Bruc-sur-Aff est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle fait partie du canton et de l'arrondissement de Redon. La commune compte 866 habitants (en 2018[1]) et s'étend sur 2 120 hectares. Cette commune est bordée par la rivière l'Aff au nord-ouest, limite naturelle avec le Morbihan. Ses habitants sont les Brucois et les Brucoises.
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Paysage de bocages et agricole, il est parsemé de bois à dominante de pins, chênes et châtaigniers. La commune possède un bâti endémique des XVIIIe et XIXe siècles, avec des bâtiments alignés à salle unique, façades au sud. Les matériaux utilisés sont le schiste, moellon et grès.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type «climat océanique» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]
Moyenne annuelle de température: 11,7°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,6 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 2,9 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 12,4 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 6,1 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Guer», sur la commune de Guer, mise en service en 1992[8] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,2°C et la hauteur de précipitations de 843,5 mm pour la période 1981-2010[10].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Rennes-Saint-Jacques», sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945 et à 36 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,7°C pour la période 1971-2000[12], à 12,1°C pour 1981-2010[13], puis à 12,4°C pour 1991-2020[14].
Urbanisme
Typologie
Bruc-sur-Aff est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].
La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,1%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (64,1%), prairies (16,3%), zones agricoles hétérogènes (11,7%), forêts (5,9%), zones urbanisées (2%)[20].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].
Toponymie
Les formes anciennes attestées sont: Brucca vicaria (834) et Plebs Bruc (992-1008)[22].
En 1939, le nom de la commune de Bruc a été modifié en Bruc-sur-Aff[réf.souhaitée].
L'étymologie de Bruc vient du gaulois ancien uroica, puis bruc (a donné en gallo-roman brucaria) («bruyère»)[réf.souhaitée].
Bru en gallo[23]. La forme bretonne correcte proposée par l'Office public de la langue bretonne est Brug[22].
Histoire
Cette commune apparait en 843 en tant que paroisse, sur un acte de donation du Cartulaire de Redon. À cette période, elle est rattachée à l'évêché de Saint-Malo. Le prieuré de Saint-Jean de la Lande, fondé par les moines de l'abbaye de Paimpont, serait à son origine.
Il n'y a jamais eu de château proprement dit à Bruc, que ce soit dans le haut ou le bas Moyen Âge.
Au XVIIesiècle, Bruc dépend de la seigneurie de Bossac. Notons à cette époque, un droit particulier de son seigneur. En effet, les officiers de ce dernier avaient l'honneur de se voir offrir une fouasse (pain), un pot de vin ainsi qu'une chanson par les premiers mariés de l'année. C'était à l'occasion d'une fête, lors du lundi de Pâques, et ce dans le bourg.
"L'Hécatombe de la Saint-Paul"
Le dimanche 25 janvier 1998, jour de la Conversion de Saint-Paul, reste tristement célèbre à Bruc-sur-Aff pour avoir vu ce que l’on a appelé plus tard "l’Hécatombe de la Saint-Paul", ou simplement "l’Hécatombe", et parfois même "l’Hécatombe des cols du fémur" (plus rare).
Le tragique événement trouve sa source dans la soudaine vague de froid et l’inattendue chute de neige dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier 1998. En effet, l’hiver était jusque là marqué par des températures supérieures à celles de saison, dues notamment aux épisodes venteux du début janvier[24]. Ainsi la vague de froid qui s’abattit sur la région à la fin du même mois (-5°C à Rennes le 30 janvier[25]) prit de surprise la population brucoise. Les faibles chutes de neige couvraient alors finement le paysage ce dimanche matin, tandis que les fidèles se rendaient, comme de coutume, à l’église Saint-Michel pour y célébrer l’office. Ainsi les fidèles, pour la plupart âgés et ne s’étant pas préparés à l’épisode neigeux, parvinrent un à un sur le parvis pentu de l’église, que la neige n’avait pas eu le temps de quitter comme persistait le froid. S’ensuivirent de nombreuses chutes par glissade, contraignant les pompiers de Pipriac, de Maure-de-Bretagne, et peu à peu des communes alentour, à intervenir sur dix-huit cas, résultant à autant d’hospitalisations. Quatorze fractures furent dénombrées (dont sept touchant au col du fémur), et cinq fidèles moururent à l’hôpital des suites de leurs blessures.
Ce drame eut également pour conséquence une recrudescence temporaire de la superstition parmi la population, ceci s’expliquant à la fois par la soudaineté du changement météorologique et par l’adéquation (parfois troublante) de certains proverbes et dictons populaires. Le plus célèbre d’entre eux, et celui qui connut le plus grand retentissement au sein de la communauté de fidèles, est le suivant: "Le jour de Saint-Paul, l’hiver se rompt le col"[26]. Est également à relever: "Le froid à la Saint-Paul n’a plus qu’une épaule"[27]. Bien que ces proverbes fussent mal compris par les Brucois (il s’agit de l’hiver - et donc du froid - qui souffre, et non les hommes), ils n’en firent pas moins une grande impression, au point de contraindre le curé d'annuler une semaine plus tard la traditionnelle messe à l’occasion de la Chandeleur (2 février) et tandis que durait la vague de froid, car "à la Chandeleur, le froid fait douleur"[28].
Un fémur en résine fut déposé le 25 janvier 2002 dans l'ossuaire près de l'église[29] par les élèves de l'école primaire Sainte Anne, en signe de mémoire.
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
?
mars 1971
Joseph Gorin
mars 1971
décembre 1994 (démission)
Michel Hamon
Boulanger
février 1995
juin 1995
Michel Brichon
juin 1995
2014
Hélène Danion
DVD
Employée de La Poste retraitée
2014
En cours
Philippe Eslan
SE
Technicien de maintenance
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].
En 2019, la commune comptait 866 habitants[Note 6], en augmentation de 1,64% par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine: +5,84%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 129
865
1 134
1 099
1 124
1 186
1 172
1 225
1 297
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 272
1 266
1 271
1 287
1 307
1 351
1 300
1 315
1 357
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 277
1 429
1 279
1 166
1 093
1 048
1 073
1 008
965
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
865
822
805
792
778
775
827
851
862
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
-
-
-
866
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
Manifestations culturelles et festivités
La troupe théâtrale «Aux Trois Coups» propose plusieurs représentations en fin d'année dans la salle polyvalente de la commune. La quinzaine d'acteurs draine un public nombreux, depuis trente ans.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Grotte de Fréval
La commune compte aucun monument historique protégé. On trouve cependant:
Église Saint-Michel du XVIIesiècle et 1761-1763-1884[34], avec les derniers vestiges d'une abside romane dans le chœur, ainsi qu'une porte du XVesiècle dans la nef et une charpente en coque navire inversée. Elle a été en partie reconstruite en 1888.
Grotte de Fréval dédiée à Notre Dame de Busson[35].
Ossuaire XIXe siècle (le bourg).
Manoirs: la Picrière (vestiges XVe siècle)[36], le Bossac (vestiges XVe siècle), la Boulaye (XVIe siècle)[37], la Grée (XVIe siècle ancienne gentilhommière), la Ravillaye (XVIIIe siècle appelé le château du bourg)[38].
Plusieurs moulins:
des moulins à eau: Bossac XVe siècle et de Cassoué XIXe siècle[39].
le moulin du Bois-Hulin est moulin à vent[40], de type petit-pied et datant du XVIIesiècle, possède encore ses ailes et son mécanisme (possibilités de visite).
d'autres moulins à vent: Antrais, Bois-Orhan[41] et la Picrière.
Fossé de Saint-Aaron sur la lande de Bruc. Suivant la légende, Bruc sur Aff serait le pays d'origine de ce saint breton. Enfant, il trace sur le sol, un cercle merveilleux avec un bâton, afin de protéger ses brebis, des loups. Le fossé serait les restes de ce cercle. Adulte, Aaron devient ermite et accueille Saint-Malo arrivant en Armorique vers Aleth.
Les bords de l'Aff (La Picrière)
Personnalités liées à la commune
Jacques Prévert, Bruc-sur-Aff est le berceau de sa famille, où son arrière-grand-père était boulanger en 1789.[réf.nécessaire]
Saint Aaron, saint breton originaire de Bruc-sur-Aff, fêté le .
Voir aussi
Bibliographie
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Bulletin Officiel de la Principauté du Commandant Charcot à Bruc sur Aff (quatre numéros à ce jour)
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, (ISBN2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC63764620), p.34
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