Hattonchâtel est une ancienne commune française du département de la Meuse, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est. Elle est associée à celle de Vigneulles-lès-Hattonchâtel depuis 1973.
Vers 859, Hatton, évêque de Verdun de 847 à 870 à l'époque carolingienne, décide d'installer sur ce promontoire, qui porte alors le nom de «Mont aux Bruyères», sa résidence principale et d'y construire un château. Il y établit également une chapelle qu'il fait par la suite ériger en paroisse.
Au Xesiècle, Mathilde de Saxe, épouse de Godefroid Ier de Verdun, encouragée par Gerbert d'Aurillac, le futur pape Sylvestre II[2], défend la forteresse d'Hattonchâtel, jusqu’à l’extrêmité, contre Lothaire, roi de France, qui retient son mari prisonnier. Lothaire est forcé d’en lever le siège vers 980[3],[4],[5].
En 1328, la paroisse d'Hattonchâtel devient église collégiale et prend le titre d'église Saint-Michel[1].
Pendant le Moyen Âge, la ville est la première forteresse de l'évêché et le siège ordinaire de sa cour des Grands-Jours: une charte de 1352 précise qu'Hattonchâtel est le principal lieu où les évêques font frapper monnaie jusqu'en 1546, date à laquelle Hattonchâtel passe dans la maison de Lorraine[6].
La commune a eu des seigneurs dont la maison est éteinte depuis longtemps et qui portaient «de sable à la croix d’or, écartelé de Clermont en Argonne, qui est d’azur à six annelets d’argent, posés trois, deux, un et traversés de dards de même»[1].
Selon Dom Calmet, l'évêque de Verdun en 1489, Guillaume de Haraucourt, affranchit les habitants de Vigneulles, village faisant partie de son diocèse, sous certaines conditions[7].
En 1636, durant la guerre de Trente ans, Hattonchâtel est assiégée durant 15 jours par les troupes suédoises qui se retiraient de France. Le village est alors saccagé et brûlé.
Durant la Première Guerre mondiale, le village situé non loin de la ligne de front est dévasté. Le château sera reconstruit à partir de 1923 par Henri Jacquelin, architecte normand originaire d’Évreux, grâce au financement de la femme d'affaires et philanthrope américaine Belle Skinner, dans un le style néo-renaissance. Il produira l'ultime château troubadour de Lorraine, un pastiche qui utilisait des vestiges de l'édifice du XIesiècle.
Le , la commune d'Hattonchâtel est rattachée à celle de Vigneulles-lès-Hattonchâtel, sous le régime de la fusion-association[8],[9].
Administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires délégués successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
René Banzet (1931-2021)
?
En cours
Christophe Leblan
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
Évolution démographique
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
397
400
430
468
505
506
511
482
498
Évolution démographique, suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
413
425
432
421
409
378
360
340
327
Évolution démographique, suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
319
280
230
122
149
176
187
139
103
Évolution démographique, suite (3)
1962
1968
-
-
-
-
-
-
-
82
70
-
-
-
-
-
-
-
Nombre retenu à partir de 1962: population sans doubles comptes. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1968[9])
Économie
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Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Architecture civile
Château-fort (MH[10]), classé monument historique par le Ministère français de la Culture depuis 1986, est une propriété privée. Le château est géré comme un hôtel, un centre de mariage et de congrès.
48° 59′ 33″ N, 5° 42′ 21″ E
Château d'Hattonchâtel
Le lavoir
Partie ancienne du village, en grande partie reconstruite
La maison des voûtes assurait l'accès au village
Place centrale de l'ancien village avec sa maison aux arcades et son puits
La place durant la médiévale 2017
Façade de la mairie-école
Entrée de la mairie
Panorama de la mairie-école jusqu'à la Butte de Montsec
Maison gothique aux arcades, construite vers le XIVesiècle. C'est sous les arcades de cette maison, appelée le Châtelet, devant le grand puits, que le prévôt d'Hattonchâtel rend la justice. (MH).
Maison des voûtes du XIIesiècle (romano-gothique) MH.
Le lavoir Skinner, construit en 1921 grâce aux subsides de Miss Skinner, architecture japonaise et art médiéval.
La mairie-école, construite en 1923 grâce aux subsides de Miss Skinner.
Ancienne maison des familles Aubert, Legagneur et Salmon-Legagneur, reconstruite après la Grande Guerre.
Monument aux morts de 1914-1918 dont la figure principale, une femme en recueillement devant la dépouille de son enfant, est due au sculpteur Ernest Nivet; celle-ci orne également le monument aux morts de la ville de La Châtre dans l'Indre.
Architecture religieuse
Église collégiale Saint-Maur XIesiècle (MH) abritant un retable Renaissance en pierre sculptée polychrome de 1523 attribué à Ligier Richier: représente trois épisodes de la Passion (MH).
Elle a été rebâtie par les chanoines au XIVesiècle puis restaurée après la Première Guerre mondiale (vitraux modernes de Jacques Grüber).
A côté de l'église un cloître, construit en 1328 (MH).
Personnalités liées à la commune
Mathilde de Saxe, comtesse de Flandre, puis comtesse de Basse-Lotharingie.
Les barons de Vigneulles.
Hubert Michel Fortuné Legagneur, né à Hattonchâtel en 1797, mort à Paris en 1876. Magistrat, pair de France, commandeur de la Légion d'honneur. Tombe à Hattonchâtel.
Charles-Auguste Salmon (1805-1892). Magistrat. Député de la Meuse en 1848 et 1849. Délégué par le gouvernement français aux pourparlers de paix en 1871 chargé de la défense des intérêts des magistrats et officiers ministériels de la Lorraine et de l'Alsace annexées par l'Allemagne. Sénateur de la Meuse en 1876. Correspondant de l'Institut (Acad. des Sc. Morales et Politiques). Tombe à Hattonchâtel.
Rupprecht de Bavière, prince héritier, fils du dernier roi de Bavière Louis III. Maréchal de l'armée allemande. Occupa Hattonchâtel pendant la guerre de 1914-1918.
Miss Belle Skinner, américaine, bienfaitrice d'Hattonchâtel dont elle contribua à relever les ruines après la guerre de 1914-1918. On lui doit la reconstruction du château, de la Mairie-école et du lavoir.
Héraldique
Blason
Parti au premier d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent; au second, écartelé au I et au IV de sable à la croix d'argent, au II et au III d'azur à six annelets d'argent disposés 3, 2, 1[11],[1].
Détails
On trouve réunies, dans le blason de cette localité, les armes des ducs de Lorraine, ainsi que celles de ses anciens seigneurs[11]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.
Antoine Dufresne, Notice sur quelques antiquités trouvées dans l'ancienne province Leuke (évêché de Toul), S. Lamort, (lire en ligne)
Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, Impr. Contant-Laguerre, (lire en ligne)
Charles-Joseph Panckoucke et Jacques Thévin, Encyclopédie méthodique: Géographie moderne (tome premier), Chez Panckoucke, (lire en ligne)
E. Henriquet, Gêoraphie historique, statistique et administrative du département de la Meuse, Impr. Librairie de Renaudin, (lire en ligne)
Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, (lire en ligne)
Augustin Calmet, Notice de la Lorraine qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l'électorat de Trèves, les trois évêchés (Metz, Toul et Verdun): l'histoire par ordre alphabétique des villes de ce pays, des bourgs, des villages, des abbayes..., Mme George, (lire en ligne)
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