr, «Grégory Palandre prend les clés de la mairie», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne).
«Hermes: Laurent Pagny, élu maire», L'Observateur de Beauvais, (lire en ligne).
«L'élection annulée à Hermes», Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
Fanny Dollé, «Passage de relais tendu entre l’ancien et le nouveau maire: Samedi 4 juillet, c’est dans une ambiance tendue que s’est déroulée l’installation du nouveau maire Grégory Palandre. Son opposant lui a reproché ses tâtonnements», Le Courrier picard, (lire en ligne).
«Conseil municipal jeunes», Le Bulletin de Hermes, no13, , p.3 (lire en ligne).
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